(Bonsoir ! Désolée pour les quelques chapitres postés irrégulièrement, je vais essayer de retrouver le rythme hebdomadaire que j'avais. Ensuite, il y a dans ce chapitre une scène pour adulte, comme à chaque fois, elle est signalée par des XXXX en début et fin de scène pour celle et ceux qui ne voudraient pas la lire. Je vous remercie de continuer à lire les aventures de Cyri et de Claude en espérant que les prochains chapitres vous plaisent. Bonne lecture ! )

Trois jours étaient passés depuis la fin de la bataille. La Reine avait annoncé son abdication au profit de sa fille. La nouvelle n'avait étonné personne, Cyri avait appris par Katou que sa mère n'avait jamais caché son intention de lui donner la couronne. Depuis elle était occupée à se préparer à la succession et Claude s'était enfermé dans son bureau pour réfléchir à la suite des événements.

….

Deux jours plus tard, sur le parvis du monastère, une foule s'était amassée. Derrière les portes du bâtiment, Cyri faisait les cents pas.

-Ma chérie. C'est bientôt l'heure mais avant que la cérémonie ne commence je voulais t'offrir quelque chose. fit sa mère en lui tendant un vêtement.

-Mais… C'est la cape de Père ?

-Il aurait voulu que tu la portes. Je suis certaine que tu seras majestueuse avec.

La jeune femme prit la cape avec précaution et la porta à son visage. L'odeur de son père était presque imperceptible mais un flot de souvenirs lui revint en tête la saisissant d'une forte émotion. Avec la douceur maternelle, Eirika aida sa fille à l'enfiler avant de la serrer fort dans ses bras.

-Je suis certaine que tu feras une Reine exemplaire. Ton père aussi en était convaincu, il me l'avait dit à plusieurs reprises. De là où il est, il nous regarde sûrement et il doit à coup sûr pleurer de fierté en te voyant avec sa cape.

-Maman ! Il me manque tellement ! pleura Cyri alors qu'elle n'arrivait plus à retenir ses larmes.

Seteth invita Cyri à se préparer à faire son entrée, la jeune femme inspira un bon coup et s'avança d'un pas affirmé.

Quand tous la virent sortir avec le vêtement de l'ancien Roi, il eut un léger silence suivi d'un brouhaha. La foule avait du mal à cacher sa surprise en découvrant leur future Reine avec cette cape qui semblait trop grande pour elle. Claude crut percevoir quelques sanglots étouffés.

La cérémonie en elle-même fut très simple, Eirika prit sa couronne et la posa sur la tête de sa fille. Normalement, Cyri aurait dû avoir sa propre couronne dont elle aurait choisi les moindres détails mais par manque de temps, il a été décidé que sa mère lui céderait la sienne. Puis la nouvelle Reine se tourna vers la foule et leva la main. Byleth qui était à ses côtés prit sa forme de dragon avant de lancer un hurlement qui résonna dans la poitrine de toutes les personnes présentes. Enfin, la foule entière posa un genou à terre en hurlant cette phrase :

« Sa Majesté Cyri, nouvelle Reine d'Era, nous vous sommes entièrement dévoués ! »

La jeune femme sentit sa poitrine vibrait, et son souffle s'arrêta une seconde quand elle vit toutes les personnes sans exceptions s'aggenouiller, elle faillit presque oublier de leur répondre :

« Merci peuple d'Era, moi Cyri, nouvelle Reine d'Era, je vous promets de mettre tout mon cœur et mon âme pour diriger le royaume. »

Claude qui était resté en retrait, regarda sa future femme avec fierté. De son point de vue, la cape lui donnait l'allure d'une petite fille qui essayait d'imiter son père. Mais après qu'elle ait reçu la couronne, son attitude changea, le dos droit, le regard assuré et Byleth derrière elle, elle ressemblait vraiment à une vraie dirigeante.

Le soir où Leif lui avait demandé d'emmener sa fille à Adrestia, les deux hommes eurent une longue conversation. Le Roi n'avait pas caché sa grande inquiétude face à la situation mais il était persuadé que s'il lui arrivait quelque chose, Cyri assurerait parfaitement sa succession. Claude quant à lui avait partagé ses doutes, diriger un royaume avec cette si grande menace qui planait ne serait pas une chose facile, il avait peur qu'elle s'épuise à vouloir trop bien faire les choses. Puis le Roi le regarda avec un demi-sourire.

-Cyri n'est pas seule, elle a toujours été entourée et elle l'est encore plus aujourd'hui avec vous comme futur mari. Ma fille pourra sembler fragile et certains penseront qu'elle n'a pas les épaules pour me succéder, elle-même le pensera cependant nous ne sommes pas des dieux et il nous est impossible de satisfaire tout le monde mais elle fera de son mieux et c'est le plus important. Pour les jours de doutes et de frustration, je compte sur vous pour lui rappeler à quel point c'est une personne formidable.

-Je ne cesserai de le faire mais j'espère que vous aurez l'occasion de le lui dire aussi.

Cette fois-ci Leif perdit son sourire pour afficher une expression douloureusement triste avant de dire presque dans un chuchotement :

« Vous savez comme moi que je ne la reverrai jamais… »

A cette pensée, la gorge du Leisterien se serra. L'ancien Roi avait raison, malheureusement il n'eut jamais la chance de revoir sa fille éveillée.

….

Après la cérémonie, Claude et Dimitri rejoignirent la nouvelle Reine. Le grand blond posa une main sur sa tête avec un regard fraternel.

-Comment tu te sens ? demanda-t-il

-Je ne sais pas… C'est comme si un poids énorme s'était posé sur mes épaules mais en même temps, je suis envahi d'une drôle d'excitation.

-C'est peut-être à cause de la cape de ton père. plaisanta le Leisterien

-Sûrement… Elle a probablement un pouvoir magique.

Les jours qui suivirent, le couple furent tous les deux très occupés. Cyri devait gérer la gestion des hommes et des provisions quant à Claude, il était plongé dans l'élaboration des futures stratégies.

-Que t'arrive-t-il, ma douce ? On dirait que tu es préoccupée. demanda le jeune homme en voyant la Reine entrer dans le bureau.

-Sais-tu depuis combien de nuits mon cher et tendre fiancé découche ?

-Je dirai qu'avec celle-ci, ça fera trois nuits… répondit Claude avec un air faussement coupable.

-J'ai froid dans ce grand lit Khalid. fit sa fiancée avec une moue boudeuse.

-Je comprends mais nos capitaines attendent les ordres et je ne veux rien laisser au hasard. Si je prends la mauvaise décision, j'ai bien peur que les conséquences soient terribles.

-Et moi j'ai peur que tu te surmènes… Tu as besoin de te détendre, tu sais…

-Et tu me proposes quoi pour me détendre ? demanda Claude alors que Cyri s'assit sur ses genoux.

-Tu pourrais passer un peu de temps avec ta fiancée ? Prendre un bon bain chaud avec elle ensuite elle te massera les épaules. Et puis tu passeras une nuit bien reposante dans ce lit douillet.

-On ne ferait que dormir dans ce lit ? Il faudra m'en proposer plus ma douce…

-Je peux te montrer un avant-goût de ce qu'on pourrait faire dans ce lit… fit la Princesse avant d'embrasser son fiancé avec passion.

Claude se laissa faire, curieux de ce qu'elle allait faire. Elle quitta ses lèvres et se mit à califourchon sur lui avant de reprendre son baiser. Durant ces derniers jours, le fait juste de le croiser en coup de vent était devenu presque une torture pour Cyri. Sentir ses mains chaudes remontaient dans son dos la fit comprendre à quel point son toucher lui manquait. Elle enfouit ensuite son visage dans son cou tout en déboutonnant sa chemise.

-Att… Attends… Tu veux vraiment faire ça ici ? demanda Claude le visage rougi

-Tu ne voulais pas que je te convainque ? s'étonna la jeune femme femme, une lueur taquine dans son regard.

-Tu n'as pas peur qu'on nous surprenne ?

-Ne t'inquiète pas, je m'arrêterai avant que ça devienne problématique.

XXXX

Sur ces mots, elle couvrit le torse du jeune homme de baisers et s'attarda un instant sur ses tétons. Claude lâcha quelques soupirs de plaisir puis il sentit les mains de sa fiancée descendre dangereusement vers son pantalon qu'elle ouvrit. Un frisson le saisit quand sa main froide commença à caresser son entrejambe. Le jeune homme se demanda jusqu'où elle ira quand elle arrêta tout et le regarda avec des yeux malicieux. Elle se leva et doucement se mit à genoux entre les cuisses de Claude. Elle approcha lentement sa bouche de son excitation.

-Cyri… Honnêtement, tu n'es pas obligée d'aller aussi loin, tu m'as convaincu, on peut même y aller maintenant si tu veux.

-Tu es certain d'attendre jusque là ? J'ai bien envie de voir jusqu'où tu vas tenir avant que nous soyons dérangés…

-Tu as faim de moi à ce point ? demanda le Leisterien en essayant de garder un peu de contenance.

Pour toute réponse, les lèvres de la jeune femme glissèrent doucement sur l'entrejambe de Claude qui lacha un petit gémissement de surprise. Elle continua de jouer avec lui pendant de longues minutes, tantôt avec sa bouche tantôt avec sa langue, ajoutant par moments ses mains pour le grand plaisir de son fiancé.

XXXX

Alors qu'il commençait enfin à se détendre et à profiter de ce que lui faisait Cyri, on frappa, tout à coup, à la porte. Le couple se regarda les yeux écarquillés. Claude poussa Cyri sous le bureau et boutonna en catastrophe sa chemise.

-Sir Claude ? Vous êtes là ? insista l'homme derrière la porte.

-Humm… Oui, désolé, entrez…

-Tout va bien ?

-Je m'étais endormi. répondit Claude sèchement. Qu'est-ce qu'il se passe ?

-Un rapport vient de nous parvenir, je pensais que vous voudriez le lire.

-Merci. Vous pouvez disposer.

Le soldat regarda le jeune homme se demandant ce qu'il avait puis partit.

-Cyri… C'était dangereux ce que tu viens de faire… soupira le Leisterien.

-Tu n'as pas aimé ce que je t'ai fait ? demanda sa fiancée légèrement inquiète.

-Bien sur que si… Mais imagine si je… Et qu'il serait arrivé à ce moment-là…

-Tu me manques Khalid… fit la jeune femme saisie d'un mélange de culpabilité et de tristesse.

Claude se sentit tout à coup faible face à l'expression de sa fiancée, il la serra fort contre lui.

«Toi aussi, tu me manques terriblement. Laisse-moi juste examiner les documents qu'on vient de m'apporter et je te promets que je vais te consacrer cette soirée et cette nuit.»

La jeune femme accepta à contre-coeur, elle l'embrassa une dernière fois avant de quitter la pièce. Quand la porte se ferma Claude se put retenir un petit grognement de frustration alors qu'il enfouit son visage dans ses mains. Il maudit alors cette guerre et ces fichues responsabilités qui l'empêchaient de profiter de la bien-aimée quand il le voulait.

-Vous avez l'air tristounette votre Majesté. plaisanta Sylvain quand il aperçut son amie assise seule dans un jardin.

-Depuis mon couronnement, j'ai l'impression que Khalid et moi nous n'avons plus de temps à nous…

-Il faut dire que vous n'êtes pas un couple ordinaire… fit remarquer Félix. Tu es devenue la nouvelle Reine d'Era et il est devenu le commandant des opérations depuis la mort de ton père. Il est normal que vous soyez tous les deux très occupés, tu devrais commencer à t'habituer.

-Tu sais que tes mots peuvent être cruels Félix. bouda Cyri

Le jeune homme soupira en passant la main dans ses cheveux.

-Et toi, il t'arrive de te comporter comme une petite fille gâtée… fit-il en donnant un léger coup sur le crâne de son amie.

-Si tu veux pouvoir profiter de l'homme que tu aimes autant que tu veux, il faut faire en sorte que cette guerre ne dure pas. Au pire, si tu es en manque d'affection, Félix et moi sommes là pour t'en donner… dit Sylvain avec un clin d'œil tout enlaçant son amie.

Cyri voulut se défaire de son étreinte mais celui-ci resserra ses bras.

-Oh Dimitri ! Viens faire un câlin à la Reine ! Elle est en manque d'affection! s'écria le Rouquin. Elle a l'impression que son fiancé la délaisse !

-C'est normal que tu ressentes ça… fit le Roi d'Adrestia. Claude et toi, vous trouverez un équilibre.

-Il t'a fallu du temps pour le trouver avec Edelgard ? demanda la jeune femme toujours le visage contre le torse de Sylvain.

-Il a fallu quelque temps... Et l'arrivée de Glenn n'a rien arrangé.

-Mais il n'a pas quitté son bureau depuis presque quatre jours. Je m'inquiète pour lui…

-Il a une grande responsabilité. Et tu le connais…

-Il ne veut rien laisser au hasard… coupa Cyri en roulant des yeux

-Soit patiente, je suis persuadé qu'il saura se rattraper. conclut Dimitri en caressant la tête de son amie.

Et il avait raison, quand Claude avait enfin daigné quitter son bureau, il avait passé la soirée et la nuit avec sa fiancée à essayer de rattraper les jours qu'il n'avait pas passé avec elle.