Hello !

Bon... Bon... On ne va pas se mentir... Écrire ce premier chapitre m'a beaucoup plus, et votre enthousiasme (ça ne me fou absolument pas la pression !), m'a donné envie d'aborder un second thème de la 145ème nuit du FoF (Musing-and-Music m'a dit que j'avais jusque mercredi pour écrire, donc je suis encore dans les temps lol), parce qu'on est d'accord qu'attendre un mois pour le prochain chapitre, c'est très long... !

Alors voilà, aujourd'hui, j'ai décidé d'aborder le thème "terne".

Bien évidemment, il se peut que d'autres termes de cette 145ème nuit du FoF soient abordés tel que "chaleur" (avec la flamme alchimiste c'est d'une évidence lol), ou encore "glorifier" (parce qu'on glorifie beaucoup l'image de Darcy dans le sens où il est riche et qu'il en sera de même avec Roy mais dans le sens où il est le héros d'Ishval)... Enfin voilà, mon défi est surtout de mettre l'accent sur "terne" qui je trouve correspond bien avec cette partie de l'histoire dans O&P...

Merci beaucoup en tout cas à KVeronicaP, L'atelier des chats, Hachiko-Tan, Aquali et lénaFMA pour vos commentaires, mais aussi à Hachiko-Tan, Nuradone et lxouisoppa pour l'ajout de l'histoire dans vos favoris et suivis, L'atelier des chats pour l'ajout dans tes favoris et Aquali pour l'ajout dans tes suivis ! *émoji cœur*.

Bonne lecture à tous !

Sei.


Chapitre 2 : Terne.

Riza souffla... Elle n'aimait absolument pas ce genre de mondanité... Se rendre dans l'une des plus grandes demeures des environs pour une soirée dans un monde dans lequel elle ne faisait pas partie... Ce n'était absolument pas dans ses habitudes ! Il n'y avait que Rebecca pour l'entraîner là-dedans... Pourtant, elle n'était pas spécialement fortunée, mais elle avait une façon de s'exprimer qui faisait qu'elle s'intégrait partout, contrairement à elle qui était plutôt du genre à rester renfermée sur elle-même et à ne pas s'ouvrir aux autres.

- Un peu de nerfs ! La motiva Rebecca en lui donnant un coup de coude tandis qu'elle soupirait de mal être.

Du nerf ? Elle en avait de bonne... Elle sentait le fiasco arriver à plein nez... Pourtant, elle n'était pas du genre pessimiste ! Mais aujourd'hui... ? Elle sentait qu'il allait se passait quelque chose... En bien ? En mal ? Elle n'en avait aucune idée et cela la perturbait... Elle n'aimait pas ne pas avoir le plein pouvoir sur ses ressentis... Elle voulait tout contrôler, tout le temps ! Alors en ce moment-même, elle sortait complètement sa zone de confort et elle n'aimait pas ça.

- Ils ne devraient plus tarder ! Renchérit Rebecca avec un petit sourire en coin des plus impatients.

Et comme pour confirmer ses dires, à cet instant précis, un silence s'installa dans la salle de réception des Longs. La porte venait de s'ouvrir pour accueillir trois nouvelles personnes. Deux hommes et une femme. Tout le monde semblait retenir son souffle lorsqu'ils entrèrent et s'avancèrent parmi la foule d'invités. Même Riza retint le sien sans s'en rendre compte... Ils passèrent devant elles et Riza était certaine que le regard du brun avait croisé le sien... Mais peut-être se faisait-elle une idée ?

En tout cas, moins de cinq minutes après l'arrivée des deux militaires et de la jeune femme qui les accompagnait, la rumeur circulait que c'était le Colonel Mustang qui était présent ce soir, le célèbre héros d'Ishval. Riza en avait déjà entendu parler par son père lorsqu'il parlait de l'époque de la guerre... Il n'avait jamais eu une bonne image des militaires... Parce que pour lui il était évident que l'armée était la cause de tout ce sang versé... La preuve ! Depuis quelques mois maintenant, le gouvernement avait repris le contrôle de la situation suite à la mort du Généralissime King Bradley.

- Oh mon Dieu, il est si bel homme ! Minauda Rebecca à ses côtés, la ramenant à la réalité. Il a une telle prestance, un tel aplomb...

Riza quitta du regard les trois nouveaux arrivants qui discutaient avec les Longs pour observer Rebecca qui avait toujours les yeux rivés sur eux, elle semblait complètement éprise... Certainement du Colonel... Après tout, un héros comme lui devait sans doute être très riche ! Et puisque Rebecca rêvait d'un bel homme plein aux As... M'enfin... Serait-elle réellement heureuse auprès d'un tel homme ? Riza en doutait... Ce Roy Mustang semblait si terne... C'était comme si plus aucun souffle de vie ne s'échappait de son corps et qu'il errait là par obligation... Par devoir... Était-ce dû aux dégâts de la guerre ? Pouvait-elle le plaindre ? Après tout, il avait dû tirer sur tellement d'innocents... Était-ce le revers de la médaille qui s'en prenait à lui ?

- Et ses yeux d'un bleu si électrifiant avec une touche de pâle qui le rende encore plus attirant... Continua-t-elle sa litanie, comme chaque fois qu'elle parlait avec Riza et que cette dernière ne l'écoutait qu'à moitié.

Des yeux électrifiant ? Le Colonel Mustang ? Riza fronça les sourcils, elle ne les avait vu qu'une demi-seconde, mais elle était persuadée que ses yeux étaient d'un onyx assez sombre... Riza pensait-elle à la même personne que décrivait son amie ? Elle allait très vite le savoir.

- Et il est si grand ! Mon dieu Riza, as-tu déjà vu un homme aussi grand !? S'exclama Rebecca en reportant son regard sur la blonde, un grand regard impressionné imprimé sur le visage.

Riza secoua la tête par automatisme, ses sourcils étaient toujours froncés et ceux de la brune les imitèrent lorsqu'elle s'aperçut du trouble de son amie.

- Quoi ? S'enquit-elle, ne comprend pas.

- Tu parles du Lieutenant Havoc ? Demanda Riza en donnant un léger signe de tête en direction des deux militaires.

- Bien évidemment, de qui d'autres ? S'exclama la brune.

- Et le Colonel Mustang !? Fronça un peu plus les sourcils la blonde.

Rebecca l'observa, ahurie, puis tourna le regard en direction des militaires.

- Oui, certes, il a un charme qui doit en charmer plus d'une... Marmonna-t-elle en haussant les épaules. Mais je ne sais pas... Ajouta-t-elle ensuite. Le Lieutenant dégage ce petit je ne sais quoi...

La fin de sa phrase mourut entre ses lèvres tandis qu'elle retournait en admiration devant son bel adonis.

- Mais le Colonel répond à ta catégorie d'homme plein aux As ! S'obligea à notifier Riza afin de ramener la concentration de son amie vers elle.

- Et ? Haussa-t-elle les épaules sans même détourner le regard. Le Lieutenant n'est pas à plaindre non plus je suppose...

- Je pensais que tu voulais un homme riche ? Insista-t-elle pourtant.

- Peut-être... Souffla-t-elle avant de finalement regarder son amie dans les yeux. Mais le Colonel Mustang a quelque chose dans le regard qui me fait froid dans le dos ! Conclut-elle dans une espèce de grimace.

Riza n'aurait pas mieux dit...

- Je comprends tout à fait ce que tu veux dire ! Souffla-t-elle ensuite avant de reporter son regard vers les invités entrain de danser.

La soirée poursuivit son cheminement et les deux militaires firent plus ample connaissance avec les invités. Jean Havoc s'amusa beaucoup et dansa avec plusieurs des invités, dont Rebecca qui fut totalement aux anges si Riza en croyait l'expression qui affichait son visage. Du côté du Colonel, ce dernier se contenta de rester en retrait, plus terne que jamais, auprès de la jeune femme blonde qui était arrivée avec lui et le Lieutenant.

Riza avait entendu dire qu'il s'agissait de la sœur de ce dernier... Était-elle la compagne du Colonel ? Elle semblait ne pas le lâcher d'une semelle... Pourtant, ce dernier ne semblait avoir aucune considération pour elle... Il semblait même plutôt agacé par sa présence... Enfin, était-ce réellement son problème ? La jeune femme se contenta donc d'errer à travers la salle de réception, jetant des petits sourires en coin deçà delà en direction de son amie brune qui au moins, s'amusait comme une petite folle, surtout lorsqu'elle virevoltait entre les bras d'un grand et beau blond aux yeux bleu électrifiant.

oOo

- Regardez-moi toutes ces jolies demoiselles... Notifia Jean avec un regard rêveur, alors qu'il était venu tenir un peu compagnie à son supérieur, profitant d'une petite pause entre deux danses pour se désaltérer.

Un simple renfrognement lui répondit. Roy n'était pas d'humeur ce soir... Il avait été entraîné de force par le blond à cette soirée et sa peste de petite sœur n'avait pas arrêté de lui coller aux basques... Elle avait finalement cessé de l'importuner lorsqu'elle avait senti qu'elle commençait à vraiment l'irriter... En ce moment même, elle dansait dans les bras de l'un des invités, mais elle n'y prenait aucun goût à en croire son sourire totalement faux sur les lèvres et passait son temps à jeter des regards sans sa direction, comme si cette image devrait lui apporter une pointe de jalousie... De la jalousie ? Et puis quoi encore... Il pouvait se la garder cette sangsue, et même l'épouser s'il le voulait ! Bon débarras.

- Je vous ai connu plus séducteur avec les femmes... Renchérit le blond devant l'absence de réponse du brun. Auriez-vous changé de bord !? Se moqua-t-il alors, un sourire en coin sur les lèvres.

Un regard noir de la part de l'alchimiste lui répondit.

- À quoi bon séduire une femme qui ne s'intéresse à moi que pour mon image !? Rétorqua-t-il, acerbe.

Jean grimaça... À une époque, son supérieur jouait beaucoup de cela pour collectionner les conquêtes... Mais ces derniers mois, il avait changé du tout au tout et il voyait bien à quel point sa sœur pouvait être exaspérante puisqu'elle était l'image même de la femme que décrivait Roy à cet instant présent...

- Nous sommes en pleine campagne ! Les jeunes femmes de ce coin de la région ne doivent pas tant s'intéresser à cela ! Tenta-t-il d'apaiser cette vilaine opinion que son supérieur avait désormais de toutes les femmes.

- C'est ce que tu crois ! Pouffa le brun, moqueur, peu convaincu. Je suis certain que c'est tout le contraire ! Tout ce qu'elles veulent, c'est quitter à tout jamais cette cambrousse aux bras d'un homme qui la mettra à l'abris du besoin !

Jean haussa les épaules, peut-être que son supérieur avait raison, mais il n'en avait que faire, il comptait bien profiter de cette parenthèse dans ce coin-là de la région pendant quelques temps... Et qu'importe s'il ne trouvait pas chaussure à son pied, pour le moment il passait une agréable soirée et un joli sourire ornait son visage quand il pensa à l'une des jolies demoiselles présentes dans la pièce, une certaine brune qui ne le laissait étrangement pas indifférent.

- Allez Colonel, venez profiter d'une petite danse en charmante compagnie ! Ça ne vous engage à rien ! Fit-il avec un petit clin d'œil qui se voulait encourageant.

- Il en est hors de question ! Protesta-t-il, obstiné. J'ai déjà eu un mal fou à me débarrasser de ta sangsue de sœur... Ce n'est certainement pas pour m'en coltiner une autre !

- Bon sang Colonel... Ne faites pas le difficile ! Souffla Jean, dépité et levant les yeux au ciel. Ces femmes ont un charme que les femmes de la ville n'ont pas ! Notifia-t-il avec un sourire complice. Vous devriez essayer ! Je suis certains que ça pourrait vous plaire ou au moins, vous changez les idées ! Conclut-il avec un clin d'œil.

Ce fut au tour du brun de lever les yeux au ciel, exaspéré par l'insistance du blond.

- Comme cette brune que tu ne quittes pas du regard ? Réagit-il alors, un sourire narquois sur les lèvres, lui faisant comprendre au passage qu'il n'était pas aveugle et qu'il avait compris son petit manège.

Jean rougit, pris sur le fait.

- Elle est accompagné d'une jolie blonde qui semble si solitaire ! Détourna-t-il alors subtilement l'attention. Vous feriez peut-être un bel assortiment tous les deux ! Deux solitaires ensemble...

- Non merci ! Répondit-il d'un regard noir.

- Mais... Commença Jean, qui cherchait des yeux la blonde en question sans l'apercevoir et qui ne put terminer sa remarque, se faisant couper la parole par son supérieur.

- Il n'y a pas de mais ! S'emporta Roy avec colère, souhaitant simplement que son subordonné le laisse en paix. Je vois très bien de qui tu parles et cette fille est certainement la dernière des filles de cette salle avec laquelle j'aimerais passer un moment ! Aboya-t-il sèchement. Elle est aussi terne et fade que sa robe et je ne suis pas d'humeur à tenir compagnie à quelqu'un qui fait tapisserie !

Et sans un mot de plus, il fit volteface pour s'éloigner du blond et de l'agitation de la salle de réception. Il avait besoin de prendre l'air... Le problème c'est qu'en faisant cela, il se retrouva nez à nez avec la fameuse blonde qu'il venait de dénigrer avec injustice et sans la moindre raison valable... Et cela, il le comprit avec le regard qu'elle lui renvoya... Celui-ci lui glaça le sang...

À présent, il s'en voulait... Mais il était trop tard... La blonde avait clairement entendu ses paroles...

Pourquoi se sentait-il aussi mal ? Après tout, c'était certainement la première et la dernière fois qu'il la verrait...

N'est-ce pas ?

To be continued...


On m'a dit dans le premier chapitre que Rebecca ressemblait beaucoup à Mrs Bennet, c'est un peu ça... Riza n'ayant pas de mère et Rebecca n'ayant absolument rien à voir avec la douce Jane, elle a principalement hérité du caractère de Mrs Bennet, mais pas dans sa total excentricité je vous rassure *émoji clin d'œil*.

Et pour la richesse de Roy, je sais que dans le manga il ne semble pas être spécialement riche, mais Jean non plus... Donc on peut imaginer qu'ils tiennent leur richesse d'un héritage ou autre ! (Je m'adapte comme je peux !).

J'espère que cette suite vous a plus et on se retrouve le mois prochain avec les nouveaux thèmes de la 146ème de la nuit du FoF ! (Je travaille demain et mardi toute la journée donc même si l'envie est tentante, je n'aurais pas le temps d'aborder un troisième thème avant mercredi matin la fin du temps imparti pour cette 145ème nuit du FoF !)

Des bisous.

Sei.