Hello, hello ! Me revoici pour le 146ème nuit du FoF !
Merci à Musing-and-Music et Todorotwix pour l'ajout de l'histoire dans leur favoris et suivis ! Merci également à L'atelier des chats, Todorotwix, Musing-and-Music, Aquali, LénaFMA, Hachiko-Tan, Luciole, Wizzette et Turand pour vos commentaires sur le précédent chapitre ! (Je ressens toujours zéro pression pour écrire cette histoire lol *émoji en sueur*).
Je sais que certains petits détails peuvent changer par rapport à l'œuvre original... (Comme le fait que Roy se rend compte directement que Riza l'a entendu et qu'il s'en sent mal !) ... Pourquoi ? Parce que ce n'est pas Orgueil et préjugés retranscrit de A à Z, mais une adaptation de ma part avec donc des changements par-ci par-là pour m'adapter à l'univers de FMA. Mais je dois bien avouer que pour ce passage précis avec Roy, c'est aussi que ça m'a été inspiré par des versions moderne de O&P que j'ai lu où Darcy s'en rendait compte presque de suite et se sentait mal à l'aise de cela...
Vous voilà au courant, Je ne m'inspire pas seulement du livre, mais aussi du film de 2005 ou encore du film version Zombies ou même de petits détails de fic moderne ou non que j'aie pu lire et dont j'aimais la façon dont l'histoire était amenée et il se peut même que l'inspiration me vienne du livre "débutante" de Jonah Lisa Dyer et Stephen Dyer que j'ai lu sans savoir que c'était une version moderne et original inspiré d'Orgueil et Préjugés et que j'ai dévoré ! Vous voilà prévenus *émoji clin d'œil*.
Ah oui, dernière chose, normalement les thèmes doivent être fait en une heure... Cela va de soi que ce n'est pas le cas ici ! (Sinon vous auriez un chapitre d'à peine 1000 mots !) Mais bon, j'écris le chapitre en une seule fois, en général en trois ou quatre heures ! Voilà, voilà !
Et sinon, le thème que j'ai choisis d'aborder dans ce chapitre est... "Gueux" !
J'espère que ça vous plaira !
Bonne lecture.
Sei.
Chapitre 3 : Gueux.
Le bal était à présent terminé, Riza était restée dormir chez Rebecca, puisqu'elle habitait la plus près, et cette dernière n'arrêtait pas de parler du Lieutenant Jean Havoc. À quel point elle le trouvait séduisant et jusqu'à raconter une histoire d'étincelle qu'elle avait senti à son contact lors de leur première danse... Clairement que pour elle, Jean était l'image même du coup de foudre !
Mais Riza n'écoutait que d'une demi oreille les jérémiades de sa meilleure amie... Elle ne dormait pas, non... Au contraire, elle était parfaitement réveillée et surtout, complètement hors d'elle... En fait, son esprit était à cent lieues des propos racontés par son amie parce qu'elle pensait à autre chose, ou plutôt, à quelqu'un d'autre.
Les paroles du Colonel ne faisaient que tourner en boucle dans son esprit et plus les minutes s'écoulaient, plus son mépris et sa rancœur envers le militaire se profilaient. Elle ne parvenait pas à oublier les injures qu'il avait eu à son égard alors qu'il ignorait parfaitement qu'elle était à porter d'oreilles. En fait, c'était encore pire de réaliser cela !
Qu'avait-elle fait pour mériter de telles paroles !? Il l'aurait insulté de catin qu'elle en aurait été moins blessée ! Parce qu'une prostituée, les hommes la désiraient au moins ! Alors que de la tapisserie...
Non mais pour qui se prenait-il !? Il était militaire... Il représentait le pays... Et là, il faisait comprendre que les gueux n'étaient pas de bonne compagnie !? Et il espérait gagner la confiance de son pays avec de tel propos !? Héros d'Ishval !? Un bon gros zéro plutôt !
Sérieusement... Elle avait beau y réfléchir et retourner le contexte dans ses moindres retranchements, elle ne comprenait pas comment cette conversation avait pu prendre naissance ! Elle n'avait même pas adressé la parole au Colonel Mustang de toute la soirée ! S'étaient-ils seulement croisés du regard !? Elle n'en avait même pas le souvenir...
Bref, elle ne lui avait absolument rien fait ! Elle avait été une véritable "tapisserie", pour reprendre le terme employé... Complètement transparente aux yeux de tous, restant en retrait, discrète, parce que ne se sentant pas à sa place... Sur ces propos, elle ne pouvait pas contredire le militaire... Non, ce qu'elle lui reprochait, c'était le fait qu'il l'avait blessé dans son orgueil !
Certes, elle n'était pas parfaite, elle n'avait pas une bonne situation, mais elle avait une fierté ! Tout ce qu'elle possédait, elle ne le devait qu'à elle-même et à sa volonté ! À son courage de se lever chaque matin pour aller travailler, pour ramener de l'argent pour permettre à son père et à elle de garder leur toit sur la tête et d'avoir de la nourriture chaude dans leurs assiettes ! Son père n'avait pas toujours été le meilleur père du monde avec elle, mais il restait son père ! Aujourd'hui, il était malade et ne pouvait plus subvenir à leur besoin, alors elle le faisait à sa place, parce qu'elle était jeune, parce qu'elle était en bonne santé !
L'argent qu'elle percevait, c'était pour son travail accompli et n'était certainement pas récupéré suite à de la mendicité ! Que ce Colonel de pacotille aille donc au diable !
Oui, elle se sentait blessée ! Elle était un être humain comme les autres après tout.
- T'es avec moi Riza !? S'exclama Rebecca en faisant sursauter la blonde, la sortant de ses pensées.
- Tu disais ? Questionna la jeune femme, faisant semblant de rien.
Il y avait bien un moment qu'elle avait arrêté d'écouter Rebecca, même d'une oreille discrète... Elle n'avait absolument aucune idée de quoi elle était en train de parler... Lui avait-elle posé une question ? Attendait-elle une réponse ?
- Mais quel homme accapare donc autant les pensées de notre petite Riza ? Pouffa alors la brune, un sourire taquin sur les lèvres.
La blonde se retint de lever les yeux au ciel et se contenta d'envoyer un regard noir à sa meilleure amie. Elle n'aimait pas la façon dont elle insinuait les choses. Le Colonel accaparait ses pensées, mais parce qu'elle le maudissait plus que tout ! Et ce n'était absolument pour aucune autre raison !
- Peut-être que ton "Jean", accentua-t-elle en mimant les guillemets, puisque la brune l'appelait aussi familièrement. Peut-être que lui, il est sympa, mais je peux t'assurer que le Colonel qui l'accompagne, c'est le roi des goujats !
Et encore, si son éducation n'était pas aussi parfaite, elle se serait certainement laissée aller à sortir quelques noms d'oiseaux plus grossier... Mais sa pauvre mère se retournerait dans sa tombe si elle l'entendait prononcer de tels insultes, et en sa mémoire, elle ne pouvait se le permettre. Elle voulait rester sa digne petite fille ! Le Colonel Mustang ne méritait pas qu'elle s'abaisse à de si bases futilités.
- Le roi des Goujats !? Répéta Rebecca sans comprendre. Riza, toutes les filles n'avaient d'yeux que pour lui ce soir ! Ajouta-t-elle en plissant les sourcils, incrédule.
Cette fois-ci, Riza ne retint pas son agacement et souffla bruyamment avant de lever les yeux au ciel.
- Et bien ces filles devraient porter des lunettes ! Affirma-t-elle le plus sérieusement du monde.
Maintenant qu'elle avait vu la vraie personnalité de ce militaire, il était hors de question qu'elle lui trouve la moindre qualité ! Il n'était qu'un perfide menteur qui se jouait de tout le monde ! Mais elle l'avait percé à jour et elle savait désormais à quoi s'en tenir avec lui.
- J'ai raté quelque chose ? Finit par demander la brune, toujours aussi incrédule, ne pipant mot.
Parce que pour que sa meilleure amie soit autant remontée contre quelqu'un, elle qui était connue pour être impassible en toute circonstance, c'était forcément parce que quelque chose c'était produit ! Et le rire jaune de la blonde confirma cette pensée.
- Figure-toi que j'ai surpris une conversation entre ton "Jean" et ce Mustang ! Répondit Riza, un sourire amer sur les lèvres.
Elle avait toute l'attention de Rebecca tout à coup.
- Tu écoutes les conversations d'autrui maintenant ? S'étonna la brune.
Elle passait son temps à reprocher à Riza d'être une enfant modèle, trop modèle... Toujours parfaite dans sa manière d'être et de se comporter... Toujours en agissant avec sagesse et de manière réfléchie... Certes, elle avait dû mûrir plus vite que les autres enfants en perdant sa mère, mais Rebecca trouvait cela dommage qu'elle ne profite pas de sa jeunesse comme elle aurait dû le faire. Notamment depuis que son père était devenu invalide et que c'était devenu son rôle de ramener l'argent au foyer pour les nourrir tous les deux.
- Bien sûr que non, s'offusqua Riza devant une telle insinuation. Mais ils étaient à porter d'oreilles et j'écoutais bien malgré moi... Haussa-t-elle ensuite les épaules, exposant et remettant dans son contexte le déroulement de l'action. Enfin, je dois dire que mon ouïe s'est concentrée sur eux lorsque j'ai compris qu'ils parlaient de toi ! Avoua-t-elle tout de même.
Parce que Rebecca était sa meilleure amie et s'ils avaient osé dire un mot de travers sur son image, elle ne serait pas restée muette !
Apparemment, elle avait plus de répondant pour défendre la cause de ses amis plutôt que la sienne...
- C'est vrai, il a parlé de moi ? Minauda soudainement Rebecca tout en se mordillant la lèvre inférieure, le regard rêveur.
- Reb' ! Souffla Riza, autant amusée qu'agacée par le comportement de sa meilleure amie.
Elle était heureuse pour elle qu'elle se soit éprise d'un homme comme le Lieutenant Havoc, parce qu'il semblait vraiment être quelqu'un de bien, mais parfois, Rebecca avait tendance à ne pas prendre au sérieux les conversations qui avaient besoin de l'être ! Et ça avait le don d'agacer Riza... Rebecca prenait trop les choses à la légère contrairement à elle.
- Oui, excuse-moi... Rougit-elle lorsqu'elle se rendit compte de son moment d'égarement.
Mais sa gêne disparut aussi vite.
- Attends, il a dit du mal de moi !? C'est pour ça que tu es en colère ! S'exclama-t-elle soudainement, un regard effaré sur le visage, essayant de comprendre la soudaine colère de sa meilleure amie.
- Mais non, au contraire, je pense que tu lui plais vraiment ! La rassura aussitôt Riza.
Elle ne souhaitait pas que son amie puisse remettre en considération cette "étincelle" qui semblait s'être animée entre eux deux. S'ils devaient vivre une histoire ensemble, qu'elle fonctionne ou pas, ce n'était pas à Riza d'en décider, mais à eux.
- Alors qu'est-ce qu'ils ont dit pour que tu sois remontée !? Reprit la brune, soulagée de savoir que Jean n'avait rien dit de malencontreux à son égard, bien au contraire, mais tout de même sous la réserve, car si elle appréciait beaucoup le blond, elle ne tolérerait pas qu'il dise du mal de sa meilleure amie.
Riza du le comprendre au regard que lui renvoya la brune car elle la rassura tout aussi vite à ce propos.
- Ton Jean n'a rien dit de mal sur moi ! Mais ce Mustang m'a insulté de moins que rien ! Et encore, même un moins que rien aurait eu plus de considération à ses yeux à côté de moi !
Elle avait dit ça de son ton le plus acerbe et caustique... Un ton qu'elle ne se connaissait pas... Pourtant, il seyait parfaitement à l'image qu'elle se faisait du Colonel.
- Tu exagères ! S'offusqua Rebecca, devant le comportement hautain de sa meilleure amie à l'encontre du Colonel.
Pour elle, il était impossible que le militaire puisse s'être montré aussi grossier envers Riza alors qu'il ne connaissait rien d'elle. Elle n'avait pas parlé personnellement avec lui, mais elle avait énormément parlé avec Jean, et Jean lui, il lui avait parlé du Colonel et de ce qu'il représentait à ses yeux. Le blond avait vraiment beaucoup d'estime pour le Colonel Mustang ! Donc ce ne pouvait pas être quelqu'un de mauvais !
- J'exagère !? Tonna Riza, sortant de ses gonds, réalisant que sa meilleure amie ne la croyait pas alors que d'ordinaire elle accordait toujours du crédit à ses paroles. Il m'a tellement dénigré devant ton "Jean" que je me suis sentie comme une gueuse faisant l'aumône à cette soirée ! Cracha-t-elle ensuite avec hargne.
Si elle n'était pas aussi fière, elle en aurait pleuré... C'était tellement humiliant de ce souvenir de ça... Rien que d'y repenser, rien que de revoir l'image du Colonel pendant qu'il disait ses mots, elle grimaça de dégoût.
Mais Rebecca n'arrivait toujours pas à y croire. D'ordinaire elle croyait toujours dur comme fer les propos de la blonde, mais depuis ce soir depuis qu'elle avait croisé la route du Lieutenant Jean Havoc, depuis que son cœur avait ressenti cette étincelle, elle sentait qu'il avait été sincère avec elle du début à la fin.
- Le Colonel ne se rabaisserait pas à cela ! Tenta-t-elle alors de redorer le blason de l'alchimiste. Jean m'a beaucoup parlé de lui et de la fierté qu'il a de travailler sous son commandement ! Son rêve, jusqu'à ce que le gouvernement reprenne les rennes du pays, c'était de devenir le prochain Généralissime !
Riza renifla dédaigneusement devant les explications de Rebecca.
- oh... MÔsieur voudrait être à la tête du pays !? Jubila-t-elle avec le plus grand mépris. Pourquoi ça ne m''étonne pas !? Leva-t-elle les yeux au ciel en agitant théâtralement les bras. J'ai toujours vu Bradley comme un dictateur ! Cracha-t-elle ensuite avec dégoût au souvenir de l'ex Généralissime.
Rebecca grimaça ne sachant quoi répondre. Elle non plus n'avait jamais réellement apprécié cet homme... Pourtant, elle ne pouvait pas laisser sa meilleure amie considérer le Colonel comme étant la même sorte de crapule qu'avait pu l'être leur ancien Généralissime.
- Mais justement, d'après Jean, le Colonel voulait changer cette image et être un président proche et à l'écoute de son peuple ! Argumenta-t-elle alors avec un sourire plein de bonne volonté.
Mais Riza se contenta de la regarder de haut, les sourcils haussés et les bras croisés sous sa poitrine.
- À l'écoute de son peuple !? Répéta-t-elle en ne cachant rien du mépris dans sa voix. Laisse-moi rire... Tu as vu comment il parle du petit peuple ? Ils les voient comme des mendiants répugnants !
Rebecca souffla lorsqu'elle se rendit compte que Riza ne changerait pas d'avis sur le Colonel Mustang... La nuit était déjà presque terminée et elles n'avaient toujours pas dormi... Si elle ne mettait pas fin à cette discussion, elles ne dormiraient tout simplement pas, or, elle avait envie de s'endormir et de rêver de son beau blond elle...
- Riza, je ne t'avais jamais jusqu'à présent, entendu dire du mal de quelqu'un... Essaya-t-elle donc de désamorcer l'engrenage.
Et cela sembla fonctionner puisque la blonde soupira et baisser d'un ton.
- Je sais, je ne suis pas du genre à condamner quelqu'un précipitamment, mais ce Colonel est si arrogant et semble si présomptueux... Souffla-t-elle alors, lasse. Et je pourrais lui pardonner son orgueil s'il n'avait pas piétiné le mien !
Consciente et réalisant que sa meilleure amie avait été très impactée par les paroles du Colonel, Rebecca prit Riza dans ses bras, comme pour la consoler, un peu comme sa mère l'aurait fait avec elle si elle s'était sentie blessée. Elle oubliait parfois que la blonde avait perdu sa mère très jeune et qu'elle manquait cruellement d'affection, même si elle le nierait fermement.
Riza accepta cette étreinte sans broncher, parfois le meilleur des remèdes quand on se sent blessé par quelqu'un d'autre, c'est de simplement se souvenir qu'il y aura toujours quelqu'un qui se souciera réellement de vous et que c'est ce quelqu'un qui est le plus important.
To be continued...
Alors ? Vos avis ?
Dans ce chapitre Rebecca est un peu un mélange de Jane et Charlotte avec une touche de Lydia côté excentricité vous ne trouvez pas ?! Et Riza a vraiment une dent contre Roy, tellement qu'on se demande bien comment elle pourrait changer d'avis (heureusement qu'on connait tous les dénouements de O&P parce que sinon on se dirait que c'est mal barré pour eux *émoji mort de rire*).
Bon, sinon j'espère que ça vous a plu et que je ne déçois personne parce que j'ai l'impression que je me suis mise la barre haute avec cette histoire (alors que je fais ça juste parce que j'aime écrire du Royai compliqué moi *émoji goutte d'eau derrière la tête*) ! Demain (si tout va bien) je vous publie la suite de l'histoire avec un nouveau thème ! J'espère que vous êtes prêt !
Bonne journée !
Sei.
