Bonjour à tous ! Aujourd'hui j'ai décidé d'aborder deux thèmes en un pour cette 149e nuit du FoF : Velours et Colonel. Bien entendu le Colonel n'est pas vraiment un thème pour moi car on aborde le mot Colonel dans absolument chaque chapitre lol. Mais bon, comme la première partie de ce chapitre parle de velours et pas la seconde, je me suis dit... Pourquoi pas !
J'espère que ça vous plaira toujours autant, malgré que la direction dérive légèrement de O&P (mais bon, sinon vous savez à quoi vous attendre et ce n'est pas drôle !)
Bonne lecture.
Sei'.
PS : Merci à Musing-and-Music, L'atelier des chats, LénaFMA et Luciole pour vos commentaires sur le précédent chapitre.
Chapitre 10 : Velours et Colonel.
- Que se passe-t-il ?
Riza venait d'ouvrir la porte de chez son père à une Rebecca sur le point d'exploser. La brune entra en trombe sans donner la moindre explication. La blonde la suivit, inquiète.
Elles n'avaient pas prévu de se voir aujourd'hui puisqu'elles s'étaient vu la veille à la réception chez les militaires donc la présence de Rebecca ici était inquiétante et ne présageait rien de bon.
- Rebecca tu m'inquiètes ! Renchérit-elle en refermant la porte de sa chambre, là où Rebecca s'était réfugiée.
La jeune resta silencieuse, mais son visage pincé et fermé ainsi que sa posture crispée montraient bien que quelque chose n'allait pas. Elle se posta devant la fenêtre et tandis une feuille complètement froissée à Riza d'un geste brusque qui surpris un instant la jeune femme.
Intriguée, la blonde s'en empara. La feuille était tellement chiffonnée qu'elle s'arrachait par endroit. Elle était signé Clary. Bon Dieu, Riza s'attendait à lire le pire...
" Mademoiselle Catalina,
Il m'incombe le rôle désagréable de vous annoncer que nous partons ! Nous serons d'ailleurs déjà partis lorsque cette lettre vous sera parvenue.
Mon frère a ouvert les yeux sur vos intentions de conquérir le cœur d'un homme riche afin de s'emparer de sa richesse et de le déposséder de tous ses biens. Il pensait vos sentiments sincères et cette révélation l'a anéanti, il ne supporte plus de rester ici un instant de plus, d'où notre départ précipité.
En tant que sœur, je me dois de soutenir mon frère dans cette terrible douleur. J'ai néanmoins pris la peine d'écrire ces quelques mots afin de vous informer de la nouvelle.
Je vous prierai donc de ne plus jamais vous approcher de lui, ni de chercher à le contacter. J'aime mon frère plus que tout au monde et je n'hésiterai pas à vous montrer de quoi je suis capable si une telle chose venait à se produire.
Clary."
Riza écarquilla les yeux au cours de sa lecture. Comment ça ils étaient partis !? La veille au soir tout semblait aller pour le mieux entre Rebecca et le militaire ! Elle n'avait aucun doute sur le fait qu'ils étaient tous les deux fou l'un de l'autre !
C'était forcément un coup de cette garce de Clary qui ne supportait pas de voir un tel bonheur quand de son côté elle se faisait royalement ignorer par le Colonel. C'était évident ! Surtout après la manière dont elle s'était adressée à elle la veille juste avant que Yoki ne les interromps.
- J'espère que tu n'as pas cru un seul instant à ce tissu de mensonges !? S'exclama-t-elle une fois remise de sa lecture tout en braquant la feuille sous les yeux de Rebecca.
Le regard de celle-ci était totalement confus, elle voulait croire à une blague, mais quelque chose dans ses yeux montrait qu'elle y accordait du crédit ce qui énerva légèrement Riza.
- Rebecca... Commença-t-elle sur un ton de reproche.
- Riza, ils sont vraiment partis ! La coupa la brune avant qu'elle ne termine sa phrase.
Sa voix était totalement dénuée de sentiments, c'était froid, sec... Un mélange de fureur et de douleur s'y confrontait.
- Quoi !? S'interloqua la blonde. Tu en es sûre !?
Riza ne pouvait pas y croire. C'était impossible ! C'était juste une grosse blague. Le lieutenant ne semblait pas être le genre d'homme à prendre la fuite sans même s'expliquer ! Bordel, il est militaire après tout ! Depuis quand un militaire fuyait-il le problème ! Depuis quand !?
- J'en viens ! La maison est vide ! Insista Rebecca, désemparée. Même le Colonel Mustang est parti ! Renchérit-elle en récupérant peut être un peu trop brusquement la feuille des mains de son amie.
Elle commença à la déchiqueté en petit morceaux s'acharnant avec hargne et grognant de frustration et de colère. Rebecca était hors d'elle. Elle était en colère contre Jean, mais aussi contre elle-même... Parce qu'elle se sentait visée entre ses mots ! Parce que oui, elle avait déjà énoncé l'idée de rencontrer un homme riche qui la sortirait de ce trou perdu pour découvrir le monde ! Oui... Elle l'avait dit ! Mais ce n'était absolument pas dans ce sens-là qu'elle voyait les choses ! Elle n'avait jamais eu l'intention de déposséder Jean de tous ses biens, pas une seule seconde !
Et Jean !? Elle pensait qu'il avait confiance en elle ! Il avait été si doux et attentionné ! Il lui avait dit des choses qu'aucun homme encore ne lui avait dit ! Il lui avait fait des promesses qui lui avaient provoqué la chair de poule ! Jamais elle ne pourrait oublier l'ardeur de ses baisers et de ses doigts courant sur sa peau... Comment pourrait-elle oublier la nuit torride qu'ils avaient passé ensemble !? Tout ce qu'elle lui avait donné si généreusement... Ça ne suffisait pas pour montrer à quel point ses sentiments étaient purs et sans mauvaises intentions !?
- Je le déteste ! Hurla-t-elle tandis que des larmes de rage perlaient sur le coin de ses yeux et qu'elle s'acharnait à réduire en confettis les restes de ce qui était auparavant une lettre.
Riza l'observa faire sans réagir. Elle ne comprenait pas... Pourquoi la veille au soir tout se passait bien et ce soir tout partait de travers ? Pourquoi fallait-il que la vie de Rebecca parte elle aussi en vrille ? Son cas personnel et cet ignoble projet de mariage avec Yoki n'était-il pas suffisant !?
- Tu devrais plutôt détester Clary ! Renchérit Riza avec conviction.
Parce que pour elle il ne faisait aucun doute que tout cela était une manigance de la jeune femme.
- Les masques de velours sont doux au touchés, mais ils sont souvent noirs ! Cela représente bien assez la personnalité qui s'en cache derrière ! Murmura-t-elle alors en soupirant.
La remarque de Riza coupa Rebecca dans son élan de colère. Mais qu'est-ce qu'elle était en train de raconter !? C'était quoi cette histoire de masque en velours noir ?
- Qu'est-ce que tu insinues ? Rétorqua-t-elle, les sourcils froncés. Je n'ai jamais vu Clary avec un masque en velours !
- C'est une façon de parler ! Répondit alors Riza en s'expliquant. Chacun porte un masque en société ! Et celui de Clary est un doux masque de velours noir !
Oui, elle n'avait aucun doute, c'était exactement ce qu'elle portait.
- Tu dis ça en connaissance de cause ? Répliqua Rebecca en riant jaune.
Elle connaissait assez Riza pour savoir qu'elle aussi portait un masque en permanence. Elle s'était carrément construite une carapace derrière laquelle elle se cachait et ne laissait personne l'atteindre.
- Je ne porte pas de masque de velours noirs ! S'offusqua-t-elle, n'acceptant pas du tout l'idée d'être ainsi comparée à Clary.
- Effectivement, le tien est aussi blanc que la pureté ! Approuva Rebecca, réfléchissant. Par contre il n'est pas en velours, il est en acier et encerclé de ronce pour empêcher quiconque de s'en approcher !
Elle avait d'ailleurs peur qu'aucun homme n'ose s'aventure dans ce champ de ronce pour faire sortir Riza de sous sa carapace...
- Que se passe-t-il ici ? S'exclama la voix de Yoki, entrant dans la chambre et faisant sursauter les deux femmes.
oOo
Jean souffla, il aurait tellement aimé pouvoir dire au revoir à Rebecca en personne...
- Cette urgence ne pouvait-elle pas attendre un jour de plus ? S'enquit-il auprès de son supérieur en fronçant les sourcils.
Ce matin à l'aube, le Colonel Roy Mustang avait annoncé qu'il partait. Ses valises étaient déjà faites. Il fallait impérativement qu'il retourne à Central City et devait quitter Netherfield. Il n'en avait pas dit plus. En tant que fidèle bras droit et garde du corps, Jean s'était empressé d'ajouter qu'il partait avec lui et bien évidemment, Clary avait voulu suivre, prétextant qu'elle ne voulait pas rester dans cette campagne reculée toute seule... Et voilà qu'à présent ils se trouvaient tous les trois dans le premier train en partance pour la Capitale.
- Tu reverras ta jolie brune ! Répondit l'alchimiste avec un regard compatissant pour son subordonné.
Il lui avait dit qu'il pouvait s'y rendre seul, mais son bras droit avait dû sentir la détresse dans sa manière d'agir et il voulait l'accompagner dans son projet assez fou... Jean ne savait même pas pourquoi ils étaient partis... Roy ne lui avait rien dit... Le pouvait-il seulement !? Il allait simplement tout faire pour répondre à la requête de cet homme mourant souhaitant préserver le bonheur de sa fille. Par contre, il n'avait absolument aucune idée de comment il connaissait le Général Grumman ! Heureusement que lui, le Colonel Mustang, il était dans les petits papiers du Général et qu'il l'appréciait comme un ami ! Sinon il ne savait pas comment il aurait procédé.
- Et si elle m'en veut ? Le sortit son lieutenant de ses pensées.
Jean ne connaissait pas Rebecca depuis longtemps, mais il avait bien cerné son caractère et c'était d'ailleurs ce qu'il appréciait chez elle et qu'il recherchait chez une femme. Il voulait partager sa vie avec quelqu'un qui n'avait pas peur de dire ce qu'elle pensait et qui ne le suivrait pas dans ses pensées juste pour être bien vu et aimé. Il aimait les conversations qu'il avait avec elle et parfois même les disputes ! Il n'oublierait jamais leur premier baiser... Rebecca était en train de lui reprocher l'une de ses paroles quand il avait été pris de la pulsion de l'embrasser... Ça avait été si spontané et naturel !
- Tu lui as bien écrit une lettre ?
Après tout, ils avaient failli rater le train à cause de ça... Le Colonel était vraiment pressé de partir car chaque minute qui passait approchait l'échéance de ce maudit mariage entre Elisabeth et Yoki. Il fallait absolument qu'il intervienne avant qu'une telle chose ne se produise.
- Oui mais...
- Alors tout se passera bien ! Le coupa-t-il.
Il n'avait jamais vu son collègue aussi épris d'une fille ! Enfin si... Mais très souvent ses filles en question l'avaient approché dans l'unique but de l'atteindre lui... Combien de fois avait-il du assister à ses déboires de cœur brisé et d'homme en peine sans rien pouvoir y faire mise à part envoyer promener ces demoiselles briseuses de cœur...
Des fois il se demandait si ce n'était pas une manière de se venger qu'il laissait toujours Clary s'approcher de lui...
Enfin... tout ce qu'il espérait, c'était que Rebecca ne se révélerait pas être ce genre de femme. Clary affirmait qu'elle l'était, mais Roy n'en croyait pas un mot. Il ne croirait jamais rien de ce qui sortait de la bouche de cette vipère... Il ne comprenait d'ailleurs pas comment le frère et la sœur pouvaient être aussi différent... Clary aurait-elle été adoptée ? Ou alors Jean ? Ce n'était pas inenvisageable !
- Comment en être certain ?
- Tu lui as bien transmis l'adresse du QG de Central pour te répondre ?
Jean approuva d'un signe de tête.
- Alors dans ce cas, il n'y a pas de raison de s'inquiéter !
Jean n'osa pas contredire le Colonel mais il avait une étrange impression... Et si sa lettre ne parvenait jamais à Rebecca !? Pourquoi sur la rangée juste à côté, Clary souriait comme une gamine au matin de son anniversaire en regardant le paysage ?
To be continued...
