Bonjour à tous !

Me revoilà après deux mois d'absence ! Bon pour mon excuse, je me suis faite hospitalisée deux jours avant la nuit du Chaos début juin et mon état physique était encore plus chaotique que la nuit elle-même pour écrire lol ! Et là, malgré que le temps imparti de la 151e nuit du FoF soit dépassé, je viens quand même vous publier quelque chose sur le thème 1 et 4 : Oskour et Orchidoclaste ! (Sorry, mais ce week-end c'était mon anniversaire donc j'avais autre chose à faire que d'écrire pour publier avant mercredi 10H *émoji cotillon*).

En attends j'espère que cette suite vous plaira, on est carrément parti dans un gros mélange de FMA et O&P et j'espère que le mélange des deux univers vous plait toujours autant hihi ! *émoji souriant de toutes ses dents*.

Bonne lecture.

Sei.

Ps : Merci à Pixiel pour son commentaire, j'espère que l'attente n'a pas été trop longue ! (Sorry !) et à Musing-and-Music, LénaFMA, Luciole et L'atelier des chats pour leur fidélité !

Petit récap' : Roy, Jean et Clary ont quitté la campagne pour retourner à Central car Berthold à supplier Roy d'appeler le Général Grumman à l'aide pour empêcher Yoki d'épouser sa fille. Jean a donc écrit une lettre à Rebecca pour la prévenir de son départ mais Clary l'a échangé contre une lettre qu'elle a écrite elle. Rebecca apprend que Yoki et Riza sont "fiancés" et en devient folle de rage, elle dégage Yoki et ce dernier promet de ne pas en rester là. Berthold mourant, est heureux de savoir que Rebecca a jeté Yoki dehors, il donne son dernier souffle de vie en prononçant les mots "Le Colonel" et "Grumman", intriguant les deux jeunes femmes...


Chapitre 12 : Oskour et Orchidoclaste.

- Ne désespères pas, elle va bien finir par te répondre ! S'exclama le Colonel à l'intention de son subordonné qui soupirait une fois de plus comme une âme en peine le regard plongé sur le plafond alors qu'il était affalé sur le divan.

Cela faisait un peu plus d'une semaine à présent qu'ils étaient revenus sur Central. Roy rageait car le Général Grumman était parti en conférence à Oskour, à la frontière Sud avec Aruego afin de parler diplomatie militaire avec le pays frontalier et éviter tout conflit. Il ne revenait qu'aujourd'hui. Une semaine qu'il attendait ! Une semaine qu'il devait supportait l'attitude de son subalterne. Une semaine de plus où Riza se retrouvait la promise de cette ordure de Yoki... Bref, l'alchimiste était à bout et il était à deux doigts de cramer son collègue s'il ne se ressaisissait pas un minimum.

- Tu crois ? Souffla-t-il sans bouger d'un iota.

Roy retint un grognement d'exaspération.

- Tu as bien déposé la lettre chez elle !? Demanda-t-il au lieu de s'énerver.

- Oui, enfin... Souffla une fois de plus le blond, dépité.

- Enfin quoi ? S'agaça le brun. Tu l'as déposé oui ou non ?

L'énervement du Colonel devait se faire sentir car Jean se redressa enfin pour observer son supérieur dans les yeux.

- Non, c'est Clary qui s'en est chargée, l'informa-t-il alors en haussant les épaules.

- Clary !? S'époumona le plus gradé en écarquillant les yeux.

Mais comment cet imbécile avait pu faire une telle chose !? Laisser Clary s'occupait de poster son courrier important ! Sérieusement !? Il ne lui demanderait même pas de lui apporter un café, de peur qu'elle empoissonne la tasse ou pire, qu'elle y verse un filtre d'amour !

- Tu crois qu'elle a pu se tromper d'adresse !? S'inquiéta soudainement le blond devant l'étonnement de son supérieur.

Roy observa Jean ne sachant pas comment réagir. Il fallait vraiment qu'il enlève les œillères qu'il portait concernant sa petite sœur...

- Je crois plutôt qu'elle ne lui a rien transmis oui ! Répondit-il avec une pointe d'exaspération dans la voix.

Jean fronça les sourcils, n'étant pas certain de comprendre.

- Pourquoi ne lui aurait-elle pas transmis !? Demanda-t-il, incertain.

- On parle de Clary ! S'exaspéra Roy pour toute réponse.

- Bah oui, renchérit le blond, ne comprenant toujours pas. Et je te signale que Clary est ma sœur ! Je veux bien qu'on ne soit pas aussi proche que pourrait l'être deux frères et sœurs, mais c'est la famille !

Roy ricana, ce qui intrigua encore plus le blond.

- Il y a un problème avec ma sœur !? Poursuivit-il, intrigué.

Un problème ? Roy aurait plutôt répondu des tas ! Il supportait Clary uniquement par respect pour Jean, rien de plus.

- Tu sais mon vieux, la famille, c'est juste un lien de sang ! S'expliqua-t-il alors. Je te fais plus confiance à toi qu'à certain membre de ma famille et pourtant on n'a pas le même sang ! Souligna-t-il son explication, espérant que cela fasse réagir son subalterne dans le bon sens.

- Tu veux dire que je ne devrais pas lui faire confiance ! Répondit-il, après un court instant de réflexion.

Roy approuva d'un signe de tête.

- Mais c'est ma sœur ! Riposta-t-il outré.

Bon, visiblement Jean n'avait pas franchement compris les explications de Roy...

- Et bien, tu fais ce que tu veux, haussa les épaules l'alchimiste, lasse d'essayer d'expliquer son point de vue. Mais moi, je n'ai aucune confiance en Clary et je ne serais pas étonné d'apprendre qu'elle n'ait pas transmis ta lettre à Rebecca ! Renchérit-il en ne cachant point ce qu'il pensait de Clary.

- N'importe quoi ! Rétorqua Jean, légèrement courroucé.

Visiblement il n'aimait point la façon dont son supérieur parlait de sa petite sœur.

- N'importe quoi !? Répéta le brun, ne cachant plus rien de son énervement. Je pense même qu'elle voit Rebecca comme une menace !

De toute façon, tout ce qui était du sexe opposé était une menace aux yeux de Clary, il n'y avait qu'à regarder comment elle regardait les autres femmes pour s'en rendre compte ! Mais bon, avec ses œillères, Jean ne voyait absolument rien et il donnait le bon Dieu sans confession à sa petite sœur.

- Pourquoi Rebecca serait une menace à ses yeux !? L'interrogea Jean, qui semblait vouloir avoir le dernier mot dans cette conversation. Ne te prends pas trop pour le nombril du monde ! L'attaqua-t-il ensuite. Rebecca n'est absolument pas intéressée par toi !

- Le nombril du monde !? Moi !? S'outra Roy.

Il ne voyait absolument pas ce que Jean lui reprochait...

- Oh, pas de ça avec moi ! S'offusqua Jean, comme s'il avait lu en lui. Je sais bien que la plupart des femmes qui m'approchent le font dans le but de s'approcher de toi ! Mais pas Rebecca ! Tu ne l'intéresse pas !

Ah voilà où il voulait en venir ! Il s'offusquait parce que Roy lui avait piqué bon nombre de conquête ! Il aurait mieux fait de le remercier ! Ces filles n'étaient que des petites écervelées qui ne s'intéressait à lui que dans l'unique but de vivre à l'abris du besoin et de se faire afficher en public au bras d'une personne connue dans tout le pays. Rien de plus ! Il méritait mieux que ça, et Havoc aussi. Mais le blond était borné, tout comme pour sa sœur, il ne voyait pas la vraie nature des femmes ! Qu'est-ce qui prouvait que cette Rebecca n'était pas comme toutes les autres !?

- Pourquoi, parce qu'elle a couché avec toi ? Demanda-t-il à voix haute la question qui se formait dans son esprit.

Jean grogna devant l'audace de son supérieur. Une semaine sans nouvelle de sa jolie brune et il montrait les crocs. Il était vraiment fou d'elle ! Aucun doute là-dessus.

- T'es jaloux parce que sa copine ne l'a pas fait avec toi !? Répliqua-t-il un peu trop froidement.

Un point pour Jean... Bordel, cette remarque il ne s'y était pas attendue ! Mais ce n'était pas le fait qu'il n'avait pas couché avec Riza qui l'énervait le plus, c'était de savoir qu'elle était promise à cet imposteur de Yoki... Bordel, il fallait vraiment qu'il voit le Général Grumman au plus vite !

- Tu frôles l'insubordination envers ton supérieur ! Grogna-t-il en faisant volteface.

Un regard à l'horloge indiquait que ce dernier ne devrait pas tarder à arriver le train en provenance de Oskour devait entrer en gare vers seize heures et il avait bien l'intention d'accoster Grumman dès sa sortie du train !

- Oh, c'est dommage que nous ne soyons pas en service, sourit Jean en voyant son supérieur s'en aller.

À ses yeux, cela voulait dire que ses paroles avaient atteint le Colonel et qu'il avait remporté cette conversation.

oOo

- Riza ça va ?

Rebecca savait que ça n'allait pas, son amie venait d'enterrer son père... Pourtant, elle sentait qu'elle était à la fois soulagée... C'était si étrange...

Elles étaient toutes les deux au cimetière, son père avait été enterré la veille.

Riza haussa les épaules, le regard perdu sur la pierre tombal de son père, enterré auprès de sa mère.

- J'ai l'impression d'être un monstre ! Murmura-t-elle tellement bas que Rebecca eu du mal à saisir le sens de ses paroles.

- Pourquoi dis-tu cela !? S'inquiéta-t-elle doucement, s'approchant de Riza et posant une main réconfortante sur son épaule.

- Je devrais pleurer mon père et au final je me sens juste... Soulagée... Souffla-t-elle son dernier mot, tremblant légèrement.

Rebecca sentit son cœur se serrer. Cette épreuve était tellement dure pour Riza... Comment trouver les mots juste pour lui remonter le moral et la rassurer sur le fait qu'elle n'était pas un monstre mais seulement un être humain ?

- Tu n'es pas un monstre Riza, murmura-t-elle à son tour. Je comprends ce que tu ressens, je sais que tu regrettes le départ de ton père et qu'il te manque plus que tout, et maintenant qu'il n'est plus là, il ne souffre plus, il repose en paix mais surtout, tu as retrouvé ta liberté.

Et sa liberté était beaucoup plus grande que simplement être sortie de la menace que Yoki pesait sur elle ! Riza vivait pour son père depuis presque la mort de sa mère, mettant sa propre vie entre parenthèse, ne vivant que pour travailler et nourrir et soigner son père. Rebecca savait que Berthold s'en voulait. Il n'en parlait pas devant Riza, mais il avait déjà confié à Rebecca qu'il aimerait que sa fille profite de sa vie à elle au lieu de l'abandonner pour lui. C'était pour cette raison qu'elle essayait de sortir Riza dès qu'elle le pouvait.

À présent que Berthold n'était plus, Riza allait enfin pouvoir vivre sa vie pour elle.

- C'est égoïste de penser ainsi, l'interrompit Riza dans ses pensées, comme si elle avait lu en elle.

Rebecca n'était pas d'accord. Elle savait que Berthold ne rêvait que de ça pour sa fille.

- Peut-être, mais je suis sûre que ton père ne pense pas pareille que toi, s'exclama-t-elle alors, le regard rivé sur la pierre tombale de Berthold.

- Tu crois ? S'exclama finalement Riza, au bout d'un moment.

Elle aussi cogitait. Elle se posait tellement de questions. Ses sentiments allaient dans tous les sens, parfois contradictoire... Elle était tellement épuisée...

- Allez Riza, c'est une période difficile, mais des jours meilleurs t'attendent ! Sourit tendrement Rebecca pour la réconforter.

La blonde acquiesça, émue.

- En plus, maintenant cette orchidoclaste de clown de cirque de Yoki ne pourra plus rien tenter contre toi ! Qu'il récupère la maison, si bon lui semble ! Je ne le laisserais jamais salir ton honneur et ta famille !

Riza ne répondit pas. Yoki était bien le dernier de ses soucis. Si elle n'avait pas refusé ses paroles, c'était uniquement pour protéger son père. Pour qu'ils gardent un toit sur la tête et qu'il puisse se soigner. Maintenant qu'il n'était plus là, elle n'aurait eu aucun scrupule à l'envoyer balader elle-même. Même si elle tenait énormément à cette maison, elle sentait que son avenir n'était pas dans ce village. Elle méritait tellement mieux que cette vie.

- Qu'est-ce que tu comptes faire ? Ajouta la brune alors qu'elles quittaient le cimetière. Tu sais que tu peux rester chez moi aussi longtemps que tu le souhaites !

Riza approuva, oui, elle le savait, mais ce n'était pas dans son objectif. Comme venait de le lui expliquer sa meilleure amie, elle était libre et si elle avait attendu d'enterrer son père avant de penser à quitter le village, à présent elle ne se voyait plus passer une nuit de plus ici.

- Je veux aller sur Central ! Affirma-t-elle en fixant Rebecca d'un regard déterminé.

La brune fronça les sourcils et scruta le visage de son amie pour s'assurer qu'elle ne divaguait pas, mais non, son regard était des plus sérieux.

- Pourquoi ? Demanda-t-elle alors.

Que Riza veuille s'en aller, cela ne l'étonnait point, Rebecca savait que Riza rêvait de plus grand, elle rêvait d'indépendance, mais qu'elle ne voulait pas abandonner son père qui était attaché à ce village.

Mais Central !? Pourquoi directement partir à la Capitale, elle qui n'avait jamais connu rien d'autre que Netherfield... Pourquoi s'en aller aussi loin dans une ville aussi grande aussi subitement !?

- Mon père... Répondit alors Riza.

Mais cela ne répondait toujours pas à l'interrogation de la brune.

- Il a parlé du Colonel et d'un certain Grumman juste avant de... Mourir... Renchérit-elle alors en haussant les épaules.

Rebecca se crispa, parce qu'elle savait qu'auprès du Colonel, se trouvait un certain lieutenant... Riza n'allait quand même pas aller à leur rencontre !? Si !? Après tout, ça paraissait logique ! Elle connaissait déjà le Colonel, alors qu'elle ne savait rien de ce Grumman.

- Tu es sûre que c'est ce que tu veux ? Osa-t-elle ajouter, doucement.

Elle savait que Riza n'était pas forcément en bon terme avec le Colonel... Et puis, il devait sûrement y avoir Clary dans le lot ! Rebecca n'avait aucun doute sur le fait que Riza était une femme forte, mais elle venait de vivre des moments difficiles ! Elle n'était pas au mieux de sa forme et la sœur du lieutenant était une véritable garce quand elle le voulait...

- Je veux savoir pourquoi ! Renchérit Riza avec détermination.

Elle voulait savoir pourquoi son père avait mentionné le Colonel ! Comment savait-il qu'il avait séjourné ici !? Et puis... Qui était ce Grumman !?

Riza avait besoin de réponse et elle sentait que c'était à Central qu'elle les aurait. Rebecca du le ressentir également car elle ne tenta pas de dissuader sa meilleure amie de partir dans la fosse aux lions...

- D'accord, approuva-t-elle plutôt. Si tu vois son subordonné, n'hésite pas à lui foutre ton poing dans la figure pour moi, renchérit-elle ensuite avec une pointe de colère et de peine dans la voix.

Riza ne put s'empêcher de sourire en coin, discrètement. Elle n'avait jamais vu Rebecca aussi imprégnée d'un garçon jusqu'à présent. Elle se faisait intérieurement la promesse d'avoir une discussion avec le Lieutenant Havoc à propos de ce qu'il avait osé faire à sa meilleure amie.

To be continued...