Hello !

Me revoici pour une troisième fois avec un nouveau chapitre inspiré par deux thèmes de la 152e nuit du FoF. Les thèmes numéro 4 et 6 : "Sangsue" et "Forteresse". Bon d'accord ils sont très brièvement abordés au début du chapitre, mais j'espère que comme les chapitres précédents, l'histoire continue de vous plaire et de vous passionner ! *émoji clin d'œil*.

Merci à Guest et Musing-and-Music pour les commentaires d'hier soir !

Bonne lecture !

Sei.


Chapitre 17 : Sangsue et Forteresse.

Quelques jours passèrent et il semblerait que pour une fois, le Colonel tint sa promesse. Après avoir quitté le bureau de Chris, Riza ne croisa plus sa personne, ce qui n'était pas plus mal parce qu'elle n'était toujours pas remise de leur dernière rencontre.

Heureusement pour elle, Madeline n'avait pas eu vent de ce qu'il s'était passé. Chris avait dû demander à Vanessa de garder pour elle ce qu'elle avait vu. Tant mieux, car elle ne supportait déjà plus d'avoir cette sangsue sur le dos toute la journée, mais si en plus elle savait ce qu'il s'était passé, ç'en était fini de sa tranquillité d'esprit... De sa tranquillité tout court !

Les journées défilèrent et se ressemblèrent presque toutes, mais Riza s'en fichait, elle avait besoin de se forger une routine pour ne pas perdre pied, c'était beaucoup plus difficile qu'elle ne l'avait imaginé de quitter pour de bon son village natal. Son père lui manquait. Rebecca également. Par moment, elle aimerait revenir en arrière, à cette période où elle avait l'impression de ne faire que travailler et veiller sur son père... C'était tellement mieux que la vie qu'elle menait ici à Central... Au moins elle avait son père, sa meilleure amie et les enfants dont elle s'occupait. Ici, même si elle avait sympathisé avec une bonne partie des filles du bar, elle ne se sentait pas à sa place, elle avait l'impression d'être une étrangère et Madeline ne faisait rien pour atténuer cette sensation...

- Elisabeth ?

La jeune femme, totalement perdue dans ses pensées, sursauta lorsque Vanessa entra dans la réserve alors qu'elle était en train d'y faire un inventaire.

- Combien de fois devrais-je te répéter de m'appeler Riza ! Sourit-elle à la brune, faisant mine de lever les yeux au ciel.

Elle n'aimait pas qu'on l'appelle pas son prénom complet... Une des raisons supplémentaires qui la poussait d'ailleurs à détester le Colonel Mustang puisqu'il avait toujours refusé de l'appeler Riza. N'était-ce pas un moyen de garder une certaine distance avec elle et qui prouvait que tout ce qu'il avait dit n'était que pure invention ?

Riza secoua la tête, elle avait l'impression de passer sa vie à penser au Colonel et cela l'exaspérait... Il n'était rien ni personne ! Alors pourquoi n'arrêtait-il pas d'hanter son esprit ?

- Il y a un souci ? Renchérit-elle à l'intention de Vanessa.

- Chris te demande dans son bureau, l'informa la brune.

Riza se figea légèrement, ne sachant pas comment prendre l'information. Que lui voulait Chris ? Après tout, elle était la tante du Colonel... Et s'il avait demandé à sa tante de la virer ? Serait-il capable de faire une telle chose ? Est-ce que Chris en serait capable ? Elle ne semblait pas le genre de femme à laisser quelqu'un lui dicter la manière de gérer son bar... Mais qu'est-ce qu'en savait Riza ? Elle n'était qu'une jeune campagnarde fraichement arrivée en ville... Elle ne connaissait rien de ce monde.

- Entrez ! Tonna la voix de Chris lorsque Riza toqua à la porte.

Elle s'empara de la poignée en tremblant légèrement, déglutissant avant de retenir sa respiration. Chris ne lui avait posé aucune question depuis ce jour-là... Est-ce qu'elle lui avait simplement laissé un peu de répit pour reprendre ses esprits avant de l'attaquer ? Devait-elle aller se réfugier dans sa forteresse pour se protéger d'une attaque imminente ?

- Vous m'avez demandé ? S'exclama-t-elle en souriant, cachant sa peur derrière son masque et ne laissant paraître qu'un visage impassible.

Mais son regard ne resta pas très longtemps neutre quand ses yeux croisèrent ceux onyx du Colonel Mustang... Son cœur rata un battement et ses yeux s'écarquillèrent sous la surprise. Que faisait-il ici ?

- Mademoiselle Elisabeth ! La salua-t-il d'un signe de tête. Je ne suis pas venu ici pour vous importunez, s'empressa-t-il d'ajouter devant le regard effaré de la blonde.

Riza observa tour à tour Roy, puis Chris, pour tenter de comprendre ce que tout cela signifiait. Chris resta impassible tandis que le Colonel s'approcha d'elle, lui tendant une lettre. Elle resta sceptique et ne la prit pas malgré que l'alchimiste lui faisait comprendre qu'elle lui était destinée.

- Pourriez-vous simplement lire cette lettre ? Ajouta-t-il ensuite avec insistance.

La jeune femme ne se faisait aucune illusion, mais la curiosité la piquant au vif, elle s'empara finalement du bout de papier. Roy la salua une fois de plus, ainsi que sa tante, avant de quitter le bureau sans un mot de plus. Riza se retrouva à regarder Chris sans rien comprendre. La gérante toussota avant de se lever de son bureau, elle invita Riza à s'asseoir avant de la laisser seule dans le bureau pour lui laisser l'intimité suffisante pour lire la lettre.

Une fois seule, Riza souffla, d'un geste tremblant, elle décacheta la lettre. Elle n'était pas très longue. L'écriture du Colonel était belle et soignée mais elle distinguait par endroit des passages où l'écriture se faisait plus tremblante... Ni tenant plus, elle commença sa lecture.

"Mademoiselle Elisabeth,

Je tenterais de rester bref à travers cette lettre et soyez rassurée, je ne compte pas y renouveler mes sentiments à votre égard à travers ces mots, j'ai bien compris qu'ils vous avaient offensé...

Bien que vous m'ayez demandé de ne plus vous importuner, je ne peux pas rester sans rien faire devant vos accusations autant à mon égard qu'à celui de mon subalterne le Lieutenant Havoc. Je sais à quel point vous êtes une femme qui prône l'honnêteté et la sincérité et je souhaitais juste que vous preniez conscience de ce qu'il a pu se passer. Libre à vous de me croire ou non, mais je vous assure que cette lettre est certainement l'une des plus authentique qu'il m'est arrivé d'écrire.

Tout d'abord, je l'avoue, j'ai quitté Netherfield sans même vous dire au revoir. Je ne supportais pas de vous savoir promise à ce vaurien de Yoki et je ne pouvais pas rester sagement les bras croisés à ne rien faire même si vous m'avez fait comprendre que vous ne vouliez pas que je me mêle de vos affaires... Mais c'était plus fort que moi, même si mes sentiments pour vous sont à sens unique, j'étais prêt à vous voir heureuse dans les bras d'un autre homme que moi car votre bonheur et tout ce qui m'importe et il me paraissait évident que Yoki ne faisait pas votre bonheur ! Voilà pourquoi je ne pouvais pas rester sans agir !

Vous l'ignorez, mais comme j'ai promis d'être honnête, je vais vous le révéler. Je suis allé voir votre père lors de la réception qui a eu lieu chez nous la veille de notre départ. Nous avons quelque peu discuté et votre père m'a lui-même fait promettre de ne point vous laissez épouser Yoki... Il m'a demandé d'aller quérir l'aide du Général Grumman pour cela, même si visiblement il n'y eu point besoin de son intervention pour empêcher cela au final. En tout cas, c'est pour honorer la requête de votre père que j'ai décidé de rentrer sur Central dès le lendemain, il n'y avait plus une minute à perdre et comme vous sembliez remontée contre moi, je ne pensais pas que vous auriez pu être offensée de ne point être prévenue de mon départ précipité...

Au sujet du Lieutenant Havoc, comme vous le savez, il s'agit de mon bras droit le plus fidèle et lorsque je l'ai informé devoir retourner sur Central pour une urgence, il a décrété qu'il m'accompagnerait. Il a écrit une lettre à votre meilleure amie pour l'avertir de la situation et lui transmettre les coordonnées de la caserne pour qu'elle puisse lui répondre et avoir de nos nouvelles. J'ai appris entre temps que c'était Clary, sa sœur, qui s'était chargée de transmettre la lettre à mademoiselle Catalina avant notre départ... Je ne peux point l'accuser à tort et sans preuve, et je compte bien avoir une discussion avec cette dernière, mais j'ose imaginer qu'il y a dû avoir un souci avec la transmission de cette fameuse lettre au souvenir de vos paroles... C'est d'ailleurs pour éviter un tel souci que cette lettre-ci vous sera transmise en main propre par moi-même !

En tout cas, sachez que les sentiments du Lieutenant Havoc pour Mademoiselle Catalina sont plus que sincère et il ne nous est jamais venu à l'esprit qu'elle puisse s'intéresser à lui pour sa fortune, tout comme je ne penserais jamais une telle chose de vous à mon égard ! Je ne sais pas qui a pu vous faire croire une telle chose, mais je devais vous le dire, en espérant que vous me croirez. D'ailleurs, pour tenter de régler ce souci, j'ai renvoyé Havoc à Netherfield afin qu'il puisse s'entretenir de vive voix avec votre meilleure amie.

Avant de conclure cette lettre, je voulais revenir un instant sur le Général Grumman. Je ne sais pas si vous connaissez cet homme, mais si ce n'est pas le cas, je pense qu'il serait intéressant pour vous de le rencontrer. Réfléchissez-y et n'hésitez pas à en parler avec Chris, je l'ai mise au courant et elle fera en sorte de vous mettre en contact avec lui.

Cette lettre s'achève ici et je n'ajouterai qu'une dernière chose : Soyez heureuse et n'ayez pas peur de sortir de votre forteresse intérieure pour explorer le monde qui nous entoure.

Roy Mustang."

To be continued...


On se retrouve en septembre pour la prochaine nuit du FoF ! Bisou.