Hello !
Me revoici toujours en cette 154e nuit du FoF avec le thème numéro cinq "Confier". On peut également y retrouver le thème numéro quatre "Grimace", mais il n'était au départ pas mis à l'honneur dans ce chapitre donc je le laisse juste en cadeau puisque j'ai déjà abordé le thème dans un OS qui paraîtra demain *émoji clin d'œil*.
Bonne lecture !
Sei.
Chapitre 22 : Confier.
Riza gémit, courbaturée de partout. Il lui semblait impossible de lever ne serait-ce que le petit doigt... C'était comme si son corps pesé une tonne... Et sa tête... Sa tête lui faisait atrocement mal... Elle avait envie de vomir... Bordel, que s'était-il passé ?
Des brides de mémoires lui revinrent. Elle se souvint de sa rencontre avec le Général Grumman... De cet homme qui l'avait kidnappé l'autre jour... D'avoir était enfermée dans une cave sombre au milieu d'un bois... La lampe à huile ! Elle l'avait balancée sur un coup de tête contre la porte en bois, cherchant désespérément à sortir de là.
Mon Dieu ! Elle aurait pu mourir carbonisée et étouffée par les flammes ! Mais non, sûrement boostée par l'adrénaline du désespoir de vouloir s'échapper de cet enfer, elle avait passé aux travers des flammes et s'était échappée de cette prison. Voilà comment elle avait découvert qu'elle était perdue au milieu de bois.
Et ensuite ?
Ensuite... Elle ne se souvenait plus... Elle avait respiré trop de fumée et s'était effondrée avant même d'avoir pu faire un pas de plus...
Où était-elle ? Elle n'était plus là où elle s'était effondrée, déjà parce qu'elle était allongée sur le dos et elle était certaine de s'être effondrée sur le ventre, le visage contre la poussière. Et puis, elle n'était pas allongée contre le sol... Elle tenta bien d'ouvrir les yeux mais elle avait tellement mal à la tête que cela lui était impossible.
Du bruit se fit entendre au loin et Riza se figea. Des bruits de pas s'approchaient. On aurait dit des talons d'escarpins accompagné d'un bruit plus sourd, des chaussures d'hommes ? Une porte s'ouvrit. Riza se força à ouvrir les yeux mais son étourdissement lui faisait voir flou. Elle n'était pas entièrement dans la pénombre, mais l'endroit où elle se trouvait restait très assombri tout de même.
Elle réalisa à l'odeur et au touché qu'elle était dans un lit. Quand elle tenta de bouger malgré son malaise, elle réalisa qu'elle était attachée. Bordel, son maudit assaillant l'avait retrouvée quand elle était inconsciente... Et avec sa tentative d'évasion il l'avait solidement attaché pour qu'elle ne tente plus rien de complètement stupide...
- Tiens donc, tu es réveillée ! Peut-elle entendre dans un rictus légèrement diabolique.
Cette voix, c'était celle de l'homme qui l'avait kidnappée. Mais que lui voulait-il ? Pourquoi la gardait-il en vie et captive ? S'il ne l'avait pas encore tuée, c'était bien pour une raison ? Une demande de rançon peut-être ? Mais auprès de qui ? Son grand-père ? Quand elle avait été kidnappée, elle venait seulement d'apprendre qu'elle en avait encore un alors comment cet homme pourrait-il déjà être au courant ?
- Tu m'en donnes du fil à retordre ! Renchérit l'homme.
Il s'était rapproché. Il était tellement prêt que sa voix n'était qu'un murmure près de son oreille et cela la fit tressaillir. Son souffle tiède vint s'écraser contre son oreille et sa nausée s'amplifia.
- Tu ne pouvais tout simplement pas rester tranquille à ta place !? Poursuivit-il cette fois-ci plus fort, arrachant une grimace de douleur à Riza. Quelle idée de foutre le feu à ma planque ! Ragea-t-il en serrant les poings sur le haut qu'elle portait.
Des étoiles lui traversèrent la vue à être ainsi secouée par cet homme. Il la connaissait très mal s'il s'attendait à ce qu'elle reste sagement dans son coin. Riza n'était pas du genre à se laisser marcher dessus, sauf quand cela mettait en danger la vie d'une personne chère à son cœur. Mais son père était mort. Plus rien de pouvait la retenir à présent.
Un toussotement féminin se fit entendre et l'homme s'éloigna d'elle pour discuter, ou plutôt chuchoter derrière la porte qui la retenait une nouvelle fois prisonnière. Qui était cette femme qui l'accompagnait ? Que lui voulaient-ils tous les deux ?
Les talons de la femme s'éloignèrent et s'amenuisèrent au loin dans le couloir. Riza n'avait même pas pu voir qui elle était. Et si elle la connaissait ? C'était l'impression qu'elle avait eue en tout cas... Ou alors son emprisonnement lui faisait perdre la raison ?
L'homme s'approcha de nouveau d'elle et quand elle sentit sa main se poser sur son front elle sursauta, prise d'une pulsion d'adrénaline, elle tenta de le repousser mais cela ne fit qu'empirer sa migraine.
- Si j'étais toi, j'éviterais tout geste brusque, souffla-t-il en ricanant de nouveau.
Le sang de Riza se figea. Pourquoi disait-il cela !? Que lui avait-il fait ?
- Tu ne le sais peut-être pas, mais je suis alchimiste, poursuivit-il comme pour répondre à la question muette qui ne s'échappait pas de ses lèvres.
D'ailleurs, quand elle ouvrit la bouche, elle se rendit compte qu'elle n'arrivait même pas à parler.
Un alchimiste !? Mais que lui avait-il fait bon sang ?
- J'ai touché tes cordes vocales pour t'empêcher de crier, expliqua-t-il alors. Je sais que tu connais Mustang, grogna-t-il alors, faisant comprendre à Riza qu'il n'était pas ami avec le Colonel. Tu vois, lui, son atout, ce sont les flammes, et bien moi ce sont... Les explosifs.
Les yeux de Riza s'écarquillèrent, avait-elle bien entendu ? Son regard effaré se tourna vers ce fou furieux. Elle n'arrivait pas à le définir clairement car son regard était toujours troublé, mais elle reconnaissait sa silhouette répugnante.
- Je vois que tu saisis vite, ricana-t-il de plus belle devant sa réaction. Je suis l'alchimiste écarlate et si tu cris, tu déclencheras le mécanisme d'une de mes bombes et...
Il n'avait pas besoin d'en dire plus... Si Riza criait, elle exploserait... L'enfoiré.
L'alchimiste éclata de rire. Il adorait voir ses victimes terrorisées devant son talent et Riza ne manquait pas à cette tradition. Elle avait beau être une femme forte, elle était prise au piège de ses filets et ne pourra pas s'en tirer aussi facilement.
- Même si tu arrives à te détacher, la moindre parole un peu trop forte qui s'échappera de ta bouche déclenchera le mécanisme, reprit-il pour la mettre en garde. Un mécanisme que je suis le seul à pouvoir arrêter.
Il était clair, si elle s'échappait à nouveau, elle était morte... Si elle criait à l'aide, elle était morte... Bordel... Mais qu'avait-elle fait à cet homme pour qu'il la prenne ainsi au piège ?
- Je vais te confier un petit secret... Confia-t-il soudainement, surprenant la blonde. Personnellement, je n'ai rien contre toi ! Caressa-t-il doucement sa joue, lui arrachant une nouvelle grimace de dégoût. Mais saches que d'autres personnes, elles, aimeraient bien te voir disparaître de leur vie alors si tu veux éviter que je ne t'explose, tu as intérêt à te montrer docile et obéissante, pour l'heure tu m'es plus utile en vie que morte ! La menaça-t-il en empoignant une fois de plus son haut et en lui crachant les mots en pleine figure, lui postillonnant dessus.
Riza ferma les yeux, écœurée. Elle savait que parler était un risque, mais elle ne put s'empêcher de marmonner dans un murmure à peine audible.
- Pourquoi je me montrerais docile si vous avez, dans tous les cas, l'intention de me tuer ?
Visiblement son audace amusa encore plus son assaillant qui ne cacha pas, une fois de plus, son rire diabolique. Ce n'était pas possible, il ne vivait pas tout seul dans sa tête.
- J'aime les femmes avec du tempérament dans ton genre, S'exclama-t-il, amusé. Mais évite de trop la ramener, renchérit-il beaucoup plus froidement avant de quitter la pièce en claquant la porte.
Riza se retrouva seule, sans savoir quoi faire... Ce fou à lier avait raison... Si elle s'échappait... Que deviendrait-elle ? Elle était condamnée... Et si elle restait ici elle l'était tout autant car il semblait évident que son assaillant n'avait pas l'intention de la laisser repartir d'ici vivante ! Et qui étaient ces personnes qui ne souhaitait pas la voir réapparaître !? Elle n'avait pas d'ennemi à sa connaissance... Elle venait tout juste d'arriver à Central et ne connaissait personne... Tellement de mystère à résoudre...
To be continued...
