Bonjour à tous !

Aujourd'hui, un nouveau chapitre à l'occasion de la 155e nuit du FoF paraît ! J'y aborde le premier thème : "Imparfait". Quoi de mieux que ce thème pour cette histoire basée sur le premier animé de FMA *émoji sourire en coin*.

Bon, tout comme dans le dernier chapitre, je rentre directement dans le vif du sujet et nous aurons un aperçu de ce qu'il se passe partout à la fois.

Merci à Musing-and-Music, LénaFMA, L'atelier des chats, Luciole et Pixiel pour leur commentaire sur le dernier chapitre !

Bonne lecture.

Sei.

NB pour Pixiel : Ton commentaire m'a fait très plaisir ! Concernant le fait que je n'ai pas beaucoup parlé de la captivité de Riza, c'est également parce que je ne veux pas trop m'éterniser sur l'histoire et que j'aimerais la terminer au plus tard début d'année prochaine ! Si je commence à entrer dans tous les détails, on finira avec 300 chapitres lol. Et puis ça vous laisse vous-même imaginer ce qui a pu se passer *émoji clin d'œil*.


Chapitre 29 : Imparfait.

Le Général Grumman n'était pas rassuré, l'explosion avait interrompu l'importante réunion qu'il devait avoir avec le gouvernement. Mais cette réunion en elle-même n'était que le cadet de ses soucis, il savait qu'elle serait tout simplement reportée si les choses ne s'amélioraient pas et que ça ne ferait que retarder l'échéance. Lui, ce qui l'inquiétait réellement, c'était sa petite fille. Le Colonel Mustang lui avait promis de lui ramener saine et sauve et il avait confiance en lui, mais la situation était grave, très grave !

- Général, vous allez bien !? S'enquit le sous-lieutenant Breda en venant à la rencontre du vieillard.

Ce dernier approuva d'un signe de tête. L'explosion s'était produite assez loin du bâtiment et hormis le bruit de celle-ci et la résonnance qui en avait suivi, il n'y avait aucun incident à noter. Il espérait tout de même qu'il n'y avait pas de blesser, ni de mort, causé par tout ceci.

- Bien, le Colonel Mustang s'occupe de la situation à l'extérieur, vous pouvez poursuivre votre réunion, je reste dans les parages pour assurer la sécurité, reprit Breda, l'informant des directives qu'il avait reçu de son supérieur.

- Le Colonel Mustang !? Répéta Grumman, incrédule.

N'était-il pas à la recherche de sa petite fille !?

Un bruit d'explosion se fit entendre et des flammes jaillirent au loin à travers des fenêtres du bâtiment. Il n'y avait aucun doute sur le fait que le Colonel Mustang se confrontait avec Kimblee à cet instant présent.

- Le Lieutenant Havoc est sur le coup, lui souffla le rouquin, comme s'il avait lu en lui.

Mais cela ne rassura qu'à demi le vieillard. En tout cas, Mustang et ses hommes avaient raison sur un point, ce traité devait être mis en place au plus vite et il n'y avait pas une seconde à perdre.

- Bon, reprenons cette réunion ! S'exclama-t-il à l'intention de l'assemblée réunie aujourd'hui.

oOo

Havoc marchait pas après pas, sur ses gardes, dans les couloirs de cette maison abandonnée. Bordel, s'ils avaient su depuis le début que Madeline était sur le coup, ils auraient pu retrouver Riza bien plus vite. Il fallait absolument qu'elle aille bien. Qu'est-ce que ce psychopathe avait pu lui faire ? Il ne préférait même pas y penser.

Il retenait son souffle à chaque croisement et à chaque porte qu'il ouvrait. Il guettait le moindre bruit étouffé qui pourrait le mettre sur la piste des deux femmes. Enfin, est-ce qu'elles étaient seulement encore ici !? Oui ! Il ne pouvait en être autrement ! Le Colonel ne supporterait pas de le voir revenir bredouille. Il devait retrouver Riza coûte que coûte.

Il voulait que ce soit lui qui retrouve Riza, non pas par fierté, mais il était un membre de l'armée... Même s'il savait que Chris saurait comment agir si elle se retrouvait face aux deux femmes, Vanessa peut-être moins... En tout cas, il ne voulait pas qu'elles aient à devoir se servir de l'arme qu'elles avaient et pour cela, il fallait que ce soit lui qui tombent sur Riza et Madeline.

Le fumeur se stoppa quand il crut entendre un bruit. Il venait de la pièce au fond du couloir, il s'en approcha sans un bruit, comme sa formation militaire le lui avait apprisse. Le son était étouffé et à peine audible, il n'avait durée qu'une seconde... l'avait-il rêvé !? Il devait en être sûre ! Il ne devait épargner aucune porte.

Son cœur battait la chamade. Il était un professionnel, il avait eu une formation à tout épreuve pour ce genre de moment. Il devait garder son sang-froid qu'importe la situation et regarder la mort en face sans ciller. Mais il se refusait d'admettre qu'il pourrait tomber sur un corps sans vie. Il en était hors de question. Riza était en vie. Il ne pouvait pas en être autrement.

C'est sûr cette pensée qu'il se retrouva devant la porte close. Après avoir inspiré un grand coup et retrouvé un rythme de battements de cœur raisonnable, il ouvrit la porte d'un grand coup sec et pointa son arme vers l'intérieur, prêt à faire feu.

oOo

- Kimblee ! Hurla le Colonel Mustang en arrivant sur les lieux de l'explosion.

Au milieu de débris, un homme vêtu de blanc et de long cheveux noir noués en catogan riait aux éclats, fier de ce qu'il venait de commettre.

- Mustang ! S'étonna ce dernier en tournant son regard en direction de l'alchimiste de flamme.

Il avait toujours cet éternel rictus diabolique sur le visage.

- Comme on se retrouve ! Ironisa-t-il.

- Où est-elle ! Aboya Roy en levant sa main droite ganté dans sa direction, prêt à claquer des doigts.

- Oh oh !

Kimblee leva les mains en l'air faussement effrayé, il se moquait ouvertement de son adversaire.

- Mais de qui parles-tu ? Renchérit-il en faignant l'ignorance.

Bien évidemment, le Colonel ne s'attendait pas à ce que Kimblee réponde à ses questions, mais le voir s'amuser de la situation le rendait dingue.

- Je ne suis pas d'humeur ! Grogna-t-il en faisant jaillir des flammes autour de lui.

Mais cela n'effraya nullement le psychopathe qu'était l'alchimiste écarlate. Au contraire, il éclata de rire et il ressemblait au diable entouré des flammes de l'enfer.

- Oh tu parles de "elle", s'exclama-t-il avec un regard entendu et un sourire qui ne disait rien qui n'aille.

Le Colonel dut se retenir de ne pas le tuer là, maintenant, tout de suite. Il ne devait rien faire tant qu'il n'était pas sûr que Riza était saine et sauve et qu'elle ne risquait plus rien.

oOo

Plus loin, dans les lieux de la plausible séquestration de Riza ces derniers jours, Jean Havoc se retrouva nez à nez avec une petite souris qui fila se cacher dans un des trous du parquet lorsqu'il surgit devant lui, l'effrayant.

- Fais chier ! Ragea-t-il en se retenant de donner un coup de poing dans le mur.

Il rangea son arme avant de s'adosser au mur. Sa tension venait de faire un bon et il avait besoin de reprendre son souffle. Il avait fini d'inspecter cet étage, Il n'y avait aucune trace de la présence de Riza dans ce qu'il avait inspecté...

Bordel !

De rage il lâcha un flot d'injure. Il n'admettait pas son échec. Il ne pourrait pas confronter le regard de son supérieur s'il ne ramène pas Riza. C'était impossible, elle devait forcément être là ! Mais si cela avait été le cas, Vanessa ou Chris l'auraient déjà informé.

Dans quel monde vivaient-ils ! Ne pouvaient-ils tous simplement pas jouir de la paix et de savourer leur existence !? Elle était déjà si courte...

À cette pensée le blond se souvint d'une remarque de son supérieur... Une fois, il lui avait demandé pourquoi il faisait tout cela et pourquoi il tenait à tout prix à atteindre le sommet de la pyramide... Sa réponse l'avait beaucoup surpris, pourtant, elle était si vraie et honorable. C'est ce qui l'avait d'ailleurs poussé à le suivre et à le seconder. Le Colonel lui avait répondu que ce monde était imparfait, mais que c'était pour cela qu'il était intéressant d'y vivre, parce que la mission d'un homme est de chercher par quel moyen son histoire amènera ce monde vers un idéal de la perfection. Celui du Colonel était donc d'atteindre le sommet de la pyramide afin de s'assurer que plus aucune guerre ne viendrait semer la destruction et la mort dans le pays. Et Jean trouvait que le seconder dans cette tâche était là son idéal.

Un cri se fit entendre à l'étage inférieur, faisant sursauter le soldat qui était plongé dans ses réflexions.

Vanessa !

Jean descendit les marches quatre par quatre, la gorge nouée, le cœur battant à tout rompre pour se rendre auprès de la jeune femme. Chris arriva en même temps que lui. Vanessa ouvrait des yeux horrifiés en direction d'une porte ouverte. De là où il était, le blond ne pouvait pas voir ce qu'il se passait.

Il s'approcha donc d'elle, arme en main, pour vérifier par lui-même et l'image qu'il vit l'horrifia.

Un corps gisait au centre de la pièce... Un corps sans tête... Cette dernière avait explosé et tapissait la pièce tout entière.

Bordel, faites qu'il ne s'agisse pas du corps de Riza ! Supplia intérieurement Jean.

oOo

- Elle est toujours en vie, enfin, pour le moment... Confia Kimblee, s'amusant du chaos et du trouble qu'il semait chez son adversaire. Par contre... Ajouta-t-il, laissant planer le doute...

oOo

- Ce n'est pas Riza... ? Annonça le blond en lançant un regard horrifié vers les deux femmes.

Il refusait d'admettre que cela puisse être elle. Non ! Il en était hors de question. Il savait que son entrainement militaire devait le rendre insensible à tout cela, mais bordel, on parlait de Riza ! La meilleure amie de Rebecca ! La femme qu'aimait son supérieur ! Comment garder son sang-froid ?

- En effet, ce n'est pas elle, s'exclama la fois de Chris, le faisant sursauter.

Il ne s'était même pas rendu compte qu'elle était entrée dans la pièce et qu'elle examinait le corps. Bordel, cette femme avait un mental à tout épreuve, elle aurait fait un parfait militaire !

Vanessa quant à elle, tremblait de la tête aux pieds, sous le choc.

- Vous en êtes sûre ? S'enquit-il, voulant garder espoir.

Chris approuva d'un signe de tête et désigna le bracelet que portait la victime au poignet.

- Il appartient à Madeline... Souffla-t-elle alors.

Vanessa éclata en sanglot. Madeline était une traitre, mais pour autant, Jean était persuadé qu'elle ne méritait pas ce genre de fin... Vanessa avait vécu très longtemps avec elle, cette annonce ne devait pas être difficile à accepter, mais pourtant Jean se sentit soulagé. Certes, il détestait retrouver des cadavres, mais c'était toujours différent quand cela concernait quelqu'un d'extérieur à sa vie, surtout pour un militaire qui était forcément confronté à la mort durant sa carrière... Il était censé ne pas être affecté par la perte d'un collègue, donc savoir que la personne qui gisait sur le sol n'était pas Riza lui permit de retrouver immédiatement son sang-froid. Tout espoir n'était pas perdu.

- Il faut que je prévienne le Colonel ! S'exclama-t-il d'une voix ferme et déterminée.

oOo

- Ils ont retrouvés le corps sans vie de Madeline, mais toujours aucune trace de mademoiselle Elisabeth... S'exclama Fuery dans l'oreillette du Colonel.

- Fumier ! Grogna le Colonel à l'entente de l'information.

Il connaissait Madeline et même s'il ne comprenait pas entièrement les raisons qui l'avait poussé à agir de la sorte, elle ne méritait pas pour autant de mourir. Elle aurait dû être jugée pour ce qu'elle avait fait et payer pour cela, mais certainement pas de sa vie.

Et puis, où ce cinglé avait-il caché Riza !?

- Un militaire doit savoir faire preuve de sang-froid, ricana Kimblee qui ne ratait rien des émotions qui animaient le Colonel. Montres-toi digne du grade que tu portes ! Renchérit-il en plongeant sur lui tout en joignant ses mains dont les paumes étaient toutes les deux tatouées de cercle de transmutation.

Il en avait assez de discuter. Il était temps de passer à l'action.

oOo

- Ce n'est pas possible, Riza doit forcément être quelque part !

Jean rageait. Avec Chris, il avait passé au peigne fin toutes les pièces de la maison. Vanessa était trop en état de choc pour les aider à présent. Ils avaient recouvert le corps de Madeline d'un drap avant de retourner à leur recherche.

- Il doit forcément y avoir un accès secret... Une cave peut-être !? Suggéra Chris, qui ne s'avouait pas vaincue non plus.

- Nous avons fouiller tous les accès ! L'informa le militaire.

- Peut-être l'entrée de la cave est-elle dissimulée ? Ajouta-t-elle, sceptique.

Ce n'était pas impossible dans ce genre de maison. De toute façon, ils n'avaient rien à perdre à chercher une entrée dissimulée. Ils n'avaient pas d'autres pistes et puis Jean ne saurait l'expliquer, il savait que Riza était là, quelque part et qu'elle attendait qu'on vienne la délivrer.

To be continued...