Hello !
Merci à Musing-and-Music et LénaFMA pour les commentaires sur le chapitre d'hier ! *émoji souriant de toutes ses dents*.
Me revoici en ce dimanche avec le thème numéro deux : "Balance" de cette 157e nuit du FoF. Et ce n'est pas tout, aujourd'hui, en ce 8 janvier, l'histoire fête son première anniversaire (et son dernier lol) ! Ouais, j'aurais mis environ un an pour terminer cette histoire ! J'espère que cette année vous aura plus ! (Bon, je vous rassure, ce n'est pas encore fini, mais au plus tard en février, elle le sera donc c'est presque la fin !)
Bonne lecture à tous.
Sei.
Chapitre 32 : Balance.
- Une bombe ! Répéta Roy, sous le choc.
Bordel, il aurait dû s'en douter ! C'était du Kimblee tout craché... L'enfoiré !
- Oui, dans la gorge... Si elle parle trop fort, elle explosera... Souffla Chris.
- Où est-elle !?
Il avait vraiment besoin de la voir... Il ne pouvait plus attendre.
- Dans ma chambre...
Roy n'en attendit pas plus pour sortir du bureau.
- Essaye de ne pas la réveiller ! Le prévint sa tante, même si elle n'était pas certaine qu'il l'écoutait.
Le Colonel se rendit dans la chambre de sa tante. Les rideaux étaient tirés. Elle était là, étendue sur le lit, la couette recouvrant son corps. Il s'approcha doucement. Sa poitrine montait et baissait au rythme de sa respiration.
Elle était là.
Elle était en vie.
- Elisabeth... Souffla-t-il, doucement, en s'asseyant sur le bord du lit.
Il était si rassuré de la voir. Un poids s'échappa de sa poitrine. Elle était là, toujours aussi belle. Il ne put s'empêcher de laisser glisser ses doigts le long de sa joue. Il ressentait ce besoin de la toucher pour s'assurer qu'il ne délirait pas et qu'elle était bien réelle.
- Monsieur Mustang... Bredouilla-t-elle dans son sommeil.
Il aimait à penser qu'elle pensait à lui. Ils ne s'étaient pas vus depuis qu'il lui avait remis sa lettre. L'avait-elle lu ? Qu'en avait-elle pensée ? Il y avait tellement de questions qu'il avait envie de lui poser. Il avait promis de ne plus l'importuner, mais là, la situation avait été si incontrôlable...
- Je suis là, et je te promets qu'il ne t'arrivera plus rien. Tu es en sécurité, murmura-t-il doucement.
Et tant pis si à son réveil, elle refusait toujours de le voir. Il veillerait sur sa sécurité dans l'ombre s'il le fallait. Tout ce qu'il voulait, c'était qu'elle soit heureuse, mais surtout, en sureté.
oOo
Rebecca ne tenait plus en place, Jean venait de lui annoncer que Riza avait été retrouvée saine et sauve mais qu'elle ne pouvait pas la voir.
- Je ne plaisante pas ! Dis-moi où elle est ! Vociféra-t-elle, en essayant de se dégager des bras de Jean, qui l'empêchait de quitter la demeure du Colonel Mustang.
- Elle a besoin de dormir ! Riposta Jean, ne la laissant pas faire.
- Je passerais la nuit avec elle ! Rétorqua-t-elle, souhaitant avoir le dernier mot.
- C'est trop risqué ! Répliqua Jean, en disant un peu trop malgré lui.
Il s'en rendit compte et blêmit, cela n'échappa pas à la brune.
- Pourquoi ! Fulmina-t-elle, furieuse de réaliser que le blond puisse lui cacher quelque chose d'important.
- Rebecca... Se contenta-t-il de répondre, désolé.
- Écoute, ce n'est pas parce qu'on a couché ensemble que tu as la moindre autorité sur moi ! Aboya la brune, pas le moins du monde attendrie.
- Je n'ai jamais pensé une telle chose, grimaça le blond, blessé par de telles accusations.
- Très bien. Donc, que tu le veuilles ou non, j'irais passer la nuit au chevet de ma meilleure amie ! Rétorqua-t-elle, gagnant cette bataille.
Jean Havoc ne savait plus quoi faire... Il se retrouvait démuni. S'il ne faisait rien, dans moins de cinq minutes Rebecca aurait quitté les lieux. Que devait-il faire ? Obéir aux consignes de Chris, pour qui il a du respect, ou faire en sorte de ne pas se faire encore plus haïr de Rebecca en l'empêchant d'aller voir Riza...
- Rebecca comprends-moi s'il te plait ! L'implora-t-il. Mon cœur balance... Je ne sais plus quoi faire...
- Oh ton cœur balance ! Et que veux tu que ça me fasse !? Rétorqua-t-elle, sardonique. Moi, je n'ai aucune hésitation sur ce que je veux ! Renchérit-elle avant d'enfiler sa veste, pour sortir.
- J'ai promis de veiller à ce que personne n'importune Riza pour la nuit. Tenta-t-il de la retenir. Pas même toi !
Furibonde, Rebecca fit volteface.
- Pour qui te prends tu ! Le réprimanda-t-elle, furieuse. Tu crois que je vais laisser ton Colonel à la noix avoir le beau rôle ! Je m'inquiète plus pour elle que lui.
Jean souffla, légèrement démuni.
- Je ne sais pas lequel de vous deux s'inquiète le plus pour elle, mais n'oublie pas que moi aussi je m'inquiète pour elle ! Il n'y a aucun concours pour savoir qui aura le beau rôle ! Riza a juste besoin de se reposer !
- Je la laisserai se reposer ! Riposta Rebecca, bien décidé à y aller.
- C'est risqué ! Renchérit le blond, qui s'énervait peu à peu de la témérité de Rebecca.
- Mais qu'est-ce qui est risqué à la fin ! S'enflamma la brune, voyant bien que le blond ne lui disait pas tout.
Le fumeur était au pied du mur, malgré lui et à cause de l'impatience de Rebecca, il en avait trop dit. À présent, elle allait le harceler jusqu'à ce qu'il parle.
- Tu te souviens que Kimblee est alchimiste ? Expliqua-t-il alors, ne pouvant plus faire autrement.
Rebecca approuva, attendant la suite, les bras croisés sous sa poitrine et le regard sévère.
- Et bien, il a placé une bombe sur Riza... Balança-t-il, sans prendre de pincette.
Les yeux de Rebecca s'écarquillèrent.
Il pensait vraiment qu'en lui annonçant ça, elle allait rester sagement ici à ne rien faire !?
oOo
Depuis son cachot, Kimblee soupirait, blasé... Il avait perdu... C'était affligeant ! Maudit Mustang... M'enfin... Il lui avait fait un joli cadeau et il espérait que ce dernier exploserait avec grandiose.
L'idée le fit sourire sadiquement.
Des bruits de pas, au loin, lui indiquèrent qu'il allait avoir de la visite.
- Mustang... S'étonna le fou furieux.
Et sa surprise n'était même pas faussement simulée. Il pensait que cet idiot serait auprès de cette blonde.
- Enfoiré ! Siffla l'alchimiste entre ses dents, fusillant Kimblee du regard.
- Waouh, ça balance des injures en guise de bonjour ! Répondit ce dernier, souriant sadiquement, comme à son habitude.
- Je balancerais bien autre chose, grogna Roy en serrant son poing qu'il se retenait de lui fourrer dans la figure.
De toute façon, la grille qui les séparait l'en aurait empêché.
- Qu'est-ce que tu cherches en venant ici ? Rétorqua simplement l'alchimiste écarlate, pas le moins du monde effrayé par la menace du Colonel. La compagnie de ta jolie blonde ne te suffit pas !? Renchérit-il, sardonique. Oh ! Peut-être est-elle déjà morte !? Ricana-t-il carrément.
- Ferme-là ! Aboya Roy, fou de rage en donnant un coup dans la grille qui les séparait.
Kimblee ne pouvait rien faire, ses mains étaient attachées aux extrémités d'une planche de bois pour l'empêcher d'utiliser son alchimie. Chacune de ses paumes étaient tatouées d'un cercle alchimique qui lui permettaient de créer n'importe quelle bombe quand il les joignait.
Pourtant, le voir ainsi ne suffisait pas à Roy. Il restait une menace, pour n'importe qui... C'était à cause de sa folie dévastatrice que Madeline était morte et que Riza risquait de mourir... Roy ne pouvait supporter une telle chose.
- Je viens faire en sorte que tu ne puisses plus jamais utiliser ton alchimie ! Réplique Roy en enfilant son gant.
Il avait pris la décision quand il avait quitté le chevet de Riza. Il ferait tout pour la sauver. Il ne savait pas encore comment, mais il lui retirerait cette bombe ! Et pour le bien de tous les habitants de ce pays, il ferait en sorte que ce cinglé ne puisse plus jamais causer de tort, mais surtout, il ferait en sorte qu'il ne puisse pas activer la bombe de Riza à distance, depuis sa cellule.
- Oh, oh je ne te savais pas aussi peu loyal ! Répliqua Kimblee, étonnée pour la seconde fois en un instant.
- L'as-tu été envers Madeline ? Vociféra le brun, peu enclin à être loyal.
- Ce n'était qu'une idiote ! Haussa les épaules Kimblee.
La mort de cette femme ne le touchait nullement. De toute façon, aucune mort ne pouvait l'atteindre. Pour lui, la vie n'avait aucune valeur. Pas même la sienne. Voilà pourquoi il n'avait aucune peine à croupir ici, dans cette prison.
- Peut-être, mais elle aurait dû être jugée et purger sa peine pour payer sa dette ! Fulmina Roy, qui n'appréciait absolument pas la manière qu'avait Kimblee de jouer avec la vie des autres. Maintenant, elle ne peut même plus défendre sa cause !
- Tu fais du sentimentalisme pour cette vipère !? Ricana le psychopathe. Elle voulait tuer ta blondinette bien avant moi ! De ce fait, on peut presque dire qu'elle est encore en vie grâce à moi ! Enfin, plus pour très longtemps, souligna-t-il, un sourire sardonique sur les lèvres.
- La ferme ! Hurla Roy en claquant des doigts, ne supportant plus de l'entendre parler ainsi de Riza.
Des flammes étincelèrent dans le couloir, mais ni l'un, ni l'autre, ne cillèrent.
- Je vais faire en sorte que tu ne puisses plus jamais nuire à personne ! Siffla-t-il, toujours en colère.
- Je préfère encore mourir ! Rétorqua Kimblee, sérieux.
- Mourir !? Tu ne mérites pas de mourir ! S'exclama Roy en claquant une nouvelle fois des doigts, mais cette fois-ci, en visant très bien ses cibles. Tu vivras dans cette misère pour toujours !
Roy quitta les lieux sous les cris de douleurs de l'alchimiste écarlate. Ses mains étaient à présent boursoufflées de cloques. Il ne pourrait plus jamais faire de mal. Avec Grumman, Roy ferait en sorte qu'il croupisse en prison jusqu'à la fin de sa vie. Pour Riza, mais aussi pour Madeline.
To be continued...
