Re bonjour !

Comme promis, deuxième chapitre du jour, toujours sur les thèmes de la 157e nuit du FoF ! À présent je vous présente le thème numéro six (oui, le cinquième ne m'inspirait pas) : "Tenter".

Merci à Musing-and-Music et L'atelier des Chats pour leur commentaire de ce matin *émoji bisou*.

Bonne lecture à tous.

Sei.


Chapitre 35 : Tenter.

Le lendemain matin, Roy se réveilla le premier. Riza était extrêmement fatiguée puisqu'il faudrait qu'elle mange suffisamment pour retrouver des forces. La veille, Chris avait réussi à lui faire boire un peu de soupe mais elle avait été tellement sous-alimentée qu'elle n'avait plus d'appétit.

Ce matin-là, après que Roy fut parti chez lui pour se changer et passer à la caserne prendre des nouvelles de la mise en service du nouveau traité, ce fut Rebecca qui apporta son petit-déjeuner à Riza. Roy aurait été bien tenté de rester, mais passer la nuit auprès de Riza l'avait déjà bien contenté. Il devait laisser aussi le temps à Riza de savoir si elle voulait le voir ou non.

- Bonjour la belle au bois dormant, souffla doucement Rebecca, entrant dans la chambre avec un plateau dans les bras.

Riza, qui était réveillée depuis peu et qui avait encore du mal à réaliser qu'elle n'était plus la prisonnière de Madeline et de Kimblee, sursauta. Ses yeux s'inondèrent de larmes à la vue de son amie et elle éclata en sanglot. Ce n'était pas vraiment dans ses habitudes et Rebecca le savait.

Rebecca posa son plateau sur la table de chevet pour prendre son amie dans ses bras. Riza n'était pas friande de câlin, mais à ce moment précis, la brune savait qu'elle en avait réellement besoin.

- Rebecca... Murmura doucement Riza.

- Ne parles pas, chuchota Rebecca en la berçant. Chris m'a tout dit, ne prends pas de risque, renchérit-elle en s'éloignant doucement pour capter son regard.

Riza grimaça. Finalement, même si elle était "sauve", son cauchemar n'était toujours pas terminé... Kimblee lui avait laissé un cadeau mortel...

Mais Riza n'avait pas envie d'en parler, et visiblement, Rebecca non plus. Tout ce qu'elle voulait, c'était savourer la victoire d'avoir retrouvé sa meilleure amie.

- Je t'ai apporté des œufs brouillés, changea-t-elle de sujet en lui présenter le plateau qu'elle venait de poser. Il faut que tu manges un peu.

Riza approuva. Rebecca l'aida à s'installa dans une position semi assise grâce à une superposition d'oreiller, car sa tête était toujours lourde. Les mains tremblantes, elle s'empara de la fourchette pour goûter les œufs.

Ses yeux se fermèrent sous le choc d'un tel délice. Elle n'avait rien mangé d'aussi bon depuis des jours.

- Doucement, s'inquiéta Rebecca. Tu vas être malade sinon.

Riza sourit, c'était tellement tentant de tout manger, mais Rebecca avait raison, si elle avalait trop vite, elle serait malade. C'était difficile de se contenter de mini-portions, mais pour l'instant, son estomac n'en supporterait pas plus.

- Merci, souffla-t-elle dans un murmure, une fois son assiette vide.

- N'en fais pas trop, rétorqua Rebecca.

Elle avait peur à chaque fois que Riza parlait... Et si elle déclenchait le processus par inadvertance !? Elle n'accepterait pas de perdre son amie.

Riza ne protesta pas, et se contenta d'approuver d'un signe de tête. Elle était si épuisée. La pression était retombée, maintenant qu'elle se savait en "sécurité", son organisme n'était plus sur le qui-vive en "instinct de survie" et il en profitait pour récupérer. Voilà pourquoi elle était aussi épuisée.

- Rendors-toi, lui conseilla sagement Rebecca, en tentant de réajuster ses oreillers pour qu'elle soit plus à l'aise pour dormir.

- Ne... Me... Laisse... Pas... Souffla Riza agrippant sa main sur le poignet de Rebecca.

Elle ne supportait plus de rester seule.

Cette remarque de la blonde, brisa un peu plus le cœur de Rebecca... Car elle avait beau tenter de se montrer forte, Riza était brisée... Encore plus brisée qu'elle ne le laissait paraître... Il n'y avait qu'à voir la manière dont elle s'accrochait à Rebecca avec désespoir...

- Je ne vais nulle part, la rassura-t-elle avec un sourire bienveillant. Promis.

oOo

Chris ayant pris le relais auprès de Riza, pour ne pas qu'elle soit seule à son réveil. Rebecca ressortit de la chambre où dormait Riza quelques heures plus tard.

Son cœur était toujours aussi lourd d'inquiétude pour Riza. En plus, cette bombe à retardement qu'elle avait dans la gorge, n'arrangeait rien... Il allait falloir qu'elle apporte beaucoup de soutien à Riza, pour qu'elle aille mieux. Elle aimerait la ramener chez eux, mais elle savait que Riza refuserait... Elle avait quitté Netherfield avec l'objectif de ne jamais y retourner... C'était son passé et elle voulait aller de l'avant...

Peut-être qu'elle, elle pourrait s'installer sur Central ? L'idée de se rapprocher de Jean ne lui déplaçait pas... Même si les choses n'étaient pas encore totalement réglées entre eux.

- Comment va Riza ? S'enquit d'ailleurs le blond, surgissant devant elle.

Sans qu'elle ne s'en rende compte, son cœur se mit à battre plus fort dans sa poitrine. Depuis quelques jours, elle était tellement inquiète pour la disparition de Riza qu'elle en avait oublié à quel point elle en voulait à Jean. Bon d'accord, elle avait fini par apprendre qu'il n'était pas en cause et que tout ceci était dû à la diablerie de Clary, la sœur de Jean... Mais elle ne pouvait admettre qu'il prenne la défense de cette garce... Elle lui en voulait pour cela.

Bon, certes, c'était mal de lui demander de choisir entre sa sœur et elle... Mais franchement, pour elle, Clary ne méritait pas autant d'indulgence ! Elle refusait de pardonner à Jean pour continuer à se prendre des coups en traitre de la part de cette blondasse ne supportant pas le bonheur des autres.

- Elle s'est rendormie, répondit-elle simplement.

Un silence s'installa entre eux. Légèrement gênant... Aucun des deux ne savaient quoi dire...

- Tu veux qu'on aille manger !? Finit par suggérer Jean, ne supportant plus cette pression entre eux.

Le blond savait que Rebecca n'avait pas quitté le chevet de Riza depuis le début de la matinée et il était déjà près de quatorze heures. Elle n'avait donc pas mangé. Et l'idée d'enfin passer un moment en tête à tête avec elle était très tentant.

À l'énonciation de la nourriture, le ventre de la brune cria famine, elle était en effet morte de faim.

Elle aurait pu refuser, mais les émotions de ces derniers temps ne lui donnaient pas envie de se prendre la tête et elle savait que le blond insisterait longtemps pour qu'elle accepte.

- C'est toi qui invites ? Se contenta-t-elle alors de répondre, en guise d'acceptation.

Sa remarque fit légèrement sourire le blond. Il était heureux qu'elle accepte aussi facilement, il avait cru pendant un instant qu'elle allait l'envoyer promener, mais l'attraction entre eux était encore forte et il était facile pour Rebecca, de se laisser tenter, même si elle refuserait de l'avouer.

- Cela va de soi, répondit-il simplement, en lui offrant son bras, ainsi que son plus beau sourire.

Rebecca ne répondit pas tout de suite à l'invitation. Son cœur pesait encore le pour et le contre. Jean était sincère, elle n'avait pas de doute là-dessus, mais Riza n'était pas encore sortie d'affaire et elle ne voulait pas s'autoriser à un élan de bonheur, alors que sa meilleure amie risquait encore sa vie.

- Je sais que tu as du mal avec lui, mais je t'assure que le Colonel ne laissera rien lui arriver, chuchota Jean à son oreille, la faisant frissonner.

Elle était tellement perdue dans sa réflexion qu'elle ne s'était même pas rendue compte que Jean pouvait lire aussi facilement en elle.

- Qu'est-ce que tu en sais !? Rétorqua-t-elle alors, n'aimant pas trop que Jean prenne sans cesse la cause de son supérieur.

Elle n'aimait pas, parce que Jean avait été le premier témoin des paroles du Colonel quand il avait insulté Riza de "tapisserie"...

- Il n'est même pas là... Fit-elle d'ailleurs remarquer.

Pour quelqu'un qui assurait prendre soin de Riza, il n'était même pas présent pour veiller sur elle... Quel comble !

- Il m'a dit qu'il devait passer au quartier général pour s'assurer de la mise en service du traité et s'assurer que Kimblee ne sorte jamais de sa cellule. Il ne devrait plus tarder à revenir au chevet de Riza, répondit Jean qui avait toujours réponse à tout.

Rebecca haussa les épaules, peu convaincue. Ça l'agaçait que Jean ait le dernier mot... Si elle répliquait, ça allait partir en dispute entre eux, et elle n'avait pas envie de se prendre la tête, surtout avec Jean.

Elle avait encore beaucoup de mal à cerner le Colonel. Elle n'était pas stupide et savait qu'il avait une attraction pour Riza, mais il avait tellement blessé son amie lors de leur première rencontre qu'elle avait encore du mal à lui pardonner. Ça avait beaucoup blessé Riza, même si elle ne le montrait pas.

Laissant la victoire à Jean, Rebecca décida de ne pas renchérir et de changer de sujet.

- Dans ce cas, s'exclama-t-elle en invitant Jean à quitter le bar. Allons manger ! Conclut-elle, approuvé par son estomac qui se mit à gargouiller bruyamment.

- Allons sustenter cet estomac, pouffa Jean en refermant la porte derrière eux.

To be continued...