Re coucou !
J'aurais été très inspirée par les thèmes de cette 157e nuit du FoF héhé, j'aurais abordé sept des huit thèmes donnés ! (Bon, en décembre, si j'avais été en meilleur forme, j'aurais certainement abordé tous les thèmes ! M'enfin, je me suis rattrapée ce mois-ci *émoji qui tire la langue*).
Bref, trêve de bla-bla, voici le huitième et dernier thème de la 157e nuit du FoF : "Refuge".
Bonne lecture à tous.
Sei.
Chapitre 37 : Refuge.
Un silence assez gênant était apparu entre eux et Riza se sentit tout à coup mal à l'aise. Aurait-elle dit une bêtise ? Son rougissement de gêne se transforma en rougissement de honte et elle aurait voulu disparaître dans un trou de souris...
Encore plus lorsque Roy finit par bredouiller...
- Je... Non.
Okay... C'était direct... Devait-elle crier pour faire exploser la bombe de Kimblee et disparaître à jamais ?
Riza se sentait tellement ridicule... Elle sentit les larmes lui monter aux yeux sans pouvoir les contrôler. Elle détestait se sentir aussi faible... Pourquoi passait-elle son temps à se ridiculiser devant le Colonel...
- Pour... Pourquoi ? Demanda-t-elle.
Elle avait besoin d'une réponse. Pour savoir à quel moment elle avait mal interprété les signes. Elle qui pensait que Roy était son refuge. Celui où elle serait enfin en sécurité. Celui qui empêcherait d'autres individus tel que Yoki ou Kimblee de venir lui pourrir la vie. Se serait-elle fourvoyée ?
- Parce que je ne veux pas que notre dernier baiser soit un signe de désespoir, répondit Roy d'une voix douce, posant délicatement sa main sur sa joue pour essuyer ses quelques larmes.
Riza renifla et s'appuya sur la chaleur de cette paume de main sur sa joue. Elle ferma les yeux, comme pour se réfugier dans cette sensation bienveillante de protection qu'il lui offrait. Méritait-elle vraiment autant d'affection de la part de cet homme après toutes les misères qu'elle avait dû vivre ? Malgré que leur rencontre ne s'était pas passé dans les meilleures conditions ?
- Je veux que notre premier baiser soit la promesse du chemin que nous parcourons ensemble, renchérit-il doucement, en posant son front contre le sien.
Leur souffle se mélangea et Riza rouvrit les yeux pour croiser son regard rempli de cette promesse qu'il lui faisait. Était-il sincère ? Elle avait envie qu'il le soit. Elle avait toujours cru que sa vie était écrite à l'avance... Mais aujourd'hui, elle avait envie d'écrire son propre avenir et elle avait envie que le Colonel en fasse partie. Elle ne voulait plus le repousser. Il était devenu son refuge.
- Tout va bien se passer, murmura-t-il en caressant tendrement sa joue. Je vais retirer cette bombe et si après cela, vous voulez toujours m'embrasser, alors nous ferons les choses bien, lui sourit-il, amoureux.
Riza se sentit de nouveau rougir face à l'intensité de ses paroles. Il lui offrait les paroles que son cœur avait envie d'entendre.
- Les choses bien ? Demanda-t-elle d'une voix tremblante, ne comprenant pas.
Elle essayait de s'imaginer ces promesses dans l'avenir, mais l'image de bien faire les choses, perturbait son imagination. Qu'entendait-il par-là ?
Un petit sourire charmeur apparu sur le visage de l'alchimiste devant sa question.
- Oui, approuva-t-il. Je veux repartir de zéro avec vous et me conformer aux règles.
En disant cela, il faisait référence à leur première rencontre et à la façon dont les choses s'étaient passées. Il les regrettait plus que tout et s'il avait pu tout effacer et revenir en arrière, il l'aurait fait sans hésiter. Mais c'était impossible... Et se racheter n'était pas forcément évident... Alors, tout reprendre à zéro lui semblait être la meilleure des décisions.
En plus, ce serait également pour Riza le moyen de décider de repartir à zéro également, autant dans leur histoire que dans sa vie en général.
- Il faut que vous m'accordiez un rendez-vous, explique-t-il alors, souriant tendrement.
- Quel genre de rendez-vous ? S'enquit Riza, très curieuse.
- Que diriez-vous d'un diner ? Suggéra Roy, en souriant.
Riza fit mine de réfléchir. Un diner avec Roy !? Cette idée lui plaisait. Elle n'avait encore jamais mangé au restaurant. Elle avait toujours eu l'impression que c'était quelque chose de réservé aux autres. Oui, elle voulait aller diner ! Et le confirma en souriant et en secouant la tête, affirmative.
Roy répondit à son sourire par un autre.
- Si le diner se passe bien, alors ce sera le moment... Murmura-t-il, complice.
- Le moment ? Souffla Riza, conquise, mais intriguée.
Le moment de quoi ?
- De vous offrir ce baiser qui nous liera l'un à l'autre, répondit alors Roy.
Riza en rougit d'impatience. Il la faisait rêver avec cette promesse. Tellement rêver qu'elle en oublia complètement que la bombe était toujours là, dans sa gorge.
- Quand ça ? Demanda-t-elle, ne supportant plus l'attente.
- Et si nous commencions d'abord par retirer cette fichue bombe Elisabeth ? S'amusa Roy, de son impatience.
Lui aussi se sentait détendu par cette discussion entre eux. C'était la première qu'ils avaient et qui était aussi légère alors que pourtant, la situation était quand même un peu grave et sérieuse !
Riza en rougit, confuse. Il avait les mots pour la mettre à l'aise.
- M'appellerez-vous enfin Riza après cela ? Demanda-t-elle tout de même, grimaçant à l'entente de son prénom.
Si jusqu'à présent, elle avait apprécié qu'il l'appelle ainsi pour marquer la différence qu'il y avait entre eux deux. À présent, elle n'appréciait plus qu'il l'appelait ainsi... Elle avait l'impression que justement, ça persistait à garder une certaine distance. Une distance qu'elle voulait voir disparaître.
- Je ne sais pas, j'aime beaucoup vous appelez Elisabeth, répondit pourtant Roy, comme pour l'embêter.
- Et moi je déteste ce prénom, grogna-t-elle frustrée. Je préfère Riza.
- M'appellerez-vous enfin Roy ? Renchérit alors l'alchimiste, sérieux.
Car en effet, jusqu'à présent, elle n'avait encore jamais prononcé son prénom à haute voix. Elle l'appelait toujours Monsieur Mustang, ou le Colonel, mais jamais Roy. L'idée de le faire enfin la titillait, mais pourtant, elle était toujours frustrée que lui ne l'appelait pas Riza... Pourquoi lui donner ce qu'il voulait quand il ne le lui rendait pas ?
- Ne venez-vous pas de dire que vous vouliez faire les choses convenablement Monsieur Mustang ? Répondit-elle alors, souriante, en insistant bien sur son nom.
Sa réflexion fit sourire Roy.
- Vous avez tout à fait raison, mademoiselle Elisabeth, lui rendit-il la pareille. Commençons donc par vous retirer cette foutue bombe ! Retrouva-t-il ensuite son sérieux.
Riza retrouva la sien également et ferma les yeux tandis que Roy se concentra et frappa enfin dans ses mains... La blonde serra les yeux très forts et se propulsa dans le refuge que lui offrait la présence de Roy. Auprès de lui, elle se sentait en sécurité et elle savait qu'il ne lui arriverait plus rien, elle souriait lorsque les mains de Roy se posèrent sur sa gorge et qu'une éblouissante lumière s'infiltra sous ses paupières closes.
To be continued...
Pour faire durer un peu le suspens, vous découvrirez la fin de cette histoire avec la 158e nuit du FoF en février. Oui, je suis sadique hihi.
À très bientôt et une excellente année 2023 à toutes et à tous.
Des bisous.
Sei.
