Bonjour !

Cela fait plusieurs jours que j'ai posté ce chapitre, et je me rends compte que je n'ai pas mis de petits messages avant de lancer le chapitre ...

Je reçois beaucoup de mails concernant vos reviews, et le fait que beaucoup mettent cette traduction en favoris.

Je suis HYPER contente du succès que rencontre cette fanfiction ! Ça me rassure sur le choix que j'ai fait de traduire cette histoire, et sur le talent de l'écrivaine originale. Je devrais lui en toucher deux mots d'ailleurs ...

Je vais essayer d'être plus régulière dans la parution des chapitres, car rien n'est plus embêtant qu'une fanfiction irrégulière =)

L'équipe : WickedlyAwesomeMe (auteur original); PetiteSphereAilee (traductrice); Snow (relecture).

Bonne lecture !


On toqua à la porte, et Hermione soupira doucement, remuant la tête. Babbitty avait été un super compagnon pour elle, et la Lapine avait été extrêmement soucieuse à son égard. L'Animal Parlant comprenait qu'Hermione avait besoin de plus de temps seule, et elle avait pris l'habitude de sortir de son terrier pour, probablement, ramasser de la nourriture. Mais alors, il était ridicule que Babbitty toque à la porte alors que c'était toujours sa maison. Hermione pensa que la Lapine en faisait beaucoup trop à présent.

« Je vais bien, entrez » dit-elle assise dans son lit. Hermione lissa la robe blanche que Babbitty lui avait donnée. Etonnamment, elle lui allait parfaitement, et Babbitty lui avait dit qu'elle avait été utilisée par une femme Telmarine qui avait vécu avec elle, d'où le nombre important de vêtements de rechange pour femme dans sa maison.

La porte grinça en s'ouvrant, et Babbitty entra, un léger sourire sur son visage alors qu'elle sautillait à l'intérieur et posait un panier rempli de légumes sur la table bancale. « Avez-vous envie d'une soupe de légumes, mon cœur ? » Demanda-t-elle, déposant à présent les légumes sur la table.

Hermione sourit et se leva. « Ce serait super, » répondit-elle en boitillant vers Babbitty. « Puis-je aider ? »

« Non, non, ne vous embêtez-pas, Hermione, » dit le lapin, retirant un couteau d'un des petits placards. Elle commença à trancher les pommes de terre, et à rassembler les morceaux dans un bol.

« Non, j'insiste, » dit Hermione en fronçant les sourcils.

Babbitty acquiesça et lui sourit. « Toujours persistante, n'est-ce pas ? » Demanda-t-elle, tandis qu'Hermione lui adressa un rapide et honteux sourire. « Très bien, mon cœur, voulez-vous bien faire bouillir de l'eau pour moi ? L'évier est par là et faites attention avec l'âtre de la cheminée. Il n'est pas nécessaire de vous blesser davantage, n'est-ce pas ? »

Hermione acquiesça et fit ce qu'elle avait à faire.

Pendant qu'elles travaillaient, Hermione reconnut qu'elle commençait à s'habituer à la vie ici, à Narnia. Enfin, elle s'habituait plus à la vie ici, dans le terrier de Babbitty. La compagnie était appréciable et l'humble demeure était confortable. Mais cela n'empêchait pas Hermione de continuer d'espérer qu'elle retournerait à Poudlard, et de continuer de se battre au côté du Bien.

Elle s'était promis à elle-même qu'une fois sa jambe soignée, elle arrêterai d'embêter Babbitty et quitterai sa maison afin de s'aventurer dans Narnia et de trouver le moyen de rentrer chez elle.

Leur petite leçon de cuisine se termina rapidement, et elles purent boire leur soupe chaude à table.

« Comment c'est ? » Demanda Babbitty, guettant sa réaction.

Hermione sourit. « C'est vraiment délicieux, Babbitty. Merci, » dit-elle, et la Lapine sourit.

« Donc, j'ai réfléchi et je pense que je vous ai gardé suffisamment longtemps enfermé dans mon terrier, » dit Babbitty après quelques minutes de silence. « Un peu d'air frais vous fera le plus grand bien. Grand Dieu, vous sembliez si malade ces derniers jours, Hermione, et je pense que le mieux serait de vous délecter de la chaleur, de l'air printanier. »

« C'est une bonne idée, » répondit la brunette, levant son petit verre d'eau afin d'en prendre une petite gorgée.

Babbitty applaudit de ses pattes, excitée, et dit, « Oh, je viens de me souvenir que les membres de la Royauté de Narnia vont avoir une parade sur la place de la ville aujourd'hui. Nos Reine Susan et Roi Caspian vont se marier d'ici deux semaines, et – est-ce que tout va bien ? »

Hermione avala sa gorgée d'eau de travers, et commença à tousser sans pouvoir se contrôler, la couleur de son visage virant en un bleu alarmant. Babbitty sautilla de sa chaise et commença à tapoter le dos d'Hermione avec ses pattes jusqu'à ce qu'Hermione se calme.

« Je-je vais bien maintenant, » souffla Hermione, et Babbitty acquiesça. Elle sautilla de nouveau vers sa chaise et regarda la brunette, haletante, avec intérêt.

« Êtes-vous sûre que tout va bien maintenant, mon cœur ? » demanda la Lapine, et la brunette acquiesça vigoureusement.

« Que disiez-vous plus tôt ? » Demanda Hermione.

Babbitty sembla confuse. « Que peut-être de l'air frais vous ferez du bien ? » Répéta-t-elle avec un petit doute.

Hermione secoua la tête. « Non, non après ça, » dit-elle.

« Que la Reine Susan et le Roi Caspian allaient se marier d'ici deux semaines ? » Dit Babbitty, et Hermione pâlit instantanément.

« Oh, par Merlin, » grogna Hermione, et Babbitty considéra cela comme un signal d'alarme.

« Qu'y a-t-il, mon cœur ? » Demanda la Lapine. « Vous rappelez-vous quelque chose ? Est-ce que ces noms déclenchent un souvenir chez vous ? »

Déclencher un souvenir, ils le faisaient. Hermione connaissait si bien ces deux noms. Susan Pevensie et Caspian Dix. Ce qui la troublait le plus, et bien, c'est qu'ils allaient se marier. Elle se tortura le cerveau pour trouver d'autres informations concernant les chroniques, mais elle ne se souvenait de rien à propos d'une romance entre les deux. Et Susan ! Hermione se souvenait que ce personnage avait choisi de rester sur Terre car Susan avait grandi.

« Babbitty, » dit Hermione, essayant de se calmer. « Pouvez-vous m'emmener à la place du village s'il-vous-plaît. »


« Pourquoi les femmes prennent toujours autant de temps pour se préparer ? » se plaignit Edmund, regardant sa montre une énième fois. « Nous allons être en retard. »

Peter tourna ses yeux vers son frère et dit : « Parce c'est ce qui fait que ce sont des femmes. » Le Grand Roi descendit de sa chaise et fixa le paysage au loin, un sourire serein sur son visage. « N'est-ce pas génial le fait de pouvoir sortir de nouveau ? Je pense que nous sommes restés enfermé beaucoup trop longtemps à mon goût. »

« Souviens-toi, cette parade n'est pas en ton honneur. Elle est à propos de Susan et de moi » lui rappela Caspian, et Peter grimaça.

"Je le sais bien" dit-il, ce qui fit souffler Edmund dans un grognement non princier.

Peter lui lança un regard noir.

"Quoi ?" demanda Edmund, levant ses bras en défense. "Tu as tendance à t'accaparer toute l'attention, Pete. Juste parce que tu es le "Grand Roi" et qu'ils sont tous tes subordonnés et que tu peux les considérer comme des ordures."

Le Grand Roi grimaça. "Très drôle" répondit Peter, qui s'assit de nouveau sur son trône.

Caspian sourit lorsque Edmund ricana. Le premier regarda alors à travers la fenêtre de Susan, et aperçu sa silhouette et celle de Lucy. "Je n'arrive pas à croire que je vais l'épouser" dit-il, un léger sourire sur son visage. "La plus belle chose que j'ai pu voir dans toute ma vie."

"Ecoute-moi, et écoute bien Caspian." Peter haussa la voix, un regard menaçant sur son visage. "Susan est ma petite sœur, et j'ai tout fait, par le passé, pour éloigner tous les potentiels goujats qui auraient brisé le cœur de ma sœur. Comprends-tu la responsabilité qui t'incomberas une fois que tu l'auras épousé ?"

Le Telmarin fit un sourire suffisant et secoua la tête. « Qu'est-ce que c'est que ça ? » Demanda-t-il, posant un de ses pieds sur le dessus de la table à thé. « Serais-je menacé par mon futur beau-frère ? »

« Soit sérieux, idiot, » dit Edmund, lui donnant un regard sérieux. « C'est de Susan dont nous parlons. Elle est notre sœur. Il est toujours de notre devoir de protéger les femmes de la famille. »

« Calme, calme messieurs, » dit Caspian, leur adressant à tous les deux un sourire sincère. « C'est de Susan dont nous parlons. Pensez-vous honnêtement, après m'avoir vu avec elle ces dernières années, que je pourrais la blesser dans le futur ? »

Peter et Edmund froncèrent les sourcils.

« Oh, pour l'amour d'Aslan, tous les deux ! » Dit Caspian, riant de bon cœur. « J'aime Susan. Ardemment pour être exact. Je ferais tout pour la garder saine et sauve, et heureuse. Me suis-je bien fait comprendre ? »

Finalement, Peter lui offrit un léger sourire et Edmund soupira.

« L'amour, » maugréa le plus jeune des trois hommes. « Je ne comprendrais jamais ses complexités. Regarde-toi Caspian. Un puissant et respectable roi. Mais parce qu'à cause de cet étrange sentiment que tu as pour ma sœur, tu deviens un grand nigaud.

Caspian rigola avec bonhommie. « Soit patient, Ed », dit-il. « Un jour, tu rencontreras une fille, une créature femelle peut-être » - Edmund eut un haut-le-cœur – « qui aura la capacité de te transformer en ce que tu appelles un grand nigaud. »

Peter rigola et secoua sa tête. « Caspian, il s'agit d'Edmund, » souligna-t-il. « Il préféra se marier avec ses plans de bataille et la bibliothèque plutôt que de se laisser affaiblir par une femme. »

« Quoi ? » Rétorqua Edmund, sur la défensive. « Les filles sont des casse-pieds. »

Avant que l'un des plus vieux ne puisse répondre, Susan et Lucy sortirent du château.

Elles étaient magnifiques, comme toujours. Susan avait toujours été le centre de l'attention des hommes auparavant, aussi bien chez le Humains que chez les Narniens. D'où le fait que ce ne fut pas surprenant lorsqu'elle apparut d'une beauté irréelle en portant sa robe favorite, de couleur verte et parée de bijoux narniens. Sa couronne était placée sur le dessus de sa glorieuse tête de cheveux corbeaux, et elle se retira, ses yeux gris brillants dans cette matinée d'été.

Caspian se leva instantanément, rougissant légèrement et un sourire rayonnant sur son visage. Il vint à la rencontre de sa future femme et serra sa main droite. Il se baissa, lui donna un doux baisé et dit : « Tu es magnifique. »

« Oi ! Aidez-moi aussi ! » S'exclama Lucy derrière, et les quatre autres gloussèrent.

Lucy était magnifique. Son visage enfantin était parti. A la place, elle avait commencé à devenir une jeune femme, assisté par la puberté et les robes sophistiquées qu'elle commençait à porter. Elle était habillée d'une simple robe jaune, tombant sur ses jambes jusqu'aux chevilles. Sa couronne était posée sur sa tête, et un sourire enfantin complétait la tenue.

Peter et Edmund escortèrent Lucy en bas des escaliers. Tous les cinq rejoignirent la calèche préparée pour eux, et partirent vers la place du village.


Hermione regarda bêtement les nombreuses créatures alignées devant ses yeux, attendant impatiemment la parade de leurs monarques adorés.

Elle repéra des Ours, des Castors, des Blaireaux, des Chiens, des Ânes et des Chevaux. Ils étaient tous des Animaux Parlants, fait confirmé par Babbitty. Ceux qui n'avaient pas hérité du don de parole étaient tous caché dans la forêt, loin des regards de ceux qui étaient civilisés. Babbitty lui dit que ceux qui ne pouvait pas parler étaient considérés comme sauvage, et si elle en rencontrait un, elle devrait faire très attention.

Il y avait des Centaures et des Satyres, des Fées et des Dryades se mélangeant avec les Animaux Parlants, et Hermione eut mal au cœur. Ils étaient des créatures magiques, et bien que les Fées et les Dryades aient été considérées comme disparues du Monde Magique, elle ne pouvait toujours pas s'en empêcher et se sentit nostalgique.

Il y avait aussi quelques êtres humains, et Hermione conclut qu'ils étaient Telmarins. Elle se souvint comment la guerre entre Miraz et les Pevensie s'était terminée, et fut surprise de voir qu'il y en avait des convertis. Elle était ravie de les voir vivre en paix à Narnia à présent.

A cause de ses blessures, Hermione et Babbitty bataillèrent pour trouver un bon emplacement. Les Narniens et Telmarins furent assez sympathiques pour laisser passer la jeune femme blessée.

Hermione ne pouvait pas s'en empêcher mais remarqua qu'elle recevait d'étranges et curieux regards des autres.

« Vous êtes … différente, pour information, » lui avait dit Babbitty un jour. « Vous ressemblez beaucoup aux Telmarins, mais il y a toujours quelque chose de différent chez vous pour eux, mon cœur. Ignorez-les et ils vous laisseront tranquille. »

Finalement, Hermione et Babbitty trouvèrent un bon emplacement et attendirent. Pendant qu'elles attendaient, Hermione prit connaissance de l'environnement autour d'elle.

Il ressemblait aux villages médiévaux qu'elle avait imaginé dans les livres qu'elle avait lu. Il y avait des magasins et des tavernes alignés côte à côte. Elle pouvait même voir une place du marché au bout de la rue. Un écusson était tissé sur des bannières, installées en hauteur côte à côte, et Hermione imagina qu'il symbolisait probablement le royaume de Narnia.

Hermione étendit son cou et se mit sur la pointe des pieds. Elle put apercevoir un immense champ, à plusieurs milliers de kilomètres de ce village. Toute la verdure rendit Hermione désireuse de faire une bonne promenade ou de trouver un bon endroit pour lire. Lorsqu'elle irait mieux, elle se promit de voyager à travers le pays, juste pour admirer la beauté de cet endroit magique.

Tout d'un coup, tout le monde autour d'elle s'inclina en révérence et tomba un silence complet. Confuse, Hermione regarda autour, essayant de localiser l'étrange son qu'elle entendait.

Il s'avéra que le son était celui des roues d'une magnifique calèche et la brunette le fixa de stupéfaction.

« Saint Godric, » soupira Hermione, regardant finalement les occupants de la dite calèche. Deux femmes magnifiques et trois hommes très beau qui souriaient, saluant la foule alors qu'ils avançaient sur la route. Un long cortège de soldats, aussi bien Narniens que Telmarins, marchaient devant et derrière la calèche, leur posture étant assurée et impénétrable. Quiconque osant vouloir faire quelque chose de radical allait certainement être puni.

"Je regarde les Pevensie et Caspian" se dit-elle, n'y croyant toujours pas. "Je regarde les Pevensie et Caspian."

La calèche passa devant elle et un des rois, un qu'elle ne connaissait pas, rencontra ses yeux bruns et elle se figea. Les yeux couleur onyx se connectèrent aux siens une fraction de seconde avant qu'il ne détourne son regard et reprenne ses salutations.

Babbitty découvrit finalement qu'Hermione ne s'était pas inclinée. Elle était restée droite, et elle la tira gentiment vers le bas.

"Vous devez le respect aux monarques de Narnia," chuchota Babbitty et Hermione, encore désorientée, rougit et acquiesça de la tête.

Après avoir vu les Pevensie et Caspian, le poids de la situation dans laquelle Hermione était se fit sentir et la brunette, fermant hermétiquement les yeux, savait qu'elle devait trouver un moyen de rentrer chez elle.


"Eh bien, ce fut fatiguant, s'exclama Lucy, suivit par un monumental bâillement. Elle courut vers son trône et s'y assit, enlevant immédiatement ses talons afin de respirer et de bouger plus librement.

"Tout ce que nous avons fait a été de faire un tour en calèche, Lu'," dit Edmund, amusé de voir oh combien sa sœur se plaignait.

Lucy lui lança un regard noir et Susan rigola doucement, répondant à ses benjamins : "C'est une chose de femme, Ed'", dit-elle. "Tu ne peux pas comprendre.

Les quatre s'assirent sur leur trône.

"Quel lieu joyeux," dit Peter, son ton se faisant soudainement sérieux. Les quatre autres se crispèrent, sachant que Peter était à présent en mode Grand Roi.

Peter tourna alors la tête et regarda les autres intensément. "Nous devons faire tout, je dis bien tout, notre possible pour protéger ce pays," déclara-t-il avec conviction

Caspian sourit et hocha la tête. Edmund attrapa la main de Lucy et hocha la tête. Et Susan, avec ses yeux doux et gris, les rejoignit, et ajouta "Nous le ferons, Peter. Nous le ferons tous."


"Je parie que vous êtes fatiguée maintenant," dit Babbitty une fois qu'elles avaient rejoint le terrier. "Je pense que vos blessures vous ont fatiguée plus que nécessaire."

La Lapine aida Hermione à retourner au lit et, de reconnaissance, la brunette lui offrit un sourire pour la remercier. Des perles de transpiration apparaissaient à présent sur son front, et elle pensa alors que l'Animal Parlant avait raison. Elle avait à présent le sentiment d'être épuisée et la tête lui tournait; elle savait qu'elle s'endormirait en un rien de temps.

"Je serai dehors pour ramasser de la nourriture pour notre dîner," dit Babbitty, souriant. "Est-ce qu'une soupe de champignon vous tente cette fois ?"

Hermione se força à afficher un sourire sur son visage. "Je pense que ça serait adorable," répondit-elle.

Babbitty sourit et sautilla vers la table pour récupérer son panier vide. "Oh, avant que j'oublie !" S'exclama-t-elle, sautillant en direction du placard. Les yeux d'Hermione se posèrent sur sa baguette, maintenue fermement dans la patte de Babbitty. "J'ai vu cet étrange bâton dans votre poche intérieure quand je vous ai vu étendue devant ma maison. Je ne suis pas sûre que cela ait une quelconque importance pour vous, mais c'est un très beau morceau de bois. C'est de la vigne, je présume ?"

Hermione était bouleversée. "O-oui," pensa-t-elle, récupérant avec précaution sa baguette. Le courant électrique qu'elle ressentait habituellement lorsqu'elle la touchait avait disparu, mais Hermione ne semblait pas en être dérangée. Le plus important était qu'elle avait sa baguette à présent.

"Et bien maintenant, je devrais y aller avant que la pénombre n'arrive," dit Babbitty. "Reposez-vous à présent."

La brunette hocha la tête silencieusement et bientôt, Babbitty était partie.

Hermione fixa sa baguette avec émerveillement, de petites larmes se formant au coin des yeux. "Je pensais t'avoir perdue," murmura-t-elle, se blottissant contre celle-ci. C'était absurde, bien évidemment, pour elle de pleurer sur un morceau de bois. Mais dans le monde des Sorciers, leur baguette est tout pour eux. Sans baguette, un sorcier est incomplet. Elle est une fidèle compagne, un recours magique et sans elle, un individu ne peut être appelé sorcier ou sorcière.

"Lumos," murmura Hermione en s'attendant à voir sa baguette produire une petite lumière. Il n'y avait rien.

Confuse, Hermione répéta le sort une nouvelle fois mais une fois encore, aucune magie se produisit. Elle essaya d'autres sorts, des plus simples aux plus complexes mais encore une fois, sa baguette ne voulait pas changer d'avis.

Hermione commença à paniquer, s'apercevant que quelque chose n'allait pas avec elle. "Ma baguette ne peut être morte, n'est-ce pas ?" Se demanda-t-elle. Elle vérifia s'il n'y avait pas de fissures ou alors d'ébrèchements, mais elle n'en trouva aucunes. Sa baguette n'avait aucune imperfection, comme auparavant.

Sinon qu'elle ne produisait aucune magie.

La tenant fermement, Hermione fut déterminée à guérir sa jambe le plus rapidement possible. Elle devait quitter le terrier de Babbitty immédiatement et commencer les recherches concernant cet étrange phénomène qui lui était arrivé.