Bonjour tout le monde !

Voici un nouveau chapitre de sortit !

J'adore voir l'engouement que vous avez pour cette fanfiction.

Le rythme de publication de cette traduction est assez irrégulier, et je m'en excuse. J'essaye de le rendre régulier, mais c'est un peu compliqué ^^'

Je vous laisse à la lecture de ce nouveau chapitre !

Fanfiction (VO) : s/7888194/1/When-Two-Worlds-Collide

L'équipe

L'auteure originale : WickedlyAwesomeMe

Traductrice : PetiteSphereAilee

Relectrice : Snow


Une semaine exactement avait passé, et Hermione Granger s'ennuyait indubitablement.

Babbitty partait toujours afin d'aller cueillir de la nourriture, laissant Hermione seule qui devait alors trouver un moyen de se divertir. Le dorlotement ininterrompu de la Lapine la mettait, en quelque sorte, dans l'embarras, car quelqu'un la servait. C'était comme la S.A.L.E. encore une fois, mais cette fois-ci, c'était un Animal Parlant qui s'occupait d'elle.

Par conséquent, Hermione décida, un jour, de se porter volontaire pour aller récolter ce qui était nécessaire à la salade de Babbitty.

"Oh, ne t'embêtes pas, mon cœur," avait dit la Lapine, sautillant tout autour de la table afin de préparer ce qui lui fallait. "Et, d'ailleurs, ta blessure n'est pas encore complètement guérie."

"Tout ira bien, Babbitty," interrompit la brunette alors qu'elle se levait et boitillait vers la Lapine. "Je boite encore, mais je peux me gérer toute seule. Je t'en prie, s'il-te-plaît, autorise-moi à aller chercher de la nourriture cette fois-ci. Tu l'as fait pour moi pendant beaucoup trop longtemps, et je me sens comme si je devenais un fardeau pour toi."

"Absurdités que voilà, je- "

"S'il-te-plaît ?" Demanda Hermione, lui offrant un léger sourire.

Babbitty soupira et sautilla vers la jeune femme. Elle sourit alors, tapota ses joues et dit : "Très bien, très bien. Nul besoin d'être aussi adorable. Bon sang, jeune fille, je n'ai jamais rencontré quelqu'un d'aussi impossiblement obstinée de toute ma vie ici, à Narnia !"

Hermione gloussa et se mit droite. Elle enfila la cape que Babbitty lui avait donnée une fois, et s'empara du panier sur la table. "Je reviendrais rapidement" dit-elle comme au revoir. "Je ferais attention, promis."

"Il y a des rebelles Telmarins et des animaux sauvages, Hermione," prévint la Lapine, légèrement inquiète. "Sois rapide, et tout ira bien."

Hermione acquiesça et sortit du petit terrier.

La forêt était superbe. Elle contrastait grandement avec la Forêt Interdite, qui était morne et effrayante. Cette forêt dans laquelle elle s'aventurait semblait plus lumineuse et plus encourageante.

Les arbres se dressaient hauts et fiers, avec des arbustes et des petites fleurs poussant sur les côtés. Hermione se souvint que, dans ce monde, même les arbres bougeaient. Elle se souvint qu'ils les avaient aidés contre l'attaque des Telmarins. La brunette pensa qu'ils étaient probablement endormis ou en sommeil. C'était un signe positif signifiant que Narnia n'était pas menacée par des forces obscures.

Ce jour était magnifique et clair. Il ne faisait ni trop chaud ni trop froid. Le vent soufflait gentiment, caressant ses joues rouges, et comme Hermione regardait cette extraordinaire scène autour d'elle, elle sourit joyeusement : elle ne pouvait rien y faire.

Elle ne s'était jamais sentit aussi sereine que maintenant. Toutes ses années à Poudlard étaient couplées avec de la peur et de l'anxiété, pensant que le mal rôdait quelque part, prêt à bondir là où on ne l'attendait pas.

Hermione se souvint des horreurs et de la douleur, et cela fit faiblir son sourire. Elle avait eu des cauchemars auparavant. Une fois, Babbitty dû la réveiller car elle criait à la mort. Même dans le magnifique pays de Narnia, son passé la hantait.

"Comment vont-ils ?" Songea-t-elle, s'agenouillant afin de déraciner trois pommes de terre. "Je me demande ce qu'il s'est passé."

Il ne faut pas être un grand sorcier pour comprendre que le Côté Obscur avait gagné durant la Deuxième Guerre. Une fois que leur héros, Harry Potter, était tombé, tout l'espoir du Côté Clair fut perdu. Ils avaient combattu et combattu, même vaillamment, mais tout était devenu vain et, à la fin, Voldemort restait vainqueur.

Alors qu'Hermione continuait de réfléchir à ces choses, elle pensa que vivre à Narnia, saine et sauve, était injuste comparé aux autres qui combattait à Poudlard. Le sourire s'effaça complètement, et une énorme culpabilité tomba sur sa poitrine.

Elle s'assit sur un des arbres déracinés, ne sachant pas vraiment quoi faire. Parmi tous ses camarades de Poudlard, elle était loin d'être la plus méritante de rester. Elle avait pris la décision de rester aux côtés d'Harry Potter dès qu'elle l'avait rencontré, sans même penser qu'il était Le Survivant et qu'il devrait un jour se battre contre le mal et le plus grand sorcier de tous les temps. Elle avait marchandé avec la mort tout son être depuis qu'elle avait vu combien il était dangereux d'être avec Harry, âgé alors de onze ans.

"J'ai besoin de rentrer," était tout ce qu'elle se disait. "Mais comment ?"

Comment ? C'était la question qui avait envahi son esprit. Il y avait quelque chose d'étrange à Narnia, bien qu'il soit magnifique. Hermione sortit sa baguette de sa poche et l'examina, toujours frustrée qu'elle ne produise ni sorts ni enchantements.

"Wingardium Leviosa," dit-elle, tournant et abaissant sa baguette. Une fois encore, son sort ne fit rien.

Frustrée, elle enfouit sa tête dans ses genoux et soupira. "Brindille inutile" pensa-t-elle, désirant jeter sa baguette aussi loin que possible de sa vue. Mais une fois encore, c'était un objet important pour elle. Ainsi, elle contrôla ses émotions et rangea sa baguette.

Elle se leva de nouveau et commença à regarder avec soin le reste de la forêt afin de trouver des cultures convenables pour la salade.

Jusqu'à ce qu'elle entende un cri.


"Et où penses-tu aller ?"

Lucy sursauta et lâcha un petit cri alors qu'elle se retournait, et aperçu Edmund, penché contre l'encadrement de la porte arrière de la cuisine. Il jetait un regard accusateur, et Lucy, ne sachant que faire, sourit honteusement.

"Rien ... juste, euh ... rien," dit-elle, essayant de convaincre son grand frère. Il la fit tressaillir, si bien qu'elle-même n'avait plus été convaincue par ce qu'elle disait.

Les yeux d'Edmund se rétrécirent. "Que portes-tu ?" Demanda-t-il, dévisageant son costume de paysan. Un panier était accroché à son bras, et une cape était enroulée autour d'elle. Sa capuche couvrait ses cheveux marron et riches. Dans l'ensemble, elle ressemblait à quelqu'un de simple et de quelconque.

"Allez, Ed !" Supplia Lucy, regardant à gauche et à droite. "Je connais Pete : il voudra ma peau s'il sait que je me suis aventurée dans les bois mais s'il-te-plaît, s'il-te-plaît, s'il-te-plaît, je m'ennuie à mourir ici. Azelma a dit qu'ils allaient faire une salade pour ce soir, et j'ai pensé que je pouvais offrir mon aide pour aller chercher tous les ingrédients nécessaires."

"Et Azelma a dit oui ?" Demanda Edmund, regardant aux alentours pour le chef cuisinier, un Ours. Il fronça les sourcils et fixa Lucy. "J'en doute."

Lucy sourit honteusement de nouveau. "Très bien, d'accord, je l'ai forcé à accepter," dit-elle, une fausse culpabilité sur son visage.

"Allez, Lu', ne fais pas ça !" Dit Edmund en lançant un regard furieux sur ses yeux de petits chiens battus. "Tu as seize ans, bon sang ! Agis comme une grande fille."

"S'il-te-plaît, Ed, s'il-te-plaît, ne le dis pas à Peter," dit-elle, s'accrochant à son bras droit et le suppliant. "Je te promets de demander à Azelma de faire des Loukoums comme dessert pour toute la semaine."

Edmund se lécha les lèvres. "Ce n'est pas juste," grogna-t-il. Tous les deux savaient que lorsqu'arrivaient les Loukoums, il ne pouvait jamais, jamais, résister. "Très bien", crâcha-t-il finalement à contrecœur. "Mais si Peter sait que tu t'es habillée comme un personnel de cuisine, et que tu es sortie dans la forêt, alors je n'aurais rien à voir là-dedans, d'accord ?"

"D'accord !" Dit joyeusement Lucy, se mettant sur la pointe des pieds afin de donner à son grand-frère une bise sur la joue.

Elle sortit rapidement par la porte en bois, au cas où Edmund changerait d'avis, et la referma sur lui. Elle était à quelques centimètres de la porte lorsqu'elle l'entendit s'ouvrir avant d'entendre la voix claire et profonde de son frère qui disait "FAIS ATTENTION !"

Lucy secoua sa tête et sourit d'incrédulité. Bien qu'elle savait que Peter et Edmund l'aimaient de tout leur cœur, et feraient tout pour la protéger, Lucy commençait à trouver leur surprotection ridicule.

Evidemment, il y avait eu un moment sombre. Certains rebelles Telmarins rôdaient encore aux alentours, attendant de s'attaquer aux monarques afin de récupérer leur pays. Et il y avait cette nouvelle prophétie qui parlait de l'arrivée de la Sorcière Blanche et de son règne de terreur.

Cela ne voulait pas dire que Lucy devait arrêter de faire toutes les choses qu'elle aimait. Elle avait toujours eu un faible pour s'aventurer dans la forêt et aider les créatures travaillant en cuisine. Il y avait quelque chose de calme et de reposant concernant le fait de sortir de Cair Paravel. Lucy restait émerveillée du temps où ils n'étaient pas couronnés rois et reines de Narnia. Il y avait de la paix et de la solitude. A présent, les devoirs royaux les attendaient. Bien évidemment, elle adorait régner sur tout Narnia, et apporter paix et ordre dans le pays. C'est juste que sa propre paix et solitude étaient aux oubliettes depuis un moment.

C'était extraordinaire que Susan et Caspian allaient se marier la semaine suivante. Caspian fut surpris, bien évidemment, de remarquer à quel point ils étaient jeunes, contrairement aux histoires racontées par son professeur, mais quand ses yeux se sont posés sur Susan, Lucy savait que quelque chose de plus se produirait entre eux deux.

Et quelque chose de nouveau est arrivé. Le supposé baisé d'au revoir que Susan avait donné à Caspian en disait long, et il avait, d'une certaine façon, réconforté le cœur de Lucy qui savait qu'ils devraient être autorisés à vivre ensemble pour toujours et à jamais. Au final, même dans ces heures les plus sombres, deux personnes pouvaient avoir la possibilité d'être heureuses jusqu'à la fin des temps.

Lucy s'arrêta pendant un moment et s'assit sur une des racines sorties de terre d'un gros arbre. Elle commença à récolter des légumes et les mettre dans son panier, et soupira alors qu'elle regardait au loin. Elle espérait encore voir les arbres bouger de nouveau, mais elle savait aussi que les arbres se déracineraient d'eux-mêmes aussitôt que Narnia aurait besoin d'être défendue.

Elle était en train de se requinquer lorsqu'elle entendit le bruit d'une brindille qui se cassait. Frénétiquement, elle regarda autour d'elle, mais ne vit rien. Lucy pensa qu'elle avait dû rêver et se leva de nouveau, s'occupant à présent de son panier presque plein.

Elle entendit des bruits de pas cette fois-ci, et elle s'immobilisa, et son cœur commença à s'emballer. "Oh, tellement cliché," murmura-t-elle à elle-même, se remémorant tous les livres qu'elle avait lu à propos de demoiselles en détresse, prisonnières de bêtes féroces ou d'humains.

Lucy sortit sa petite dague et regarda autour d'elle. "Qui est-là ?" Cria-t-elle en regardant une nuée de corneilles s'envoler de peur. "Montrez-vous !"

Encore une fois, personne n'était aux alentours. Lucy pensa finalement avoir eu des hallucinations, et décida qu'il était temps de rentrer à Cair Paravel.

Elle se retourna, et fit face à deux hommes. L'un d'eux était horriblement proche d'elle tandis que l'autre, le plus petit, semblait surveiller les alentours au cas où quelqu'un arriverait.

"Des rebelles !" S'exclama Lucy, et la personne la plus proche d'elle fit un bond en avant.

Lucy agita sa dague aveuglément, signifiant qu'elle voulait blesser le Telmarins rebelle.

"Rolf, aide-moi !" a-t-il dit, et l'autre se rua vers lui pour attraper la main de Lucy.

Rolf tordit son bras dans son dos et Lucy haleta de douleur. "Fougueuse celle-ci, hein, Dysseus ?" Demanda Rolf, et l'homme en face de Lucy, celui qui s'appelait Dysseus, s'esclaffa.

"Maintenant, maintenant, petite mademoiselle," dit Rolf, arrachant la dague de la main coincée de Lucy. "Reste immobile pour ne pas être blessée, d'accord ?

Lucy paniqua et fixa ses ravisseurs de ses yeux effrayés.

Ne sachant que faire, elle hurla.


Hermione, moitié claudiquante et moitié trottinante, s'approcha de la source du bruit.

Elle accouru impulsivement, et maudit la Gryffondor en elle. Elle était blessée et sans défense. Sa magie ne fonctionnait pas et donc, elle n'avait aucune idée de comment elle pourrait secourir la jeune fille en question.

"Oh, au diable tout ça," pensa-t-elle, se forçant à courir plus rapidement. Il y avait une fille en danger et elle devait l'aider à tout prix.

Son adrénaline circulait dans tout son corps et il assourdissait la douleur de sa jambe droite. Elle s'efforça de courir de plus en plus vite jusqu'à ce qu'elle les voie.

Elle se cacha instinctivement derrière un arbre. Elle vit deux hommes grossiers maîtrisant une jeune fille, probablement plus jeune qu'Hermione. Elle pouvait voir un des deux hommes pointer une dague vers la gorge de la jeune fille. Elle touchait même sa gorge, et parce que la jeune fille ne cessait de gigoter, la dague avait commencé à faire couler du sang.

"Tu penses que cela va prévenir les autres ?" Demanda l'un des deux hommes, le plus petit.

"Oh, ces monarques aiment beaucoup trop leurs sujets, hein ?" Dit le plus grand, gloussant lorsque la jeune fille le regarda. "Je suis sûr que le Grand Roi Peter le Magnifique va finalement avoir le message."

Il avait dit le nom du roi avec un ton moqueur et la jeune fille, enragée, écrasa son pied. Il hurla de douleur et fixa la fille, faisant un mouvement pour lui asséner une claque au visage.

"Eh !" S'exclama soudainement Hermione.

Tous les trois se figèrent et regardèrent la source de la voix.

"Qui est là ?" Demanda l'un des trois, et Hermione fit de son mieux pour se cacher derrière l'arbre.

"J-je suis armée, je vous préviens !" Ajouta la brunette, n'ayant aucune idée de ce qu'elle faisait. Voir la jeune fille, sans aide et légèrement apeurée, l'a fit agir sans réfléchir. Hermione avait brillamment réussit à attirer l'attention des rebelles. "Maintenant, que faire ?"

"Oh oh, une fille, Rolf," avait dit le plus grand des deux. Hermione se pressa un peu plus contre le tronc de l'arbre. "Et que vas-tu faire ?"

"Je suis une sorcière !" Prévint Hermione, brandissant désespérément sa baguette et s'éloignant de sa cachette. Les deux hommes la regardèrent avec surprise, puis sa baguette, puis ils s'éclaffèrent bruyamment.

"Une sorcière !" S'exclama Rolf, le plus petit des deux. "Une sorcière dit-elle. Et quel incroyable sort peux-tu faire ?"

Hermione regarda autour d'elle frénétiquement, essayant de penser à un plan. Et puis, ses yeux se posèrent sur le corps inerte d'un lapin, un plus petits que Babbitty et probablement pas un Animal Parlant. Un plan s'organisa dans sa tête, et elle fut soulagée de constater qu'elle était la seule à l'avoir vu.

Elle pointa sa baguette vers le corps mort, puis s'exclama dans un assourdissant "AVADA KEDAVRA !" et le regarda avec satisfaction tandis que les deux rebelles suivirent son regard et tombèrent sur le corps mort du lapin.

Ils la regardèrent, horrifiés et sans voix.

"Lâchez cette demoiselle, ou je vous fais la même chose," dit-elle en montrant le lapin.

Les deux Telmarins décampèrent, hurlant de terreur et une fois qu'ils étaient partis, Hermione tomba à genoux et poussa un soupir de soulagement.

"Woaw, je ne peux pas croire que cela ait fonctionné," dit-elle en souriant bêtement tandis qu'elle relevait la tête et posait ses yeux sur la jeune demoiselle. Celle-ci regardait Hermione avec un regard effrayé, qui poussa la brunette à rigoler. "Oh, ne vous inquiétez pas. Je ne suis pas vraiment une … err, sorcière. Ce ne sont que des gestes et, je l'en remercie, ce lapin mort ici, qui a rendu la chose plus convaincante."

La jeune fille regarda Hermione, et commença rapidement à rigoler. "Ça alors, c'était brillant !" S'exclama-t-elle tout en s'approchant d'Hermione.

"Ça alors ?" Articula silencieusement Hermione, surprise que cette fille puisse utiliser une expression française.

"Merci," continua la jeune fille. "Merci beaucoup. Comment puis-je vous rendre la pareille ?"

La brunette balaya sa surprise et haussa simplement les épaules. "C'est bon. Je dois y aller maintenant de toute façon," avait-elle dit en récupérant son panier. "Faites attention la prochaine fois."

Hermione commença à s'éloigner de la jeune femme inconnue lorsque celle-ci l'arrêta. "Oui ?" Demanda-t-elle, regardant la jeune fille qu'elle avait sauvé.

"Quelle est votre nom ?" Demanda-t-elle.

"Hermione," répondit la brunette qui sourit lorsque la jeune fille lui sourit en retour.

"Merci, Hermione," dit-elle.

Acquiesçant, elle se retourna et s'éloigna pour rejoindre le terrier de Babbitty, cherchant déjà des excuses pour ne pas avoir rempli le panier aujourd'hui.


Lucy, toujours un peu désorientée, quitta la forêt pour retourner à Cair Paravel. Elle était encore sous le choc de ce qui s'était produit un moment déjà. Sa main continuait de retenir le sang de sa blessure sanglante, sursautant à chaque fois qu'elle pressait trop fort.

Et puis, il y avait la fille qui l'avait sauvé.

Elle avait pensé instinctivement que la brunette était une Telmarine. Ils étaient humains, et la fille lui semblait très humaine. Et puis, il y avait quelque chose d'autre à propos de la mystérieuse jeune fille qui lui fit penser qu'il y avait peut-être plus à propos d'elle que ce qu'elle voyait.

Les rebelles Telmarins lui avait fait baisser sa garde. Elle ne s'attendait pas du tout à ça. Elle avait même assuré à Edmund qu'aucun mal ne lui sera fait. Mais ces fichus Telmarins sont arrivés et ont eu le courage de la menacer. Ils n'avaient pas noté qu'elle était une reine, ce qui signifiait que son déguisement de paysan avait fonctionné à merveille.

"LUCY !"

Son nom l'a fit sortir de sa stupeur et elle fut surprise de constater qu'elle était déjà arrivée aux portes de Cair Paravel. Edmund était celui qui l'avait interpellée, et ses yeux étaient hystériques. Il descendit en courant les escaliers pour rejoindre le portail, et fut celui qui lui ouvrit.

Lucy fut déroutée par les actes de son frère, et fut d'autant plus surprise lorsqu'il l'approcha d'elle pour la prendre dans ses bras. "Nous pensions que tu étais morte !" S'exclama-t-il.

Ses yeux s'agrandirent de surprise. "Quoi ?" Dit-elle, fixant son frère, n'y croyant pas.

"Oh, Peter va vouloir ta tête," dit-il sans répondre à sa question. Edmund poussa alors Lucy à l'intérieur du château jusqu'à la Salle du Trône.

Peter faisait les cents pas encore une fois, Susan et Caspian essayaient de calmer le Grand Roi. Lorsqu'Edmund et Lucy entrèrent, Peter s'arrêta, couru vers la porte, et comme avait fait Edmund précédemment, approcha Lucy et la prit dans ses bras fermement.

"Est-ce que quelqu'un peut me dire ce qu'il se passe ?" Demanda Lucy, regardant tout le monde avec des yeux écarquillés.

Caspian, le plus calme de tous, s'approcha du groupe, Susan derrière lui. "D'après certains soldats narniens, il y avait deux rebelles telmarins qui tourmentaient une jeune fille," dit Caspian.

Lucy sourit honteusement tandis que Caspian continuait. "Il s'est avéré que c'était toi et ils ont essayé d'appeler à l'aide depuis le château," dit-il. "Mais quand ils se sont retournés, tu étais partie."

"Par Aslan, qu'est-ce qui t'es passé par la tête Lu' !" S'exclama Peter, et Lucy tressaillit légèrement, de peur.

"Je vais bien maintenant," rétorqua-t-elle, boudant alors que sa fratrie lui lançait des regards furieux. "Eh ! J'ai juste une petite égratignure, mais je suis toujours là, non ? Il n'y a aucune raison de se faire du mauvais sang maintenant."

Susan soupira et secoua la tête. "Je savais que c'était inutile d'envoyer une troupe entière à la recherche de Lucy, Pete," rétorqua-t-elle, et elle fut imperturbable lorsque Peter la fusilla du regard.

"Il y avait cette fille," continua Lucy, un sourire apparaissant alors qu'elle se remémorait sa sauveuse. "Une fille très mystérieuse si vous voulez mon avis. J'imagine qu'elle est une telmarine, et elle m'a sauvé la vie.". La plus jeune du groupe commença à rire, avançant lentement vers son trône. Ses frères et sœurs, ainsi que Caspian, se regardèrent, confus, mais la suivirent néanmoins. "Ce fut un drôle d'acte de bravoure cependant. Elle prétendait être une sorcière et a effrayé ces bouffons."

Lucy se retourna et fixa tout le monde. Il y avait de l'espoir dans ses yeux, et elle dit : "Pouvons-nous l'inviter à dîner, s'il-vous-plaît ?"

"PARDON ?" Demanda Edmund, scandalisé.

"Elle a dit qu'elle s'appelait Hermione, et c'est une fille vraiment adorable," dit Lucy. "Tu sais, en geste de gratitude pour avoir sauvé la vie de ta chère petite sœur." Elle s'avança vers Peter et enroula son bras dans le sien. "S'il-te-plaît Peter, s'il-te-plaît. Je pense que c'est correct, et il faudra se montrer gentil si nous avons une nouvelle compagnie."

"Eh bien ..." commença Peter. "Je pense que – "

"C'est dingue ça !" Coupa Edmund, arrivant pour se mettre en face de son frère et de Lucy. "Et si elle est une autre rebelle déguisée, essayant de nous voler, ou autre ? Une trahison par le plus improbable : ça vous dit quelque chose ?"

Lucy fronça les sourcils et haussa les épaules. "Oh, allez, Edmund," dit-elle. "Je pense que c'est franchement grossier de juger une fille sans l'avoir jamais rencontrée."

Edmund leva ses bras en signe d'exaspération. "Très bien, faites ce que vous voulez," dit-il avant de quitter la pièce.

"Il a toujours eu le don pour le mélodrame, non ?" Dit Lucy, secouant sa tête. Elle regarda de nouveau Peter et demanda : "Alors ?"

"Oh, très bien," dit-il finalement. "Mais si quelque chose arrive, je n'arrêterais pas Edmund lorsqu'il te dira "Je te l'avais bien dit. ""

Tout en rigolant, Lucy acquiesça et donna un bisou sur sa joue.


"Je suis désolée," dit Hermione tout en regardant Babbitty frotter toutes ses planches à découper à la recherche d'ingrédients pour sa salade. Seules trois morceaux de pommes de terre et une carotte tombèrent sur la table.

"Oh, ne t'excuses pas Hermione," dit la Lapine, récupérant une petite pièce de chou d'une des planches. "Je pense que c'est l'essentiel si toi et la jeune fille que tu as sauvé allaient bien."

La brunette poussa un soupir et commença à éplucher les pommes de terre. "C'est fréquent ? Les attaques de rebelles ?" Demanda-t-elle à Babbitty, qui s'asseyait sur la chaise à côté d'elle.

La Lapine commença, elle aussi, à éplucher les pommes de terre, et dit : "Ca l'est à présent. Certains Telmarins sont encore blessés de la chute de leur roi. Je pense qu'il est logique qu'ils se rebellent contre les nouveaux monarques. Ce qui ne veut pas dire qu'ils font des ravages et effraient des pauvres créatures pour les faire fuir.

Hermione sourit et se leva, préparant le chaudron en faisant bouillir de l'eau quand soudain, un coup net contre la porte résonna dans tous les coins du terrier.

Babbitty et Hermione se crispèrent et se regardèrent avec anxiété.

"Attends-tu quelqu'un ?" Demanda Hermione alors que les coups continuaient.

La Lapine secoua la tête lentement.

Hermione boita vers la cheminée et attrapa une poêle. "Reste derrière-moi," dit-elle à Babbitty. La Lapine acquiesça contre sa volonté et fit ce qu'on lui demandait.

La brunette boita légèrement en directement de la porte d'entrée. Elle atteignit le bouton de porte et, avec beaucoup de force, l'ouvrit en grand.

"Whoa, whoa, calmez-vous mademoiselle," cria une voix et, confuse, Hermione regarda autour d'elle tout en balançant sa poêle devant elle. "Je n'ai pas l'intention de vous blesser."

"Reepicheep !" Cria Babbitty, ce qui dérouta Hermione.

"Reepicheep ?" Répéta-t-elle en fronçant les sourcils. "J'ai déjà entendu ce nom auparavant."

Babbitty sautilla devant Hermione et se courba, puis tendit sa patte droite. Et puis, à la grande surprise d'Hermione, une petite Souris serra sa patte et secoua la sienne.

"Babbitty," dit-il. "Cela fait un moment."

Hermione tapota l'épaule de la Lapine pour avoir son attention. "Il est adorable," murmura-t-elle, mais la Souris avait apparemment entendu car Reepicheep sortit sa petite épée et la balança tout autour.

"Qui a dit ça ?" hurla-t-il, et le son fut étonnamment fort pour sa carrure. Hermione s'exclama de surprise, ce qui eu pour effet d'attirer son attention. "Excusez-moi, mademoiselle, mais je préfère "fort" et "puissant" plutôt que "adorable.""

La brunette sourit honteusement tandis que Babbitty fit entrer Reepicheep à l'intérieur.

"Qu'est-ce qui t'amènes ici ?" Demanda Babbitty, lui proposant un siège que la Souris Parlante refusa.

"Je ne dois pas perdre de temps, Babbitty," dit-il, sortant un petit parchemin d'une poche qui entourait sa taille. "J'ai eu connaissance que tu avais une invitée, une Fille d'Eve, et que son nom est Hermione. J'ai raison, mademoiselle ?"

La brunette, confuse, hocha simplement la tête.

Reepicheep ouvrit alors lentement le parchemin et lu :

Par Décret Royal,

Mademoiselle Hermione est, par le présent document, requise pour dîner en compagnie des monarques de Cair Paravel en signe de gratitude pour avoir sauvé la vie de la Reine Lucy la Vaillante. Il est autorisé d'amener un compagnon avec vous.

Signé, Grand Roi Peter le Magnifique.

La mâchoire d'Hermione tomba. "Je ne savais pas que j'avais sauvé la vie de la Reine Lucy," dit-elle, interloquée.

"Eh bien, mon cœur, vous êtes invitée," dit Babbitty, prenant la main droite d'Hermione. "Je pense que tu ferais mieux d'y aller. Tu le mérites."

La brunette baissa les yeux et regarda la Lapine. "Le Grand Roi a dit que je pouvais amener un compagnon," dit-elle. "Tu viens avec moi Babbitty - le visage de Babbitty rayonna de joie - et c'est pour te remercier de m'avoir recueillit ici."

"Bien, mesdemoiselles," cria Reepicheep. "Nous devons y aller. Ils nous attendent."

"Laissez-moi me changer d'abord," dit Hermione en regardant sa robe légèrement abîmée.

"Je peux gérer ça," dit Babbitty, sautillant en direction d'une petite armoire pour chercher une meilleure robe pour Hermione.

Une fois que tout le monde était prêt, Reepicheep les mena à Cair Paravel.