Chers lecteurs et chères lectrices, bonsoir !
Voici un nouveau chapitre, qui arrive enfin !
Je tiens par ailleurs à m'excuser pour le temps d'attente entre deux chapitres. Je vais essayer de maintenir un rythme de publication encore plus régulier !
Un grand bouleversement attend nos personnages dans ce chapitre. Je vous laisse découvrir lequel !
Credits :
WickedlyAwesomeMe pour l'écriture originale.
PetiteSphereAilee pour la traduction.
Snow pour la relecture.
Bonne lecture !
Un cognement sur la porte réveilla Hermione. Elle ouvrit difficilement les yeux et bâilla, s'asseyant sur le lit alors qu'elle étirait ses bras au-dessus de sa tête. "J'arrive !" Cria-t-elle. Elle pensa qu'il s'agissait de Babbitty, mais la Lapine ne toquait plus à la porte à présent.
Légèrement désorientée par l'ensommeillement, Hermione ouvrit la porte d'entrée. Elle fit marche arrière de surprise. Sa mâchoire tomba et ses yeux s'agrandirent tandis qu'elle voyait la Reine Lucy en personne se tenant sur le pas de la porte. La reine agita sa main de joie et derrière elle, Hermione pouvait voir un garde Minotaure.
"Reine Lucy !" S'exclama Hermione, et elle arrangea ses cheveux en bataille, reculant pour faire entrer Lucy à l'intérieur.
La reine sourit face à son inquiétude et entra, ses yeux parcourant toute la maison. "Un terrier," dit-elle, et Hermione acquiesça nerveusement. "Je me souviens être restée dans une maison presque semblable à cet endroit." Les yeux de Lucy retournèrent sur la brunette, et elle ajouta : "Vous devez vous sentir à l'aise en vivant ici."
Hermione rangea instinctivement le désordre qui régnait sur la table branlante et poussa une chaise vers la reine Lucy pour qu'elle puisse s'asseoir. Lucy la remercia gentiment et s'assit. « Um ... Je m'en accommode bien, » dit la brunette, saisissant sa cape posée sur une autre chaise pour la mettre sur elle. "Babbitty rend tout aussi confortable que possible pour moi."
Lucy sourit et regarda l'étrange horloge accrochée au mur. "Comment allez-vous ?" Demanda-t-elle alors, ses yeux se portant de nouveau sur Hermione.
La brunette fronça les sourcils, ne sachant quoi dire exactement. "Eh bien … Je vais bien," dit-elle en hochant la tête afin d'accentuer l'information.
"Comment vont vos blessures ?" Continua Lucy, fixant sa jambe bandée.
Hermione cacha hâtivement sa jambe sous sa robe simple. "Le boitillement commence à passer inaperçu à présent," dit Hermione. "Je vous remercie de l'avoir demandé."
Finalement, les yeux chaleureux et de couleur miel de Lucy rencontrèrent ceux bruns d'Hermione. Son visage montrait une légère culpabilité et de l'espoir, et la brunette fut forcée de regarder autre part. "Cela fait trois jours maintenant, Hermione."
"J-je vous demande pardon ? "Demanda Hermione, même si elle savait parfaitement de quoi Lucy parlait.
"Cela fait trois jours à présent que mon insolent de frère vous a insulté," détailla-t-elle et, malgré elle, Hermione sourit. "Je suis terriblement désolée pour ce qu'il s'est passé à Cair Paravel. J'avais prévenu mon frère pour qu'il adopte un comportement convenable, mais il est tellement … tellement …"
"Insupportable ?" Proposa Hermione.
"Oui, insupportable," dit Lucy, souriant pour la remercier. "Je lui ai fait comprendre une partie de ma pensée, ne vous inquiétez pas. Je lui ai infligé une cure de silence de deux jours avant qu'il ne craque et qu'il s'excuse auprès de moi. Et donc, me voilà, prête à vous faire une proposition."
Hermione cligna des yeux, légèrement confuse et curieuse, et dit : "Une proposition, votre majesté ?"
Lucy acquiesça. "Oui, une proposition," dit-elle. "Et pouvez-vous arrêtez de m'appeler "votre majesté" ? M'appeler par mon prénom devrait suffire." Ajouta-t-elle après réflexion.
"Je comprends … Lucy," dit-elle, presque dans un bégaiement, mais elle sourit lorsque la reine lui donna un sourire éclatant.
Leur conversation fut momentanément interrompue lorsqu'elles entendirent la voix frustrée de Babbitty.
"Je vis ici, impolie créature," hurla la Lapine tout en pointant un doigt en direction du Minotaure. "Comment osez-vous m'interdire d'entrer dans ma propre maison."
"Pomnov !" Appela Lucy. Le Minotaure regarda sa maitresse et Lucy sourit. "Tout va bien. Vous pouvez l'autoriser à entrer."
Babbity souffla lorsque le Minotaure se décala sur le côté. "Hermione, il y a un Minotaure devant mon terrier !" S'exclama-t-elle, exaspérée. "Et il n'a pas voulu me laisser entrer. Peux-tu le croi-" Les mots moururent de la bouche de la Lapine alors qu'elle voyait le sourire sur le visage de la Reine Lucy qui, d'un autre côté, secouait sa main en salutations.
Babbity, légèrement mortifiée, tomba sur ses genoux et s'inclina. Lucy, soupira, se leva et releva Babbitty. "Cela devient un peu ridicule à présent," dit la reine, et Hermione rigola. "S'il vous plaît, nous sommes que toutes les trois, vous pouvez me considérer comme votre égale."
"R-reine Lucy, qu'est-ce qui vous amène ici ?" Bégaya Babbity tandis qu'elle cachait hâtivement son panier de légumes dans un de ses placards.
"Je veux que toutes les deux viviez au château," dit simplement Lucy. Babbity se figea sur place et la mâchoire d'Hermione tomba.
"QUOI ?" S'exclama la brunette, n'ayant pas conscience du ton de sa voix.
La plus jeune des Pevensie se retourna et sourit lorsqu'elle vit le regard étonné sur le visage d'Hermione. "Voici ma proposition," dit Lucy. "Je vous propose à toutes les deux de vivre au château. Partir de ce terrier et vivre avec nous … avec moi !"
"M-mais c'est un peu ..."
"Quoi ? Etrange ? Impossible ? Oh, n'importe quoi" dit Lucy, tenant le bras d'Hermione. "Je veux que vous viviez avec nous, et nous prendrons soin de vous jusqu'à ce que vous retrouviez votre mémoire. Peter est d'accord, ne vous inquiétez pas. Il est le Grand Roi, vous vous souvenez ? Personne ne contredit ses décisions. Par conséquent, faites vos bagages, Pomnov et moi attendrons dans la calèche jusqu'à ce que vous soyez prêtes.
Lucy se leva de son siège et sortit. Le terrier était silencieux jusqu'au moment où le bruit de la porte de la calèche se fit entendre.
Ce fut Babbitty qui brisa le silence. En fait, elle libéra un cri étrange et sautilla de joie dans toute la maison. "Je n'arrive pas à y croire," hurla l'Animal Parlant fou de joie, sautillant en direction de sa petite armoire pour rassembler ses affaires. "Je vais aller vivre à Cair Paravel.
Hermione sortit de sa stupeur et avança vers Babbitty. "Tu as accepté tellement facilement," accusa-t-elle doucement. Tout en présentant toute la maison, elle ajouta : "Qu'en est-il de ton terrier ?"
"Oh, ne te tracasses pas pour cette chose futile, mon cœur," dit la Lapine. "J'ai bâti ce terrier il y a deux ans et oui, il m'était confortable, mais je suis sûre que ce n'est rien comparé au château."
La brunette fut obligée d'emballer quelques-unes de ses robes et de ses capes. Babbitty et elle sortirent ensuite du terrier et s'avancèrent vers la calèche qui les attendaient dehors. Lucy secoua sa main pour attirer leur attention et la Lapine sautilla joyeusement en direction de la reine. Hermione, d'un autre côté, fronça les sourcils au regard de la tournure des évènements.
"J-je ne pense pas que je puis accepter une si extraordinaire invitation, L-Lucy," bégaya Hermione, se tenant debout à côté de la calèche.
"Absurdités," dit Lucy. "Babbitty ici présente a accepté, et si vous désirez rester en arrière, plus personne ne prendra soin de vous.
Hermione poussa un énorme soupir et abandonna à contre cœur son petit coffre à Pomnov. "Très bien, mais j'ai une proposition à faire," dit la brunette.
Les yeux de Lucy luisaient sous la lumière du soleil. "Allez-y," dit-elle.
"Donnez-nous du travail," suggéra Hermione. "Donnez-moi du travail. J'ai l'impression que nous allons être des intruses et je pense que nous avons déjà établis que je ne suis pas totalement la bienvenue dans votre château."
La reine prit un air légèrement renfrogné. "Ne vous inquiétez pas concernant Edmund," assura-t-elle. "Il est juste paranoïaque. Quatre d'entre nous adorerons en apprendre plus sur vous, Hermione."
Hermione fit la moue et fronça les sourcils. "Je continue d'avoir l'impression que … ça ne va pas," dit-elle. "Faites de moi une domestique ou quelque chose. Oh, Babbitty est une incroyable cuisinière. Je pense qu'elle sera ravie de travailler en cuisine. N'ai-je pas raison, Babbitty ?"
"Oh, c'est exact, ma reine," dit la Lapine. "Je pense que cela m'irait aussi, si je travaillais en cuisine."
Lucy semblait déchirée lorsqu'elle regarda Babbitty puis Hermione. Au final, lorsque ses yeux se connectèrent intensément à ceux d'Hermione, elle dit : "Très bien, c'est d'accord." Les yeux d'Hermione s'éclaircirent. "Mais, je trouve que domestique sonne dégradant. Vous serez ma dame de compagnie à la place." Lucy grogna et lança un léger regard noir. "Je n'arrive pas à croire que j'accepte ça. Je voulais, à l'origine, être amie avec vous."
Hermione sourit, se remémorant toutes ces histoires médiévales qu'elle avait lue alors qu'elle était plus jeune. "Je pense que c'est socialement inacceptable," précisa Hermione, grimpant à côté de Lucy.
La reine la regarda incrédule. "Bon sang, avant que nous devenions rois et reines, nous étions des humains tout à fait normaux, merci beaucoup," coupa Lucy, un regard noir grandissant sur son visage. "Ça ne veut pas dire que nous avons du sang royal coulant dans nos veines."
Babbity et Hermione rigolèrent ensemble, et malgré elle, Lucy sourit.
"Maintenant, nous sommes toutes bien installées," statut-elle. "Pomnov, nous pouvons partir."
Le Minotaure ordonna au cheval d'avancer et bientôt, ils voyagèrent jusqu'à Cair Paravel.
"QUOI ?"
"Nous y revoilà," dit Susan, roulant des yeux et marchant rapidement vers son futur mari.
"PETER !" S'exclama Edmund, trainant derrière le Grand Roi, irrité évidemment. "Je ne peux pas le croire. Et tu es d'accord avec ça."
Peter marchait à grandes enjambées vers son trône et s'y assit. Il envoya à son petit frère un regard noir, mais Edmund était indifférent. Le Grand Roi lâcha un long soupir et commença à se frotter l'arête de son nez. "Il s'agit de la requête de Lucy, pas la mienne," précisa-t-il. "Donc ne déversa pas toute ta … ta colère sur moi, Ed."
"Mais je me suis excusé auprès d'elle !" S'exclama-t-il, ce qui fit rapidement rire Caspian.
"Le pouvoir des petites sœurs," dit-il, faisant écho à ce que Lucy lui avait dit plusieurs jours auparavant.
Peter ne pouvait supprimer le sourire en coin qui avait grandi sur son visage. "J'imagine que c'est la raison exacte du pourquoi elle a finalement décidé de mettre son plan en action," dit Peter. "Elle savait que tu n'oserais pas rester en colère contre elle et ne recevoir que de l'indifférence de nouveau, n'est-ce pas ?"
Edmund s'avachit sur son trône et grogna des choses qui sonnaient comme "petites sœurs" et "casse-pieds".
Un Blaireau entra alors dans le Grand Hall. Il s'inclina, leva sa tête, et annonça : "La Reine Lucy et ses invités sont arrivés."
"Je m'en vais," annonça Edmund, se levant de son trône et marchant à grandes enjambées vers la porte. Lucy, Hermione, et Babbity entrèrent tout juste alors qu'Edmund passa devant elles sans leur accorder le moindre regard.
"Et ainsi sortit monsieur Mélodramatique," dit Lucy comme salutations. Hermione, de nouveau, sentit cette colère bouillonnante au creux de son estomac, et lui fallut toute sa volonté pour ne pas agir impoliment une nouvelle fois devant les autres monarques de Narnia.
"Hermione, c'est un plaisir de vous revoir," commença Peter tout en s'avançant et étendant sa main. Hermione la fixa pendant un moment avant de placer avec précaution sa paume au-dessus de sa main. Elle pensait initialement qu'il voulait lui serrer la main, mais ses yeux s'élargirent comme des soucoupes lorsque le Grand Roi s'agenouilla et déposa un doux baiser sur ses articulations. Ses joues prirent une adorable teinte rose, et Peter eut même la décence de faire un sourire en coin
La brunette retira hâtivement sa main. "O-oui, moi de même," répondit-elle, regardant n'importe où autre que le beau Grand Roi en face d'elle.
"Elle sera ma dame de compagnie à présent," annonça Lucy. Voyant le regard offensé de Susan, elle ajouta : "Eh bien, elle a insisté pour que je lui donne du travail."
"Hermione," dit Caspian, la coupant. "J'espère que vous vous sentirez bien ici."
La brunette sourit au Telmarin.
"Eh bien, Lucy, montre-lui où est sa chambre à coucher," ordonna Peter. Lucy, joyeusement obligée, offrit à sa fratrie et à Caspian un au revoir, et demanda à Hermione et Babbitty de la suivre.
"Je suis toujours certaine que ce n'est pas une bonne idée, Lucy," dit Hermione après quelques minutes de silence. Elles avaient traversé plusieurs pièces à présent dont les murs étaient décorés de majestueux portraits. Il y avait une étrange ressemblance entre ces portraits et ceux de Poudlard. La différence, cependant, était dans le fait que les peintures d'ici ne bougeaient pas. Il y avait aussi des vases ornés et du mobilier dans chaque pièce, et Hermione se promit qu'un jour, elle s'aventurerait dans chaque pièce seulement pour apprécier leur beauté.
"Vous allez passer de très bons moments ici. Croyez-moi," dit Lucy, montant un escalier. Hermione et Babbitty la suivait.
Hermione regarda intensément la Lapine, se remémorant le petit fiasco dramatique qui s'était déroulé lorsqu'elle et les autres étaient arrivés. "Je suis sûre qu'il y a d'autres personnes ici qui n'aiment pas vraiment l'idée que je reste ici," dit-elle à haute voix.
Un léger ricanement s'échappa de la bouche de Lucy, tournant sa tête pour regarder la brunette inquiète. "C'est seulement Edmund," dit-elle en lui faisant un clin d'œil. "Il pourrait être un véritable connard s'il le voulait, mais il est vraiment sympathique, Hermione." Quelque chose passa rapidement dans les yeux de Lucy, son humour avait complétement disparu. "Ces derniers jours ont été … plutôt difficile pour lui." La reine secoua sa tête et regarda droit devant elle. "S'il-vous-plaît, ne considérez pas Ed comme un mauvais bougre. Je suis sûre que les choses seraient différentes si …"
La voix de Lucy mourut, et Hermione la regarda, interrogative. La plus jeune des deux s'éclaircit la voix et s'arrêta devant une porte en bois. "Eh bien, nous y voilà," dit-elle, tournant le bouton de porte et poussant la porte à présent ouverte. "J'espère que vous serez à l'aise ici."
Lorsque Hermione entra, sa mâchoire tomba. Pour une domestique, la chambre était beaucoup trop luxueuse pour sa condition. Il y avait un grand lit à baldaquin au milieu de la pièce, et ses tentures étaient de couleur blanche, avec des roses brodées en décoration. Le sol était carrelé et clair : Hermione pouvait voir son reflet parfaitement. Les murs avaient un léger ton rouge et une énorme nostalgie submergea la brune, repensant à sa chambre à Poudlard. Il y avait un large boudoir à l'opposé de son lit, avec une grande armoire en bois qui se tenait à côté. Pour son plus grand plaisir, une petite bibliothèque était posée à gauche de la pièce, et un petit bureau, ainsi qu'une chaise, étaient installé à côté. La chambre confortable était juste à côté de la porte, et lorsque que Hermione y jeta un coup d'œil, elle était ravie de voir que des toilettes avaient été installés. Depuis qu'elle avait appris que c'était un château médiéval, elle avait présumé que tout était dans le style médiéval. Une cheminée grondante était à l'opposé de son lit, réchauffant instantanément la pièce.
Ce qui attira l'attention de Hermione, surtout, était la grande fenêtre à l'opposé de la pièce. Marchant doucement, elle sourit aux impeccables rideaux rouges et aux doublures dorées. Elle regarda à l'extérieur, s'assit sur le large rebord de fenêtre et soupira. Elle pouvait voir une vaste forêt dans Narnia, et Hermione décida finalement, et de loin, que c'était la meilleure chambre qu'elle n'avait jamais eue.
"Je ne peux pas accepter," dit-elle finalement tout en regardant Lucy.
Lucy rigola et secoua sa tête. "Cela aurait été mieux si vous ne l'aviez pas dit avec de la tristesse dans les yeux," dit-elle, ce qui poussa Hermione à faire un sourire timide.
"Mon cœur, c'est magnifique," commença Babbitty, sautillant auprès de la brunette. "Je suis sûre que tu seras à l'aise ici."
"Mais c'est beaucoup trop !" S'exclama Hermione, montrant toute la pièce. "Je suis seulement une domestique, votre majesté."
"Dame de compagnie," corrigea Lucy, fronçant les sourcils. "Et je vous ai dit que c'était une décision qui ne dépendait pas que de moi. Nous avons décidé de vous laisser vivre ici avant même que vous ne me suppliez de vous trouver un travail." Soupirant, elle s'avança vers la brunette et prit ses mains. "Ecoutez, si cela peut vous faire vous sentir mieux, il s'agit de la chambre la plus éloignée de celle d'Edmund."
Malgré elle, Hermione rit. "Merci," dit-elle, secouant les petites mains de Lucy. "Je pense qu'argumenter avec vous est futile, et donc je vais juste accepter ceci avec joie et une infinie gratitude."
"Je vous en prie" dit Lucy, souriant à sa nouvelle amie. Elle regarda alors la Lapine derrière elle et dit : "Je suis sûre que vous avez des amis intimes au sein de la cuisine, Babbitty. Je vais leur demander de vous montrer vos quartiers, et j'ai hâte de goûter à votre cuisine."
L'Animal Parlant s'inclina, ses oreilles touchant presque le sol. Lorsqu'elle releva la tête, ses yeux étaient étrangement brillants. "Vous n'avez pas idée à quel point tout ceci me rend joyeuse, votre majesté," dit-elle sérieusement.
"Je vous prie de vous rapprocher d'Hermione ou de moi-même si vous avez besoin d'aide," dit la reine, et recevant ce conseil, Babbitty sautilla en direction des cuisines.
Lucy regarda de nouveau Hermione et enleva ses mains. "Je dois y aller à présent," dit-elle. "j'ai quelques affaires qui m'attendent."
Tandis qu'elle regardait Lucy quitter la pièce, Hermione soupira, la regarda avec une grande reconnaissance, et espéra que le meilleur arrive dans ce monde étrange et magique.
Hermione fixa son plafond et soupira.
Elle ne pouvait pas dormir.
Étrangement, le trop-petit lit de Babbitty lui manquait, ainsi que le chaud et petit foyer. Sa chambre était grande et la faisait se sentir seule.
Hermione décida finalement de se lever tandis que son regard se posait sur sa fenêtre. L'aurore arrivait, conclut-elle, alors qu'elle regardait le début des stries orange et rouges à l'horizon. En tant que dame de compagnie de Lucy, c'était le rôle d'Hermione d'être réveillée avant l'aurore, pour pouvoir réveiller la reine et l'aider à se préparer pour la journée. Hermione ne se soucia pas de son emploi du temps, étant une personne matinale.
Après avoir pris un long et agréable bain dans sa nouvelle chambre confortable, Hermione sortit de sa chambre et marcha vers celle de Lucy.
Les monarques de Narnia étaient très gentils avec elle (en excluant le Juste) et Hermione trouva qu'elle commençait à se sentir à l'aise à Narnia. Cela n'arrêtait pas son envie de retourner dans son monde, évidemment. Elle avait encore des obligations à Poudlard, et maintenant qu'elle était à Cair Paravel, Hermione pensait qu'elle serait capable de trouver comment rentrer chez elle.
Elle était proche de la chambre de Lucy à présent, mais une ombre au loin l'arrêta dans ses pas. Hermione s'approcha lentement, ses yeux se rétrécissant un peu, et regarda la silhouette étrange avec des yeux prudents. Sa main qui servait pour sa baguette se referma en un poing et quelque part, Hermione était frustrée de savoir qu'elle n'avait pas sa baguette à ce moment-là.
'Ça ne fait rien de toute façon, car elle ne fonctionne pas,' pensa-t-elle. Même maintenant, sa baguette la rassurait.
Finalement, des yeux onyx rencontrèrent ses yeux bruns, et Hermione s'inclina instinctivement. Le roi Edmund sembla remarquer finalement qu'elle approchait de la chambre de Lucy à présent et il se décala du mur, lui faisait face complétement, et croisa ses bras de manière impériale. Hermione roula ses yeux, surprise qu'il ait enfin décidé de se montrer à elle. La veille, il avait été suffisamment têtu pour refuser de dîner avec elle. Hermione se remémora les mots de Lucy, lui disant qu'il était loin d'être un "mauvais bougre." A bien y regarder, Hermione continuait de penser qu'il était un véritable connard.
"Pourquoi êtes-vous ici ?" Commença-t-il, son ton étant ferme et autoritaire.
Hermione leva un sourcil, jetant un regard à la porte derrière le Roi. "Je suis supposée réveiller la Reine Lucy, votre majesté. Voyez-vous, je suis sa nouvelle dame de compagnie," dit-elle en exposant les faits, une pointe de sarcasme mélangé avec son ton calme.
A sa surprise, Edmund avait saisi. Elle avait utilisé ce ton un nombre incalculable de fois avec Harry et Ron, surtout lorsqu'ils étaient insupportables, mais pas une fois ils ne le détectèrent.
"Ne soyez pas effrontée avec moi, Mademoiselle," dit Edmund, plissant ses yeux. "Ce que je veux dire est pourquoi êtes-vous ici ? Pourquoi êtes-vous à Cair Paravel ?" Il s'avança de quelques pas vers la brunette. "C'est plutôt étrange, pour une londonienne, une qui ne peut se rappeler de rien du tout de son passé, de soudainement se montrer à Narnia."
Hermione soupira, ennuyée par le fait qu'il était bien trop perspicace à son goût. « Je vous l'ai déjà dit, je ne sais pas si je suis un londonienne ou non," mentit-elle à travers sa mâchoire crispée. 'Honnêtement,' pensa-t-elle. 'Il est vraiment insupportable.'
"Que voulez-vous de nous ? De ma sœur ? » Accusa-t-il soudainement, droit de toute sa hauteur. Alors qu'elle ne le voulait pas, Hermione recula d'un pas, surprise. "Souhaitez-vous nuire à ma sœur ou, que Dieu l'en empêche, à Narnia ? Pourquoi ? Pour l'argent ? Si tout ce que vous voulez est de l'or, je serai soulagé de vous en donner. Juste … juste partez loin, très loin d'ici -"
Un silence assourdissant suivit la claque d'Hermione. Incapable d'accepter les mots offensants qui jaillissaient de la bouche du roi, la main d'Hermione avait bougé de sa propre initiative et avait infligé une douloureuse baffe au roi à présent abasourdi.
"Avec tout mon respect, je n'aurais jamais, au grand jamais, imaginé faire du mal à une aussi gentille, jeune princesse, Roi Edmund," crâcha-t-elle, ses yeux le mitraillant à présent. "Et si je cachais vraiment une arrière-pensée, attendez au moins que mes souvenirs reviennent. Vous serez le premier à être mis au courant."
Avec un dernier regard perçant, Hermione balaya le roi stupéfait et entra dans la chambre de Lucy.
Hermione se sentait bizarre de voir les trois rois parler des graves problèmes de rébellion à Narnia et dans les pays voisins. Il était évident que la Reine Susan et la Reine Lucy étaient mal à l'aise avec ce sujet, et cela se voyait sur leurs visages pâles et leur silence gêné.
"J'ai entendu dire de Reepicheep qu'il y avait eu dix blessés dans la récente attaque des Telmarins à Ygspurt," dit gravement Peter, parlant d'une ville proche de Narnia.
Edmund frotta ses tempes et soupira : "Cela devient fréquent à présent, Pete," dit-il, regardant aussi bien le Grand Roi que le Roi Telmarin. "Beaucoup de créatures se trouvent blessées par ça. Cela doit s'arrêter. Immédiatement."
"Qu'est-ce que tu proposes ? " Demanda Caspian, ses sourcils se rapprochant.
"Que pensez-vous d'une attaque surprise ?" Demanda Edmund, une lueur d'espoir dans le ton de sa voix. "Nous attaquons avec nos soldats à, par exemple, minuit et attrapons ces satanés rebelles sans défense." Il était toujours adepte des attaques surprises contre leurs ennemis. Elles s'étaient toujours soldées par des victoires durant de grandes guerres, mais le résultat de celles-ci étaient toujours seulement quelques survivants dans leur camp.
Caspian secoua sa tête : "Non, nous ne pouvons pas prendre ce risque," dit le Roi Telmarin. "Tu es connu dans tout Narnia et dans les autres pays comme étant un attaquant impulsif, Ed. Je suis certain que les rebelles Telmarins sont toujours prêts pour le cas où nous les attaquerons par surprise."
"Et en plus, nous ne savons pas qui sont des rebelles et qui ne le sont pas," ajouta Peter, suivant les propos de Caspian. "Je ne pense pas que cette solution soit pratique."
Fumant légèrement, le jeune roi se renfrogna. "Très bien," lâcha-t-il de frustration. "Avez-vous d'autres idées brillantes alors ?"
"Je pense,", commença Caspian. "Ce qu'il y a de mieux à faire est ... d'attendre que des Telmarins attaquent de nouveau. Si cela se reproduit, nous attaquerons nous aussi."
Cette fois-ci, ce fut Edmund qui secoua furieusement sa tête. "Non," intervint-il sérieusement. "Et s'ils attaquent un lieu loin de Narnia ? Comme, par exemple, Elsinor ? Cela prendra des jours, Caspian. Peut-être même des semaines. Quand nous arriverons à l'endroit attaqué, il sera trop tard."
Peter fronça les sourcils et soupira au vu de la gravité de leur situation. Il avait été roi pendant cent ans déjà, avait combattu plusieurs fois et avait gagné plusieurs batailles. Mais cette situation était différente : Narnia n'avait jamais été confrontée à des ennemis aussi passionnés et déterminés. Honnêtement, cela avait rendu Peter désarmé et à présent, il ne savait plus quoi faire. Les pays voisins de Narnia avaient déjà eu des ennuis. Le Roi d'Archenland lui avait envoyé une lettre d'avertissement. Si cette monstruosité continuait, les autres pays comme Archenland lanceraient une guerre contre Narnia.
"Pourquoi vous ne déléguerez pas les tâches ?" Commença soudainement Hermione. Tous les regards se posèrent sur elle qui, incapable de se contrôler, prit une furieuse teinte rouge.
'Stupide !' se dit-elle, gênée par le fait qu'elle était soudainement le centre de toute l'attention. 'Tu aurais dû rester silencieuse, espèce de crétine.' Elle ne pouvait rien y faire. La situation de Narnia était légèrement similaire à son expérience à Poudlard avec les Mangemorts et les autres partisans de Voldemort.
"Personne ne vous a demandé votre opinion," lança Edmund, toujours endoloris par ce qu'elle lui avait fait plus tôt dans la matinée. Hermione leva le menton en guise de défi, et un sourire en coin se fraya un chemin sur son visage quand Peter fit taire son frère.
"Continuez, Hermione," dit le Grand Roi, donnant toute son attention à la brunette.
Hermione cligna des yeux et remit une mèche de cheveux derrière son oreille. "Eh bien, j'ai juste pensé que déléguer les tâches ne ferait pas de mal," dit-elle. "Si vous nommez certains de vos meilleurs soldats pour surveiller la majeure partie des pays entourant Narnia, alors ces pays pourront être prêts au cas où il y ait des attaques surprises. Je pense que les placer dans la majeure partie des pays est aussi stratégique. Par exemple, si vingt de vos soldats narniens étaient désignés pour défendre Archenland, les villages autour seront protégés aussi."
Il y eut un silence assommant qui suivit sa suggestion, et Hermione sourit timidement.
"J'ai juste ... J'ai juste pensé que cela pouvait être pratique. C'est tout," ajouta-t-elle doucement après coup.
"Eh bien, je pense que c'est une brillante idée !" S'exclama Susan, regardant Hermione avec fierté et émerveillement. "Si vous, messieurs, n'écoutez pas cette jeune femme, alors je ne crains que vous ayez plus de victimes dans le futur."
Caspian acquiesça, un doux sourire apparaissant sur son visage. Edmund, ne sachant pas s'opposer à un tel plan brillant, lui jeta un regard noir et croisa ses bras, de mauvaise humeur. Peter, le plus ravi des trois, tapa dans ses mains et se leva de sa chaise.
"Je dois donc diviser mes soldats alors," dit-il, ses yeux s'arrêtant sur la brunette légèrement embarrassée. "C'est un peu surprenant pour une femme d'en savoir autant sur les stratégies militaires."
"Faites attention messieurs !" Sermonna Lucy, fixant ses grands frères avec amusement.
Peter rigola et secoua sa main avec dédain. "C'est un compliment, ma chère sœur," dit-il. Ses yeux se posèrent de nouveau sur Hermione, et avec la plus grande sincérité, il dit doucement : "Merci."
Hermione lui sourit gentiment. "Tout le plaisir est pour moi, d'aider Narnia, votre majesté," dit-elle.
A ce moment-là, Hermione pensa qu'au final, ce n'était pas si mal de vivre à Narnia, notamment car le pays était dirigé par la plus dédiée et la plus gentille royauté qu'elle n'avait jamais vu.
