Chers lecteurs et chères lectrices, bonsoir !
Voici un nouveau chapitre !
Le mariage tant attendu de la Reine Susan et de Caspian arrive enfin !
Je vous laisse apprécier cet événement, et surtout le bal qui suit !
L'équipe :
WickedlyAwesomeMe pour l'écriture originale.
PetiteSphereAilee pour la traduction.
Snow pour la relecture.
Bonne lecture !
La première semaine durant laquelle Hermione était restée à Cair Paravel s'achevait, et sans qu'elle ne s'en rende compte, c'était le jour de la cérémonie du mariage de la Reine Susan et du Roi Capian le Dixième.
Ça lui était tout d'abord sorti de la tête. Elle avait eu d'autres choses à penser avant de penser au mariage historique qui allait se dérouler ce jour. Hermione s'était levée ce jour avant l'aurore, et s'était dirigée vers la chambre de Lucy, seulement pour voir ladite reine déjà levée et bavardant d'excitation à propos du mariage avec Hermione aussitôt qu'elle la vit.
Hermione se trouvait à présent dans la cuisine, donnant à Babbitty et aux autres cuisiniers le menu pour la réception du mariage.
"Tout est en effervescence !" S'exclama Babbitty d'excitation, sautillant d'un poste à un autre. "Narnia n'a jamais été aussi occupée. Même les autres créatures font quelque chose pour l'imminent mariage de la Reine Susan et du Roi Caspian."
Alors qu'elle marchait dans le jardin, elle s'aperçu que Babbitty avait dit vrai. Hermione pouvait voir que la plupart des habitants de Narnia accrochaient des affiches, lançaient des confettis, et même les enfants chantaient joyeusement sur cette événement spécial concernant deux de leurs chefs.
Hermione soupira et sourit, finissant finalement sa petite tâche qui était de cueillir les fleurs pour le bouquet de Susan. Alors qu'elle marchait pour rejoindre la chambre de Lucy, elle pensa que cela faisait un moment qu'elle n'avait pas vu de célébration. Dans son monde, les anniversaires et les fêtes de Noël étaient rarement célébrés parce que la plupart du temps, ils étaient en fuite. Il n'y avait pas de gâteau d'anniversaire ou de cadeaux, seulement ce sentiment d'anxiété extrême et la peur pour leur tenir compagnie.
Comparer Poudlard et Narnia était fréquent pour la brunette à présent. Il y avait toujours quelque chose que se déroulait à Narnia et qui manquait à Poudlard, et au fur et à mesure que les jours passaient, Hermione commençait à penser que Narnia était un meilleur endroit, comparé à son propre monde. Bien qu'il y ait des rebelles telmarins qui devenaient fous furieux, Narnia restait un endroit plus en paix et ordonné que Poudlard, déformé par la guerre.
Mais il s'agissait toujours de sa maison. Poudlard avait toujours été sa maison. Commencer à apprécier la vie ici plutôt que de rentrer à Poudlard la rendait honteuse envers elle-même.
"Hermione !" S'exclama Lucy, sa tête apparaissant à travers l'ouverture de la porte de sa chambre. La brunette fut surprise et fut capable d'arriver finalement dans la chambre de la reine.
"Votre majesté, je pense qu'il est judicieux de changer vos vêtements maintenant," dit-elle en regardant intensément ses sous-vêtements.
La jeune reine attrapa son bras et la fit entrer à l'intérieur de la chambre. Hermione, surprise, lâcha un léger cri et se retrouva dans la luxueuse chambre de Lucy. Elle avait verrouillé la porte et fixait étrangement Hermione, ce qui incita la brunette à se rapetisser légèrement de suspicion.
"Allons, allons, Lucy, je t'ai dit que son opinion comptait toujours," dit soudainement Susan, annonçant sa présence dans la pièce.
Hermione regarda derrière Lucy et fut surprise de voir la reine et future mariée, absolument magnifique dans sa robe de mariée. Son voile ne couvrait pas son visage pour l'instant, et elle pouvait ainsi parler plus librement aux autres.
"Reine Susan !" S'exclama-t-elle. "Ne devriez-vous pas être dans votre chambre ?"
"Je suis quasiment prête à présent, Hermione." Dit Susan, remuant nerveusement les ourlets de sa robe. "De plus, j'ai besoin d'un peu de temps pour me calmer. Mon dieu ! Je vais me marier dans quelques heures et je suis encore une boule de nervosité.
Hermione rigola. « Tout ira bien, » dit-elle pour la réconforter. « Je suis sûre que cela sera parti dès que vous rejoindrez le marié. »
Susan sourit gentiment à Hermione tandis que Lucy soupira bruyamment et s'assit sur son lit. « Ne parlons plus du mariage de Susan à présent, voulez-vous ? » Déclara la plus jeune des trois, et Hermione la regarda avec curiosité. « Hermione, j'ai une proposition à faire. »
Sans pouvoir se retenir, Hermione grogna. « Suggérez-vous de me faire devenir une princesse ou une reine maintenant que je vis dans un château ? » Demanda-t-elle, un léger sarcasme dans la voix. Elle se souvint de la dernière fois où Lucy lui avait fait une proposition, elle s'était retrouvée à vivre dans un majestueux château avec une merveilleuse chambre pour elle seule.
Lucy rigola et attrapa les deux bras d'Hermione. Elle la tira jusqu'à ce qu'elle s'assieds sur le lit de Lucy, à côté de ladite reine. « Susan et moi avons décidé de vous habiller pour la réception de ce soir, » dit-elle finalement, et Hermione devint horrifiée.
« Oh non, non, non, votre majesté ! » S'exclama Hermione, se retirant lentement. « Je ne suis qu'une dame de compagnie, et je n'ai pas l'intention d'aller à la réception. J'ai promis à Babbitty que je lui tiendrai compagnie aux cuisines, et de l'aider avec les préparations. »
Susan acquiesça et se leva de l'autre côté du lit pour se mettre en face d'elles. « Je te l'avais dit, » dit-elle à Lucy, qui lui tira la langue en guise de réponse. La gentille reine regarda intensément les yeux d'Hermione et dit : « Mais, s'il-vous-plaît, considérez la proposition. Vous nous avez rendu grandement service, et nous voulons vous montrer oh combien nous vous sommes reconnaissants d'avoir secouru Lucy. »
« Mais, c'est beaucoup trop, » dit Hermione, baissant les yeux. J'ai juste fait ce qui me semblait juste, et je n'attends rien en retour. »
A sa surprise, Lucy l'enlaça en un câlin serré. « Vous êtes gentille, adorable demoiselle ! » S'exclama-t-elle, resserrant son étreinte autour de la brunette. « Je ne peux toujours pas croire qu'Edmund soit si suspicieux à votre propos alors que vous nous montrez une véritable gentillesse.
Hermione rougit et sourit timidement.
« S'il-vous-plaît, acceptez notre proposition, » supplia Lucy,
La brunette soupira et tapota le dos de la reine. « Pourquoi devez-vous être aussi entêtée ? » Demanda-t-elle, ce qui fit rapidement rigoler Susan.
"Il s'agit de Lucy Pevensie, Hermione, » dit-elle, et Hermione sourit.
"Oh, très bien, » abdiqua-t-telle finalement.
Lucy n'avait jamais été aussi folle de joie et excitée auparavant.
"N'es-tu pas un petit peu curieuse, mon cœur ? » Demanda Babbitty.
Hermione leva le regard de la pâte qu'elle était en train de mélanger, et fixa la Lapine, confuse. « Curieuse à propos de quoi, Babbitty , » Demanda-t-elle.
L'Animal Parlant sourit et sautilla de sa chaise. « Concernant le mariage de la Reine Susan et du Roi Caspian, » détailla-t-elle, prenant une casserole du placard. « C'est une première, sache-le. Les gens et les créatures semblables ont eu l'intention de pénétrer dans le château seulement pour voir ça.
La brunette haussa les épaules et continua de mélanger sa pâte. « Je leur ai promis de les rejoindre une fois que la réception aura commencée, » dit Hermione, prenant une grosse poignée de sucre et la dispersant sur toute la pâte. " Je reste une domestique ici, Babbitty. Je ne peux pas abuser de leur gentillesse et utiliser mon privilège d'être la dame de compagnie de la Reine Lucy. Je dois tout d'abord travailler, tu sais. »
Babbity sourit et tapota le bras d'Hermione. « Ta gentillesse est stupéfiante, Hermione, » dit-elle. « Cela m'amène à me demander pourquoi le Roi Edmund est autant suspicieux à ton sujet. »
Hermione rigola et dit : « La Reine Lucy pense la même chose. » Elle haussa les épaules et se leva de sa chaise. « J'imagine qu'il a quelques problèmes ou autre chose. Son soudain dégoût pour moi ne me dérange pas du tout. D'ailleurs, le sentiment est réciproque. » Un léger sourire en coin se forma sur son visage alors qu'elle se souvenait de la baffe méritée qu'elle lui avait donné.
La Lapine la fixa étrangement, mais ne fit pas de commentaire.
"Babbity !" Un Blaireau, un qu'Hermione avait reconnu comme étant Glendolly, couru vers la Lapine avec un regard paniqué. « Peux-tu, s'il-te-plait, apporter ce bouquet de fleurs à l'une des demoiselles d'honneur ? Une des Souris semble l'avoir oublié. »
Babbity fronça les sourcils. « Je cuisine quelque chose, Glendolly," dit-elle. Ses yeux se posèrent sur Hermione, qui sourit, incertaine. « Mon cœur, peux-tu le faire pour moi ? »
Hermione haussa les épaules. « Bien sûr, » dit-elle. La brunette remercia le Blaireau quand il lui donna le bouquet de fleurs.
Ensuite, Hermione sortit des cuisines vers la petite église avoisinant le château. Sortant du château, Hermione entendit distinctement les bruits, et elle sourit. « Le mariage sonne vivant, » se dit-elle intérieurement, à présent disposée à courir plus vite car elle voyait Susan attendre à l'extérieur.
"Hermione !" Cria la reine alors qu'elle voyait la brunette. Hermione, ne pouvant l'en empêcher, rigola lorsqu'elle vit le visage paniqué de Susan. « Que Dieu me préserve, je pensais- »
"Chut," dit Hermione, souriant tandis qu'elle donnait le bouquet à une Lapine qui attendait. « C'est bon, c'est bon. Je l'ai. »
La douce reine respira profondément, et montra le plus beau sourire qu'elle pouvait montrer. Elle acquiesça en direction des deux Minotaures en face, qui ouvrirent les portes en bois de la chapelle, et montra la mariée et les demoiselles d'honneur à tout le monde.
Hermione bondit immédiatement sur le côté et regarda toutes les créatures narniennes se lever tandis que les demoiselles d'honneur s'avançaient gracieusement sur le tapis rouge.
Finalement, ce fut au tour de Susan, et des murmures s'élevèrent. Un léger sourire apparu sur le visage d'Hermione lorsqu'elle espionna le visage de Caspian, en face. Son expression n'avait pas de prix, et elle était indescriptible. Tout en Hermione comprenait l'amour qui brillait dans ses yeux, et elle fut sûre sur la future mariée avait aussi cette expression.
La brunette se retourna et se dirigea vers les cuisines aussitôt que les Minotaures avaient fermés les portes.
"L'amour, n'est-ce pas ?" Pensa-t-elle, soupirant doucement. "C'est étrange : j'ai l'impression que cela fait un moment depuis la dernière fois que j'ai assisté à un amour aussi pur et sincère."
Avec toutes les horreurs dont elle avait été témoin durant la Seconde Guerre du monde des Sorciers, Hermione n'avait vu que de la négativité et du désespoir autour d'elle. Les choses innocentes, telles que l'amour et la joie, s'étaient estompées de sa mémoire.
"Je m'ennuie," grogna Edmund, s'affalant sur son trône.
"Je pense que nous avons déjà établit cela, » dit Peter à travers sa mâchoire serrée, jetant un regard noir à son frère. Peux-tu agir comme, au moins, je ne sais pas, quelqu'un de royal ? Agit comme si tu appréciais un minimum. »
Edmund afficha son plus beau sourire et se tourna vers quelques nymphes qui passaient à côté de lui, et qui gloussèrent lorsqu'elles virent l'expression sur le visage du roi.
Peter paru impressionné. « Pas mal, » dit-il, gloussant lorsqu'Edmund perdit son comportement et commença à jeter des regards noirs.
"J'ai toujours détesté les bals," clama-t-il avec conviction. "Je ne comprends pas pourquoi les gens trouvent ça plaisant de se dandiner autour comme une bande de fous jusqu'à ce qu'ils tombent à cause de la fatigue. Cela semble assez idiot pour moi, tu sais."
"C'est une célébration," précisa Peter. "Tout le monde aime les célébrations. Mais apparemment, un n'aime pas." Il ajouta sa dernière phrase après coup, alors qu'il regardait avec insistance son petit frère.
Edmund préféra rouler des yeux et regarder la piste de danse en silence.
Susan avait fait un très beau travail en décorant le Grand Hall. Edmund avait toujours su que sa grande sœur avait un truc pour ce qui était d'élaborer les choses. Il était sûr que s'ils repartaient dans leur monde, et quittaient pour toujours leur place à Narnia, Susan poursuivrait sa scolarité jusqu'à l'université en art et décoration.
Outre la beauté de toute la pièce et la gaieté de leur peuple, Edmund n'était toujours pas joyeux. Les toutes premières années de leur règne, il avait adoré les fêtes. Il aimait voir les sourires joyeux sur le visage des Narniens quand ils dansaient comme s'il n'y avait pas de lendemains. Mais cela était devenu fréquent. Ses sœurs semblaient en être férues, organisant des bals ici et là sans consulter les autres. Peter semblait les apprécier, de même que Caspian. Mais pas Ed. Non, pas lui. Un des choses qu'il détestait en tant que roi de Narnia était qu'il était obligé de participer à ces bals frivoles au lieu de planifier des batailles et la défense.
Et il semblait apprécier, plus que tout autre chose, ce côté aventureux et bourré d'action de sa position. Il adorait sa bibliothèque, encombrée de romans d'aventures avec des Narniens et des êtres semblables à des humains. Oh, il savait que les autres le raillait, mais il semblait ne pas s'en préoccuper. Il aimait l'adrénaline et le sentiment de triomphe qui semblait toujours refaire surface en lui chaque fois qu'il menait ses troupes à la victoire.
Ce qui l'a amené à la dernière situation à laquelle ils ont été confrontés. Edmund ne comprenait pas vraiment pourquoi il n'y avait pas de sentiment d'urgence à Cair Paravel. Une grande prophétie avait été dévoilée devant eux, mais ils semblaient continuer à organiser des bals et ce genre de choses. Bien évidemment, il n'avait aucune objection contre le mariage de Susan et Caspian. Grand Dieu, c'était juste une question de temps avant que ces deux tourtereaux s'unissent par le mariage. Pourtant, il pensait qu'il y avait d'autres choses beaucoup plus importantes à penser que ceci.
"Peter, pourquoi faisons-nous ça ?" Demanda Edmund, regardant intensément le Grand Roi.
Peter le regarda, confus. "Que veux-tu dire ?" Demanda-t-il.
Le roi juste montra la célébration, un froncement de sourcil apparaissant sur son visage. "Ça," précisa-t-il. "Je pense que c'est un petit peu … injuste que nous mettions un tel faux-semblant devant notre peuple. Ils ont le droit de savoir que quelque chose ne va pas, Peter."
Le plus vieux roi scruta silencieusement Edmund. Finalement, il secoua sa tête et lâcha même un petit sourire.
Offensé, Edmund demanda : "Qu'est-ce qu'il y a de drôle ?"
"Ton amour pour Narnia est stupéfiant, Ed'," dit Peter, se penchant vers son frère pour tapoter son épaule. "Je sais que tu penses que nous avons été laxiste après que la prophétie nous a été révélée."
"Tu n'as pas idée," dit Edmund, ce qui fit rire bruyamment Peter.
"Ed, regarde-les," dit Peter. "Juste, regarde-les."
Le plus jeune roi le regarda étrangement, avant de suivre sa recommandation. Edmund regarda tous les coins de la pièce, voyant les visages heureux et les danses joyeuses des Narniens et autres créatures de ce monde magique.
"Voulais-tu rater ça ?" Demanda Peter, ramenant l'attention d'Ed' à lui. Le visage du Grand Roi devint alors sombre et un peu inquiet. "Je ne veux pas les inquiéter Ed. Je ne veux pas les inquiéter." Il regarda de nouveau son frère et dit sévèrement : "Je ferais tout, et je dis bien tout, Edmund, pour protéger notre peuple. En tant que Grand Roi, je pense que mon devoir est de toujours penser à eux, n'est-ce pas ?".
Edmund fronça les sourcils et détourna le regard de Peter. Il croisa ses bras comme un enfant vexé, ne voulant pas admettre que ce que venais de dire Peter était parfaitement censé selon lui. "Tu échoues toujours à le montrer parfaitement, Pete," dit Edmund.
Peter rigola. "Oh, arrête. Tu dois m-"
Ses mots moururent, et Edmund en fut confus. "Je dois quoi, Peter ?" Demanda-t-il, tournant sa tête en direction de son frère. A sa surprise, Peter regardait droit devant lui, ses yeux en soucoupe et sa bouche grande ouverte.
"Qu'est-ce que tu regardes ?" Demanda Edmund, tournant sa tête pour suivre le regard de Peter.
"Grand Dieu, est-ce que c'est … ?" Demanda Peter, sa voix légèrement essoufflée et distraite.
"Qui ?" Demanda Edmund, regardant droit devant lui.
Et puis, il la vit.
Le visage d'Edmund refléta celui de Peter, alors qu'il regardait la plus belle créature sur laquelle il n'avait jamais posé les yeux. Ici, à Narnia, il avait rencontré de grandes beautés qui étaient incomparables à celles sur la Terre. Mais cette personne -il présumait qu'il s'agissait d'une femme- … sa beauté était bien plus grande que celles qu'il avait déjà vu.
"J'ai toujours su qu'il y avait quelque chose la concernant," dit Peter, se levant lentement de son siège.
Ed', étonnamment sans voix, regarda son frère. "Quoi ?" Demanda-t-il, légèrement désorienté..
"Hermione," répondit le Grand Roi, descendant à présent les marches et s'avançant vers la brunette.
"Hermione ?" Demanda Edmund. Il regarda la jeune femme de nouveau, et cette fois, ses yeux s'élargirent à cause de cette horreur inaltérée. "La Hermione ?" Demanda-t-il de vive voix, remarquant finalement sa petite sœur à côté de la jeune femme.
Edmund recula de surprise, sa couronne glissant de sa tête et tombant bruyamment sur le sol.
"Jésus Christ."
'Eh bien, on y est,' pensa Hermione alors qu'elle, Lucy et Babbitty arrivaient enfin devant le Grand Hall.
"Relax," dit Lucy, prenant son bras et lui souriant joliment. "Tu es magnifique, Hermione. Pas besoin d'être nerveuse."
Hermione se força à sourire, mais elle savait qu'il était étrange. Lucy ne le remarqua pas, ou alors elle le remarqua mais l'ignora. Elle ne savait pas.
Quelques heures auparavant, deux heures pour être exacte, la Reine Lucy avait déboulé immédiatement dans la cuisine, toujours habillée de sa robe. Elle cherchait après Hermione, et lorsqu'elle vit la brunette, Lucy attrapa son bras et l'emmena dans sa chambre. Après ça, il y eut une bourrasque de tissus, de volants, et de maquillage.
A présent, Hermione se trouvait habillée d'une robe d'un violet profond, son ourlet arrivant au-dessus de son genou. Sa bretelle asymétrique était tenue par une broche rose que Lucy lui avait gracieusement prêtée. Susan lui avait aussi prêté une de ses paires de haut talons, qu'Hermione reconnut comme étant trop douloureuse pour ses pieds pour les supporter. Ses cheveux avaient été lâchés, seule sa frange avait été mise de côté pour que son visage soit parfaitement dégagé. Un bandeau permettait de maintenir ses cheveux indisciplinés. Son cuir chevelu continuait de lui picoter de douleur, au regard de la lutte que Babbity et Lucy eurent pour au moins apprivoiser ses cheveux épais et touffus. En dernier, le maquillage que Lucy avait posé sur elle était assez léger, encore heureux; malgré tout, cela lui donnait toujours envie de gratter les objets étrangers laissés sur son visage.
"Je continue de penser que ce n'est pas une bonne idée," râla Hermione, fixant légèrement la joyeuse reine à côté d'elle. "Ce serait mieux si j'accompagnais Babbitty à la cuisine pour préparer plus de nourriture pour les invités."
"Absurde." Ce fut la Lapine qui parla cette fois-ci. Lucy sourit largement à l'Animal Parlant, et Hermione, n'y pouvant rien, jeta un regard noir à sa première amie narnienne. "Maintenant, je vais retourner en cuisine, et j'espère que vous vous amuserez bien toutes les deux."
Aussitôt que Babbitty fut hors de vue, Lucy fit un signe aux deux Minotaures gardant les portes en bois. Ils les ouvrirent simultanément. Hermione recula lorsqu'elle entendit les bruits qui l'accueillirent. Il lui fallut presque tout son courage pour l'arrêter dans son idée de faire demi-tour et de rejoindre sa chambre.
On aurait dit qu'il s'agissait, de nouveau, du Bal de Noël. Les regards se posèrent instantanément sur sa silhouette, et Hermione lâcha un monumental soupir. Elle convoita l'attention qu'elle avait reçu lors de sa quatrième année, notamment grâce à Viktor Krum qui était à ses côtés, et le visage de Ron n'avait pas de prix, mais celui-ci était différent. Elle n'avait jamais voulu être remarquée, ici à Narnia. Tout ce qu'elle voulait faire était des recherches et enquêter, trouver des pistes qui la mèneraient à une solution pour son problème actuel. Pas de devenir amie avec la royauté, d'assister à leurs bals frivoles, et attirer l'attention des Narniens.
"Allons-y," dit Lucy, persuadée. "Je sais que vous allez vous amuser ici, Hermione."
Un fort bruit métallique résonna dans tout le Grand Hall, et Hermione eut presque un sursaut de surprise. Un bruyant "Chut !" tomba dans le hall alors qu'ils cherchaient tous la source du bruit. A la surprise de la brunette, le Roi Edmund était accroupi sur son trône, tenant fermement sa couronne dans sa main droite. Ce qui attira son attention, cependant, était le furieux rouge sur ses joues.
Malgré elle, Hermione sourit d'un air suffisant. La raison ? Elle ne le savait pas elle-même.
"Hermione," dit une voix, et elle sortit de sa stupeur. Il y avait en face d'elle le Grand Roi en personne, et Hermione devint confuse. Elle envoya à Lucy un coup d'œil sur le côté, et vu le sourire d'une personne qui sait sur son visage. Elle regarda de nouveau le roi et lui offrit un sourire hésitant.
"Roi Peter," dit-elle en s'inclinant, par respect.
"Puis-je vous demander une danse ?" Demanda-t-il, et les yeux d'Hermione s'agrandirent.
"Un-une danse ?" Bégaya-t-elle.
"Je vais vous laisser tous les deux," interrompit Lucy, donnant à Hermione un clin d'œil plein de sens avant de se retourner et de s'éloigner des deux individus.
"Oui, Hermione, une danse," dit le Grand Roi, cette fois-ci en tendant la main droite. "Puis-je ?"
Ses joues devinrent roses à cause de l'embarrassement et même de la flatterie. "Hum… D'accord," dit-elle alors qu'elle était guidée par Peter vers la piste de danse. "Je dois juste vous prévenir, je pense. Je ne sais pas totalement danser."
Et elle le pensait. Le petit spectacle de Viktor et elle durant le Bal de Noël avait été aidé par de la magie. Sans ladite magie, Hermione avait deux pieds gauches.
Peter rigola simplement et lui posa sa main sur son épaule. Il plaça avec précaution sa main sur sa taille, empoigna sa main de libre et, rapidement, ils glissèrent sur le rythme de la musique."
"Eh bien, Mademoiselle Hermione, vous n'êtes pas une mauvaise dan - aie."
Hermione sourit honteusement, regardant la grimace sur le visage de Peter. "Vous disiez ?" Demanda-t-elle, sont sourire honteux faisant place à un sourire agréable.
Peter rigola et maintint sa main fermement. "Ce n'est pas grave," dit-il, faisant bouger sa main pour balayer cela. "Je suis sûr que vous deviendrez meilleure."
Une demi-heure était passée depuis qu'ils avaient commencé à danser, et la grimace sur le visage de Peter était assez visible pour qu'Hermione la voit.
"Je pense qu'il est préférable que nous nous arrêtions," suggéra Hermione pour la énième fois, mais cette fois-ci en étant extrêmement persistent.
"Eh bien …" dit Peter, "si vous le désirez."
Ils s'étaient complétement arrêtés, et Peter demanda s'il pouvait aller lui chercher un verre. Hermione acquiesça et regarda le Grand Roi essayer du mieux qu'il pouvait de ne pas boiter alors qu'il s'avançait vers la table des boissons. Le regarder rendit Hermione extrêmement embarrassée. Elle essaya de fuir loin du roi, mais Peter sembla la trouver quelques minutes plus tard.
"Je suis profondément désolée, votre majesté," déclara sincèrement Hermione dès que Peter lui donna un verre de vin rouge. "J'ai essayé de vous prévenir pourtant."
Peter, à sa surprise, rigola simplement et lui adressa un charmant sourire. "J'ai passé un moment très agréable, Hermione," dit-il, s'inclinant légèrement. "Je vous remercie. Nous devrions refaire ça à un autre moment."
Aussitôt qu'il fut parti, Hermione chercha une chaise et s'assit, extrêmement embarrassée et fatiguée.
'Je ne danserais plus jamais,'se dit-elle d'un air maussade, ennuyée par le fait qu'elle s'était ridiculisée, surtout devant le Grand Roi lui-même.
Ce qui l'alarma le plus fut le sourire qu'il lui adressa avant de la laisser. Hermione avait le sentiment qu'elle allait devoir se rabaisser à présent, se rendre rare au sein de Cair Paravel, et passer le plus de temps possible avec Babbitty dans la cuisine. Les dirigeants de Narnia avaient assez de soucis à s'occuper ; Hermione ne voulait pas contribuer à la plupart d'entre eux, surtout s'il s'agissait des soucis de cœur.
"Excusez-moi, mademoiselle ?"
Hermione leva les yeux et fut surprise de voir un Satyre qui se tenait en face d'elle. Un sourire incrédule apparu sur son visage, surprise qu'un Satyre puisse lui parler. Dans le Monde des Sorciers, ils sont une espèce en voie de disparition, et seulement un petit groupe fut trouvé en périphérie de la Grande Bretagne. En voir un à présent avait étonné Hermione, surtout parce qu'elle avait toujours espéré en voir un.
"Oui ?" Demanda-t-elle, se levant lentement de son siège.
"Puis-je avoir une danse avec vous ?" Dit-il, caressant nerveusement sa barbe avec sa main.
"Eh bien … J'ai deux pieds gauches," prévint-elle, mais le Satyre lâcha un son semblable à celui d'un rire humain.
"Ça n'a pas grande importance car j'ai deux sabots gauches", dit-il, pointant vers le bas.
Hermione afficha un large sourire et prit sa main tendue. "Eh bien alors, je pense qu'une danse serait agréable," dit-elle, et la Satyre la conduisit sur la piste de danse.
