Chers lecteurs et chères lectrices, bonjour !
Voici un nouveau chapitre que voilà !
Hermione doit commencer à s'habituer à sa nouvelle vie au sein de Cair Paravel. Mais son quotidien ne va pas être de tout repos …
Credits :
WickedlyAwesomeMe pour l'écriture originale.
PetiteSphereAilee pour la traduction.
Snow pour la relecture.
Bonne lecture !
Eviter la royauté avait été douloureusement futile.
Lucy, pour commencer, se faisait un devoir chaque jour d'aller chercher sa compagnie, et même si Hermione inventait des excuses, la plus jeune reine ne l'écoutait pas et l'amenait où seul Merlin savait. Lucy était une compagne adorable, mais l'accompagner partout où elle allait la rendait, en quelque sorte, plus proche des autres membres de la royauté.
Peter semblait extrêmement soucieux à son égard en ce moment. Il ne manquait jamais d'être le premier à lui souhaiter une bonne matinée ou une bonne soirée. Le sourire qu'il lui envoyait durant les repas, l'heure du thé, et quelques fois les temps libres, commencèrent à troubler la brunette. Elle avait été entourée d'adolescents en pleine crise hormonale pendant plusieurs années, et bien qu'elle ne voulait pas le présumer, elle commençait à suspecter quelque chose. Après tout, elle devait bien l'admettre, elle avait été très belle durant le mariage de la Reine Susan et du Prince Caspian et les hommes, ayant des yeux pour voir, étaient attirés par les choses magnifiques.
La seule personne qui semblait l'éviter était le Roi Edmund, et pour la première fois, elle fut reconnaissante du snobisme que lui donnait le jeune roi. Il y avait toujours des regards suspicieux et des commentaires sarcastiques à son attention, mais Hermione s'en était accoutumée à présent. D'ailleurs, un jour, elle avait soudainement lâché une réplique pleine d'esprit à l'une de ses sublimes insultes, et toute la table avait été réduite au silence. Hermione avait voulu creuser un trou et s'y réfugier à vie jusqu'à ce que Peter et Lucy partent dans un rire bruyant, suivis par Susan et Caspian. Hermione se trouva à rigoler aussi, et n'y pensa même pas lorsque le roi juste se leva de son siège et quitta furieusement la salle à manger.
Alors que les jours passaient, le soudain attachement de Lucy et de Peter pour elle commençait à fatiguer Hermione. Ils étaient des compagnons adorables, les plus adorables qu'elle connaissait, mais honnêtement, elle avait d'autres choses à s'occuper. Comme par exemple trouver un moyen de rentrer chez elle, ce qui l'amena à poser cette question à la royauté durant un repas.
"Je voulais vous poser la question depuis plusieurs jours," commença Hermione, "mais j'ai toujours été occupée par d'autres choses. Eh bien … Est-ce qu'il y a une bibliothèque ici ?"
"Nous avons chacun une bibliothèque personnelle, Hermione," dit Peter, répondant à sa question. "Mais si vous désirez vous informer, les bibliothèques de Susan et d'Edmund sont les meilleures."
Hermione ne fut pas surprise que la bibliothèque de Susan puisse être une source d'information. Mais celle d'Edmund ? Elle regarda le roi et fronça les sourcils lorsqu'elle vit le regard de défiance qu'il lançait à Peter.
"Je suis sûre que la bibliothèque de la Reine Susan suffira," dit-elle lentement, contenant un regard noir lorsqu'Edmund la regarda et leva un sourcil.
'Quelle immaturité,' pensa-t-elle, roulant des yeux mentalement. Si elle l'avait fait, elle était sûre qu'Edmund l'aurait remarqué et aurait commencé une autre petite bagarre et, honnêtement, Hermione était trop fatiguée pour ces immatures facéties.
"Qu'allez-vous faire dans une bibliothèque ?" Demanda Edmund.
"Oh, je ne sais pas," dit doucement Hermione. "Peut-être élaborer de sombres desseins pour exterminer un groupe de civils narniens. Avez-vous des suggestions, Roi Edmund ?"
Elle sourit lorsqu'Edmund lui jeta un regard noir. L'embêter semblait tellement facile à présent. Et il ne manquait jamais de lui adresser un regard noir à chaque fois qu'elle l'embêtait et que cela se voyait. Le railler commençait à être drôle et pour dire vrai, c'était une des choses qui mettait Hermione en joie.
"Lire, Edmund," dit Susan, un léger sourire se créant au coin de sa bouche. "Il est évident qu'Hermione ici présente aimerait lire des livres lorsqu'elle va dans une bibliothèque." La reine mariée regarda la brunette et sourit. "Et je serais ravie de vous laisser ma bibliothèque, Hermione. Elle est au deuxième étage, troisième porte à droite. Vous pouvez y aller quand vous le voulez."
"Merci," dit Hermione, planifiant d'aller visiter la bibliothèque de Susan après l'heure du thé.
"Quel étage c'était déjà ?" Se demanda à haute voix Hermione, ennuyée de s'être perdue dans un si grand château. Elle voulait demander de l'aide à la famille royale, mais ils semblaient être préoccupés en ce moment.
Hermione s'arrêta au deuxième étage du château et fronça les sourcils. 'M'a-t-elle dit deuxième étage ?' se demanda-t-elle intérieurement, passant lentement devant les escaliers. Elle s'arrêta alors, décidant finalement d'aller au troisième étage, se remémorant distinctement quelque chose en rapport avec le nombre trois.
Elle regarda le côté droit de l'entrée, se souvenant que Susan lui avait dit que sa bibliothèque était la deuxième porte sur la droite. Ses pas résonnaient dans le couloir vide et finalement, elle ouvrit la deuxième porte. Enclenchant la poignée, elle ouvrit avec précaution la porte et jeta un coup d'œil à l'intérieur. Un long soupir s'échappa de ses lèvres alors qu'elle découvrait les meubles de bibliothèque alignés dans toute la pièce, et entra instantanément à l'intérieur.
Hermione ferma doucement la porte derrière elle, et prit une longue respiration. L'odeur des vieux livres chatouilla son sens de l'odorat et Hermione ne pouvait réprimer son sourire qui grandissait. Cela faisait un moment à présent qu'elle n'était pas allée dans une bibliothèque. Et quand elle disait un moment, c'était des mois. Depuis qu'elle et ses amis étaient en cavale dans le Monde des Sorciers, Hermione n'avait pas eu le loisir d'entrer dans une bibliothèque.
Elle s'approcha alors du meuble le plus proche et toucha juste le dos des ouvrages. Elle entraperçu des histoires moldues, comme Les Aventures de Huckleberry Finn et Sherlock Holmes – livres qu'elle avait adorés. Hermione pensa qu'elle commençait à trouver plusieurs similitudes avec Susan, et décida qu'elles devaient parler plus souvent.
Il y avait aussi de livres non familiers. Elle imagina qu'ils avaient dû être écrit dans ce monde magique. Hermione promit que si elle avait du temps libre plus tard, elle viendrait ici plus souvent pour lire ces nouveaux livres.
Hermione s'aventura plus profondément dans la bibliothèque, et continua de lire attentivement les titres autour d'elle. Un des meubles de bibliothèque était installé étrangement au fond de la bibliothèque, ce qui captiva Hermione qui commença à lire les titres présents sur les dos des livres.
"Temps à Relativité Inter Spatiale par Rose Pond," lu-t-elle à haute voix.
'Pas mal,' pensa-t-elle, retirant le livre de l'étagère. Le livre était d'un bleu ordinaire, tandis que les pages étaient jaunies par la poussière et le temps. Une grande montre à gousset était dessinée sur la couverture, et au lieu d'avoir des nombres, des mots en latin étaient écrits.
Un grand bruit venant de la porte alarma Hermione. Le livre qu'elle tenait lui glissa des mains et tomba bruyamment sur le sol.
"Qui est là ?"
Les yeux d'Hermione s'agrandirent lorsqu'elle entendit la voix inimitable du Roi Edmund. L'effroi emplit son cœur, et pensant à ce qu'il s'était dit au repas la veille, elle réalisa finalement qu'elle était dans la mauvaise bibliothèque.
Avant même de pouvoir se cacher derrière ces étagères menaçantes, Edmund apparu. Ses yeux couleur onyx atterrirent instantanément sur Hermione et lui jetèrent un regard noir.
"Je suppose que c'est au deuxième étage, troisième porte, n'est-ce pas ?" Demanda-t-elle, imperturbable face au regard froid du roi. Mentalement, elle se maudit de s'être embrouillée avec de simples instructions. "Je vais y aller à présent car il ne me semble pas être la bienvenue à présent."
"Non," coupa le Roi Edmund. Hermione le fixa, et la surprise se voyait sur son visage, mais le roi roula des yeux. "Restez et continuez ce que vous faites. Seul Dieu sait ce que me fera Lucy si elle apprenait que je vous ai mis à la porte de ma bibliothèque personnelle".
Un léger sourire apparu sur le visage d'Hermione et pour le remercier de sa gentillesse, elle s'inclina et se hâta de rejoindre la plus lointaine table qu'elle avait repéré. Elle saisit un livre aléatoire d'une des étagères et donna l'impression d'être occupée, car elle sentait sur elle un regard assidu.
Ses sourcils s'élevèrent lorsqu'elle vit Les Misérables dans ses mains. Ce classique de la littérature a toujours été un de ses livres préférés. Regardant pensivement le roi au-dessus du livre, elle se dit qu'outre le fait qu'il était impoli, il semblait avoir de bon goût en littérature.
Hermione baissa immédiatement les yeux sur le livre lorsque les yeux du roi rencontrèrent les siens. Elle entendit distinctement les bruits de pas près de sa table, et elle fit un sourire en coin. "Et voilà une nouvelle plaisanterie, n'est-ce pas ?" Se dit-elle à elle-même, lisant dans sa tête.
La chaise en face d'elle fut tirée vers l'arrière et le Roi Edmund s'assit. Hermione compta jusqu'à cinq dans sa tête, et Edmund commença à parler.
"Je ne comprends pas pourquoi ma fratrie vous apprécie tellement, Mademoiselle Hermione," dit Edmund.
Hermione referma doucement le livre et le posa délicatement sur la table. Tranquillement, elle rencontra les yeux suspicieux du roi. "Je ne comprends pas pourquoi vous non," lui répondit-elle.
"Oh oh, elle devient de nouveau insolente," dit-il de vive voix. "Vous savez, pour une fille, vous êtes plutôt audacieuse, Mademoiselle Hermione."
"Arrêtez ça," dit la brunette, fronçant les sourcils.
"Arrêter quoi ?" Demanda-t-elle, levant un sourcil.
"Je ne sais pas vraiment … ça. Accentuer autant sur mon prénom," dit-elle.
Il la fixa. "Je ne vois pas pourquoi je devrais arrêter, Mademoiselle Hermione," dit Edmund. "Est-ce bien même votre vrai prénom ?"
Hermione pris une grande inspiration et secoua sa tête. "Vos suspicions me concernant commencent à m'ennuyer, votre majesté," dit-elle.
"Le fait est que vous gardiez, sans aucun doute, des secrets commence à être ennuyant, Mademoiselle Hermione," dit-il. "Ma sœur Lucy à tendance à être trop amicale avec les étrangers. C'est dans sa nature, mais elle a un bon jugement aussi. Je pense juste que, cette fois-ci, elle commence à faire une erreur."
Edmund se leva brusquement de sa chaise et commença à s'éloigner. "Il y a quelque chose chez vous de suspicieux," dit-il. "Et je pense – non, oubliez ce mot – je sais que vous avez une autre motivation." Il avait arrêté sa marche, fixa directement les yeux chaud et marrons d'Hermione, et la prévint : "Je vais regarder chacun de vos mouvements. Une seule erreur, et je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour vous jeter hors de ce château. Ais-je été clair ?"
"Comme du cristal," répondit calmement Hermione.
Le roi lui donna un dernier regard noir avant de se retourner et de quitter sa bibliothèque personnelle.
Aussitôt qu'il était sorti, Hermione lâcha une profonde respiration alors même qu'elle ne savait pas qu'elle la retenait.
Le Roi Edmund était trop perceptif, beaucoup trop perceptif à son goût, et Hermione savait qu'elle allait devoir faire plus attention à l'avenir.
"Repose-toi Babbity, et je prendrais ton travail pour l'instant," dit Hermione, faisant taire la Lapine qui protestait. "Ça va aller pour moi. Protester n'est que futilité. Je suis têtue, n'est-ce pas ?"
La Lapine fiévreuse essaya de rire mais une quinte de toux s'échappa de ses lèvres à la place. C'était un après-midi ensoleillé lorsque Glendolly le Blaireau avait prévenu Hermione à propos de la grippe soudaine de Babbitty. La brunette avait immédiatement commencé à s'inquiéter pour son amie, mais le Médecin narnien lui avait dit qu'une journée entière de repos lui ferait du bien. Par conséquent, Hermione s'était portée volontaire pour prendre toutes les responsabilités de Babbitty pour la journée.
A présent, elle portait de nouveau la cape que Babbitty lui avait donné alors qu'elles vivaient encore dans le terrier. Il s'est avéré que Babbitty devait se rendre dans les bois afin de collecter des épices pour leur diner. Voyant que la Lapine était incapable de le faire, Hermione prit sur elle d'aller récupérer les épices à sa place.
Alors qu'elle s'éloignait des portes du château, Hermione prit une grande inspiration. Cela faisait un moment qu'elle n'était pas sortie du château. Elle avait été enfermée à l'intérieur, effectuant ses tâches de demoiselle de compagnie. Elle était reconnaissante car la plupart des membres de la royauté avait leurs propres affaires à régler. Aujourd'hui, Hermione n'était pas embêtée par eux, et profitait au maximum de sa liberté.
Elle avait salué quelques créatures familières dans les rues. Même pour une journée ordinaire, Narnia était animée et en effervescence. Hermione promit que si elle avait plus de temps dans l'avenir, elle s'aventurerait dans ce monde magique pour en connaître davantage.
Hermione arriva enfin dans la forêt éclairée, et commença à chercher les épices. Il lui fallut une heure exactement avant que son panier ne soit rempli des ingrédients nécessaires pour le repas du soir.
La brunette décida de rester dans la forêt encore un peu. Elle était sûre que si elle rentrait à Cair Paravel, Lucy cherchait immédiatement sa compagnie. Hermione fut surprise de constater qu'elle ne se préoccupait plus vraiment de cela à présent. La jeune reine était un ange et elle avoua en elle-même qu'elle ne s'ennuyait pas vraiment quand elle parlait à Lucy.
Une idée prit place soudainement dans le cerveau d'Hermione. Elle sortit sa baguette de sa poche et décida d'essayer plusieurs autres sorts.
"Incendio," dit-elle en bougeant sa baguette, mais une fois encore, aucune étincelle ne fut créée.
Elle murmura d'autres sort. Expelliarmus ! Reducto ! Oppugno ! De nouveau, aucun sort ne fut créé.
Hermione abandonna finalement après un puissant Sectumpsempra. Frustrée, elle jeta sa baguette sur le sol et la fixa avec un regard noir.
"Pourquoi tu ne fonctionnes pas ?" S'exclama-t-elle en colère.
'Je dois faire plus de recherche,' se dit-elle à elle-même, ramassant sa baguette et se mettant debout. Elle remit dans sa poche le bâton inutile et attrapa le panier rempli d'épices, prête à retourner à Cair Paravel, mais fut horrifié lorsqu'elle s'aperçut qu'elle ne le pouvait pas. Hermione baissa la tête et regarda ses pieds, et découvrit que ses pieds étaient piégés dans de la glace.
"Quoi ?" Demanda-t-elle, incrédule, se baissant pour inspecter la glace.
Un souffle glacé frôla sa joue, et instinctivement elle frissonna. Les buissons aux alentours commencèrent à geler et Hermione, ne sachant que faire, commença à paniquer.
"Une trahison par le plus improbable."
Hermione pivota sur elle-même. "Bonjour ?" Hurla-t-elle, gigotant afin de briser la glace autour de ses pieds. "Qui est là ?"
"Princesse des Lions."
La voix avait empli tous les sens d'Hermione, et elle chancela vers l'avant, ses mains couvrant ses oreilles.
"Feu contre Glace."
Un profond cri de surprise s'échappa des lèvres d'Hermione tandis qu'un courant d'air froid courait le long de sa colonne vertébrale.
"La Glace reviendra."
'Calme-toi Hermione,' se dit-elle, mobilisant toute sa volonté pour dissiper la peur qu'il l'avait envahie.
"Avant cela, prenez garde. Prenez garde. Prenez garde. Prenez garde. Prenez garde."
Elle pivota sur elle-même, à gauche et à droite, cherchant la source de la voix, mais ne trouva personne. Tout ce qui était autour d'elle s'était transformé en glace, et le vent devint froid. Elle ferma les yeux fermement et désira fortement quitter ce moment étrange.
"Hermione ?" Une voix, différente, l'appelait pour avoir son attention, mais Hermione refusait d'ouvrir les yeux.
"Hermione ?" La voix répéta son nom, et Hermione pouvait détecter de la panique à présent. "Hermione ?" Une main chaude attrapa son poignet et Hermione sursauta. D'instinct, elle sortit sa baguette et la pointa sous le menton de l'intru, qui s'avéra être le Grand Roi Peter.
"J-je …" bégaya-t-elle, ramenant lentement sa baguette vers elle, et la rangeant discrètement dans sa poche.
"J'essaye de vous réveiller depuis un moment," dit-il, lui souriant chaleureusement, alors qu'elle détectait une pointe d'inquiétude.
Hermione regarda tout autour d'elle, et fut surprise de voir que tout était redevenu normal. A la surprise de Peter, elle se pencha et inspecta ses pieds, et vu qu'ils étaient libres de bouger de nouveau.
"Est-ce que tout va bien ?" Demanda-t-il.
La brunette leva une main fatiguée sur son visage, et sourit, incrédule. "Je vais bien," dit-elle. "C'est juste que …" Elle secoua sa tête et sourit. "Je vais bien."
"Eh bien, je suis ravi de voir que vous l'êtes," dit-il, gloussant gentiment. "Par ailleurs, ce petit bout de bois que vous avez pointé dans ma direction m'a un peu surpris. Je suis quasiment sûr que ce bâton inutile ne pourra pas vous défendre contre des rebelles telmarins ou des animaux sauvages."
"C'est vrai," dit-elle, souriant timidement. "Je suis désolée. L'instinct, vous savez. C'était la chose la plus proche que je pouvais attraper. D'ailleurs, que faites-vous ici, votre majesté ?"
Peter haussa les épaules. "Je chassais seul. Et par pitié, laissez tomber le "votre majesté" ou "grand roi." "Peter" suffira, et je pense que nous avons dépassé le stade où nous pouvons nous qualifier d'ami," dit-il, affichant un sourire charmant une fois encore. "Et vous, que faites-vous ici ?"
"Babbitty est malade, et je me suis portée volontaire pour prendre ses tâches durant cette journée," expliqua-t-elle. Elle se baissa encore une fois et attrapa le panier rempli d'épices. "Eh bien, je pense qu'il serait judicieux pour moi de rentrer, votre maj- er … Peter."
Le Grand Roi sourit. "Laisse-moi te raccompagner alors," dit-il. "C'est une bonne chose que nous nous soyons rencontrés ici, n'est-ce pas ?"
"Eh bien …" dit Hermione, se disant que c'était une mauvaise idée. Mais les vestiges de son cauchemar étaient encore frais dans son esprit, et elle se damnerait si elle se retrouvait seule une nouvelle fois. "D'accord."
Peter afficha un grand sourire et offrit son bras. "Puis-je ?" Demanda-t-il. Hermione prit son bras avec précaution, et tous les deux repartirent vers Cair Paravel.
Hermione regarda en arrière, confuse par ce qu'elle avait rêvé quelques minutes plus tôt. C'était tellement frais dans son esprit, mais elle balaya tout cela.
"Est-ce que tout va bien ?" Demanda Peter.
"Oui," répondit-elle immédiatement, souriant au roi. "Tout va bien."
Elle regarda derrière elle une dernière fois, puis tourna le regard droit devant elle, et manqua une petite fleur toujours recouverte de glace.
