Bonjour communauté de lecteurs et de lectrices qui ne cessent de s'agrandirent !

C'est un réel plaisir de voir augmenter le nombre de personnes s'abonnant à cette traduction. Je suis extrêmement ravie de voir qu'il n'y a pas que moi qui aime tant cette fanfiction !

Que dire sur ce chapitre sans trop en dévoiler ... Que ce n'est pas si facile de tenir ses engagements ?

Et sur cette petite phrase, je vous souhaite une bonne lecture !

Credits :

WickedlyAwesomeMe pour l'écriture originale.

PetiteSphereAilee pour la traduction.

Snow pour la relecture.


"Hermione, es-tu prête ?" Demanda Lucy de l'autre côté de la porte fermée.

Elle se leva, fixa la robe bleu clair que Susan lui avait poliment offert, et soupira. "Je serais prête dans quelques minutes," répondit-elle, balaya la frange de son visage et saisit le chapeau de paille que Babbitty lui avait donné en signe de remerciement pour avoir pris toutes ses responsabilités alors que la Lapine était malade.

"Les éviter le plus possible, n'est-ce pas Hermione ?" Maugréa-t-elle à son reflet, et fronça les sourcils. Elle soupira de nouveau, embêtée par le fait que son plan devienne de plus en plus futile avec les jours qui passaient. Puis elle posa le chapeau sur sa tête.

Hermione s'avança vers la porte de sa chambre, l'ouvrit, et fut accueillie par une Reine Lucy enjouée.

"Tu es adorable," dit-elle, crochetant son bras autour de celui d'Hermione. "Su' savait ce qu'elle faisait quand elle t'a prêté cette robe bleue. " Malgré elle, la brunette sourit. La reine n'était pas si mal, elle aussi. Sa robe d'été couleur jaune avait amplifié l'humeur qu'elle ressentait à ce moment précis. Elle ne pouvait pas être énervée lorsqu'elle se trouvait à côté de Lucy. Elle avait appris, il y avait un moment déjà, que sa joie était très contagieuse.

"Donc, où allons-nous maintenant ?" Demanda Hermione alors qu'elles commençaient à descendre les escaliers.

"Tu verras," gazouilla joyeusement la plus jeune des deux.

Toutes les deux furent accueillies par les autres membres, tous habillés de façon décontractée. En fait, leurs vêtements ressemblaient fortement à ceux des Moldus, sauf pour Caspian. C'est juste que cela avait surpris Hermione en quelque sorte, elle qui avait été habituée aux tenues médiévales qu'ils semblaient constamment porter.

"Tout le monde est prêt ?" Demanda Peter balançant une batte sur son épaule.

Les yeux d'Hermione s'agrandirent. "Nous allons jouer au cricket ?" Demanda-t-elle, le creux de son estomac bouillonnant de joie. Elle avait toujours été une fidèle fan, regardant pas mal de match avec son père quand tout était relativement normal.

A sa surprise, les autres la regardèrent étrangement.

"Quoi ?" Demanda-t-elle, se sentant soudain intimidée.

Lucy la regarda intensément, ses sourcils étaient froncés. "Tu connais le cricket ?" Demanda-t-elle doucement.

Hermione devint confuse. "Bien évidemment que je connais le cricket, je-" Les mots moururent dans sa bouche et ses yeux s'agrandirent d'horreur. Mais bien sûr ! Comment a-t-elle pu oublier ? Elle était supposée être la pauvre fille qui ne se souvenait de rien sauf de son prénom, n'est-ce pas ?

Agrandissant ses yeux pour plus d'effet, elle mordit sa lèvre inférieure et fronça les sourcils. "Je ne sais pas d'où cela me vient," mentit-elle doucement.

Peter sourit. "C'est super, n'est-ce pas ?" Dit-il. "Vous commencez à vous souvenir des choses. Bien que le "cricket" soit surprenant, non ?"

Susan toucha son bras. "Elle pourrait être une londonienne au final," dit-elle en affichant un large sourire à la jeune brunette.

Hermione haussa les épaules et ne croisa pas les regards des autres. Devenir meilleure en mensonge ne signifiait pas être à l'aise avec ça. "Il y a des bribes de souvenirs," dit-elle. "Quelques fois, elles apparaissent comme ça, venant de nulle part et la plupart du temps, elles sont insignifiantes. Comme le cricket."

Elle leva lentement sa tête et dû retenir un soupir de soulagement après que les autres aient, semble-t-il, avoir accepté son explication. Pour une étrange raison, ses yeux se posèrent sur Edmund. Sans surprise, le jeune roi avait froncé les sourcils.

"Une seule erreur, et je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour vous jeter hors de ce château." Ses mots dit dans sa bibliothèque personnelle résonnaient dans son esprit et, sans pouvoir faire autrement, elle le fusilla du regard. Le Roi Edmund leva un sourcil et, en réponse, elle roula des yeux.

"Maintenant que tout le monde est prêt, je pense qu'il est grand temps d'y aller," annonça Peter, marchant à présent hors de Cair Paravel. Les autres le suivirent et, rapidement, ils se retrouvèrent en dehors des portes du château.


Douces Prairies. Voilà comment était nommé le magnifique endroit où les Pevensie, Caspian et Hermione étaient à présent. Hermione pensa que le nom était parfaitement bien choisi, regardant cette vaste prairie, et tout était si … doux. Elle, qui s'était assise sur une couverture préparée par Susan, se sentait apaisée par cet endroit.

Son dos était posé contre un tronc d'arbre, le livre Les Misérables était sur ses genoux. Les hommes, ainsi que Lucy, jouaient au cricket tandis que Susan, assise sur le sol, comptabilisait les points. Edmund et Caspian faisaient équipe ensemble, tandis que Peter et Lucy étaient dans une autre équipe. Aussi clair que pouvait comprendre Hermione, l'équipe d'Edmund gagnait.

"Caspian, tu t'améliores !" Accusa Peter.

Le roi accusé afficha un sourire en coin et fit un clin d'œil à sa femme qui souriait en coin aussi. "Je me suis entrainé, Grand Roi," rétorqua-t-il. "Je t'avais dit que je te battrais un jour, n'est-ce pas ?" Pour appuyer son propos, la balle envoyée à toute allure par Peter fut parfaitement touchée par Caspian.

Hermione afficha un grand sourire, secoua sa tête face à cette surprenante démonstration d'attitude insouciante par les membres de la royauté, et retourna à son livre.

Alors qu'elle s'immergeait enfin dans la partie où Marius rencontrait pour la première fois Cosette au parc du Luxembourg, une ombre apparue devant elle. Elle leva la tête, se protégea les yeux, et découvrit que c'était Lucy qui gâchait sa vue.

"Allez, rat de bibliothèque, pourquoi ne pas te joindre à nous ?" Demanda Lucy tandis qu'Hermione haussa les épaules.

"Je suis certaine de ne pas être une personne très sportive, Lucy," dit Hermione en enterrant de nouveau son nez dans le livre. "Je préfère finir de lire plutôt que, tu sais, faire du sport."

A sa surprise, Lucy lui prit le livre et le referma. Hermione fronça les sourcils, ce qui fit rouler des yeux Lucy. "Allez," dit la jeune brunette, tirant Hermione de son siège. "Je suis sûre que tu vas adorer y jouer."

Alors que Lucy trainait Hermione dans le champ, elle s'exclama "Eh ! Hermione va me remplacer quelques temps. Je suis un peu fatiguée." Lucy poussa Hermione auprès de Peter, et le Grand Roi la rattrapa avant qu'elle ne tombe sur le sol. "Bonne chance !"

"Euh …" dit Hermione, regardant fixement les bras autour d'elle.

Peter sembla remarquer leur position actuelle et toussa, retirant tranquillement ses bras. Hermione supprima un froncement de sourcils lorsqu'elle vit les joues roses de l'homme.

"Est-ce que nous pouvons jouer maintenant ?" Interrompit Edmund, et Hermione roula des yeux.

Le Grand Roi fixa aussi son jeune frère. Se retournant vers Hermione, il lui donna la batte et fit un geste pour lui montrer comment l'utiliser correctement. "Bien, vous devez poser votre main gauche ici et-"

"Votre Majesté, je pense savoir comment tenir une batte," dit-elle, la faisant se balancer tout autour tandis qu'elle la maintenait correctement. Peter sourit honteusement et mit ses mains, apparemment plus attentives aujourd'hui, dans ses poches, puis recula de quelques pas d'Hermione.

"Très bien," dit-il, suivit d'un toussotement.

Peter regarda en direction du lanceur, et lui jeta un regard noir. "Vas-y doucement avec elle, Edmund," prévint-il.

"Je peux parfaitement y arriver seule," interrompit Hermione, fronçant les sourcils lorsque Peter et Edmund gloussèrent.

"Nous allons voir ça," dit le roi aux cheveux noirs, et Hermione lui jeta un regard noir.

"Eh, Ed !" Hurla Lucy. "Fais attention. Tu pourrais briser une vitre ou autre chose."

Edmund fusilla du regard sa plus jeune sœur, qui lui sourit innocemment. "Quoi ? Tu l'as fait auparavant, tu te souviens ?" Dit-elle, et Edmund roula rapidement des yeux.

Il fixa alors silencieusement Hermione, et pour une étrange raison, Hermione se sentait légèrement nerveuse. Elle avait été regardée auparavant, et elle devait bien avouer qu'il était un excellent lanceur. Lucy lui avait dit une fois qu'Edmund avait intégré l'équipe de cricket durant leurs années au collège, et il avait mené son équipe plusieurs fois à la victoire. Ajouté au fait qu'Edmund n'aimait pas la brunette, Hermione jurerait qu'il semblait très, par manque de meilleur mot, maniaque.

Le plus jeune roi s'agenouilla, ses yeux n'avaient pas quittés Hermione, et il commença à faire tourner le bras tenant la balle.

Hermione adopta une position défensive, ses yeux ne quittant pas la balle, et attendit.

Edmund lança finalement la balle avec une telle grâce qu'Hermione fut distraite un court instant. Le mot clé, cependant, était "un peu" car ses yeux retrouvèrent la balle et, instantanément, elle balança sa batte. Le magnifique son de sa batte frappant la balle atteint ses oreilles et, malgré elle, elle afficha un sourire narquois de triomphe au roi interloqué.

Hermione lâcha alors sa batte et commença à courir. Cela brisa la stupeur d'Edmund, et il courut vers la balle. Lucy et Susan supportèrent Hermione, sachant qu'elle avait frappé la balle assez forte et assez loin. Avant que tous ne s'en aperçoive, elle était arrivée à l'opposé du terrain, et avait touché le guichet.

Lucy se leva pour l'acclamer joyeusement. Hermione, trop joyeuse pour l'exprimer, attrapa Peter afin de lui faire une étreinte serrée, et ne prêta pas attention lorsque le Haut Roi se liquéfia. "Je l'ai fait !" S'exclama Hermione, cette fois-ci courant vers Lucy pour l'envelopper d'une forte étreinte.

Du coin de l'œil, elle vit Edmund prendre un énorme air renfrogné.

"Allons, camarade, nous gagnons toujours," dit Caspian, tapotant le dos du roi frustré. "Même si tu dois admettre qu'il s'agissait d'une très bonne frappe ce qu'elle a fait là, n'est-ce pas ?"

Edmund se renfrogna et roula des yeux.


"Tu apprécies cet endroit ?" Demanda Lucy, interrompant une fois encore la lecture d'Hermione.

La brunette soupira, ferma son livre parce qu'elle savait très bien qu'il serait futile de le terminer aujourd'hui, et regarda Lucy. Elle et Susan étaient à présent assises sur la nappe de pique-nique tandis que les trois hommes étaient elles-ne-savaient-où. Ils avaient pris congés un moment auparavant, disant qu'ils allaient chasser un moment, et avaient laissés les jeunes femmes seules.

Susan mordit joyeusement dans une pomme alors qu'elles regardaient les jeunes filles. Lucy regarda Hermione avec espoir en attendant sa réponse. Hermione, souriant malgré sa lecture interrompue, répondit : "Eh bien, Narnia est un endroit magnifique. Je m'habitue plutôt bien et bientôt, j'aurais le sentiment de ne plus vouloir quitter cet endroit."

A sa surprise, sa réponse fut pleine de vérité. Son amour grandissant pour Narnia devenait alarmant à présent, surtout parce qu'elle estima ne pas donner assez d'effort pour trouver une solution à sa situation actuelle qui était alarmante. Dans son monde, il y avait une guerre.

Dans son monde, elle était nécessaire.

"Est-ce que tout va bien ?" Demanda Susan, inquiète lorsqu'elle vit le regard étrange d'Hermione.

Clignant des yeux, elle sourit distraitement. "Oui, je vais bien … Je pense qu'une autre bribe de souvenir est apparu," dit-elle en haussant les épaules. "C'est devenu fréquent à présent. Je suppose que je serais bientôt capable de me souvenir de choses importantes me concernant et qui me permettront de savoir pourquoi je suis ici entre autres choses."

Lucy rampa pour se rapprocher d'Hermione, et s'assit près d'elle. "Est-ce que tu t'énerverais si je te disais que j'aimerais que tu deviennes ma sœur ?" Demanda la plus jeune des trois, regardant Hermione avec espoir.

La brunette fut prise au dépourvu. Ses yeux grands ouverts se posèrent sur Susan, qui sourit en retour.

"Je dois bien avouer que tu agis comme la grande sœur que j'ai toujours voulu avoir," dit Su', souriant alors qu'elle tapotait le bras d'Hermione. "Ce qui est assez étrange étant donné que j'ai une centaine d'années de plus que toi."

"Si quelque chose, je ne sais pas … arrivait, tu seras toujours la bienvenue à Cair Paravel, Hermione," dit Lucy avec honnêteté, posant sa tête sur l'épaule d'Hermione.

Le cœur d'Hermione se réchauffa face à ces mots si honnêtes venant des deux reines. Cela ne faisait que quelques semaines, voire un mois peut-être, qu'elle les avait rencontrés en bonne et due forme, et leur confiance en elle était tellement stupéfiante qu'elle en eu les larmes aux yeux. Elle entoura les épaules de Lucy et tendit une main à Susan.

"Je trouve que vivre ici n'est pas si mal," dit-elle.

L'honnêteté présente dans ses paroles l'effraya.


"Le monde des Sorciers a besoin de moi," se dit Hermione pour la dix-millième fois, alors qu'elle montait les escaliers. Elle se disait ça depuis qu'ils étaient tous rentré de Douces Prairies. C'était déstabilisant car pendant quelques heures, elle avait oublié Poudlard, la Seconde Guerre, et le Bien. Cela la rendait honteuse aussi car ici, elle était dorlotée et heureuse alors que dans son monde, beaucoup de gens était en souffrance et miséreux.

"Le monde des Sorciers a besoin de moi," se dit-elle une dernière fois alors qu'elle s'avançait vers la troisième porte sur la droite.

Elle avait décidé d'aller dans la bibliothèque de Susan et de continuer ses recherches. La reine mariée lui avait gracieusement offert sa bibliothèque et aussitôt qu'ils étaient rentrés de Douces Prairies, elle s'était aventurée au deuxième étage.

Les autres membres de la royauté avaient une réunion à cet instant avec quelques soldats narniens, et Hermione avait enfin la paix.

Elle poussa la porte de la bibliothèque personnelle de Susan. Alors qu'elle entrait à l'intérieur, elle pouvait ressentir instantanément la différence avec celle d'Edmund. La bibliothèque de ce dernier avait une odeur de vieux livres alors que celle de Susan sentait comme le parfum de la reine.

Elle détestait l'admettre, mais elle préférait l'odeur de la bibliothèque d'Edmund à celle de Susan.

Fronçant légèrement les sourcils, Hermione commença sa tâche de recherche d'un moyen de quitter Narnia.

Deux heures et demi étaient passés et sa petite tâche lui semblait futile. Hermione avait découvert avec frustration que la bibliothèque de Susan était pleine de romans et de saga : il était rare de voir une encyclopédie ou quelque chose donnant des informations équivalentes. Hermione devait bien l'admettre, cependant, que Susan avait de bons goûts concernant les livres de littérature. Le problème était que tous les livres contenaient de la fiction. Ceux traitant des faits étaient rares.

Hermione quitta la bibliothèque de Susan, désappointée, et elle ne fut pas capable de supprimer celui-ci lorsqu'elle alla déjeuner avec les membres de la Royauté.

"Est-ce que tout va bien, Hermione ?" Demanda Peter avec intérêt et, pour une fois, cet intérêt n'était pas apprécié par la brunette.

Elle acquiesça en silence, et s'occupa avec ses petits pois.

"As-tu trouvé quelque chose dans ma bibliothèque ?" Ce fut Susan cette fois qui parla, et malgré elle, elle fronça les sourcils. Ils se collèrent ensemble et, fatiguée de mentir pour la journée, elle secoua la tête.

"Il n'y a rien concernant les souvenirs ou autre chose," dit la brunette en faisant glisser une main derrière son oreille, en signe de frustration. "Je … J'ai essayé de faire mon mieux pour tout regarder, mais …" Elle s'arrêta, et pris une profonde respiration.

"Désolée, mon cœur," dit Susan qui souriait d'un air désolé à Hermione. "Je pensais que tu voulais seulement te divertir Tout ce que j'ai dans ma bibliothèque sont des romans et des nouvelles. Je suis sûre que dans la bibliothèque personnelle d'Edmund …" La grande reine hésita, regardant intensément son jeune frère. Edmund lui lança un regard noir et fixa son assiette en silence.

"Très bien, vous pouvez utiliser la bibliothèque d'Edmund à la place," dit Peter.

"Eh !" Hurla le jeune frère, mais Peter fut imperturbable.

Il regarda autour de la table, marquant une pause en direction d'Edmund. "Y'a-t-il une objection ?" Demanda-t-il.

La protestation d'Edmund devint plus forte mais une fois encore, Peter était imperturbable. Le Grand Roi regarda le couple marié, qui secouèrent la tête simultanément. Il regarda alors Lucy, qui fit un large sourire et fit un clin d'œil à Hermione. "Je constate qu'il n'y a aucune objection," dit-il, et son visage était l'incarnation de la sérénité. "J'espère que vous trouverez ce que vous cherchez dans la bibliothèque personnelle d'Ed', Hermione."

"Je vois que protester ne sert à rien," s'exclama Edmund, lançant ses mains en signe de frustration. "Très bien, faisons comme ça."

Hermione regarda pensivement le roi aux cheveux noirs et, malgré elle, sourit à ces bêtises. "Je vous remercie," dit-elle sincèrement, mais Edmund maugréa méchamment sur son assiette.


Hermione était de nouveau dans la bibliothèque personnelle d'Edmund, se déplaçant avec une extrême précaution. Avec beaucoup de précaution étant donné que le propriétaire des lieux était assis, concentré sur sa table de travail, ses yeux ne quittant jamais la silhouette d'Hermione.

La brunette roula des yeux dans sa direction. De frustration, elle rangea un autre livre inutile à sa place. Elle devait l'admettre, la bibliothèque d'Edmund possédait plus d'ouvrages de faits que de fictions, et une majorité d'entre eux concernait les batailles et la planification de stratégies.

"Je vois qu'il est obsédé par ces choses-là, n'est-ce pas ?" Se demanda-t-elle, exprimant de nouveau sa désapprobation après avoir pris un autre livre Comment faire … "Comment mettre en incapacité avec précision. Sérieusement ?" Demanda Hermione à voix haute, regardant Edmund encore une fois. Le dit-roi était à présent occupé à griffonner des choses sur un morceau de parchemin. "Ce type doit être un malade de la guerre."

Une heure était passée, et Hermione n'avait toujours pas trouvé de livres utiles. Elle décida alors de s'asseoir sur une chaise en premier, et de se reposer un moment, le livre Les Misérables de nouveau dans les mains. Elle était déjà au quatrième tome et était heureuse d'arriver à la fin.

Elle s'autorisa à lire une autre demi-heure avant de décider de chercher attentivement de nouveau des livres dans la bibliothèque. Hermione avait atteint le fond de la bibliothèque et, d'une certaine façon, cela l'avait découragé de ne pas trouver de livres utiles qui pouvaient l'aider pour sa situation actuelle.

Ses doigts effleurèrent le dos des livres lorsque, soudainement, elle glissa et tomba sur le sol. Un juron indésirable s'échappa de sa bouche alors qu'elle roulait, et elle jeta un regard noir à l'objet qui avait causé sa chute, seulement pour découvrir un livre intéressant qu'elle avait déjà remarqué quelques jours auparavant.

Temps A Relativité Dimensionnelle Inter-Spatiale luisait sombrement dans la bibliothèque et, avec précaution, Hermione prit le livre. De nouveau, elle examina la couverture, et fut plongée instantanément dans le livre. C'était peut-être dû à la magie qui coulait dans son sang, mais Hermione avait le sentiment que ce livre pouvait être magique lui aussi.

"Eh !"

Hermione sursauta. Le livre lui glissa des mains et atterri sur le sol dans un grand bruit. Elle leva la tête et était prêt à fusiller du regard Edmund.

Il lui envoya un regard étrange. "Que faites-vous sur le sol ?" Demanda-t-il, perplexe.

La brunette se releva lentement et poussa doucement le livre sous le meuble bibliothèque. "Je suis tombée," déclara-t-elle, honteuse. "Maladroite que je suis."

Il leva un sourcil et pendant une minute, il inspecta sa silhouette. "Bref, Peter a demandé à nous voir, maintenant," dit-il, détournant la tête d'elle tandis qu'il se dirigeait vers la porte. "Apparemment, c'est déjà l'heure du thé."

Hermione regarda longuement le livre qu'elle venait de cacher, et soupira. "Très bien," répondit-elle, et elle suivit Edmund qui quittait sa bibliothèque personnelle.


"Es-tu vraiment sûr de ça Peter ?" Demanda Caspian, l'inquiétude visible sur son visage. Susan, dont l'expression faciale reflétait celle de son mari, prit le bras de Caspian et fixa aussi Peter.

"Cair Paravel a besoin de nous," murmura la reine, étendant sa main libre pour attraper celle de Peter. "Je suis sûre que notre lune de miel peut attendre."

Peter la regarda comme si elle avait dit la chose la plus stupide au monde. "N'importe quoi," s'exclama-t-il, donnant la valise qu'il tenait à Caspian. "Une prophétie ne devrait pas être une raison pour spoiler le bonheur des gens. Vous êtes mariés. La meilleure chose que vous deux méritiez est quelques vacances."

Susan regarda tendrement son grand-frère et lui fit un gros câlin. "Nous reviendrons bientôt," dit-elle, embrassant sa joue. "Faites attention et … soyez prudent, pour l'amour d'Aslan. Faites bien attention à vous."

"Je devrais te dire la même chose," répondit Peter, souriant à Susan. "Il y a encore des rebelles aux alentours, tu sais." Les yeux de Peter atterrirent sur Caspian, et avec une voix alarmée, il ajouta : "Et prends soin de ma sœur Caspian, tu m'as bien compris ?"

"Clair comme de l'eau de roche," sourit Caspian. Susan lui sourit et se tint à ses côtés. Elle prit sa main et après que les deux firent leur au-revoir, ils quittèrent tous les deux Cair Paravel en calèche.

D'autres portes s'ouvrirent, et Edmund, Lucy et Hermione la passèrent.

"Ils sont vraiment partis ?" Demanda Edmund, des traces d'inquiétudes évidents sur son visage. Peter acquiesça et le plus jeune roi soupira. "Mais, Peter-"

"Ed," dit Peter en appuyant bien sur le diminutif, ses yeux se posant avec insistance sur Hermione. La brunette, surprise qu'il la regarde, regarda Lucy, confuse. La-dite reine, en retour, sourit à Hermione pour la rassurer, malgré le fait que la brunette pouvait détecter quelque chose de mystérieux dans les yeux de Lucy.

"Je suis sûre qu'ils seront en sécurité, Edmund," le rassura Lucy, s'approchant de lui pour entourer son torse avec son bras. "Ne soit pas si angoissé."

Edmund allait protester mais Lucy lui donna un regard d'avertissement. "Très bien, je suis un angoissé," dit-il dans un soupir.

Hermione fixa les Pevensie pensivement, et se demanda ce qui pouvait les rendre aussi inquiet.


Hermione sortit du château et fut accueilli par un vent froid et réconfortant. Elle serra autour d'elle la cape qu'elle portait et s'aventura dans le jardin de Cair Paravel.

Elle voulait aller le visiter depuis plusieurs jours, mais elle fut assez occupée à l'intérieur du château : elle avait toujours été préoccupée ou indisponible.

Hermione avait déjà été dans ce jardin quelques fois auparavant, mais elle n'avait pas pu observer sa beauté. Les jardins de Poudlard possédaient des plantes exotiques, surtout dans les serres du Professeur Chourave. Elle était sûre que dans ce monde, elle verrait des plantes qu'elle n'avait jamais vu avant.

La sécheresse laissée craqua sous ses pieds. Hermione pouvait entendre distinctement les criquets et les cigales dans les arbres. Relevant la tête, ses yeux furent subjugués par le voile noir des cieux, parsemés d'étoiles brillantes et d'une lune toujours belle.

La nuit était calme et Hermione n'en pouvait plus d'attendre pour admirer sa beauté aussitôt qu'elle était entrée dans le jardin.

Elle vit un petit kiosque au cœur du jardin, et s'approcha instantanément. Mais alors qu'elle en était proche, elle remarqua la silhouette d'une personne. Hermione ralentit son allure aussitôt qu'elle notifia la silhouette du Roi Edmund, assis sur un des sièges du kiosque.

Il semblait avoir entendu ses pas car il regarda dans sa direction. Ses yeux rencontrèrent les siens instantanément et, à la surprise totale d'Hermione, il sourit en coin, n'y croyant pas.

"Pourquoi avez-vous toujours le truc pour ruiner mes moments de tranquillité ?" Demanda-t-il, un petit ton joueur dans la voix.

Hermione fit marche arrière et fixa le roi avec prudence. "Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait du Roi Edmund ?" Demanda-t-elle à voix haute.

Le roi soupira et pencha sa tête vers l'arrière, le derrière de son crâne s'appuyant contre le dossier de sa chaise. "C'est une nuit paisible," lui dit-il doucement. "Je ne suis pas d'humeur pour me quereller avec vous ce soir, Mademoiselle Hermione."

La brunette cligna des yeux pensivement, et décida finalement d'entrer dans le kiosque. Elle le regarda, attendant une protestation de sa part, mais rien ne vint. Précautionneusement, Hermione s'assit sur la chaise opposée à la sienne. Aussitôt que ses yeux le quittèrent, ils parcoururent entièrement le jardin et, instantanément, Hermione se sentit apaisée.

"Vous êtes plutôt déroutante, vous savez," dit soudainement Edmund, brisant le paisible silence.

Il fallut à Hermione presque une minute pour quitter la beauté autour d'elle. Ses yeux se posèrent sur Edmund, et elle fut surprise de voir qu'il la surveillait intensément. "Déroutante ? Dans quel sens, votre majesté ?" Demanda-t-elle.

Il haussa les épaules et joua avec l'ourlet de ses vêtements. "Je ne sais pas … cela fait un mois à présent," il notifia.

"Et qu'est-ce que vous suggérez ?"

"Je pense que c'est le bon moment pour vous de mettre en place votre plan," dit-il à voix haute.

Hermione, ne pouvant rien y faire, rit doucement dans la nuit.

"Qu'est-ce qu'il y a de si drôle ?" Répondit-il, un froncement de sourcils apparaissant sur son visage.

"Vous continuer de croire en ce baratin de motivation ultérieure, n'est-ce pas ?" Demanda-t-elle en secouant sa tête. "Comme vous l'avez dit, cela fait un mois déjà. Je pense avoir fait mes preuves."

Sa déclaration fut suivie d'un silence et, selon l'opinion d'Hermione, ses yeux assidus la scrutèrent plus intensément. À sa plus grande épouvante, ses joues commencèrent à devenir chaude à cause de l'intérêt profond qu'on lui portait, et il lui fallut beaucoup de concentration pour que sa respiration ne soit pas déstabilisée. Elle remercia Merlin pour la nuit noire, car il ne pouvait pas voir son visage distinctement dans la nuit.

"Toujours," s'exclama-t-il, un conflit évident sur son visage. "Je … je ne peux pas croire que ma famille ait autant d'affection pour vous. Et surtout Peter. Oh, surtout ce satané type."

Hermione sourit largement et se pencha vers le roi opposé à elle. "Très bien, vous voulez connaître mes vraies motivations ?" Lui demanda-t-elle doucement, le regardant comme si elle allait partager avec lui un important secret.

Le roi, à son opposé, souleva un sourcil en entendant cette soudaine déclaration.

"Je prévois de séduire le Grand Roi, de voler vos trésors afin de les revendre, et de fuir Narnia pour toujours," dit-elle, un sourire moqueur sur son visage.

Le roi Edmund, d'un autre côté, fronça les sourcils. "Ce n'est pas drôle," répondit-il. "Pas du tout."

Hermione roula des yeux face à son manque d'humour. "Par Merlin, je rigolais !" S'exclama-t-elle.

Son visage de froissa, interrogateur. "Qui est Merlin ?" Demanda-t-il.

La brunette mordit sa lèvre inférieure et détourna le regard du jeune homme. "Je ne sais pas … probablement un chien que j'avais, et dont je ne me souviens pas ?" Se demanda-t-elle à voix haute, n'ayant pas le cœur à trouver une meilleure excuse à ce moment précis.

"Vous citez le nom de votre chien dont vous n'avez aucun souvenir lorsque vous êtes frustrée ?" Demanda-t-il, levant un sourcil. Et Hermione, ne pouvant rien y faire, gloussa doucement.

"Oui, je le fais," dit-elle, souriant largement au roi déconcerté.

Edmund secoua sa tête, ne croyant pas la jeune femme assisse en face de lui. "Vous … vous, Mademoiselle, êtes une énigme," répondit-il.

Hermione haussa les épaules. "Je vous remercie," dit-elle. "Je prends ça comme un compliment."

"Mais plus sérieusement, qui êtes-vous ?" Demanda-t-il.

"Je vous l'ai dit, je su-"

"Non, ne me donnez pas ces débilités," dit-il, secouant sa tête. "Je vous l'ai dit un nombre incalculable de fois que je sais qu'il y a quelque chose de plus chez vous qu'une simple fille qui, un jour, a oublié tout ce qui la concerne."

Hermione le scruta intensément, impressionnée intérieurement par le fait qu'il lui avait prouvé encore une fois qu'il était très perspicace, trop à son goût. "Vous savez," dit-elle, refusant de répondre à sa question. "Votre titre de "Juste" semble erroné, au regard du jugement que vous avez concernant ma propre identité."

Sur son visage se voyait la déception quand Hermione ne répondit pas à sa question. Mais ensuite il la dissipa et haussa les épaules et changea de position sur son siège. "Si nous nous étions rencontrés dans d'autres circonstances, je suis sûr que je serais ravi de connaître plus de choses sur vous, Mademoiselle Hermione. Nous pourrions même être de très bons amis, pour ce que je m'en préoccupe. Mais encore une fois, nous ne sommes pas dans des "circonstances normales"."

Le roi se leva lentement de son siège et s'inclina, par courtoisie. "Je vous laisse à présent," dit-il. "Bonne nuit."

Il fit demi-tour et s'éloigna du kiosque, ignorant le fait que les yeux d'Hermione le suivaient jusqu'au moment où il disparut dans le château.

A ce moment précis, Hermione avait une idée sur les possibles raisons de l'hostilité indésirable d'Edmund.

A la fin, elle ne trouva rien.