Bonsoir chers lecteurs et chères lectrices !
Me revoici ! Avec un nouveau chapitre !
D'ailleurs, ce chapitre est en deux parties (la deuxième arrivera pour Noël). Et il se passe des petites choses assez intéressantes =)
Je vous remercie de continuer à lire cette traduction. Et j'espère que l'histoire continue de vous intéresser !
Sur ce, bonne lecture !
Crédits :
Fanfiction en VO : s/7888194/1/When-Two-Worlds-Collide
L'équipe :
L'auteur original : WickedlyAwesomeMe
Traductrice : PetiteSphereAilee
Relectrice : Snow
"Peter, de quoi s'agit-il ?" Demanda Lucy, clairement alarmée lorsqu'elle vit son frère devenir soudainement pâle.
Hermione regarda gentiment le Grand Roi. Sa nourriture avait été abandonnée tandis que le visage de Peter devenait de plus en plus pâle, ses yeux parcourant rapidement la lettre qu'il tenait à présent.
"Qu'est-ce que ça dit, Pete ?" Cette fois ci, Edmund demanda.
Peter termina finalement de lire la lettre et regarda sa fratrie. "Susan et Caspian ont été attrapés par les rebelles Telmarins," déclara-t-il dans un soupir de fatigue.
"PARDON ?" S'exclama Edmund en même temps que Lucy couvrait sa bouche avec sa main afin de réprimer un cri.
"Non, non, ils vont bien," dit distraitement le Grand Roi. Il plaça soigneusement le parchemin sur la table et le lissa pour enlever les plis qui s'étaient formé après avoir été manipulé rudement. "Ils ont réussi à s'échapper et se cachent à présent dans le pays d'Archenland avec un Centaure. Ils sont saufs, merci Aslan. Mais … mais Caspian est gravement blessé !" Il changea de position sur son siège et regarda sa petite sœur. "Lucy, Susan te supplie d'apporter ta potion de guérison. Je-je pense que si nous n'y allons pas rapidement, Caspian ne sera pas capable de surmonter ça."
"J'irais volontiers, Peter," dit Lucy avec une telle détermination, bien qu'étouffée par les trémolos dans sa voix. "Je me prépare dès maintenant et j'y vais."
Peter soupira. "J'irai avec toi," déclara-t-il. Seul Dieu sait ce qu'il pourrait t'arriver si je te laissais y aller seule avec quelques soldats. Je devrais rester avec toi pour être rassuré."
"Je viens aussi, proposa Edmund mais Peter secoua sa tête vigoureusement.
"Non, tu restes ici Ed," dit-il. J'avais pensé à t'envoyer avec Lucy, mais j'ai des choses importantes à discuter avec le Roi d'Archenland. Reste ici et prends ma place en attendant. Gouverne Narnia et assure-toi que rien n'arrive à notre peuple."
Edmund acquiesça et il prit la main de Lucy, déterminé. "Tout ira bien," assura-t-il à la reine à présent tremblante. "Je suis certain que Caspian arrivera à s'en remettre."
Ils espéraient tous que Edmund ait raison.
"Reine Lucy ?" Murmura Hermione en ouvrant la porte de la reine et en jetant un coup d'œil à l'intérieur. Ladite reine était assise sur son lit, silencieuse, ses yeux dans le vide. Son visage était d'un blanc alarmant, ce qui poussa Hermione à entrer sans avoir reçu l'autorisation de la jeune reine. "Reine Lucy, est-ce que tout va bien ?"
Les yeux de Lucy atterrirent lentement sur ceux marron et chaleureux d'Hermione, et la brunette fut frappée de voir que l'ordinaire scintillement présent dans ses yeux avait disparu. Il avait été remplacé par une pure peur. Hermione, ne sachant quoi faire, prit la reine dans ses bras.
"Shh … tout va bien se passer," réconforta Hermione, caressant gentiment le dos de Lucy alors que la jeune fille commençait à pleurer doucement.
"Et-Et si Caspian n'arr-n'arrive pas à s'en rem-remettre ?" Demanda Lucy en fondant en larmes et en enfonçant plus profondément sa tête dans le creux de son cou. "Ils-Ils viennent seul-seulement de se marier, Hermione. Oh, pauvre Susan. Pauvre, pauvre Susan."
"Il ira bien," assura Hermione, relevant la reine. Les genoux de Lucy étaient légèrement tremblants à cause de son importante frayeur et la brunette aida de son mieux pour enlever les larmes qui ne cessaient de couler. "Ecoute-moi, Lucy. Le Roi Caspian ira bien. Je parie que la Reine Susan vit un moment très difficile en ce moment, et je pense que le mieux est de lui montrer que tu es forte et pleine d'espoir. Tu as ta potion de guérison, n'est-ce pas ? Il suffit que tu arrives saine et sauve, et le Roi Caspian sera capable de s'en remettre."
Lucy renifla et montra un visage déterminé. Elle enleva à la hâte ses larmes et acquiesça. "Merci," dit-elle en montrant à Hermione un sourire larmoyant. "Je suppose que j'ai juste eu un moment de faiblesse."
Hermione sourit et attrapa la main de Lucy. L'autre main attrapa la petite valise de Lucy et, ensemble, elles descendirent les escaliers pour se diriger vers la salle du trône.
Peter et Edmund étaient en train de chuchoter sérieusement lorsque les deux jeunes femmes arrivèrent. Lorsqu'il vit les traces de larmes séchées sur le visage de Lucy, Peter avança vers elle et entoura ses épaules d'un bras protecteur, la rassurant silencieusement que tout irait bien.
"Garde bien à l'esprit ce que je t'ai dit, Edmund," dit Peter, acquiesçant sérieusement en direction de son frère. Edmund acquiesça sérieusement en retour. "Je promets d'envoyer une lettre avant demain minuit. Si à minuit vingt il n'y a aucune lettre de ma part, je te donne la permission de prendre ta propre troupe et de nous suivre à Archenland."
"Soyez prudent," dit tout haut Hermione. Les yeux de Peter atterrirent sur la silhouette de la brunette et pour la première fois cette nuit-là, le roi sourit simplement.
"Nous serons rapidement de retour," promit-il, s'approchant et attrapant sa main. Les joues d'Hermione rougirent lorsque le Grand Roi Peter mit un genou à terre et déposa sur sa main un baiser, comme une promesse tacite, avant de la relâcher.
Lucy se laissa tomber dans les bras d'Edmund et l'étreignit fortement. "Prends soin de toi," le prévint Lucy, des larmes se formant de nouveau aux coins de ses yeux. "Tu es un foutu angoissé et je ne veux pas que tu ne te tues d'inquiétude, Edmund."
Malgré lui, le roi juste acquiesça doucement et serra sa sœur. "Par pitié, reviens en vie," murmura-t-il, déposant un baiser sur sa tête. Lucy se détacha complétement d'Edmund et retourna auprès de Peter.
Rapidement, Peter et Lucy, ainsi que certains des meilleurs soldats de Narnia, quittèrent le pays en direction d'Archenland.
La tension au sein du château devint pesante dès le lendemain. Tellement pesante qu'Hermione se sentit suffoquer. Et le fait que le Roi Edmund était sans conteste inquiet n'aidait pas. Comme maintenant. Même si Lucy était partie depuis un moment, Hermione continuait de prendre ses repas avec le roi.
Il l'ignora tout le temps. Hermione n'y voyait pas d'inconvénients. En effet, elle savourait ce silence qui semblait sans cesse prendre forme lorsqu'elle l'accompagnait.
Une des raisons expliquant le fait qu'elle restait à ses côtés durant toute la journée était qu'elle avait pris sur elle de veiller sur lui. Bien qu'elle ne l'aimât pas, Hermione savait qu'elle ferait une faveur à Peter et Lucy si elle veillait sur le Grand Roi de substitution de Narnia. Ça, et pour d'autres étranges raisons, rester avec lui la gardait d'une certaine façon saine d'esprit durant ce moment tendu et dangereux.
"Mangez," dit finalement Hermione après plus d'une demi-heure à regarder le Roi Edmund jouer avec sa nourriture.
Clignant des yeux, le roi dit "le juste" regarda Hermione. Elle sourit presque lorsqu'une expression de surprise s'afficha sur son visage, laissant penser qu'il n'avait même pas remarqué sa présence. "Pardon ?" Demanda-t-il, légèrement distrait.
"Mangez, votre majesté," dit-elle en montrant son assiette. "Un peu de nutriments dans votre corps vous fera du bien."
Il la fixa. "Ne me dites pas ce que je dois faire," grogna-t-il, mais Hermione fut impassible. Son humeur était excusable pour aujourd'hui, et elle savait que s'énerver ne les aiderait pas.
"S'il-vous-plaît," souffla-t-elle finalement, adoucissant son visage lorsqu'elle vit son visage inquiet et effrayé. "Pour votre fratrie."
Il la fixa un moment, son visage à présent vidé de toute émotion.
Et puis, silencieusement, il leva sa fourchette et commença à manger.
Ils étaient dans la Salle du Trône à présent. Le dîner était terminé et Edmund avait décidé d'aller dans la Salle du Trône, et de s'asseoir sur le sien. Hermione le suivit sans trop y réfléchir, et elle était à présent assise sur le sol en pierre, son menton soutenu par la paume de sa main droite.
Ses yeux n'avaient pas quitté la silhouette d'Edmund depuis qu'ils étaient arrivés, et elle commençait à remarquer qu'il était gêné par son regard.
Comme pour prouver ses dires, ledit roi fixait à présent la dame de compagnie et dit : "Arrêtez de me regarder. Cela commence à m'ennuyer."
"Pardonnez-moi," dit-elle, détournant son regard du roi. Ses yeux atterrirent sur un intriguant vase à proximité, posé au plus loin du côté gauche de la pièce.
Quelques secondes plus tard, ses yeux furent de nouveau attirés par la silhouette du roi. Hermione n'y pouvait rien, et elle ne savait pas pourquoi elle continuait de le faire. Le roi ordonna plusieurs fois de ne pas le regarder mais une fois encore, ses yeux atterrirent sur lui.
Rapidement, il arrêta de lui donner cet ordre. D'ailleurs, sa présence semblait devenir de plus en plus insignifiante alors que le temps passait.
Il restait une heure et demie avant minuit, et il n'y avait aucune lettre de Peter.
Ses yeux se fermèrent de fatigue, mais elle fit tout ce qu'elle put pour les maintenir ouverts. Le sommeil l'attirait, et cela rendit Hermione honteuse d'autoriser le sommeil à l'appeler alors que le moment était aussi bien important que dangereux.
Elle bougea sur le sol froid, se sentant inconfortable. Son fessier lui était douloureux et elle lança un long regard vers le trône confortable de Lucy.
Une heure passa et Peter n'avait envoyé aucune lettre. Edmund faisait déjà les cent pas devant les trônes et durant toute l'heure, il ne remarqua pas Hermione. La brunette s'en fichait, d'ailleurs. Elle préférait voir un Edmund silencieux plutôt qu'un Edmund volcanique pour l'instant. Son esprit, corps et âme étaient beaucoup trop désorientés et fatigués pour faire face à un Edmund colérique.
"Encore dix maudites minutes et je pars à ta poursuite, Peter !" S'exclama soudainement Edmund. Hermione sursauta et grimaça, son fessier devenant plus douloureux à cause de la soudaine pression qu'elle avait exercée sur lui.
"Cela suffit, Edmund Pevensie," s'exclama Hermione d'exaspération, se relevant doucement. "J'en ai assez."
Les yeux d'Edmund atterrirent sur elle, la surprise se lisant sur son visage. "Vous êtes toujours là ?" Demanda-t-il avec un gros soupir.
"Je suis navrée de vous décevoir," grogna Hermione tout en roulant les yeux. Elle s'éloigna de quelques pas, ses talons tapant bruyamment contre le sol en pierre. "Par Merlin, il reste encore une demi-heure et se calmer ne ferait pas de mal vous savez."
"Me calmer ? ME CALMER ? Êtes-vous folle ?" S'exclama Edmund, également exaspéré. "Il reste trente minutes et il n'y a toujours aucune trace de cette – excusez-moi d'avance pour le mot qui va suivre – putain de lettre et je commence doucement à devenir – et voilà un autre gros mot – un putain de fou inquiet." Il marcha d'un pas lourd vers son trône et se laissa tomber sur le siège, un énorme regard noir à présent figé sur son visage. "Et pourquoi vous exclamez le nom de votre chien encore ?"
Hermione le fixa, incrédule. Une minute entière passa, seulement elle le fixant, quand un pouffement s'échappa de ses lèvres.
Edmund sembla profondément offensé. "Excusez-moi, mais vous ai-je bien entendu rire ?" Grogna-t-il.
D'autres pouffements s'échappèrent de ses lèvres, et Hermione couvrit sa bouche pour essayer de les étouffer.
"Riez-vous de moi ?" Dit-il en colère, se redressant de nouveau sur son trône.
"D-désolée," dit-elle alors que des larmes de rire se formaient au coin de ses yeux. "Vous êtes juste …"
Il se renfrogna. "Quoi ?" Demanda-t-il, une légère pointe de mise en garde dans la voix.
Quelques gloussements s'échappèrent ses lèvres. "D-drôle," dit-elle, à présent pliée en deux.
"QUOI ?" Demanda-t-il, son visage à présent rouge de colère.
Hermione s'était calmée et souriait au roi toujours fumant. Elle s'approcha alors, un doux sourire sur son visage, jusqu'à arriver à quelques pas de lui. "Voyez, pendant quelques minutes, vous n'avez pas pensé à votre fratrie," dit-elle doucement. "Et je parie que pendant cette minute entière, vous avez oublié l'inquiétude qui vous tenailliez depuis un moment déjà."
Edmund allait protester, sa bouche prête à rétorquer quelque chose, mais ses mots furent absorbés et il resta silencieux. Le visage suffisant d'Hermione arriva dans son champ de vision et il fronça les sourcils même s'il ne dit rien.
A contrecœur, le roi pensa qu'elle avait raison.
Leur petite conversation fut soudainement interrompue lorsque les portes en bois s'ouvrirent. Ils regardèrent simultanément le nouvel arrivant, un petit Satyre avec, pour leur plus grand soulagement, une lettre dans sa main droite.
"Il s'agit d'une lettre de- "
"Peter. Oui, je sais," s'exclama Edmund. Courant avec presque une vitesse inhumaine, il remercia le Satyre et éventra la lettre pour l'ouvrir.
Hermione trottina pour le rejoindre, surprise qu'il ait pu rejoindre si rapidement le Satyre avec une si grande distance. Lorsqu'elle arriva près de lui, il avait déjà terminé de lire.
Et pour la première fois depuis qu'elle le connaissait, le Roi Edmund le Juste lui sourit.
"Ils sont saufs," déclara-t-il. "Caspian est sauvé. Ils sont arrivés juste à temps et Lucy a pu utiliser sa potion de guérison sur sa blessure. Il se repose à présent, il est encore un peu faible."
Hermione lui sourit sincèrement et dit : "C'est bon à entendre."
Cher Edmund,
Nous sommes arrivés sains et saufs dans la cachette de Susan et Caspian. Caspian va bien. Nous sommes arrivés juste à temps, et sa vilaine blessure avait pompée toute son énergie. Tu peux arrêter de t'inquiéter maintenant. Les choses vont bien se passer.
A présent, pour des raisons de sécurité, nous avons décidé de rester quelques jours de plus, environ une semaine. Susan a estimé qu'il y avait encore quelques rebelles telmarins rôdant aux alentours, surtout parce qu'ils savent que Caspian est dans les environs. Ne t'inquiète pas. Notre cachette est isolée. Nos soldats sont à présent éparpillés dans tout Archenland pour nous protéger.
Prends soin de toi et de Narnia. Notre peuple a besoin d'un Grand Roi à présent et je te donne cette responsabilité.
Peter
PS : Ceci est un message de Lucy – prends soin d'Hermione ou alors elle te renie. Je suis d'accord avec elle d'ailleurs.
Edmund grimaça pour la énième fois à la lecture du post-scriptum et fit tous les efforts du monde pour ne pas la froisser et la jeter. Même si la lettre lui avait apporté de bonnes nouvelles, il ne voulait pas admettre que le post-scriptum l'effrayait d'une certaine façon. Lucy faisait toujours, toujours, des crises monumentales ; par conséquent, il savait que son avertissement était loin d'être vide.
Il entra finalement dans la Salle à Manger, et fut surpris de voir que la brunette était assise à sa place habituelle, attendant son arrivée. Il lui adressa un étrange regard, et elle répondit avec un regard confus. Il s'était dit que comme elle était seule avec lui, elle aurait préféré manger avec son amie Lapine.
Le déjeuner commença avec un léger malaise, venant majoritairement de sa part à lui. La nuit dernière avait été un moment où il avait été plus le plus vulnérable, et cette étrange et énigmatique fille en avait été témoin. Une chose qu'il avait appris de toutes ses nombreuses batailles était que tes ennemis ne devaient jamais voir ta faiblesse ; autrement, ils l'utiliseraient contre toi. Et donc, cela l'avait alarmé qu'il baisse sa garde face à cette demoiselle suspicieuse.
Il devait admettre, cependant, que sa présence la nuit dernière l'avait apaisé. Même le petit coup qu'elle avait fait hier était apprécié.
Edmund devenait de plus en plus confus à mesure que la jeune femme passait du temps à Cair Paravel. Il était tellement sûr qu'elle leur cachait quelque chose ; un secret qui devait être découvert rapidement afin de ne pas compromettre la sécurité de sa sœur et de son peuple.
Mais pour l'instant, il commençait à penser qu'elle n'était pas une mauvaise personne.
La présence constante de Lucy manquait à Hermione. Elle détestait l'admettre, mais l'inconfortable gentillesse de Peter lui manquait aussi.
Passer du temps avec Edmund Pevensie fut douloureusement difficile. Hermione ne savait pas pourquoi elle passait autant de temps avec lui. Elle pouvait prendre ses repas avec Babbitty mais ses pieds l'emmenaient directement dans la Salle à Manger. Elle pouvait se passer de l'heure du thé mais elle se retrouvait toujours dans la véranda, sirotant du thé en compagnie du roi également tendu. Elle pouvait passer son temps libre à lire le livre qu'elle avait chapardé dans sa bibliothèque personnelle, mais elle le passait toujours à regarder attentivement le contenu de cette bibliothèque dont le propriétaire travaillait toujours silencieusement à son bureau.
Hermione pensa que c'était probablement lié au fait qu'elle l'avait vu dans un de ses plus mauvais moments. Un quelconque instinct maternel s'était déclenché en elle et pour une étrange raison, elle voulait croire que sa simple présence l'avait apaisé.
Ses pensées furent soudainement interrompues lorsqu'un bruyant cognement sur sa porte se fit entendre. Intriguée, Hermione se leva de son lit et s'avança lentement vers sa porte. Elle ouvrit la porte et eu un cri de surprise. "Euh … Oui ?" Demanda-t-elle au roi clairement inconfortable.
"Habillez-vous," ordonna-t-il, ses yeux refusant de rencontrer les siens de couleur marron. "Nous allons nous promener."
Elle cligna des yeux trois fois. "Excusez-moi … Quoi ?" Demanda-t-elle, ses yeux reprenant une forme normale.
"Faites juste ce que je vous dis de faire," aboya-t-il, ses joues à présent de couleur rouge. L'étaient-elles d'embarras ou de colère, Hermione ne le savait pas.
Hermione le fixa de manière étrange avant de dire : "D'accord." Et puis elle lui claqua la porte au nez, et fit presque un sourire en coin lorsqu'elle entendit sa protestation étouffée, et s'approcha de son armoire pour changer sa tenue et enfiler une simple mais jolie robe.
Edmund blâma Lucy pour le moment gênant qu'il eût à cet instant même avec sa Dame de Compagnie. Lucy l'avait menacé : il devait prendre soin de la brunette et il ne savait pas du tout quoi faire. Et puis il avait pensé, comme il était le roi et qu'elle était une nouvelle arrivante que cela pourrait être sympathique s'il lui faisait faire la visite de tout Narnia.
Malgré tout, même s'il savait qu'il faisait quelque chose de noble, la gêne était insupportable. Il la regarda du coin de l'œil et fut ennuyé de voir l'expression de calme sur son visage. Sa main droite était placée en haut de sa tête, essayant de maintenir son chapeau de paille du vent. Sa robe verte, qu'il suspecta être une de Susan, tourbillonna avec le vent joueur.
Elle était … gentille, il devait l'admettre. Il l'avait déjà observé quelques fois avec les Animaux Parlants et son peuple, et elle agissait toujours de manière gracieuse et polie. Elle était assez belle, aussi ! Il ne fallait pas se demander pourquoi Peter avait développé un penchant pour cette mystérieuse fille.
Mais une fois encore, elle était énigmatique. Elle ne devrait pas être crue si facilement. Les apparences peuvent être si décevantes. Même les actions peuvent être trompeuses. Quelques fois, Edmund se demandait si Hermione agissait en tromperie ou non.
"Donc, où allons-nous ?" Demanda-t-elle enfin en le regardant.
Il haussa les épaules, refusant toujours de la regarder dans les yeux. "Probablement dans la forêt," dit-il. "Oui, la forêt. C'est sympa là-bas."
Elle acquiesça. "Oui, je suppose que c'est joli" ajouta-t-elle, sa voix étrangement douce.
Ils entrèrent finalement dans une clairière au sein de la forêt et le silence entre eux était pesant. Edmund était de plus en plus inquiet et rapidement, étant incapable de le contenir, il ordonna : "Dites quelque chose."
La brunette le regarda, surprise : "Quoi ?" Demanda-t-elle en fronçant les sourcils.
"Je ne sais pas. Quelque chose," dit-il. "Peut-être d'autres mensonges à propos du charabia que vous nous offrez."
Il lui fallut exactement trente secondes pour remarquer qu'il marchait seul. "Eh !" Cria-t-il avant de se retourner et de voir que Hermione se tenait à une bonne distance de lui, et que son visage avait une furieuse coloration rouge. "Pourquoi vous êtes-vous arrêtée ?" Demanda-t-il.
Hermione libéra un bruit étrange du fond de sa gorge et marcha vers lui avec colère. A la grande horreur d'Edmund, elle le gifla.
"VOUS ! Pourquoi vous avez fait ça ?" Hurla-t-il, incrédule, tenant doucement sa joue endolorie.
"Vous savez quoi ?" S'exclama-t-elle, ses yeux enflammés par la colère. "J'ai pensé que pendant quelques secondes vous aviez finalement, finalement, considéré que je n'étais pas une mauvaise personne. Que vous aviez finalement, finalement abandonné l'idée que j'avais une "sombre arrière-pensée" comme vous aimez tant l'appeler."
Edmund se moqua. "Eh bien je suppose que vous avez mal compris," dit-il. "Ce n'est pas parce que je vous emmène faire le tour de Narnia que je vous crois à présent, jeune-fille-qui-clame-avoir-perdu-tous-ses-souvenirs."
"Vous … Vous …" Bégaya-t-elle de colère. Hermione libéra alors un cri perçant et bruyant de frustration, se retourna et marcha à grands pas en s'éloignant de lui.
"Cet imbécile rageant et bon à rien !" S'exclama Hermione de frustration, marchant d'un pas lourd pour s'éloigner de lui. "Et il se nomme lui-même 'Le Juste.' Ah ! C'est comme dire de Bellatrix qu'elle est saine d'esprit."
La brunette souffla encore et encore, s'éloignant de plus en plus de lui, toujours de son pas lourd, avant de décider de faire une pause. Elle s'assit sur une bûche tombée au sol, son visage toujours marqué par son regard noir, et plaça son menton dans ses mains. Elle enleva son chapeau de paille et le posa violemment sur ses genoux.
Elle avait pensé que ce petit voyage qu'elle avait eu avec le roi "juste" de Narnia était une indication qu'Edmund la croyait finalement. Non, oublie ça. Hermione pensa que la croire immédiatement après ce qu'il s'était passé la nuit dernière semblait vraiment improbable.
"J'ai pensé qu'au final il avait accepté le fait que je n'avais pas de mauvaises intentions ou autres," se dit-elle, maussade, ennuyée par le fait qu'elle s'était trompée au regard de son comportement plus tôt.
Hermione avait pensé que cela avait été plutôt … mignon de sa part de l'emmener en visite dans Narnia. Il était le roi et elle avait pensé qu'il avait été plutôt noble et poli lorsqu'il avait pris la décision de l'emmener en visite dans Narnia depuis qu'elle était nouvellement arrivée.
Ces derniers jours, Hermione avait, d'une certaine façon, été usée de cette hostilité injustifiée contre elle. "Il ne me croit pas. Très bien," avait-elle pensé, mais elle fronça les sourcils de frustration. Elle commençait à penser qu'avec lui rôdant constamment autour d'elle tel une menace dans la pénombre, attendant sagement qu'elle fasse une erreur et lui donner une bonne raison de la renvoyer de Cair Paravel ou de Narnia, que tout cela commençait à la rendre furieuse. Elle détestait quand les gens ne la comprenaient pas, mais elle savait que le seul moyen de convaincre Edmund qu'elle n'avait pas de mauvaises intentions était de lui révéler son secret.
"Tout de même, ça ne lui donne aucune excuse pour agir comme un connard," grommela-t-elle, à présent en train de faire tourner son chapeau de paille entre ses doigts.
Quelques heures passèrent lorsqu'Hermione décida de se lever et trouver le chemin pour sortir de la forêt. Elle avait fait quelques pas lorsqu'elle admit finalement qu'elle était perdue.
"Bonjour ?" Hurla-t-elle, regardant à gauche et à droite. Un groupe de corbeaux s'envola, faisant sursauter Hermione. Elle sortit instantanément sa baguette de sa manche, mais se souvint qu'elle ne pouvait pas faire de magie.
"Oh, par Merlin," pesta-t-elle, à présent courant sauvagement dans les alentours. "Roi Edmund ? Êtes-vous ici ?"
Hermione ne savait pas pourquoi mais elle eut des vestiges de son cauchemar d'il y a quelques jours. Et se dire qu'elle était de retour dans la forêt.
Dans de normales circonstances - c'est-à-dire où elle pourrait utiliser sa magie – Hermione serait calme et prête à contrer des attaques surprises de choses suspectes. Mais encore une fois, elle était sans défense : même une simple dague ou un couteau étaient hors de vue. D'où le fait qu'elle s'agenouilla et prit la plus épaisse et coupante branche qu'elle pouvait trouver et continua de crier le nom du roi.
"ROI EDMUND !" S'exclama-t-elle, tournant sa tête à gauche et à droite. Un grognement bruyant venant de loin résonna dans la forêt apparemment vide, et Hermione trembla involontairement.
Elle pensa qu'elle entendait des choses à cause de son esprit hyperactif, mais lorsque le grognement se fit de nouveau entendre, Hermione savait qu'elle n'hallucinait pas.
"Bonjour ?" Cria-t-elle, approchant précautionneusement de l'origine du bruit. A mi-chemin, Hermione s'arrêta et fronça les sourcils. 'Cela me semble beaucoup trop familier,' pensa-t-elle, se retournant soudainement et marchant d'un pas lourd pour s'éloigner. Hermione savait que si elle continuait de s'approcher, elle pouvait se mettre en danger.
"De-de l'aide," appela la voix une nouvelle fois, et Hermione se figea. Le grognement devint de plus en plus fort et la voix lui sembla familière.
Avec un regard horrifié, Hermione se retourna et courut vers la voix, seulement pour y trouver le Roi Edmund au fond d'un profond gouffre.
"Votre majesté !" S'exclama-t-elle, remarquant la substance noire s'accumulant autour du corps du roi. Hermione s'agenouilla et après une inspection plus fine, elle découvrit qu'il s'agissait de sang. "Oh Merlin, vou-vous êtes-"
Ses mots moururent lorsque le roi s'évanouit.
"Vous êtes réveillé," dit une voix qui venait d'au-dessus de lui tandis qu'Edmund ouvrait ses yeux, un profond froncement de sourcils sur son visage.
"Oh, oui, je le suis," ronchonna-t-il et allait lancer un regard furieux lorsque le Médecin narnien, un Centaure, haussa un sourcil.
"Vous avez eu une méchante commotion cérébrale, votre majesté," continua la créature, indifférent au soudain regard hostile du roi. "Je m'excuse, mais je pense que le mieux pour vous est de vous reposer pour la journée. Sans la potion de la Reine Lucy, votre blessure devra guérir normalement."
Edmund soupira et acquiesça lentement. "Je comprends," dit-il.
Le Centaure s'inclina et partit en galopant, ses pas faisant presque exploser la tête du Roi Edmund.
Avec un grognement, il se massa les tempes et ferma les yeux. Il ne pouvait pas croire ce qu'il lui était arrivé. Les incidents stupides comme celui-ci ne lui étaient jamais arrivés avant. Il était toujours en alerte et prêt : les accidents n'arrivaient jamais car il planifiait correctement les choses.
Mais apparemment, pas aujourd'hui. Peut-être était-ce dû à sa colère contre une certaine brune aux cheveux touffus qui l'avait fait agir comme un imbécile imprudent. Il devait bien admettre qu'il espérait que leur petite visite dans Narnia se terminerait doucement, tout comme elle avait commencé. Mais non, leurs caractères avaient grandi et cela avait explosé entre eux. Et alors qu'il voyait la brunette s'enfuir loin de lui, Edmund avait su que lui faire la visite de Narnia avait été une mauvaise idée après tout. Il s'avéra qu'il avait raison lorsqu'il tomba dans ce trou qu'il n'avait pas vu à cause de son énervement irrationnel qu'il ressentait à ce moment. Et le voilà maintenant, un large bandage sur sa tête pour arrêter le saignement. Sa tête était si douloureuse qu'il faillit en pleurer.
Tout d'un coup, un visage situé dans un coin de la pièce bougea. Edmund lâcha un léger souffle de surprise et fixa l'unique raison du pourquoi il était dans cet état à cet instant.
"Je suis désolée," dit-elle timidement, complétant avec un sourire d'excuse. "Je ne voulais pas vous faire peur."
"V-vous," postillonna-t-il, ses joues devenant rouge de couleur. "Comment êtes-vous entrée ici ?"
"J'ai toujours été ici," répondit-elle.
Edmund répondit avec un regard furieux. "Partez," ordonna-t-il. "Je ne suis pas d'humeur à échanger avec qui que ce soit maintenant."
Il l'entendit lâcher un léger mais frustré soupir, et s'attendit à ce qu'elle suive son ordre. Mais, à sa surprise, la brunette prit une chaise qu'elle approcha de son lit et s'assit.
"Ecoutez, avant que je ne parte, il faut que nous discutions," dit-elle, les sourcils froncés.
"Il n'y a rien à discuter, femme rageante," grommela Edmund. "J'ai dit : Partez."
"Par Merlin, je suis désolée, d'accord !" Clama-t-elle d'exaspération, balançant ses bras dans les airs. "Je me sens terriblement coupable parce que je me suis enfuie et que je vous ai laissé seul. Mais vous êtes fautif, vous savez ! Vous m'avez énervé."
Edmund sembla scandalisé. "Ma faute ?" Se moqua-t-il, lui lançant un regard furieux. "Alors maintenant vous me blâmez ?"
"OUI !" Beugla-t-elle, et Edmund recula, son cri heurtant soudainement sa blessure. Il la regarda tandis que son visage s'était adouci, un regard d'excuse de nouveau sur son visage. "Ecoutez, il est clair que vous ne m'aimez pas et ne me croyez pas. Le sentiment est réciproque. Nous avons tous les deux un tempérament volcanique et à chaque fois que cela explose, il y a un désastre. Comme ce qui vous est arrivé dernièrement."
Il la fixa.
"Faisons un accord ?" Dit finalement Hermione, une pointe d'exaspération dans sa voix. "Soyons courtois l'un avec l'autre. Pour l'instant. Vous pouvez toujours me suspecter, pour ce que cela m'importe. Mais pour l'amour de Dieu, agissons avec courtoisie. Pas seulement pour nous, mais aussi pour les gens autour de nous. Vous êtes méchamment blessé à cause de notre dispute. Je crains que si nous continuons, les autres pourraient être blessés également."
Il réfléchit à sa suggestion pendant un court moment, et trouva que cela était cohérent. Finalement, avec un soupir de résignation, il la regarda avec insistance et murmura à contre-cœur : "Très bien."
Elle fit suivre sa réponse avec un sourire et le surpris lorsqu'elle étendit sa main. "Scellons ça avec une poignée de main," dit-elle.
Edmund regarda sa main avec hésitation. Et puis, après quelques minutes, il leva lentement sa main et attrapa la sienne, seulement pour la retirer juste après à cause d'un choc électrique qui avait parcouru tout son bras.
"Au nom d'Aslan, qu'est-ce que- ?"
La chaise résonna dans sa tête alors qu'Hermione se levait brusquement de son siège.
"Je vous laisse à présent, votre majesté," murmura-t-elle. Elle se retourna et le laissa seul dans sa chambre.
Une fois qu'elle était partie, Edmund fixa, confus, son bras. Il était plus que certain que de l'électricité avait parcouru son bras entier.
Sans qu'il ne le sache, Hermione l'avait ressenti également.
