Bonsoir, chères lectrices et chers lecteurs !
Voici un nouveau chapitre qui parait ! Et il s'agit de la suite, et de la fin, de la cohabitation, entre Hermione et Edmund. J'espère que vous êtes impatientes et impatients de savoir s'ils ont survécus à cette expérience !
Noël est dans deux jours : je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année, de bonnes vacances pour les chanceuses et les chanceux qui y sont. Je vous dis à l'année prochaine !
Bonne lecture les amies et amis !
Credits :
WickedlyAwesomeMe pour l'écriture originale.
PetiteSphereAilee pour la traduction.
Snow pour la relecture.
Comme ils se l'étaient promis, Hermione et Edmund furent courtois l'un envers l'autre durant les jours qui suivirent. Hermione reconnu que cela était difficile, notamment du côté du roi. Elle devait aussi reconnaître que c'était bizarre dans un sens, qu'il n'y ait pas d'insultes sortant de leurs bouches respectives à chaque fois qu'ils interagissaient.
Les repas étaient tolérables. Hermione s'asseyait toujours sur son propre siège, celui situé le plus loin possible du roi dit "le juste". Le plus jeune des garçons Pevensie ne semblait pas s'en préoccuper : en fait, Hermione pensait qu'il en était soulagé.
Hermione pensa que le Roi Edmund était plutôt charmant lorsqu'il agissait civilement avec elle. Durant ces jours-là, elle pouvait entrapercevoir finalement la véritable raison du pourquoi il avait été couronné de Roi le Juste par Aslan.
Ils échangeaient toujours des salutations lorsqu'ils se croisaient dans les couloirs. Quelquefois, une légère inclinaison de la tête suffisait. Une fois même, elle avait été prise au dépourvu lorsqu'il lui accorda un rare sourire pour la saluer.
Attendre le retour des autres n'était pas si horrible. Malgré le fait que la Reine Lucy la Vaillante lui manquait terriblement, elle avait tout le temps libre qu'elle avait tellement espéré pour pouvoir faire ses recherches sur son problème actuel.
Hermione passa la plus grande partie de son temps libre dans sa chambre. Depuis qu'elle était en possession du livre qu'elle avait "emprunté" à la bibliothèque personnelle du Roi Edmund, elle ne voyait plus ça nécessaire de s'aventurer dans cette bibliothèque pour faire des recherches. La plupart du temps, il était présent et Hermione avait peur qu'il fouine autour d'elle et la surprenne en train de lire un livre mystérieux et suspicieux.
Le livre de cette Rose Pond devenait de plus en plus intéressant en même temps qu'Hermione progressait dans sa lecture. Le sujet de l'auteure passait du Temps et de l'Espace aux univers parallèles.
Malgré le fait que cela n'a pas été prouvé par les experts moldus et sorciers, je crois que les univers parallèles existent. On pourrait regarder son propre reflet dans un miroir et derrière ce miroir, une autre personne, qui ressemblerait exactement à la personne d'origine, le regarderait peut-être. La personne de l'autre côté du miroir pourrait, ou non, posséder les mêmes caractéristiques que la personne de l'univers premier. Les événements ou situations spécifiques de leur propre vie pourrait se chevaucher ou bien alors être totalement en contradiction.
Un sorcier du nom d'Odira Finn affirma qu'il regardait simplement son reflet dans une rivière lorsqu'il est tombé dedans. Lorsqu'il fit de nouveau surface, tout semblait pareil, sauf que cela ne l'était pas. Il dit que lorsqu'il rentra chez lui, il fut surpris de découvrir qu'il était marié à son ennemi, qu'il possédait comme animal de compagnie un fléreur alors qu'il en était totalement allergique, et était père de trois enfants alors qu'il était supposé être stérile. Il en conclu qu'il était dans un monde différent, un univers parallèle. Il explora ce monde différent et découvrit de multiples similitudes et de multiples différences de son monde d'origine. Il fut capable de retourner dans son monde grâce à la même rivière, où il se jeta dedans, se noyant presque, et lorsqu'il refit surface, il était de nouveau dans son monde.
Les experts disent que les déclarations de monsieur Finn, stipulant qu'il est allé dans un univers parallèle, sont hautement improbables. Sa famille et ses proches ont statués que rien d'étrange ne s'était passé durant les quelques jours où monsieur Finn déclara qu'il était parti dans ce monde parallèle. Un diagnostic supplémentaire de Saint Mangouste discrédita totalement l'histoire de monsieur Finn qui se révéla être atteint d'une schizophrénie légère.
Hermione fronça les sourcils et faillit jeter le livre de frustration. Elle avait pensé qu'enfin quelque chose de semblable à ce qu'il lui était arrivé était mentionné dans ce livre, mais tout d'un coup Odira Finn se révéla avoir un trouble psychiatrique.
"Super," dit-elle à voix haute et d'un ton maussade. "Juste, super. Quoi d'autre ? Un sociopathe déclare qu'il est le roi du monde après qu'il ait été coincé dans un de ces univers parallèles ?"
La brunette posa son front sur le livre et soupira. 'Peut-être que je suis juste folle,' se dit-elle mentalement. 'Peut-être que la guerre et tout le reste ont pris le dessus sur moi.'
"Alors pourquoi tout me semble si … réel ?" Songea Hermione à haute voix, relevant doucement la tête. Elle fixa le livre pendant quelques minutes et réfléchit au fait qu'elle devait continuer ou non. A la fin, sa curiosité l'emporta et elle continua de parcourir le livre.
D'autres histoires sur les univers parallèles furent contées par l'auteure, et chacune d'entre elles avaient une raison réaliste. Certaines étaient croyables, d'autres juste totalement stupides.
Sauf que sur une page au milieu du livre, un paragraphe attira son attention.
… une sorcière nommée Eliza Ezeriah déclara qu'elle s'était réveillée un matin dans un étrange monde magique qui était très différent de notre Monde Magique. D'étranges créatures et êtres magiques furent vus selon madame Ezeriah. Elle disait qu'elle avait essayé de transplaner, mais sa magie ne fonctionnait pas. "C'était comme si ma magie avait été étouffée dans ce monde," écrit-elle dans son journal. Personne n'a su si elle avait réussi à rentrer dans le Monde Magique, ni son état actuel …
Les mots devinrent confus après qu'Hermione ait lu un paragraphe qui suscita son intérêt.
"C'était comme si ma magie avait été étouffée dans ce monde," avait dit Eliza Ezeriah.
Pensivement, Hermione retira sa baguette de sa manche et la fixa. "La magie est étouffée …" dit-elle en écho, ses mots étant doux et lents. Une nouvelle fois, Hermione fit un mouvement avec sa baguette et murmura un sort, mais rien ne se produisit. "La magie est étouffée."
Un lourd cognement contre sa porte la fit sortir de sa rêverie. Hermione cacha immédiatement le livre sous son oreiller, et rangea sa baguette dans sa poche, avant de se lever de son siège et d'avancer vers la porte.
"Babbity !" S'exclama-t-elle une fois qu'elle avait ouvert la porte et vu son amie Lapine. "Qu'est-ce qui t'amènes ici ?"
"Le roi t'a demandé, mon cœur," dit l'Animal Parlant en souriant.
Hermione fronça les sourcils. "Le Roi Edmund ?" Demanda-t-elle, et Babbitty acquiesça.
"J'ai bien peur qu'il soit occupé pour le moment, et c'est pour cela qu'il m'a demandé d'aller te chercher," dit la Lapine. "Il est dans sa bibliothèque personnelle."
La brunette soupira et sorti de sa chambre, Babbitty derrière elle. "De quoi a-t-il besoin ?" Pensa-t-elle à haute voix, mais son amie haussa légèrement les épaules.
La porte grinça lorsqu'Hermione entra à l'intérieur. Elle grimaça, ne s'étant toujours pas habituée au bruit qu'elle faisait, avant d'entrer totalement dans la bibliothèque.
Ses yeux parcoururent la bibliothèque et trouvèrent finalement la personne qu'Hermione cherchait. Le roi était assis comme à son habitude à sa table de travail. Les papiers sur sa table étaient dérangés et un regard ennuyé s'affichait sur son visage. Hermione essaya de deviner si cela était une bonne décision d'aller le voir alors qu'il était clairement de mauvaise humeur. Elle pensa à tourner les talons pour s'en aller mais il était trop tard : les yeux du Roi Edmund se posèrent sur elle.
"Euh … vous m'avez fait appeler, votre majesté ?" Demanda-t-elle avec un sourire incertain.
Il soupira de fatigue et lui fit signe, sans dire un mot, de venir s'asseoir sur la chaise opposée. Hermione, légèrement suspicieuse, suivit son ordre.
Edmund n'arrêtait pas de fouiller dans ses documents et la brunette commençait à s'ennuyer, pensant qu'il l'avait appelé seulement pour lui faire perdre son temps.
"Et au bon moment en plus !" clama-t-elle sarcastiquement.
Hermione songea à retourner dans sa chambre pour continuer Temps A Relativité Dimensionnelle Inter Spatiale dans lequel elle avait trouvé enfin quelque chose qui pourrait probablement expliquer pourquoi elle était ici à Narnia, perdue et sans pouvoir.
Pile au moment où elle pensait se jeter de la fenêtre afin d'attirer l'attention du roi, Edmund leva les yeux des papiers qu'il lisait et la regarda. "Que suggérez-vous à propos de cette affaire ?" Demanda-t-il, approchant une feuille devant Hermione.
La brunette cligna des yeux, confuse, puis baissa les yeux vers le papier qu'il lui tendait. "Excusez-moi ?" Demanda-t-elle.
"J'ai dit : que suggérez-vous à propos de cette affaire," répéta-t-il en secouant la feuille.
Hermione fut incrédule. "Vous me demandez mon opinion ?"
Il fronça les sourcils alors qu'il voyait le sourire grandissant sur son visage. "Oh, ne soyez pas aussi prétentieuse," dit-il, ses joues devenant roses. Il détourna ses yeux d'elle et continua : "J-j'ai juste pensé que votre suggestion concernant la répartition des tâches de nos soldats l'autre jour était euh … était ..."
"Était ?" Dit-elle en souriant afin de l'encourager.
Edmund roula des yeux. "Était brillante, d'accord ?" Répondit-il finalement à contre cœur. "Donc, j'ai pensé que, peut-être, vous pouviez m'aider avec ce cas-là."
Hermione le fixa durant une bonne minute avant de s'exclamer : "Est-ce que les cochons volent maintenant ? L'Enfer s'est gelé ? Parce que je crois honnêtement que le Roi Edmund le Juste ne demanderait jamais, au grand jamais, mon aide."
"Pour l'amour d'Aslan, je veux juste votre opinion," dit Edmund en lançant un regard noir. "N'en faites pas tout un pataquès."
La brunette leva un sourcil, amusée, mais n'en rajouta pas. A la place, elle prit le document et lu le rapport.
"Shania et Mikaela Melrose, des sœurs telmarines, ont perdus récemment leur mère. Une précieuse robe fut donnée en héritage à l'ainée, Shania, mais Mikaela clame que sur son lit de mort, leur mère lui avait transmis cette robe à elle. Les deux sœurs se déclarent être, chacune de leur côté, la propriétaire de la robe et attendent à présent le verdict."
"C'est - "
" – ridicule, je sais," dit Edmund dans un souffle d'exaspération, à présent massant l'arête de son nez. "Je vous assure que ces cas deviennent de plus en plus ridicules. J'ai essayé de les donner à Peter mais il m'a dit qu'en tant que "le Juste" je suis coincé avec ce genre de responsabilités."
Hermione pouffa mais se tut rapidement lorsqu'il la fusilla du regard.
Elle s'éclaircit la voix et commença. "Donc … il vous faut mon opinion." La brunette se tut, scrutant le cas pendant quelques minutes, avant que son visage ne s'éclaircisse grâce à une idée. "Pourquoi vous n'utiliseriez pas le jugement de Salomon ?"
"Le jugement de Salomon ?"
"Vous savez, celui qu'il a utilisé avec les deux femmes qui clamaient être la mère d'un nourrisson," dit Hermione. Elle posa son dos contre la chaise et mordit sa lèvre. "Je suppose que cette robe est très précieuse pour elles étant donné qu'elle était à leur mère quand elle était encore en vie. Par conséquent, je pense qu'elle a, et ce n'est qu'une supposition, une valeur sentimentale. Et donc, je vous suggère de scinder la robe en deux. La personne qui refusera sera la vraie propriétaire. Je pense que leur mère a donné cette robe en héritage à la fille qui en prendrait correctement soin."
"Hmm …" dit le roi en frottant son menton. "Ce n'est pas une mauvaise idée." Il la regarda pensivement. "Mais … que se passera-t-il si elles acceptent toutes les deux de la scinder ?"
Hermione haussa les épaules. "Eh bien, le problème sera résolu également, je pense," dit-elle. "Elles seront contentes toutes les deux."
Edmund acquiesça et griffonna quelques mots dans l'espace en dessous du cas. "Merci, Mademoiselle Hermione," dit-il. "Vous n'êtes p-"
Il hésita quand ses yeux s'écarquillèrent soudainement et il fixa Hermione avec sa bouche bée.
"Quoi ?" Demanda-t-elle en fronçant les sourcils.
Les sourcils du roi se rejoignirent. "C'est drôle que vous connaissiez le Roi Salomon, sachant que c'est un roi connu dans mon monde," dit-il, ses yeux à présent plissés de suspicion.
Les yeux d'Hermione s'agrandirent. Mentalement, la panique la gagna. "Euh …" commença-t-elle, éloigna son regard de lui. Du coin de l'œil, elle voyait le même regard méfiant que le Roi Edmund semblait arborer à chaque fois qu'elle était à proximité. "Pour le moment, je ne sais pas d'où cela vient."
Il la fixa, longtemps et durement, avant de lâcher un monumental soupir. "Une autre bribe de souvenir, je suppose," dit-il, sa voix ayant la marque de la suspicion.
Les yeux d'Hermione se posèrent sur lui et sa bouche dessina une légère ligne. Le sérieux sur son visage en disait beaucoup et la brunette se sentit coupable de mentir de nouveau. "Je suppose," répondit-elle finalement après quelques minutes. "Ils reviennent de plus en plus en ce moment. Les bribes."
Le Roi Edmund acquiesça sans dire un mot et regarda de nouveau ses documents. "Vous pouvez partir maintenant," dit-il sans lever la tête. "Je pense que je vais mettre en pratique votre proposition et voir où cela me mène."
Hermione hocha la tête silencieusement. Elle se leva, s'inclina par courtoisie avant de quitter complétement la bibliothèque.
Tandis qu'elle partait, elle était sûre et certaine que les yeux du roi la suivaient jusqu'au moment où elle referma la porte derrière elle.
Une lettre arriva de Peter, et Edmund fut soulagé comme il ne l'avait jamais été. Il pensait que cela faisait un moment maintenant, cinq jours pour être exact, depuis que Peter ne lui avait pas donné de nouvelles de ce qu'il se passait dans leur cachette à Archenland. Il devait bien avouer qu'il appréhendait rien qu'en regardant la lettre, pensant qu'elle pouvait contenir des mauvaises nouvelles.
"Angoissé," dit Edmund, narquois avec lui-même. Il arracha le sceau de cire alors qu'il passait la porte d'entrée, et ses yeux scannèrent immédiatement les mots écrits par le Grand Roi.
Cher Edmund,
Comment va Cair Paravel ? Je pense que tout va bien et que rien de dangereux ou inquiétant n'est arrivé. Caspian récupère très bien et tout va bien ici. Comme nous l'avions prédit, les rebelles telmarins sont en train de rôder tout autour d'Archenland et les villages alentours. J'ai rencontré le Roi d'Archenland et nous avons déjà décidé de ce que nous allions faire avec eux : par conséquent, tu n'as pas à t'inquiéter.
Nous reviendrons dans deux jours. Je crains de t'annoncer que Susan aimerait organiser un Bal de Bienvenue pour célébrer ce qu'elle considère être la "seconde vie" de Caspian. Tu connais Su', et je pense que tu la connais assez pour comprendre que rien ne l'arrêtera.
Continue de protéger Cair Paravel et notre peuple. Tu as toute ma confiance.
Peter.
P.S. : J'espère que tu as aussi en mémoire le – hum – souhait de Lucy. Si nous revenons et qu'elle découvre qu'Hermione n'est pas traitée correctement, l'Enfer va se déchainer, Edmund.
Le roi dit "le Juste" soupira de fatigue et secoua sa tête. C'était une bonne nouvelle qu'ils reviennent dans deux jours, mais il n'avait pas hâte d'être au Bal de Bienvenue que Susan prévoyait d'organiser. Et ce truc avec cette fille énigmatique - il était assez confiant sur le fait qu'il l'avait bien traitée ces derniers jours. En fait, il pensait qu'ils avaient été cordiaux tous les deux ces derniers jours. Il était réticent à accepter leur accord d'abord, mais il fut soulagé par la suite de l'avoir fait. Se chamailler avec Hermione s'avéra être une corvée fatigante - malgré le fait que c'était très amusant.
Il était quand même sûr et certain que Lucy trouvera à redire dans la façon dont il avait traité Hermione. Après tout, sa petite sœur pouvait être mélodramatique quelques fois.
Edmund arriva rapidement dans le jardin, et il s'arrêta un moment. Il prit une grande respiration et fut instantanément apaisé. Il sourit alors et s'approcha du kiosque de jardin, seulement pour découvrir qu'il était déjà occupé.
"Oh," dit Hermione lorsqu'elle le vit. Maladroitement, elle se leva de son siège et s'inclina avec raideur. "Je pense que c'est mieux si je … eh bien ... si je rentre à l'intérieur."
Le roi leva un sourcil. "Je crois bien ne pas vous avoir dit de partir, Mademoiselle Hermione," dit-il, et la brunette sourit honteusement.
"Eh bien, je l'ai supposé," dit-elle en s'asseyant de nouveau.
Edmund occupa le siège opposé au sien. Un long silence s'installa entre eux, avant que le roi ne le brise.
"Peter et les autres seront de retour dans deux jours," annonça-t-il. Un large sourire apparu sur son visage.
"C'est bon d'entendre ça," dit-elle. "Cair Paravel est horriblement triste sans les autres."
Il acquiesça, d'accord avec elle, jouant distraitement avec les coins de la lettre de Peter. "Peter dit aussi que Susan aimerait organiser un Bal de Bienvenue une fois qu'ils seront revenus. Elle dit vouloir célébrer la seconde vie de Caspian."
Edmund prit un air renfrogné lorsqu'il pensa à un autre bal. Depuis qu'il était un des dirigeants de Narnia, il était tellement sûr que Susan voudrait sa tête s'il essayait de trouver une excuse pour rester loin du bal.
"Je déteste danser," déclara-t-il et fut véritablement surpris lorsqu'Hermione dit exactement la même chose au même moment.
Il la regarda, seulement pour voir qu'elle le regardait également. Elle sourit d'amusement, et pouffa doucement.
"Je suis rassuré de ne pas être le seul," dit-il, et Hermione acquiesça.
Un froncement de sourcil se forma sur le visage de la brunette. "Grand Dieu, c'est terrible," s'exclama-telle tout en secouant la tête. "Cela veut que je serais obligée de danser de nouveau ?" Son froncement de sourcil devint plus prononcé alors qu'elle réalisait quelque chose de nouveau. "Oh non, je suis positivement sûre que le Grand Roi Peter me demandera de danser avec lui encore."
"Ne soyez pas aussi prétentieuse," réprimanda Edmund, même s'il était totalement d'accord avec ce qu'elle venait de dire.
Hermione lui adressa un regard plein de sens et soupira. "Au moins, je ne serais pas obligée d'y assister, étant donné que je ne suis que la Dame de Compagnie de la Reine Lucy," dit-elle.
Cette fois-ci, Edmund fut en désaccord. "Je suis certain que ma petite sœur fera tout pour vous amener à ce bal," dit-il.
Une expression horrifiée apparu sur le visage d'Hermione, et le roi se retrouva à sourire. Et puis, parce qu'une pensée soudaine était apparue dans son esprit, il se leva et marcha pour rejoindre Hermione. La brunette le regarda avec des yeux confus et curieux. Pour la surprendre encore plus, le roi étendit sa main, un sourire mystérieux sur ses lèvres.
"Quoi ?" Demanda-t-elle, fixant avec méfiance la main offerte.
"Puis-je avoir cette danse ?" Demanda-t-il.
Son visage se métamorphosa en une surprise complète. "Pou-pourquoi ?" Demanda-t-elle.
"Grand Dieu, Mademoiselle Hermione," dit-il, secouant sa main. "Je vous ai vu danser au mariage de Susan et de Caspian et je suis sûr que Peter a encore son boitement que vous lui avez donné."
Les joues d'Hermione prirent une vive couleur rouge et elle fronça les sourcils.
"Et je suis sûr que Lucy me forcera à vous demander une danse, et par conséquent, je me prépare personnellement," dit-il en secouant sa main offerte. "Je peux même vous enseigner."
Hermione plaça à contre-cœur sa main dans la sienne et l'autorisa à la faire se lever. Edmund commença à fredonner une chanson lente et il pouvait entendre la brunette compter dans un murmure.
"1, 2, 3… AH !" S'exclama-t-elle alors qu'elle marchait sur le pied du roi qui grogna.
"Jésus Christ, vous êtes encore plus mauvaise que ce que je m'étais imaginé !" Hurla Edmund, s'agenouillant afin de masser son pied endolori.
Il ne fut pas capable de voir le froncement offensé qui se forma sur son visage. "Eh bien, je suis désolée, votre majesté," cracha-t-elle. Hermione essaya de retirer sa main de celle d'Edmund, mais il la serra davantage.
"Je vous enseigne rappelez-vous ?" Dit-il avec un sourire en coin tandis qu'elle le fusillait du regard. "Je suis certain que vous ne voudriez pas vous ridiculiser durant le Bal de Bienvenue de Susan, n'est-ce pas ?"
Hermione soupira, le fusilla du regarde une dernière fois, et ils reprirent leur petite leçon de danse.
Et tandis que leur danse s'améliorait, dont les criquets et les oiseaux de nuit étaient les spectateurs, Hermione commença à se détendre avec lui. Edmund ne savait pas comment sa tête avait atterri contre son épaule, et à sa plus grande surprise il s'en fichait.
"Vous continuez de penser que j'ai une idée derrière la tête ?" Demanda-t-elle doucement, ses yeux à présent clos.
Edmund sourit et baissa les yeux sur ses cheveux marrons et en bataille. "Oui," dit-il. "Je continue de le croire."
Hermione lâcha un soupir, puis un léger haussement d'épaules. "Je me disais aussi," dit-elle.
Le doux fredonnement du roi s'arrêta, mais leur danse continua. Et cette nuit-là, le Roi Edmund le Juste commença à voir Hermione sous un nouveau jour.
