Bonjour, chère communauté de lecteurs et de lectrices !

Après cette trèèèèèèès longue absence, je reviens enfin !

Et je vais faire de mon mieux pour avoir un rythme régulier de publication !

Dans ce chapitre, les monarques de Narnia accueillent Princesse Thalia de Calormen. Et leur quotidien ne sera pas de tout repos.

Mais trêve de bavardage, je vous laisse savourer ce chapitre !

Credits :

WickedlyAwesomeMe pour l'écriture originale.

PetiteSphereAilee pour la traduction.

Snow pour la relecture.


Edmund les fixa, bouche bée, alors que la Reine Susan la Douce et le Roi Caspian X annonçaient à tous les présents dans le Grand Hall que la Reine Susan était enceinte.

La réaction de tous fut instantanée, et revêtit plusieurs formes.

Celle de Peter fut la plus hilarante. Il inonda avec du vin rouge, et de façon tout sauf royale, son plat ainsi qu'une partie de celui d'Edmund et de Caspian. Il avait à présent des toussotements incontrôlables. Son visage prit une teinte similaire à la couleur du-dit vin, et Edmund était tiraillé entre le fait de rire bruyamment ou être abasourdi par la nouvelle.

Lucy lâcha le cri le plus perçant qu'on avait entendu. Susan fixa lentement sa sœur et Caspian grimaça face au son inhumain qui venait de sortir de la plus jeune personne de la table. Lucy ne s'en préoccupait pas, cependant elle se leva brusquement et trottina auprès de sa grande sœur afin de lui faire un câlin de félicitation.

Il semblerait que Hermione fût la plus calme de tous. Elle sembla surprise, bien évidemment, mais un rayon lumineux apparu sur son visage et elle commença à applaudir pour féliciter le couple marié.

« Ed… ED ! »

Il fronça les sourcils, massant ses oreilles maintenant douloureuses, et jeta un regard noir à Lucy. Il fut surpris de sa capacité à être revenue à ses côtés, alors que la dernière fois qu'il avait vérifié, elle était entre Susan et Caspian.

« Tu es devenu bleu, dit-elle, rigolant lorsque son grand frère lâcha un bruyant soupir. J'avais peur que tu ne meures ou autre chose. »

« T-tu es enceinte ? » Bafouilla le roi juste, regardant Susan avec confusion.

Susan sourit et caressa son encore petit ventre. « Oui, espèce de cruche, dit-elle, souriant joliment à son jeune frère. Je suppose que cela doit faire un mois et quelques jours à présent. Il ne faut plus se demander pourquoi j'étais étrange ces derniers jours. Je pensais que c'était seulement de la fatigue, mais il s'avère à présent que c'est un enfant qui réside en moi. » Susan s'arrêta et pouffa lorsqu'elle vit l'expression ridicule d'Edmund. « Et tu ferais mieux de fermer cette bouche avant qu'une mouche n'entre. »

« CASPIAN ! » Rugit le Grand Roi Peter. Toutes les conversations s'arrêtèrent et tout le monde fixa le bout de la table, les yeux ronds et grands ouverts, de surprise. « Je-je ne peux pas… je ne sais même pas par où commencer. Je veux dire… Sérieusement ? Susan… toi ? En-enceinte ? »

L'aînée des sœurs se mit à rire et se leva. Elle s'approcha de son grand frère et attrapa sa main pâle, en la serrant doucement. « Calme, calme, Caspian n'a rien fait de mal, » dit-elle en adressant un clin d'œil à son mari. Hermione retint un rire avec sa main et Edmund fronça les sourcils. « J'ai participé également. »

« Oh, Susan, arrête-toi, grogna Edmund en se couvrant les oreilles. Par pitié, épargne-nous ça. »

Lucy sourit et se rassit sur sa chaise. « Eh bien, en voilà une bonne nouvelle, non ? Demanda-t-elle en regardant une par une toutes les personnes de la pièce. Un petit bébé est en chemin. Peut-être un prince ou une princesse, nous ne savons pas encore. Mais je suis sûre qu'il, ou elle, grandira et deviendra un brillant enfant. »

Susan sourit à Lucy. « Merci beaucoup, Lu' » dit-elle sincèrement.

« Je ne peux pas y croire, dit Peter dans un souffle. Notre Susan attend un bébé. »

« Eh bien, elle est une femme en bonne santé, et mariée également. À quoi tu t'attendais ? » Dit Caspian, parlant pour la première fois depuis que la nouvelle fut annoncée. « Tu sais que tôt ou tard, cela allait arriver ? »

Peter fronça les sourcils et lâcha rapidement un soupir de défaite. « Je pense que la meilleure chose à faire est de rassembler notre peuple et de leur annoncer la bonne nouvelle, suggéra-t-il. Je suis sûr qu'ils ont le droit de savoir que leur Reine Susan attend un enfant. »

Susan se baissa et embrassa sa joue. « Merci, Peter, » dit-elle. Elle retourna s'asseoir sur son siège tandis qu'elle prenait la main de Caspian.

« Eh bien, maintenant que la nouvelle de Susan et Caspian a été révélée, j'en ai également une à annoncer, » dit Peter.

« Laisse-moi deviner ? Tu as mis enceinte une femme également, Peter ? » Plaisanta Edmund, mais le Grand Roi le fusilla du regard. À la surprise du roi dit "le juste", un pouffement s'échappa de la bouche de la brunette, qu'elle déguisa immédiatement en toussotement. Il leva un sourcil en sa direction, et elle sourit simplement, ses yeux regardant de nouveau Peter.

« Ce que j'allais dire, avant d'être aussi impoliment interrompu, commença Peter, en fusillant Edmund du regard de nouveau, l'Empereur Humphrey de Calormen m'a envoyé une lettre la nuit dernière qui disait que Princesse Thalia va venir visiter Cair Paravel. Elle restera trois jours ou plus, tout dépendra des désirs de sa fille. »

« PARDON ? » S'exclama Edmund, se levant de son siège, indigné. « Peter ! Et tu es d'accord ? »

Peter soupira, lui qui avait déjà anticipé la possible réaction de son frère qu'il aurait après avoir entendu cette nouvelle, et il s'en ficha. « Je crains de ne pas avoir le choix, répondit-il gravement, ses yeux se posant avec précaution sur le roi furieux. L'Empereur Humphrey a menacé de lancer une guerre avec Narnia si je n'acceptais pas. Toi et moi savons que ses menaces ne sont jamais vides, Ed. »

Edmund relâcha un furieux son.

« Je suis conscient de tes… sentiments actuels envers la princesse Thalia, mais pour la paix de Narnia, agit correctement, » ordonna sévèrement le Grand Roi.

Le roi dit "le juste", ne sachant quoi faire d'autre, balança ses bras d'exaspération. « Très bien, autorise-la à venir ici, crâcha-t-il. Mais je t'interdis de vouloir nous marier, me suis-je bien fait comprendre ? Par Aslan, cette femme est impossible et je préfère passer le reste de ma vie à me battre contre les géants du Nord plutôt que de l'épouser. »

Edmund se retourna et quitta la Salle à Manger, ne donnant aucun regard aux autres.

Aussitôt que les portes se furent fermées avec un bruit lourd, Lucy ne retint plus sa respiration. « Eh bien, cela s'est bien passé, dit-elle, en posant son coude sur la table et en posant sa tête dessus. Je pensais qu'il allait casser quelques verres ou quelque chose dans le même genre. »

Avec amusement, Peter secoua sa tête. « Lucy, ce n'est que le commencement. »


Tous les gardes et serviteurs narniens étaient en ligne devant Cair Paravel, attendant l'arrivée de la Princesse Thalia de Calormen. Hermione se tenait entre Babbitty et Azelma le Cuisinier en Chef, légèrement curieuse de savoir pourquoi la plupart des serviteurs étaient nerveux et un peu inquiets.

Les monarques narniens étaient en ligne, à quelques pas devant, et elle pouvait voir également la tension qui émanait d'eux. Edmund était le plus anxieux, à la façon qu'il avait de gigoter à côté de Lucy.

« Quel angoissé, » pensa-t-elle tout en secouant sa tête et en souriant. Elle n'avait aucune idée de comment se comportait la princesse Thalia, mais il était évident que son arrivée rendait le roi dit "le juste" très inquiet.

« Angoissé, » cette fois, c'était Lucy qui parlait à voix haute. Edmund s'arrêta et se retourna pour jeter, ouvertement, un regard noir à sa sœur, mais la reine dite "la vaillante" était de marbre. « Il s'agit simplement de Thalia. Je suis sûre que nous pourrons nous en charger jusqu'à ce qu'elle retourne à Calormen. »

« J'aimerais bien te voir essayer, Lucy, » prévint Edmund, mais il fut vite mis sous silence par Peter.

« Elle arrive, » annonça le Grand Roi, apercevant une petite calèche proche des portes de Cair Paravel. Peter se retourna et regarda les Animaux Parlants et les telmarins. « Vous savez quoi faire. »

Tous secouèrent leur tête vigoureusement, et se tinrent prêt pour l'arrivée de Princesse Thalia.

« Je ne comprends pas, murmura Hermione à Babbitty. Pourquoi agissent-ils comme s'il y allait avoir une guerre ? »

« Patientez et regardez, mademoiselle Hermione, dit Azelma l'Ours. Patientez et regardez. »

La calèche s'arrêta dans un crissement strident. Deux hommes en sautèrent et marchèrent vers la petite porte. Leurs vêtements étaient étranges. Un long et flottant peignoir noir ornait leur corps entier, et un turban était enroulé sur leur tête. Une barbe noire pendait de leur menton et leur peau était basanée. Hermione n'y pouvait rien et pensa aux Arabes de son monde, leur physique et leurs vêtements étant similaires.

La portière de la calèche fut ouverte par un des hommes en peignoir noir, et en sortit une des plus belles femmes qu'elle avait rencontré jusque-là.

Comme les deux hommes, sa peau était basanée. Elle portait un haut court et sans bretelles de couleur rouge, faisant voir ses épaules basanées et son ventre plat. Elle portait également un pantalon bouffant de la même teinte de rouge, semblable aux sarouels qui existaient dans son monde. Un voile de soie rouge couvrait son visage et pour terminer sa tenue, des bijoux pendaient sur son corps.

Hermione cligna des yeux, toujours surprise par la beauté qui émanait de la princesse et s'inclina immédiatement comme les autres.

« Princesse Thalia, » accueillit Peter, attrapant la main de la princesse. Il approcha sa main de ses lèvres et embrassa ses articulations. « C'est un véritable plaisir de vous revoir. »

« Grand Roi Peter, » dit-elle en inclinant sa tête et en retirant hâtivement sa main. Les yeux d'Hermione se levèrent de surprise, et elle vit les yeux de la princesse Thalia atterrirent immédiatement sur le Roi Edmund. « Edmund, » salua-t-elle, un grand sourire apparaissant soudain sur son visage. Elle se mit à ses côtés et l'entoura de son bras, ce qui augmenta la fureur dudit roi. « Cela fait un moment, Edmund. »

« Je pense que cela serait judicieux si vous portez ses affaires à l'intérieur, dit Peter à l'attention des Animaux Parlants. Et préparez le repas s'il-vous-plaît. » Un air entendu apparut sur les visages des autres et cela rendit Hermione curieuse de savoir pourquoi un regard dégoûté traversait les traits d'Azelma.

« Oui, votre majesté, » dit l'Ours, et tous ensemble – son équipe et lui - décampèrent vers l'intérieur du château pour rejoindre leur environnement de travail personnel.

Hermione regarda les autres monarques, à moitié curieuse, mais décida finalement de suivre Babbitty et de retourner en cuisine.

Elle avait cette vague idée que l'arrivée de Princesse Thalia à Cair Paravel apportait de la crainte dans tout le château.


Les travailleurs dans les cuisines étaient terriblement sombres tandis qu'ils faisaient leurs tâches. Hermione aidait Babbitty à préparer la soupe pour le déjeuner du jour, et elle ne pouvait s'empêcher de regarder les visages lugubres des autres Animaux Parlants et de quelques Telmarins.

« J'ai entendu dire que Princesse Thalia avait une horrible personnalité, murmura Babbitty alors qu'Hermione ajoutait les oignons. Elle a visité Cair Paravel deux fois déjà, je crois, et les deux fois furent les jours les plus déplaisants qu'a connu Cair Paravel. »

Hermione fronça les sourcils, et s'imagina de nouveau la princesse. « Elle semble… adorable, songea-t-elle à voix haute, éminçant distraitement les tomates. Un peu gâtée, je suppose, probablement parce qu'elle est une princesse et qu'elle a grandi avec des choses extravagantes. » Elle se remémora comment elle avait accueilli le Roi Edmund, et Hermione avait froncé plus encore les sourcils. « Oui, adorable. »

Babbitty haussa ses épaules poilues et augmenta le feu. « Eh bien, nous verrons bien, murmura-t-elle en retour, ses yeux perçants parcourant les cuisines. Je n'aime juste pas comment ils sont aujourd'hui. S'en est presque effrayant, mon cœur ! D'habitude, les cuisines sont vivantes avec des conversations et des rires. Aujourd'hui, j'ai l'impression que quelqu'un est… »

« Mort ? » Proposa Hermione. Babbitty acquiesça et Hermione fut d'accord.

Le Chef Azelma fit le tour des serveurs, de nombreux plateaux posés en équilibre sur leurs pattes, et leur ordonna un par un d'aller apporter le repas dans la Grand Salle.

« Je ferais mieux d'y aller, dit Hermione, donnant à Babbitty un petit bisou sur le haut de sa tête. Je te revois plus tard, Babbitty. »

« Prends soin de toi, mon cœur ! » Cria Babbity.

Sur ces mots, Hermione quitta les cuisines et se dirigea vers le Grand Hall.


Leur placement autour de la table avait changé du fait que Princesse Thalia s'asseyait à présent entre Edmund et Lucy. Le roi dit "le juste" soupira mentalement de frustration, essayant de son mieux de ne pas jeter un regard noir à la jeune femme assise à côté de lui.

C'était indéniable : Princesse Thalia était splendide. Edmund ne comptait plus les nombreuses fois où des princes, et même d'autres hommes venant de tous les coins de ce monde magique, s'étaient alignés devant le château de Calormen juste pour la demander en mariage. Cela l'avait toujours fasciné de savoir pourquoi lui, parmi tous les hommes, était devenu la cible des avances de la personne la plus insupportable qu'il ait rencontré.

Sa personnalité était, par manque d'un meilleur qualificatif, atroce. Etant la seule enfant de l'Empereur Humphrey, elle avait été élevée dans un grand confort et beaucoup de luxure depuis qu'elle était un bébé, et elle avait grandi avec le fait qu'elle recevait tout ce qu'elle demandait. Malheureusement pour lui, il était devenu un élément de la liste "ce que je veux" qu'apparemment elle avait mis en place, et Edmund aurait volontiers donné tous les livres de sa bibliothèque pour qu'elle arrête de l'aimer.

Elle avait visité Cair Paravel deux fois et les deux fois s'étaient terminées par un désastre. Thalia était odieuse avec leurs employés, les traitant comme s'il s'agissait de serviteurs et de la saletés sous la semelle de ses chaussures. Elle avait toujours des demandes qui les rendait tous fous. C'était un miracle que Peter était encore capable de tolérer cette princesse à la voix suraiguë, mais Edmund savait que sa patience avec elle s'amincissait de jour en jour.

Et la nourriture à chaque fois qu'elle venait ! Thalia ne voulait que la nourriture qu'elle mangeait à Calormen. Ainsi, l'équipe de cuisine n'avait pas d'autres choix que de préparer ça. Tout simplement, Edmund pouvait qualifier la nourriture de Calormen d'exotique, et rien que d'y penser le rendait malade.

« Est-ce que votre journée ici, à Cair Paravel, se passe bien, Princesse Thalia ? » Demanda Peter, commençant ainsi la conversation.

Il était évident que la princesse ne voulait pas lui parler. À la place, elle acquiesça vigoureusement de la tête et ne dit rien.

Peter sembla légèrement embarrassé et s'éclaircit la gorge. Il avait remarqué l'indifférence de la princesse, et préféra engager une petite conversation avec Susan et Caspian.

Lucy était étrangement silencieuse également, et Edmund essayait d'obtenir son attention depuis quelques minutes. Sa petite sœur avait toujours été la plus amicale du lot, et pensait que tout le monde avait du bon en eux. Lucy avait été sympathique avec Thalia auparavant, mais Edmund savait que sa petite sœur commençait à entretenir une haine grandissante pour la princesse de Calormen.

« Pourquoi est-ce que je me retrouve toujours dans ce genre de position ? » Supplia-t-il les cieux, et il se retint de tout son possible de ne pas cogner sa tête contre la table, même si cela était très tentant.

Les portes du Grand Hall s'ouvrirent et arrivèrent les plateaux de nourriture. Edmund pâlit et jeta un regard noir à son plat, prédisant déjà l'arrivée des futurs jours sans manger.

La princesse à côté de lui tapa des mains de délice alors que l'Animal Parlant posait tous les plateaux de nourriture devant eux. Edmund glissa un regard noir à sa fratrie et vit le même dégoût sur leur visage. Même Caspian, qui avait vécu dans ce monde toute sa vie, affichait la même expression.

« Bien, commençons, » déclara Thalia, attrapant sa fourchette et son couteau, déjà prête à manger.

« Attendez, dit Lucy, arrêtant la princesse. Nous ne sommes pas au complet. »

Thalia leva un sourcil en un arc parfait, et regarda autour d'elle. « Nous ne le sommes pas ? Demanda-t-elle, cette fois-ci en fronçant les sourcils. Je croyais que tous les monarques de Narnia étaient déjà présents autour de la table. »

Comme pour donner la réplique, les portes s'ouvrirent de nouveau et entra la dame de compagnie de Lucy, légèrement décoiffée par les tâches effectuées dans les cuisines, quelques minutes auparavant.

« Je suis désolée, dit-elle en inclinant la tête. J'ai aidé Babbitty et les autres. »

« Tout va bien, dit Peter avec un sourire. Vous pouvez vous asseoir. »

Hermione eut un mouvement de recul lorsqu'elle vit que sa chaise habituelle était à présent occupée par Lucy. La reine vaillante lui sourit pour s'excuser, et Hermione haussa ses épaules. À la place, elle avança vers la chaise vide à côté de la Reine Susan et s'assit.

Aussitôt confortablement installée, un fort bruit métallique se fit entendre de l'autre côté de la table, et qui résonna dans toute la pièce.

Edmund fixa Thalia, surpris, les yeux ronds et la bouche grande ouverte.

Princesse Thalia semblait furieuse, son doigt étant dirigé vers Hermione. « Qu'est-ce que ça fait ici ? » Demanda-t-elle, furieuse, ses yeux enflammés regardaient Peter à présent.

Du coin de l'œil du plus jeune roi, il pouvait voir l'expression de pure incrédulité d'Hermione, murmurant le mot "ça."

« Il me semble bien qu'elle déjeune tous les jours avec nous, votre majesté, » répondit Susan, s'assurant de mettre l'accent sur le mot "elle."

Thalia se montra en spectacle en éloignant son assiette d'elle et en croisant les bras d'irritation. « Eh bien, je ne mangerai pas tant que ça n'aura pas quitté cette table, » dit-elle.

La chaise d'Hermione crissa tandis qu'elle se levait, ses yeux brillant d'une pure colère. « Je pense que cette chose dont vous parlez, Princesse Thalia, est seulement à quelques mètres de vous, » hurla-t-elle d'indignation.

La princesse calormène releva le menton en signe de défiance, et fixa la brunette comme si elle n'était qu'un morceau d'ordure. « Et je crois bien ne pas vous avoir donné la permission de me parler, saleté, » répondit-elle.

La brunette serra les poings et essaya de mieux qu'elle pouvait de se calmer. « Pardon pour le dérangement, dit-elle les dents serrées. Je pense que je vais manger avec Babbitty et les autres aujourd'hui. »

Avec un soufflement d'indignation, elle se retourna et s'éloigna de la table, et sortit du Grand Hall, et en arborant continuellement un regard profondément outré.

Aussitôt qu'elle était sortie, s'en fut trop pour Edmund. Il avait remarqué combien le commentaire de Thalia avait enragé les autres, mais personne ne semblait vouloir dire quelque chose afin de réprimander cette insupportable princesse.

Il se leva avec un grognement enragé, à la surprise de tout le monde. Il ne voulait pas se laisser amadouer par le regard fixe et dur de Peter, et regarda plutôt la princesse stupéfaite assise à côté de lui. « Elle, la personne qui vient de quitter cette pièce, est dix fois meilleure que vous, » clama-t-il, ses yeux assombris de pure colère.

Edmund quitta également la table et le Grand Hall, et ne regardant pas en arrière.

Une fois qu'il fut parti, un silence assourdissant s'installa dans tout le Grand Hall. Caspian et Susan partagèrent un regard tendu, et il était évident que Peter était enragé. Et pour couronner le tout, Thalia entra dans une complainte bruyante.

« Pourquoi fait-il toujours ça ? Se plaignit Thalia, éloignant de façon désordonnée ses larmes. Pourquoi est-il toujours en colère contre moi ? »

Lucy, toujours compatissante, consola immédiatement la princesse en pleurs. « Les derniers jours d'Edmund ne sont pas de bons jours, assura-t-elle à la princesse. Je suis sûre que sa colère va diminuer si nous le laissons seul un moment. »

Peter regarda le fiasco devant lui et, malgré lui, se couvrit les yeux de honte.


Edmund relâcha un soupir de soulagement une fois qu'il était arrivé au kiosque de jardin.

Il s'avachit sur sa chaise habituelle, et laissa tomber sa tête contre la table, et qu'importe la douleur que cela lui procurait.

La présence de Thalia le rendait de plus en plus fou, et en plus la journée n'était pas terminée ! Elle était constamment à ses côtés, des fois même elle était pendue à son bras, et la seule chose à laquelle pensait Edmund était le moyen de fuir cette fille insupportable. Il y avait eu quelques pensées suicidaires, mais elles étaient fugaces.

« Mon Dieu, faites-en sorte qu'elle s'en aille le plus rapidement possible, murmura-t-il à lui-même, ses yeux fixant vers le ciel d'un air suppliant. Je vous promets de faire de bonnes actions après. »

« Premier signe de folie : se parler à soi-même. »

Ses yeux se posèrent sur le nouvel arrivant dans le kiosque et recula de quelques centimètres sur sa chaise. « Ah, vraiment, dit-il en plaçant une main sur son cœur qui s'affolait. Devez-vous vraiment apparaître de nulle part, Mademoiselle Hermione ? »

Elle haussa ses épaules et s'assit sur la chaise à son opposé. Elle posa son coude sur la table et plaça son menton dans sa paume de main.

« Que faites-vous ici ? » Demanda Edmund.

« Hmm… Babbitty m'a renvoyée de la cuisine, dit-elle d'un ton maussade, un froncement de sourcils défigurant son visage. Elle ne veut pas que je fasse la moindre de ses corvées. Elle pense que je suis une chose fragile, ou quelque chose dans le même genre. Babbitty a toujours cette idée que je suis blessée et qu'on doit s'occuper de moi. Et vous, que faites-vous ici ? » Son regard se posa sur lui et ses yeux étaient plissés. « Une échappatoire de Princesse des Snobs ? »

Edmund leva un sourcil amusé. « Princesse des Snobs ? » Demanda-t-il, ses yeux brillants d'une légère hilarité.

Hermione fronça les sourcils, ses bras tombant à présent sur la table. Ses yeux regardèrent profondément ses mains, refusant de rencontrer ceux onyx du beau roi à son opposé. « Je comprends maintenant pourquoi vous désespériez à l'éviter durant le Bal de Bienvenue, » dit-elle d'un ton maussade.

Edmund se souvint soudainement du fiasco qui s'était déroulé durant le déjeuner, et pour une étrange raison, il se sentit bizarre. « Err… vous allez bien ? » Demanda-t-il.

La brunette le regarda dans une légère confusion. « Que voulez-vous dire ? » Demanda-t-elle.

« Vous savez, » dit-il, ses joues commençant à s'assombrir. « La chose qui est arrivée durant le déjeuner… »

Sa voix tomba tandis qu'il regardait Hermione, attendant sa réaction.

À sa surprise, elle souriait. « Ah, être appelée "ça" ? Demanda-t-elle, regardant intensément le roi. Pensez-vous que je vais bien, votre majesté ? »

Il lança un regard noir, son embarras avait augmenté.

Hermione haussa les épaules. « Je suppose que c'est attendu venant d'une personne aussi snob, dit-elle. Je suis partie rapidement afin de me contenir de lui manquer de respect, au regard du fait qu'elle est membre de la royauté et que je ne suis qu'une simple servante. Je ne vais pas laisser cela m'atteindre, d'ailleurs. Cela me rendrait plus faible qu'elle. »

Edmund fut surpris de la simple maturité qui ressortait de sa réponse. Sans pouvoir rien y faire, il la regarda avec un léger respect.

« Comment vous êtes-vous rencontré tous les deux, d'ailleurs ? Demanda-t-elle après un moment de silence. Et pourquoi vous apprécie-t-elle autant, Roi Edmund ? »

« Eh bien, commença-t-il, fronçant les sourcils. Les calormènes et les narniens n'ont pas été en bon terme durant la Guerre contre les telmarins. Le peuple de Calormen s'est joint à celui de Telmar durant cette période, et ils sont encore blessés d'avoir perdu. Ils menacèrent d'envahir Narnia. Par conséquent, Peter envoya des membres afin de calmer les calormènes. Je fus envoyé à un moment, apportant avec moi une déclaration de paix, et se fut la première fois que Princesse Thalia posa les yeux sur moi. Et disons que la princesse se prit d'amour pour moi et les menaces d'invasion contre Narnia se firent plus rare. »

Même si cela était inapproprié, Hermione relâcha un lent sifflement et le regarda avec une hilarité dans les yeux. « Wow, dit-elle. Je ne peux pas croire que son affection pour vous ait arrêté immédiatement une autre guerre qui s'annonçait. »

Edmund la fixa et la fusilla du regard. « Ce n'est qu'une enfant, raisonna-t-il, croisant ses bras. Assez immature également, si vous me demandez mon avis. Je suis certain que son affection se tournera rapidement vers une autre personne ou une autre créature quand elle commencera à s'ennuyer de moi. »

Hermione se mit à rire et posa son menton dans sa paume de main. « Eh bien, je suis sûre qu'il lui faudra des années avant qu'elle passe à autre chose, » répondit-elle, recevant un regard noir de la part du roi.

Un cri perçant se fit soudainement entendre dans le jardin paisible. Hermione sursauta de surprise, et Edmund regarda violemment autour de lui. Pour son effroi, Princesse Thalia était entrée dans le kiosque de jardin, ses yeux s'enflammaient tandis qu'elle fixait d'un regard noir et accusateur la dame de compagnie de Lucy.

« Qu'est-ce que cela ? » Demanda la princesse, sa voix vrillait plus que d'habitude. Ses yeux se posèrent sur Edmund et un doigt de défiance était pointé vers Hermione. Elle hurla : « Que faites-vous avec ça, Edmund ? N'aviez-vous pas promis d'écouter ma leçon de piano aujourd'hui ? »

Edmund fronça les sourcils pendant que Hermione lâchait un soupir de fatigue. Elle se leva lentement de sa chaise et fit la révérence au roi. « Je vous laisse à présent, votre majesté, » dit-elle solennellement. Hermione dirigea ensuite son regard insondable vers la princesse calormène fumante, et fit la révérence également. « Je vous souhaite une bonne soirée, Princesse Thalia. »

Elle commença à se diriger pour quitter le kiosque de jardin lorsqu'Edmund se leva instinctivement de son siège et attrapa son bras. Aussi bien Thalia que Hermione furent surprises par l'acte du roi, mais il s'en fichait à cet instant.

Devant lui se tenaient les deux femmes les plus impossibles qu'il lui avait été donné de rencontrer de toute sa vie. Une était une princesse gâtée, qui avait tout ce qu'elle voulait. Il était seulement désastreux qu'il était l'objet de son intérêt à présent.

L'autre était une demoiselle énigmatique qui avait atterri de nulle part, clamant qu'elle ne se souvenait de rien sauf de son nom. Sa langue était aiguisée, ses mots étaient réfléchis et pleins d'esprit. Malgré toutes les fois où il avait engagé une chamaillerie avec elle, il s'était retrouvé à certains moments à court de réparties.

À présent qu'il les regardait toutes les deux, il savait déjà avec qui il passerait la journée, quitte à être damné. Sa prise sur le bras de Hermione se resserra tandis que la dame de compagnie de Lucy essayait de le faire lâcher prise, et ses yeux ronds le fixaient de confusion.

« Il me semble que vous m'avez promis que je vous l'enseignerais, Mademoiselle Hermione, » mentit-il les dents serrées. Hermione allait protester, mais il la fit se taire avec un regard noir. Détendu, il regarda Princesse Thalia et essaya d'afficher au maximum un regard désolé. « Je suis désolé, votre majesté. Je suppose que mes précédentes occupations m'étaient sorties de la tête. »

Princesse Thalia sembla profondément outrée et s'accrocha à son autre bras. « Vous préférez passer du temps avec de la vermine plutôt qu'avec moi, Edmund ? » Demanda-t-elle joliment, le regardant avec des yeux mi-clos.

Edmund fronça presque les sourcils. « A quoi tu penses ? » Se dit-il en hurlant, essayant de son mieux pour ne pas reculer. Son visage était dangereusement proche de lui, et il lui était possible de sentir son parfum. Cela lui embruma temporairement l'esprit, assez pour perdre la prise qu'il avait sur le bras de Hermione.

La brunette partit immédiatement, et du coin de l'œil, il pouvait voir le regard noir assassin qu'elle envoya dans leur direction.

« Je vous laisse à présent. Bonne soirée, » dit-elle à la hâte tout en faisant, de nouveau, une révérence.

Edmund sortit de sa stupeur et hurla bruyamment : « ATTENDEZ ! »

« Oh, laissez ça s'en aller, dit Thalia, resserrant sa prise sur Edmund. Je suis sûre que ça doit aller retrouver les autres de son espèce. Ces hideuses créatures que vous appelez "Animaux Parlants" doivent l'accueillir les bras ouverts, ne pensez-vous pas ? »

Le roi lui jeta un regard noir de colère, et regarda de nouveau la silhouette fuyante de la dame de compagnie de Lucy. À sa surprise, elle s'était arrêtée, son dos faisant toujours face aux deux individus. Et puis, avec une vitesse aussi rapide que la lumière, elle fit demi-tour en direction du kiosque, un regard presque meurtrier.

Edmund pouvait sentir le soudain froid qui entourait le lieu et les tremblements émanant de Thalia à ses côtés.

« Très bien, je pense en avoir assez entendu, grogna Hermione, s'arrêtant finalement face à la princesse. M'insulter passe encore. Bon sang, je ne m'en préoccupe même pas. Mais insulter les créatures qui travaillent ici, à Cair Paravel, est trop pour moi, votre majesté. »

Thalia pouffa et regarda Edmund. « Et à présent, la vermine défend les autres vermines, dit-elle avec mépris. Que c'est adorable, et je- AHHHHH ! »

Un hurlement strident s'échappa de ses lèvres alors qu'elle se recevait un coup de poing et qu'elle atterrissait sur ses fesses.

Edmund fixa, bouche-bée, la brunette qui venait d'assainir un coup de poing sur le nez de Princesse Thalia, le bruit produit par le craquement osseux faisait écho dans le jardin.

Hermione était toujours fumante, ses yeux étaient enflammés et ses mains se fermaient à poings serrés. Sur le sol, Thalia commençait à pleurer, enlevant sa main de son nez pour y constater le sang qui s'en échappait.

La colère de la brunette se dissipa lorsqu'elle remarqua le sang sur les mains de la princesse. Ses yeux s'agrandirent d'horreur, réalisant finalement ce qu'elle venait de faire. « J-je… Je ne vou… voulais p- »

Ses yeux atterrirent sur Edmund, et si elle n'avait pas été effrayée par ce qu'il venait de se passer, elle aurait ri en voyant l'expression ridicule sur son visage.


Hermione inclina la tête assez basse alors qu'elle entrait enfin dans la Salle du Trône.

Tous les monarques étaient assis sur leur trône respectifs, le Grand Roi Peter au milieu qui fixait Hermione avec un regard sévère, à l'opposé de celui charmant et doux qu'il lui adressait généralement.

Princesse Thalia n'était pas présente, et cela soulagea Hermione dans un sens. Elle devina que la princesse était restée dans sa chambre après avoir été soignée par le médecin narnien.

Inconsciemment, elle jeta un regard noir à sa main. Elle avait toujours su qu'elle avait certaines tendances à la violence. Le coup de poing qu'elle avait donné à Drago Malefoy durant leur troisième année était une preuve suffisante. Aussi bien Harry que Ron avaient toujours dit qu'elle avait la main lourde, craignant toujours les moments où elle allait frapper leur tête ou les frapper au bras.

Quoi qu'il en soit, elle se sentait immensément soulagée. Secrètement, elle pensait que la princesse l'avait mérité. Bien évidemment, elle était habituée à être appelée "vermine" par de riches snobs comme elle. Des années et des années à entendre le mot ''sang-de-bourbe '' l'avait immunisée contre toutes les insultes qui lui étaient adressées. Mais lorsque la princesse calormène commença à insulter les autres, notamment les Animaux Parlants, elle pensa que c'était impardonnable et. Ils travaillaient avec dignité et ardeur tous les jours. La fondatrice de la S.A.L.E. fut outrée et elle ne pouvait pas regarder et écouter les insultes que la princesse leur adressait.

« Expliquez, » dit Peter, et Hermione déglutit involontairement. Voir un Peter stoïque la rendait mal à l'aise.

« Humm… » commença-t-elle nerveusement en se tordant les poignets et en fronçant les sourcils. « Elle devenait insupportable. »

Susan, d'un air sérieux et déçu, secoua sa tête. « Hermione, mon cœur, je suis consciente que Thalia a des problèmes de comportement, mais je ne suis pas sûre que cela soit raisonnable d'utiliser ton poing afin de lui faire comprendre ceci, reprocha-t-elle, et Hermione baissa sa tête, honteuse. Je sais qu'elle t'a insultée, mais Thalia est seulement une enfant. Je suis sûre que tu es assez mature pour ne pas laisser ces insultes t'atteindre. »

« Ce n'est pas ça, » raisonna-t-elle, ses yeux se durcissant en même temps qu'elle se rappelait l'incident arrivé plus tôt. « Je m'en fiche des insultes qu'elle peut m'envoyer. »

« Vraiment ? » Intervint doucement Lucy, ses yeux exprimant une légère surprise.

Hermione secoua vigoureusement sa tête et soupira. « J'ai juste… Elle a commencé à insulter les Animaux Parlants, dit-elle de manière raisonnée, croisant les bras de mauvaise humeur. Ce ne sont pas des vermines. Ils travaillent tous les jours et toutes les nuits, respectueusement et patiemment. Elle n'a pas le droit de les insulter. »

Sa réponse fut suivie d'un silence, et Hermione pensa que ce qu'elle avait dit était inacceptable. Les visages des monarques étaient sérieux et sombres, et elle devina que c'était la première fois qu'une chose aussi violente arrivait dans ce château.

Ses yeux atterrirent sur le Roi Edmund, et son expression était indéchiffrable. Elle fronça les sourcils en sa direction, ennuyée qu'il ne prenne pas sa défense alors qu'il était présent à ce moment-là. Il était évident qu'il détestait la Princesse des Snobs, et Hermione pensa qu'il se devait de la défendre contre la Princesse énervante.

« Je suis désolée, s'excusa-t-elle enfin, regardant, coupable, son poing droit. Je… Je ne sais pas ce qui m'a pris. Je suppose que j'ai tendance à devenir violente lorsque je suis en colère. »

Le Roi Edmund toussa sur son trône, et tous les regards se posèrent sur lui. Les yeux d'Hermione s'agrandirent lorsqu'elle découvrit qu'il ne toussait pas, mais qu'il cachait un rire par une toux.

Ses yeux rencontrèrent ceux bruns d'Hermione de nouveau et cette fois-ci, il perdit le contrôle. Son rire bruyant eut un écho parmi les quatre murs de la Salle des Trônes, et tous le regardèrent, totalement étonnés.

Lucy suivit, ses pouffements étaient plus doux que les rires d'Edmund, mais ils s'entendaient très bien. Le visage de Caspian fut déformé par un large sourire et il secoua la tête, essayant de faire de son mieux pour ne pas partir en fou rire également. Le regard sévère sur le visage de Susan était mêlé avec un regard amusé, et ses yeux brillaient grâce à l'hilarité qu'elle ne pouvait réprimer.

Et Peter, par Merlin, Peter avait retrouvé son attitude charmante et affichait lui aussi un grand sourire.

« Pourquoi rigolez-vous ? » Demanda Hermione, confuse face au comportement des membres de la royauté.

Le rire d'Edmund grandit alors qu'il se levait lentement de son trône, et il tapa des mains vigoureusement. Les yeux de Hermione s'agrandirent lorsqu'elle vit la démonstration étrange du roi dit "le juste."

Le plus jeune roi descendit les petites marches et s'approcha de Hermione, la regardant à présent avec un tel respect qu'elle n'avait jamais vu chez lui auparavant.

« Vous, dit-il, se calmant. Vous êtes incroyable. »

Les joues de Hermione rougirent d'embarras et elle essaya de cacher le sourire qui menaçait de grandir.

Edmund regarda de nouveau sa fratrie et Caspian. « Bon sang, Pete, elle cogne comme un homme, dit-il en pointant distraitement Hermione. Je suis positivement certain que je ne veux pas en recevoir un de sa part. »

Lucy gémit de manière vive et glissa de son trône. « J'aurais tellement aimé pouvoir assister à ça, dit-elle. Seul Aslan sait que les choses commencent à être ennuyante ici, à Cair Paravel. »

Les yeux de Hermione atterrirent sur un Peter encore amusé et cligna des yeux. « Attendez, vous n'allez pas me punir ? Demanda-t-elle. Je pensais que… »

Le Grand Roi Peter secoua sa main afin de balayer ce qu'elle venait de dire. « Ce que vous avez fait est inacceptable, Mademoiselle Hermione, dit-il, le ton sévère qu'il employait quelques minutes auparavant avait disparu. Vraiment inattendu de votre part. »

« Mais vous avez fait quelque chose que nous tous voulions faire depuis que Princesse Thalia de Calormen a mis les pieds à Cair Paravel, ajouta Caspian, faisant un clin d'œil à la brunette embarrassée. Bien évidemment que nous allons laisser passer ça. »

« Soyez prévenue, toutefois, qu'elle est extrêmement en colère contre vous, dit Edmund en se tournant vers Hermione. Je vous avais dit que ce n'était qu'une enfant. Il y a un aspect mesquin chez elle et je suis sûr qu'elle vous considère encore moins qu'une vermine à présent. »

Hermione fronça les sourcils. « Je peux la gérer, » affirma-t-elle.

Malgré tout, elle ne pouvait aller contre le sentiment que peut-être mettre un coup de poing à la Princesse Thalia n'avait pas été la meilleure chose à faire.