Bonjour, chères lectrices et chers lecteurs !
Ce fut une trèèèèès longue absence !
Désolée ! Je suis en train de reprendre un rythme de traduction régulier afin de vous fournir régulièrement les chapitres.
J'espère que l'histoire continue de vous plaire et que vous allez adorer les retrouvailles avec nos personnages favoris !
Et cette fois-ci, la princesse Thalia engrange sa vengeance après le su-bli-me coup de poing d'Hermione. Faut-il s'inquiéter ?
Bonne lecture !
Equipe :
Auteure originale : WickedlyAwesomeMe
Traductrice : PetiteSphereAilee
Relectrice : Snow
Le jour suivant, la vengeance de Princesse Thalia fut annoncée.
Cela se produisit durant le petit-déjeuner. Sur ordre de Peter, Hermione fut appelée à manger avec les membres de la royauté. La brunette refusa, rappelant le fait que Thalia allait manger avec eux et à cause de ce qu'il s'était passé la veille au soir, elle était positivement sûre qu'elle préférait passer son temps avec Babbitty et les autres Animaux Parlants plutôt qu'avec la princesse colérique.
« Considérez cela comme votre punition pour avoir frappé Princesse Thalia, » avait dit Peter. Au final, elle n'eut pas d'autres choix que d'obéir.
Elle était assise à côté de Reine Susan aujourd'hui, et Lucy était assise sur la chaise habituelle d'Hermione en face d'elle. Princesse Thalia était entre Edmund et Lucy et à ce moment précis, des dagues fictives étaient lancées en sa direction. Hermione était sûre que si le regard pouvait tuer, elle se serait vidée de son sang en ce moment.
L'arête du nez de Thalia avait une vilaine couleur, un mélange écœurant entre le violet et le vert. Il n'était pas cassé et, secrètement, Hermione en avait été déçue. Lorsqu'elle avait frappé Malefoy durant leur troisième année à Poudlard, son nez s'était déformé et il fallut un grand effort de madame Pomfresh pour qu'il retrouve sa place initiale.
Les portes du Grand Hall s'ouvrirent et arrivèrent les plateaux de nourriture. Le nez de Hermione se froissa instantanément de dégoût, et elle fut surprise de constater que les autres, hormis la princesse calormène, affichaient le même regard.
La veille, elle avait goûté quelques plats et Merlin, elle eut immédiatement des haut-le-cœur. Elle ne pouvait pas qualifier ce qu'elle était en train de goûter mais Hermione savait qu'il s'agissait de la pire nourriture qu'elle avait mangé. Selon Azelma, il s'agit là de plats exotiques uniquement servit à Calormen et par conséquent, seule la princesse était capable de les apprécier.
« Mangeons, » annonça Peter, et le bruit métallique des couverts qui s'activent s'entendit instantanément.
Hermione plaça avec précaution un peu de nourriture en haut de son assiette, et espérait qu'elle survivre de nouveau à cette nourriture.
« Donc, je me disais, » dit Princesse Thalia. La brunette sursauta sur sa chaise, sentant le regard noir que Thalia envoyait dans sa direction qui s'intensifiait. « Parce qu'il y a eu certaines choses inacceptables la nuit dernière, » continua-t-elle. Hermione fixa son assiette et refusa de lever les yeux. « Je demande à ce qu'Edmund passe le reste de mon séjour ici avec moi. »
Le dit-roi à côté d'elle protesta. Hermione, scandalisée, leva les yeux et fixa d'un regard mauvais la princesse.
« Autrement, continua Thalia alors qu'Edmund n'avait cessé de protester, j'écrirais une lettre à mon père pour le forcer à mener une guerre entre Calormen et Narnia. »
Ceci fit taire Edmund. Hermione savait que la condition imposée par Thalia avait touché un point sensible chez le roi dit « le juste ». Edmund a toujours eu cet amour éternel pour Narnia, et elle savait qu'il ferait tout pour garder Narnia en sécurité. La suspecter, elle si mystérieuse, était une preuve.
Par conséquent, cela ne l'avait pas surpris lorsqu'il relâcha un profond soupir, et regarda de manière appuyé le Grand Roi, un regard résigné dessiné sur son visage.
Lucy, Susan, et Caspian regardèrent tous Edmund avec de la sympathie dans leurs yeux. Cela fit se questionner Hermione sur les choses désastreuses que Thalia avait déjà imposée à Edmund et aux autres durant ses précédents séjours à Cair Paravel.
« Je ne peux rien y faire, » dit finalement Peter en regardant secrètement et d'un air désolé son frère. « Par conséquent, j'ordonne au Roi Edmund de passer le reste de votre séjour ici, à Narnia, à vos côtés, Princesse Thalia. »
La princesse eut l'audace d'afficher un sourire en coin de triomphe à son intention. Hermione, d'un autre côté, regarda de nouveau son assiette et fronça les sourcils, ne comprenant pas pourquoi cette simple requête de Thalia réveilla quelques sentiments monstrueux du plus profond en elle.
« Merci beaucoup. »
Les yeux de Hermione s'agrandirent alors qu'elle fixait avec surprise le roi Edmund marchant à ses côtés.
Elle sortait tout juste de la forêt - elle y était allée pour récupérer quelques ingrédients qui serviront pour le repas du soir – lorsque le-dit roi s'est discrètement faufilé à côté d'elle, sans s'annoncer.
Ils étaient encore à quelques pas de la porte arrière de Cair Paravel, et Hermione était soulagée que Thalia soit introuvable. Elle savait que si elle la surprenait avec Edmund, Thalia deviendrait dingue et cela pourrait causer une nouvelle Grande Guerre à Narnia.
Penser à cela la fit frissonner. « Non, pas une autre guerre, par pitié, » pria-t-elle auprès des forces de l'univers. Sans le vouloir, elle s'écarta de quelques mètres du Roi Edmund, laissant un écart acceptable entre eux.
Son geste le rendit confus et, secrètement, cela fit sourire Hermione. « Vous ne devriez pas être vu en ma compagnie, votre majesté, » dit-elle en appuyant bien sur la formule utilisée pour s'adresser à lui. « Il me semble qu'un ordre a été donné par le Grand Roi Peter concernant votre compagnon pour les prochains jours. »
Edmund grogna et s'approcha da la jeune femme, réduisant l'écart qu'elle avait gracieusement laissé entre eux. « C'est de votre faute, » s'exclama-t-il d'exaspération. « Merci beaucoup. »
Hermione le regarda, amusée. « Je croyais avoir été incroyable hier, » demanda-t-elle. Il la regarda avec des yeux noirs, la faisait rire gentiment. « Très bien, très bien, je suis désolée. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle demande une chose aussi enfantine telle que, disons-le franchement, une punition pour un roi qui fraternise avec la vermine. »
« Vous devez faire quelque chose à propos de ça, » demanda-t-il en attrapant son bras afin qu'elle arrête sa marche.
Elle soupira et le regarda droit dans les yeux. « Eh bien, qu'est-ce que je suis censée faire ? » Demanda-t-elle. « La frapper de nouveau ? »
Malgré lui, sa question avait fait apparaître un sourire sur son visage. « Ce projet semble intéressant, Mademoiselle Hermione, » dit-il. Involontairement, la main qui lui tenait le bras glissa dans sa main. Les joues de Hermione devinrent rouge d'embarras et elle essaya de dégager sa main de la sienne, mais le roi serra sa prise.
Edmund leva la main de Hermione et la mit à la hauteur de ses yeux, l'examinant avec attention. « Qui aurait pu croire que d'une aussi petite main, une grande force pouvait se libérer ? » Songea-t-il à haute voix en secouant sa tête. Ses yeux se déplacèrent sur son visage et il remarqua ses joues rouges. Son regard retourna sur la main qu'il était en train de tenir et il percuta finalement ce qu'il était en train de faire. Immédiatement, il laissa tomber la main de Hermione et s'éclaircit la gorge nerveusement, ses joues s'étaient aussi colorées d'une teinte de rose.
Hermione remit une large mèche de cheveux derrière son oreille. « Je vous adresse mes excuses les plus sincères, » dit-elle avec honnêteté, reculant inconsciemment de quelques pas afin de regagner de l'espace personnel. « Je pensais qu'après le coup de poing que je lui ai donné la nuit dernière, elle allait me punir à la place. Je n'avais aucune idée qu'elle vous punirait. »
Le roi détourna son regard et se mordit les lèvres. « Voyez-vous, dit-il d'une voix étrangement douce, Thalia pense que … eh bien … qu'il y a quelque chose entre nous. »
Les yeux de la brunette s'agrandirent. « Ah ? » Dit-elle légèrement confuse. « Oh, » dit-elle en comprenant cette fois-ci ce qu'il disait. Un rire nerveux s'échappa de ses lèvres et elle secoua sa tête. « C'est présomptueux ! Qu'est-ce qui lui a fait penser un truc aussi ridicule ? »
Edmund haussa les épaules et commença à marcher, et Hermione marcha pour le rattraper. « Thalia aime présumer beaucoup de choses, » dit-il finalement. « Pour l'instant, elle aime penser que je suis à elle. »
« Techniquement, pour le reste de son séjour ici, vous l'êtes, » dit-elle.
Il lui envoya un regard noir et elle sourit innocemment.
Hermione accéléra et prit quelques mètres d'avance sur le roi, puis elle se retourna. « Je pense que le mieux est que personne ne nous voit entrer ensemble, » dit-elle. « J'ai la vague idée que Princesse Thalia a placé quelques espions tout autour du château afin de s'assurer que son précieux Roi Edmund ne soit avec personne d'autre, et par là, je veux dire moi. »
Pour prouver ce qu'elle disait, Edmund pu apercevoir une silhouette noir encapuchonnée non loin, et il put reconnaître l'un des serviteurs de Thalia.
Il regarda de nouveau Hermione et acquiesça sans dire un mot.
Souriant, elle s'inclina de courtoisie et secoua sa main en signe d'au revoir, avant de se retourner et de courir afin de s'éloigner de lui. Elle s'arrêta alors qu'elle était presque dans le château, se retourna, le sourire qu'elle affichait à présent s'étirait sur tout son visage. « BONNE CHANCE ! » S'exclama-t-elle, secouant de nouveau sa main, et finalement entra dans le château.
Ceci apporta un sourire sur le visage d'Edmund, et il resta collé sur son visage jusqu'à ce qu'il entre dans Cair Paravel, se préparant aux prochains jours.
Cela faisait trois jours que Thalia séjournait à Cair Paravel, et Edmund commençait à devenir de plus en plus cinglé.
Comme elle l'avait menacé le jour suivant après avoir été frappé par Hermione, elle avait été pendue à son bras les jours suivants, et elle refusait de le quitter. Les seuls moments durant lesquels il pouvait apprécier sa solitude tant désirée étaient lors de son bain et lorsqu'il dormait. À part ceux-là, Thalia était une présence constante auprès de lui.
Sa fratrie, et Caspian, lui adressaient des sourires de sympathie et des tapes de compassion à l'insu de la princesse. Ce genre de gestes le rendait d'autant plus irrité et frustré. Sa frustration était la plupart du temps adressée à Peter. Il avait imploré silencieusement auprès de lui pour qu'il annule l'ordre qu'il lui avait donné, ou au moins qu'il modifie la requête de Thalia afin de soulager Edmund de son agonie, mais Peter semblait être aveugle à ça. Ils savaient tous que même si Thalia était une demoiselle totalement insignifiante, elle était une femme de parole. Ils savaient que le désaccord d'Edmund à sa condition causerait une autre guerre à Narnia.
Donc, trois jours étaient passés et son agonie augmentait. À présent, il était de nouveau dans le kiosque de jardin avec la princesse calormène. Thalia papotait encore et toujours sur les problèmes à Calormen et Edmund ne l'écoutait plus depuis un long moment déjà. Il y avait cette sensibilité indéfectible et le roi la balayait toujours. Thalia était tenace cependant, et si elle le voulait, elle lui prenait la main, lui tenait le bras, et se rapprochait de lui malgré le fait qu'il la repoussait.
« M'écoutez-vous, Edmund ? » Demanda-t-elle en le regardant joliment.
Edmund baissa son regard vers elle et soupira. « Oui, Thalia. Oui, je vous écoute, » dit-il en mentant entre ses dents. Par chance, Thalia cru son mensonge et continua à raconter les histoires sur sa vie à Calormen.
Tandis qu'il regardait la princesse à ses côtés, il était indéniable qu'elle était la plus belle femme qui lui ait été donné donné de rencontrer. Sa beauté pouvait être considérée comme exotique, unique en son genre, et elle était sans aucun doute à tomber par terre. Edmund avait été ébloui par sa beauté la première fois qu'ils s'étaient rencontrés, et il avait été très agréable avec elle à ce moment-là. Il l'avait vite regretté lorsque Princesse Thalia présuma qu'il l'aimait elle.
Le reste, comme ce qui se passait aujourd'hui,n'était que de l'histoire.
Les portes du Grand Hall s'ouvrirent et Edmund soupira, prévoyant déjà de recevoir un autre regard de sympathie dirigé vers lui par un membre de sa fratrie.
Avec paresse, il regarda la personne qui sortait et il se reprit immédiatement, espionnant la dame de compagnie de Lucy accompagnée de Babbitty la Lapine.
Elles ne les avaient pas remarqués, et dans un sens, cela déçu Edmund. Il ne l'avait pas vue depuis des jours et au fond de lui, il espérait que ses yeux rencontrent les siens.
Ces trois derniers jours, Hermione avait décidé qu'elle mangerait avec Babbitty et le reste des Animaux Parlants dans la cuisine. Après l'ordre de Peter, un accord silencieux entre le Grand Roi et la dame de compagnie avait été décidé : elle allait devoir faire profil bas pour les prochains jours, jusqu'à ce que Thalia quitte Cair Paravel.
Leurs rencontres fortuites sous le kiosque de jardin s'étaient également arrêtés, et cela manquait à une partie d'Edmund. Il ne voulait pas l'admettre à voix haute, mais il avait commencé à s'habituer à la présence constante dans le château de la mystérieuse demoiselle.
Dans une bonne et perturbante façon, bien évidemment.
À présent qu'il ne l'avait pas vu depuis des jours, il commençait à s'apercevoir qu'il appréciait les moments où il engageait simplement la conversation avec elle, quelques fois seulement pour se charrier.
Cela l'avait violemment frappé, de voir oh combien elle lui manquait.
Ses yeux s'agrandirent lorsqu'il le réalisa, et il inspira bruyamment, amplifié par un simple étonnement. « Je viens vraiment de penser ça ? » Se demanda-t-il, désespéré, tout son être devenant fou à l'intérieur. Il leva ses yeux une nouvelle fois, les posant nonchalamment sur sa silhouette, et il réalisa que ce qu'il pensait était vrai.
« Edmund ? » Demanda Thalia, le coupant dans sa rêverie. Il la regarda avec prudence, remarquant l'inquiétude sur son visage. « Es0t-ce que tout va bien ?
Avant qu'il ait pu lui répondre, des gloussements adorables provenant de loin capturèrent leurs regards. Thalia et Edmund regardèrent simultanément vers la dame de compagnie et Babbitty, et cette fois-ci, la personne rigolait de bon cœur à ce que la dernière lui avait dit.
La réaction de Thalia à la présence de Hermione fut instantanée. Ses yeux se rétrécirent jusqu'à ne devenir qu'une fente fine, ses narines commencèrent à renifler, et sa bouche se transforma en grimace. « Ignorez ça, » ordonna-t-elle, obligeant Edmund à regarder vers elle.
Le roi soupira d'exaspération de nouveau et regarda de nouveau la princesse calormène. « Elle, » dit-il avec les dents serrées.
« Je vous demande pardon ? »
« Le "ça" que vous qualifiez est "elle", Thalia, » ajouta-t-il, son exaspération grandissante.
Thalia sembla profondément scandalisée. « Je suis désolée, Edmund, dit-elle encore incrédule, mais depuis quand les serviteurs sont des créatures vivantes ? »
« CELA SUFFIT ! » Hurla-t-il, se tenant droit pour imposer sa présence. Thalia sursauta de surprise et de peur face à cette soudaine explosion, qui avait apparemment attiré l'attention de Hermione et de Babbitty.
Ses yeux atterrirent sur les siens, curieux, et sa colère amplifia. « Comment cette personne peut-elle être une simple vermine, Princesse Thalia ? » Lui demanda-t-il, calmement cette fois-ci. « Dites-moi. Comment peut-elle être une vermine ? »
Thalia se recroquevilla légèrement mais son obstination prit le dessus. « On m'a enseigné que les gens comme elle ne doivent pas être traités comme des vivants, » rétorqua-t-elle, incitant Edmund à soupirer.
Résigné, il s'assit de nouveau sur sa chaise et secoua sa tête, prit de pitié pour la princesse à ses côtés. Il se demanda ce que ses parents lui avaient inculqué lorsqu'elle avait grandi, au regard de ses comportements tordus et de sa morale questionnable. « Je tiens à vous présenter mes excuses, » dit-il, sa sincérité étant évidente au regard du ton de sa voix. « Je n'avais pas l'intention d'exploser de colère contre vous, votre majesté. »
Ses yeux se radoucirent et elle lui sourit avec douceur. « Tout va bien, dit Thalia en se rapprochant de lui, ce n'était pas de votre faute. »
Edmund jeta un coup d'œil prudent à l'espace qui se réduisait entre eux. Lorsqu'il leva les yeux pour les déposer de nouveau sur le visage de Thalia, il fut étonné de voir à quel point son visage était près. Il pouvait d'ailleurs compter le nombre de cils qu'elle avait, voir le petit grain de beauté sur sa tempe gauche…
Son esprit devint blanc lorsqu'elle pressa ses lèvres contre les siennes.
« Quelle matinée adorable ! » Annonça Hermione tandis que Babbitty et elle sortait de Cair Paravel, désirant sortir afin de faire une promenade.
Babbitty étira ses bras au-dessus de sa tête et gémit lorsque ses os craquèrent. « Doux Aslan, nous avons vraiment travaillé dur, n'est-ce pas mon cœur ? » Dit l'Animal Parlant, levant la tête pour regarder la brunette joyeuse.
Hermione acquiesça distraitement et fit balancer le panier qui pendait de son bras gauche. Elle avait eu cette soudaine envie d'aller cueillir quelques fleurs pour décorer certaines parties de Cair Paravel. Merlin savait que cet endroit commençait à devenir sec, et particulièrement depuis que Princesse Thalia avait décidé de leur faire grâce de sa présence.
En parlant de la princesse calormène, Hermione était reconnaissante de ne pas l'avoir rencontrée ces trois derniers jours. Elle avait mis un point d'honneur à passer plus de temps avec Babbitty et les autres Animaux Parlants qu'avec les monarques narniens. Elle était effrayée par l'idée de faire un mauvais mouvement et de provoquer une guerre imminente entre Narnia et Calormen.
Depuis que la présence de Thalia était devenue plus rare, Hermione n'avait pas été capable de voir le roi Edmund également. Il respectait l'ordre du Grand Roi Peter et passait révérencieusement toutes ses journées avec Thalia. Elle ne l'avait pas vu, ni aucun autre membre de la royauté, et intérieurement, elle se sentait de plus en plus coupable. C'était de sa faute s'il était en souffrance, dans tous les cas.
Un sourire amusé apparu sur son visage alors qu'elle se remémorait ce qu'Edmund lui avait dit auparavant : « Princesse Thalia pense qu'il y a quelque chose entre nous ? » Murmura-t-elle en elle-même, légèrement incrédule. Vrai, car leurs rencontres fortuites sous le kiosque de jardin commençaient à devenir fréquentes, mais Hermione doutait que quelque chose se passait entre eux.
Edmund commençait seulement à se décontracter en sa présence, et Hermione était sûre et certaine que les soupçons qu'il avait envers elle commençait à diminuer. Il commençait à sourire de plus en plus lorsqu'elle était dans les environs, et la prudence qu'il démontrait avec elle commençait à diminuer.
Ceci étant dit, il n'y avait rien entre eux et c'était absurde de la part de Thalia de le présumer.
« Est-ce que tout va bien, Hermione ? » Demanda Babbitty en prenant la main de Hermione avec sa patte poilue. « Tu es étrangement silencieuse. »
Hermione rigola. « Je suis seulement un peu préoccupée, dit-elle en haussant les épaules, je vais très bien. »
La Lapine commença à former des cercles sur sa paume. « C'est un peu triste que tu passes moins de temps avec les monarques de Narnia ces derniers jours, » dit-elle en fronçant les sourcils. « Même la reine Lucy est interdite de te voir et tout cela à cause de la princesse Thalia. »
Le visage de Babbitty se transforma en une grimace de dégoût et la brunette rigola de nouveau.
« En fait, ils ne sont pas interdits, corrigea Hermione, c'est juste que je pense que c'est mieux si je passe moins de temps avec les autres, jusqu'à ce que Princesse Thalia s'en aille. »
Babbitty soupira et serra sa main. « C'est écrit sur ton visage tout entier, à quel point ils te manquent, mon cœur, » dit-elle avec douceur.
Le sourire de Hermione s'effaça et elle regarda Babbitty, interrogative. Sa main gauche toucha son visage avec curiosité. « Ecrit sur tout mon visage ? » Demanda-t-elle.
L'Animal Parlant sourit gentiment à la brunette. « Je ne sais pas si tu es simplement dans le déni mais oui, Hermione, c'est écrit sur tout ton visage, » dit-elle. « Ton attachement envers eux n'a cessé de grandir, tu sais. »
Son affirmation réduisit Hermione au silence. « Je suis donc totalement attachée à eux, c'est ça ? » Se demanda-t-elle en elle-même, souriant tristement. « Comme c'est étrange. Je me disais, la première fois que j'ai mis les pieds à Narnia, que je ferais profil bas et que je ne me ferais pas remarquer par les monarques. »
Mais elle était là, généreusement acceptée par la royauté narnienne, invitée à vivre avec eux dans le château, et être la dame de compagnie de Lucy. « Qu'en est-il maintenant de faire profil bas ? » Se demanda-t-elle, légèrement amusée. Au-delà de ça, Hermione était actuellement reconnaissante d'avoir été capable, comme Babbitty l'avait si bien dit, de s'attacher à eux. Même Edmund, qui accepta à contrecœur qu'elle vive auprès de sa fratrie.
Cela était bizarre, presque effrayant, combien elle ne pouvait envisager son futur sans eux.
Son cœur se déchira, peiné par cette nouvelle réalisation. « Je trahis Harry et Ron à présent ? » Se demanda-t-elle mélancoliquement, remerciant le fait que Babbitty soit aveugle à sa tristesse soudaine. « Est-ce que je suis devenu un traître et que je vais trahir toutes les personnes qui croient en moi ? »
« Tu ne peux pas rentrer dans ton monde dorénavant. »
Les mots de la mystérieuse vieille femme firent de nouveau écho dans sa tête et d'une certaine façon, cela calma son cœur. Cela commençait à s'ancrer dans sa tête, le fait qu'elle était morte dans son monde et que si elle y retournait, elle ne serait pas capable d'aider le bon côté.
« J'ai entendu parler de ce que tu avais fait concernant… tu sais, le nez de Princesse Thalia, » dit la voix amusée de Babbitty, la coupant dans ses pensées. « Je suis un peu triste de ne pas avoir pu voir ça. » Un large sourire apparu sur le visage de la Lapine. « Je pourrais te faire ton dessert préféré. »
Malgré elle, Hermione lâcha un léger gloussement.
« C'est un peu décevant que tu n'aies pas été capable de lui casser le nez, dit l'Animal Parlant, soupirant de déception, cela aurait été plus distrayant. »
Ses gloussements devinrent des rires qui venaient du cœur, secouant sa tête. « Oh, Babbitty, dit-elle, tu aurais dû être là lorsque je lui ai mis mon poing en pleine figure. Son expression n'avait pas de prix ! »
« CELA SUFFIT ! »
Leur conversation fut soudainement interrompue à cause du cri. Hermione regarda Babbitty, interrogative, se demandant silencieusement pourquoi la Lapine avait hurlé ces mots. À sa grande surprise, Babbitty elle-même était étonnée et secoua sa tête.
« Ce n'est pas moi, » dit la cuisinière.
Elle regarda dans tout le jardin et trouva finalement Edmund et Thalia dans le kiosque de jardin. Un Edmund enragé se tenait aussi droit que possible, ce qui fit sursauter et se recroqueviller Thalia qui le regardait avec des yeux ronds. Hermione recolla les morceaux et réalisa qu'Edmund était à l'origine du cri quelques secondes plus tôt.
Les yeux d'Edmund se connectèrent instantanément aux siens, et elle se figea sur place. Les yeux du roi étaient enflammés et Hermione se demanda ce qu'avait pu dire Thalia pour le mettre dans une telle rage.
Il regarda de nouveau Thalia et ils commencèrent à parler. Edmund retomba rapidement dans son siège et un regard résigné apparaissait sur son visage.
Hermione regarda Babbitty, interrogative, qui haussa les épaules en retour. À sa surprise, la mâchoire de Babbitty tomba.
« Qu'est-ce que cela ? » Demanda-t-elle, regardant de nouveau, lentement, le kiosque de jardin. Son visage imita celui de Babbitty alors qu'elle regardait Edmund et Thalia, elle fut stupéfaite au-delà du compréhensible. Leurs lèvres étaient collées les unes aux autres et ce sentiment monstrueux dans son estomac se réveilla de nouveau.
Hermione ne sut pas ce qui lui avait pris, mais elle était sûre qu'elle voyait rouge.
« Mon cœur ? » Demanda Babbity, regardant la brunette avec un mélange d'intérêt et de confusion. « Est-ce que tout va bien ? »
« Incendio, » fut le premier mot qui lui vint à la bouche. C'était instinctif, peut-être, surtout parce qu'elle avait l'habitude de lancer des sortilèges à Poudlard lorsqu'elle était furieuse.
Un énorme cri venant du kiosque résonna dans tout le jardin, et la colère de Hermione se dissipa. À la place, elle fut sous le choc alors qu'elle fixait, bouche bée, Thalia qui essayait désespérément d'éteindre le feu qui avait démarré sur sa robe.
« Par Aslan, qu'est-ce que c'est ? » Entendit-elle, et c'était Edmund qui s'exclamait tandis qu'il se levait pour aider Thalia.
Babbitty regarda Hermione, confuse et sous le choc. « As-tu vu ça ? » Demanda-t-elle le souffle coupé d'effroi.
Hermione, sans un mot, fit demi-tour et couru dans le château, le livre Temps A Relativité Inter Spatiale en tête.
La brunette cogna sa tête contre son bureau, frustrée. Rien dans ce livre n'expliquait ce qui était arrivé à la robe de Thalia, quelques heures auparavant.
Hermione avait cette sensation que ce qu'elle avait fait était de la magie accidentelle. Non, elle le savait. Le fait qu'elle murmure, en colère, « Incendio » et qu'instantanément, la robe de Thalia commence à brûler… cela ne faisait aucun doute que c'était dû à Hermione.
« Mais comment ? » Se demanda-t-elle, confuse. Sa baguette inutile était posée de nouveau en face d'elle. Elle l'avait essayé quelques fois déjà, et mais le résultat était le même. De plus, elle avait oublié de prendre sa baguette plus tôt dans la journée, et donc la meilleure explication était le fait qu'elle venait de faire de la magie accidentelle.
Cet accident inattendu avait fait s'enflammer l'espoir qui s'était endormi en Hermione depuis qu'elle avait compris qu'elle ne pourrait pas retourner à Poudlard à présent. Elle avait été capable de prononcer des sorts, de façon accidentelle, car elle avait été influencée par un surplus d'émotions, mais elle n'avait jamais été capable de faire de la magie.
Le sourire qui grandissait sur son visage fit se rejoindre ses oreilles, et cela faisait un moment qu'elle n'avait pas été capable de sourire ainsi. Elle regarda son reflet dans le miroir en face d'elle, et elle eut envie de pleurer de joie.
Sa joie fut lentement étouffée cependant, lorsqu'elle se souvint de la cause de son explosion d'émotions. Une image d'Edmund et de Thalia apparu dans son esprit et involontairement, elle fronça les sourcils. Ses mains se crispèrent pour former un poing, et son sourire se transforma en une légère grimace.
Elle regarda de nouveau son reflet dans le miroir, et frissonna. C'était drôle de voir que ses émotions pouvaient passer du tout au tout. Cela commençait à être fréquent et Hermione remarquait, avec prudence, que cela devenait plus intense depuis l'arrivée de la princesse calormène.
Un cognement contre sa porte la fit sortir de sa rêverie. Doucement, Hermione se leva de son siège et avança vers la porte. Lorsqu'elle l'ouvrit, son froncement de sourcils s'intensifia.
Le Roi Edmund la regarda, confus et amusé simultanément à cause de son hostilité flagrante.
« Que faites-vous ici ? » Demanda-t-elle, tressaillant à sa sévérité. « N'êtes-vous pas censé être avec Princesse Thalia ? »
Du coin de l'œil, elle pouvait voir ses sourcils se lever sur son front, presque à se cacher derrière sa frange. « Je suis informé de l'ordre donné par Peter, Mademoiselle Hermione, » dit Edmund, la regardant avec précaution. « Et, pour que vous soyez mise au courant, il m'a demandé d'aller vous chercher pour le thé de l'après-midi. »
Hermione soupira et pinça ses lèvres. « Je suppose que vous êtes au courant de... l'hostilité actuelle de la princesse à mon égard, votre majesté, » fit-elle remarquer, mais Edmund rigola simplement.
« S'il-vous-plaît, insista-t-il, cela fait des jours. Trois pour être exacte, et je suis sûr que Peter commence à devenir légèrement dingue parce qu'il n'a pas vu la fille sur qui il a craqué depuis des jours. »
La brunette fronça les sourcils. « Et voilà une autre raison pour vous éviter davantage, » ronchonna-t-elle dans un souffle.
« Donc, vous admettez que vous nous évitez, » dit-il distraitement, attrapant son bras et la tirant en dehors de sa chambre. Il lâcha immédiatement son bras et referma la porte, poussant ensuite Hermione à marcher. Avec réticence, Hermione céda et rapidement, ils marchèrent en direction de la véranda. « Personne n'a dit que vous devez arrêter de manger avec nous, Mademoiselle Hermione. Personne n'a dit que vous devez commencer à nous éviter et continuer de parler aux Animaux Parlants et aux Telmarins habitant Narnia. »
Elle secoua sa tête et elle regarda avec insistance. « Je pense que vous savez très bien pourquoi je fais ça, » dit-elle.
« Cela n'a pas d'importance, » coupa-t-il.
Hermione fut réduite au silence alors qu'elle le fixait du regard, suspicieuse, avant de regarder de nouveau droit devant elle, une grimace bataillant pour se frayer un chemin sur ses lèvres tandis qu'elle se remémorait le baiser que lui et Thalia avaient partagé. Ce qui la frustra davantage était le fait qu'elle ne pouvait pas totalement comprendre pourquoi elle était tellement furieuse pour quelque chose dont elle se fichait.
« La robe de Thalia a pris feu plus tôt, » commença-t-il, visiblement déconcerté par le silence gênant qui s'était installé entre eux.
« Je sais. J'y étais, » dit-elle, refusant de rencontrer ses yeux. « Et je suis celle qui a causé ce feu. »
Du coin de l'œil, elle pouvait voir oh combien il était devenu troublé.
« C'est étrange, n'est-ce pas, » réfléchit-il à voix haute. « Pourquoi cela est-il arrivé alors qu'il n'y avait aucune source de chaleur autour d'elle ? »
« Ce doit être les éléments de joaillerie sur elle, » dit-elle avec sarcasme. « Je ne sais pas, peut-être que les rayons du soleil se sont reflétés sur eux. Et donc, les rayons ont bien évidem- étrangement mis le feu à sa robe. »
Il la regarda avec amusement, remarquant évidemment le léger lapsus qu'elle venait de faire. « Est-ce qu'il y a quelque chose qui vous dérange, Mademoiselle Hermione ? » Demanda-t-il. « Vous semblez un peu… sur les nerfs. »
« Vraiment ? » Grogna-t-elle. « A vous de me le dire. »
Edmund fronça les sourcils en sa direction et la fixa légèrement, commençant à être légèrement embêté par le comportement étrange de Hermione.
Ils furent sauvés de ce moment gênant lorsqu'ils arrivèrent enfin dans la véranda. Sans jeter de coup d'œil en arrière, Hermione accéléra vers le siège libre près de Lucy et s'assit. La reine dit « la vaillante » la cajola immédiatement et la brunette fut soulagée de cette distraction. Elle avait été témoin de l'habitude qu'avait Edmund de s'asseoir sur la chaise libre à côté de Thalia, et Hermione sentit qu'elle aurait dû choisir ce siège-là.
Les Animaux Parlants entrèrent et apportèrent du thé pour tous les occupants. Aussitôt que Hermione commença à siroter sa tasse de thé, elle se calma. Et même le regard noir de Thalia ne put saper son moral.
« Vous ne savez toujours pas qui a pu faire ça à ma robe ? » Demanda Thalia, ses yeux se posant sur Peter et les autres.
Le Grand Roi Peter secoua lentement sa tête, s'excusant. « Je suis désolé, votre majesté, dit-il, nous n'avons pas de véritables explications concernant votre robe prenant soudainement feu. »
« Eh bien, c'était là quand c'est arrivé, » dit la princesse calormène, pointant du doigt Hermione sans la regarder. « Nous étions ensemble, avec cette saleté poilue. »
Hermione était prête à répondre avec une bonne répartie, mais à la surprise de tous les occupants, ce fut Edmund qui la devança.
« C'est peut-être à cause des éléments de joailleries que vous portez, » dit le roi avec une pointe de sarcasme. « Peut-être que le soleil s'est reflété contre eux et que cela a créé le feu qui a brûlé votre robe. »
La mâchoire d'Hermione tomba derrière sa tasse de thé, et elle regarda le Roi Edmund avec confusion. Lucy couvrit un rire avec un toussotement. Susan du cacher le sourire qui grandissait avec son mouchoir en dentelle, et Caspian avait son étrange regard sur son visage, comme s'il essayait de ne montrer aucune émotion. La réaction de Peter était différente, cependant, car il jeta un regard noir à son frère.
Thalia, dieu merci, ne trouva rien d'offensant avec l'explication d'Edmund. D'ailleurs, elle semblait l'avoir cru. « Je pense que cela explique tout, » dit-elle en haussant les épaules innocemment. « Cela n'a pas beaucoup d'importance, cependant, car je peux demander à Père de m'acheter une autre robe pour remplacer celle qui est ruinée. »
« Les riches et leur argent, » pensa Hermione, roulant des yeux. Ses yeux se posèrent sur le roi dit "le juste" et celui-ci leva un sourcil. Elle secoua sa tête et retourna à sa tasse, essayant le plus possible de ne pas sourire. C'était étrange de voir comment il insultait gentiment Thalia, comme si le baiser qu'ils avaient échangé un peu plus tôt n'était… rien.
Hermione sursauta presque sur son siège lorsqu'une lettre atterrit sur ses genoux. Elle regarda vers le ciel, et vu un griffon volant. Confuse, elle attrapa la lettre et la fixa.
« C'est pour vous, Grand Roi Peter, » dit-elle en lui donnant la lettre.
Les yeux de Peter s'agrandirent lorsqu'il reconnut le sceau. Thalia regarda également la lettre, et elle se figea sur son siège, la tasse glissant facilement de ses doigts et tombant sur le sol, se cassant en mille morceaux.
« Oh, mince, vous allez bien ? » Demanda Susan, fixant Thalia avec intérêt. Peter et Edmund regardèrent Thalia avec suspicion, et sans y réfléchir deux fois, Peter ouvrit la lettre et lu le contenu.
Ses yeux parcoururent la lettre et lorsqu'il fut proche de la fin de la lettre, son visage commença à devenir sérieux. Aussitôt sa lecture terminée, il releva la tête et regarda fixement dans les yeux de la princesse. Thalia, d'un autre côté, essaya de rester calme sur son siège, mais échoua lamentablement. Des gouttes de transpiration avaient commencé à se former sur son front, et son visage prit une couleur pâle de malade.
« L'empereur Humphrey vous ordonne de revenir chez vous, Princesse Thalia, » dit Peter.
Thalia, irritée, croisa ses bras et regarda ailleurs. « Non, je refuse, » dit-elle avec conviction.
Edmund prit dans l'immédiat le parchemin des mains de Peter et lu furieusement le contenu. « Vous avez menti, » grogna-t-il une fois sa lecture terminée. Ses yeux se plissèrent jusqu'à devenir de fines fentes, et un regard noir était visible sur son visage. « Votre père n'a jamais rien dit concernant le fait d'engager une guerre contre Narnia si vous ne passez pas du temps ici, à Cair Paravel. »
Étonnamment, même si Hermione ne trouvait pas ça surprenant du tout, Thalia se mit à pleurer. « Très bien, vous m'avez eu, » pleura-t-elle, fixant, en colère, la lettre de son père. « Père veut me marier à un de ces Ducs habitant une contrée étrangère, mais je lui ai dit que je vous aimais donc il m'a autorisé à me rendre à Cair Paravel pour vous convaincre en une semaine de vous marier avec moi. »
Le roi dit "le juste" blêmit. « Vous ép-épousez ? » Bégaya-t-il, son visage affichant à présent une pure terreur. « Je ne pense pas qu-' »
« Edmund Pevensie, » avertit Peter, qui lui adressa rapidement un regard noir.
« Non, cela doit s'arrêter, dit Edmund avec exaspération, elle doit comprendre. » Il adressa ensuite à Thalia un regarda fixe, plein d'espoir, et soupira. « Ecoutez, Princesse Thalia, vous êtes magnifique et très belle et incroyable, mais je ne vous aime pas. Je suis certain que vous trouverez un fiancé qui vous aimera plus que moi, et que vous serez heureuse avec lui. »
Un regard blessé traversa le visage de Thalia. « Mais je pensais- »
« Vous pensez mal, » dit-il, la coupant. « Je ne vous aime pas, d'accord ? Je ne l'ai jamais été, et ne le serai jamais. Donc je pense que le mieux pour vous est de rentrer chez vous. »
Thalia se leva avec un soupir de colère, et couru en direction de sa chambre, l'écho de ses sanglots s'entendant dans le couloir.
Hermione regarda la fuite de Thalia et ensuite Edmund avec une pure incrédulité sur son visage. Si Edmund n'aimait pas Thalia, alors pourquoi ils avaient partagé ce baiser plus tôt ?
Elle sentit ses joues devenir rouge tandis qu'une autre émotion émergeait du fin fond de son estomac, une émotion totalement opposée à celle, monstrueuse, qu'elle avait ressenti quelque temps plus tôt. La brunette leva rapidement sa tasse de thé et sirota son contenu, essayant de cacher ses joues rouges.
Une fois que Thalia était assez loin pour ne plus rien entendre, Edmund relâcha un monstrueux soupir de soulagement. « Bon débarras, » murmura-t-il.
Peter envoya un « Ed ! » aiguisé, et son frère fronça les sourcils.
« Quoi ? » Demanda-t-il. « Tu espérais que je l'épouse ? Et bien, tu dois être fou, Peter, parce que tu sais très bien que ça me rendrait malheureux pour le restant de mes jours. »
« Je crois que ce qu'il essayait de te dire c'est d'avoir un peu de sympathie pour la Princesse Thalia en définitif, » envoya Caspian, même si le soulagement se voyait sur tous les visages.
« Au final, elle est partie, » dit Lucy, un large sourire sur son visage. « Et puis, nous allons pouvoir manger de nouveau de la vraie nourriture. »
Peter soupira et secoua sa tête, massant l'arête de son nez. Il ne dit plus rien désormais.
Hermione regarda tout autour de la véranda, et le soulagement dû au départ soudain de Thalia était évident.
Il y avait une part d'elle, une grande part, qui était soulagée que le Roi Edmund n'aimait pas du tout la princesse.
