Bonjour, chères lectrices et chers lecteurs !

Voici un nouveau chapitre !

Suite aux précédentes révélations, les monarques vont commencer à agir. Mais quel(s) impact(s) cela va avoir sur notre héroïne ?

Bonne lecture !

Equipe :

Auteure originale : WickedlyAwesomeMe

Traductrice : PetiteSphereAilee

Relectrice : Snow


Au moment où Hermione entra dans la Salle à Manger, elle savait que quelque chose… avait disparu.

Elle regarda tous les monarques narniens avec un regard soupçonneux, et ils lui retournaient tous un sourire innocent et timide.

Elle s'approcha instantanément de la chaise vide près de Lucy. Maintenant que Thalia était partie, sa place habituelle autour de la table était de nouveau disponible et, grand merci, elle se sentait plus à l'aise.

Les portes en bois s'ouvrirent et entrèrent les Animaux Parlants. Hermione remarqua Babbitty parmi eux et secoua sa main pour la saluer. Son amie à poils lui répondit avec un simple sourire, déposant un plat de nourritures succulentes devant Hermione. « Bon appétit, » murmura Babbitty, et Hermione acquiesça tandis que les Animaux Parlants quittaient la Grande Salle et laissaient les monarques, ainsi que la dame de compagnie de Lucy, en paix.

Le petit-déjeuner débuta et un sentiment étrange n'avait pas quitté Hermione. Même si les événements de la veille étaient ancrés dans leur tête, personne ne semblait vouloir en parler.

'Étrange,' pensa Hermione avec un froncement de sourcils, coupant distraitement l'œuf dans son assiette. 'Je pensais que la première chose qu'ils feraient durant le petit-déjeuner serait de discuter de mes aveux et de la prophétie en détail.'

« Hermione, mon cœur, peux-tu me donner le sucre s'il-te-plaît,* »" demanda Susan, et Hermione fit immédiatement ce qu'on lui avait demandé. La brunette regarda la reine enceinte saupoudrer ledit condiment sur son assiette d'œufs, cette dernière surveillant un sourcil levé de la part des autres monarques qui seraient surpris de ce mélange. Hermione, tout en souriant, déduit que Susan commençait à avoir besoin de nourritures étranges, voire exotiques.

« Après le petit-déjeuner, » annonça le Grand Roi Peter tout en posant son regard sur Hermione, « Hermione viendra avec moi. »

Personne ne sembla s'y opposer. D'ailleurs, tous acquiescèrent. Les yeux d'Hermione se réduisirent de suspicion alors qu'elle fixait le Grand Roi. « Moi ? Pourquoi ? » Demanda-t-elle prudemment, ce qui fit glousser Lucy assise à côté d'elle.

« Pourquoi ? Pour votre première leçon d'équitation bien évidemment ! » S'exclama Peter comme s'il s'agissait de la chose la plus évidente au monde.

Les autres furent d'accord, et Hermione soupira de frustration. « Je suis désolée, mais je crois avoir raté quelque chose, » grogna-t-elle, fixant lentement son repas.

« Eh bien, après ce qui s'est passé hier, nous nous sommes tous mis d'accord pour dire qu'il serait judicieux que nous t'entraînions (il y a un accent circonflexe sur le i), » expliqua Lucy en posant sa main sur le dos de la main d'Hermione.

« Vois-tu, » commença Edmund en se rapprochant de la table pour qu'il puisse voir le visage d'Hermione, « nous pensons tous que tu es la Fille d'Eve dont parle la prophétie. L'Elue, si tu préfères. »

Le nez d'Hermione se fronça. « L'Elue ? » Demanda-t-elle avec confusion alors qu'elle se souvenait à quel point Harry détestait ce surnom. « Fille d'Eve ? Prophétie ? Attendez, attendez, je ne vais rien faire. Est-ce que quelqu'un veut bien tout m'expliquer correctement, s'il-vous-plaît. »

Peter lâcha sa fourchette et la posa doucement sur son assiette. Fixant intensément Hermione, il sourit gentiment : « Je pense que vous vous êtes déjà rendue compte que les mots que vous avez prononcés hier appartenaient à une prophétie, mademoiselle Hermione Jean Granger, » commença-t-il. « Une prophétie que nous avons essayé de cacher à notre peuple pour qu'il ne soit pas alarmé, et qu'il ne panique pas. Aucun de nous n'en a parlé à qui que ce soit. Par conséquent, il est surprenant que vous, parmi tous les autres, la connaissait. »

« Et donc... vous pensez que je suis celle de la prophétie ? » Demanda-t-elle, son incrédulité se voyant clairement sur son visage.

« Eh bien, cela fait sens, non ? » Demanda Edmund. « Je pense que la tentative de meurtre du Minotaure et du Loup à ton égard est un indice, Hermione. Il est possible, et c'est même la raison la plus logique expliquant pourquoi tu as été attaquée la veille, que tu sois la Fille d'Eve dont parle la prophétie, et Jadis ainsi que ses adeptes essayent de faire tout leur possible pour t'éliminer. »

Ses révélations furent suivies d'un silence. Les yeux d'Hermione s'agrandirent de pure surprise et sa mâchoire tomba.

« Ces derniers jours furent dangereux, » dit Peter dont le visage s'assombrissait, « et je pense qu'ils deviendront de plus en plus dangereux pour vous, Hermione. J'ai ce sentiment que Jadis sait déjà que vous êtes arrivée et même si je ne sais pas comment, elle essaye de prendre contact avec ses anciens adeptes et leur ordonne de vous tuer. »

Hermione lâcha un grognement alors qu'elle roulait des yeux. « Super, » dit-elle, « je dois éviter de mourir pour la deuxième fois. »

« C'est pourquoi, » continua Peter, « nous avons décidé de vous enseigner quelques leçons en attendant que le moment vienne. Vous pouvez les considérer comme un entraînement personnel, Mademoiselle Granger, et nous le faisons pour votre sécurité et pour que vous soyez prête. »

Le Grand Roi se leva et se pointa du doigt : « Je vous enseignerai l'équitation, » dit-il. « Je pense que cela vous sera utile pour vous une fois que nous serons sur le champ de bataille. »

Ses doigts désignèrent ensuite Susan et Caspian, qui sourirent chaleureusement à Hermione : « Su' et Caspian vous apprendrons à tirer à l'arc. Comme ma sœur est enceinte, c'est surtout Caspian qui vous enseignera les bases. »

Il désigna Edmund : « Mon frère vous enseignera l'art du combat à l'épée. »

Il désigna finalement Lucy : « Et Lu' vous aidera dans vos recherches. Peut-être que vous trouverez comment faire appel de nouveau à la magie dans Narnia. »

La mâchoire d'Hermione tomba une nouvelle fois et elle fixa tout le monde autour de la table tandis que son incrédulité grandissait. « Je ne pense pas- »

« Si, tu le penses, » la coupa Edmund en lui donnant un regard appuyé. « Nous sommes tous d'accord pour dire que tu es très intelligente pour ton âge, Granger, et je suis sûr que cette hypothèse a déjà traversé ton esprit. »

Elle ferma sa bouche et jeta un regard noir à Edmund, car elle savait qu'il disait la vérité. Bien évidemment que cela lui avait traversé l'esprit ! Elle ne pouvait qu'y penser après que deux étranges créatures venues de nulle part l'ont soudainement attaquée, et qu'une étrange voix lui a murmuré une grande prophétie.

« C'est dangereux pour toi, Hermione, » ajouta Lucy en lui offrant un sourire d'excuse. « Nous pensons tous que la prochaine étape est que nous t'entraînions. »

Finalement, elle acquiesça de résignation. « Très bien, très bien, je vois ce que voulez dire, » dit-elle en levant sa main pour se défendre. « Vous savez… Je suis un peu réticente mais je marche avec vous. »

Sa déclaration rencontra le silence, car ils comprenaient totalement ce qu'elle disait. Hermione avait participé à une Grande Guerre auparavant et, bien évidemment, il y aura peut-être des flashbacks qui pourraient entraver son entrainement. Après tout, le traumatisme causé par la guerre est toujours présent dans son esprit. Les cauchemars qu'elle avait eu étaient une preuve suffisante.

Et puis, avec un sourire sérieux, le Grand Roi Peter déclara : « Nous vous entraînerons au mieux. »


« Aujourd'hui, je vais vous apprendre à monter à cheval, » déclara Peter alors qu'il emmenait Hermione à Douces Prairies. Son très cher cheval marron, Stardust, trottinait derrière eux. Ils portaient des vêtements communs qui convenaient pour la montée à cheval. Comme à son habitude, Susan avait généreusement prêté ses vêtements car Hermione n'en possédait aucun.

Ils s'arrêtèrent au milieu de la prairie et Hermione fut grandement reconnaissante que la prairie était absente de gros rochers ou d'arbres. Merlin savait à quel point cela serait difficile et elle pensa que les accidents seront plus évités dans un espace vaste et nu.

Peter fouilla dans son sac en bandoulière et prit une petite brosse. Il la donna à Hermione en souriant, et montra son cheval. « Les chevaux ont besoin d'être apprivoisés en premier lieu, avant de pouvoir être monté, » expliqua-t-il. « Devenir amie avec le cheval. C'est crucial. Vous ne pouvez pas monter un cheval qui ne vous aime pas : sinon, les accidents seront fréquents. »

Il prit la main d'Hermione et la posa sur la fourrure de Stardust. « La meilleure chose à faire est de brosser sa crinière, » dit-il en guidant la main d'Hermione. « Parlez doucement avec lui, peut-être. Assurez-vous qu'il soit relaxé. Faites-en sorte qu'il ait confiance en vous. Promettez-lui que vous prendrez soin de lui si vous en avez l'intention. Je monte Stardust depuis pas mal de temps maintenant, et il est un très bon cheval de base. Je suis sûr que vous serez capable de l'apprivoiser aussitôt que possible. »

Peter remarqua ensuite comment il tenait la main d'Hermione et il la retira immédiatement, ses joues se colorant légèrement d'embarras. Hermione balaya sa réaction et continua de brosser sa crinière. « C'est un bon garçon, » roucoula-t-elle en caressant sa tête avec sa main libre. « Je vais prendre bien soin de toi, Stardust. Tu es un bon garçon. »

Elle continua de l'apprivoiser pendant plusieurs minutes lorsque Peter décida que son cheval était à présent relaxé. Le léger hennissement provoqué par la bouche du cheval fut une raison suffisante pour déduire que seller Stardust était à présent possible.

Une nouvelle fois, Peter farfouilla dans son sac en bandoulière et en sortit une selle. Il avança doucement vers Stardust et posa sa main sur son manteau. « Avant de seller un cheval, assurez-vous qu'il n'y a aucune blessure qui pourrait lui faire mal ou qui pourraient ne pas être confortable pour lui. » Il posa gentiment la selle sur le dos de Stardust et l'attacha. « Stardust n'a pas été utilisé depuis des jours et je suis sûr qu'il n'a pas de blessures. »

Peter demanda alors à Hermione de se reculer légèrement tandis qu'il se hissait sur la selle en s'aidant de l'étrier, et Hermione le regarda avec admiration alors qu'il s'asseyait avec aisance sur l'animal. Avec un sourire en coin, il sauta au sol et atterri avec une grâce évidente.

« Ne faites pas sursauter le cheval, » continua-t-il, « car le faire sursauter pourrait lui faire avoir du ressentiment envers vous, à défaut d'autres mots. Je vais vous aider à le monter. »

Il offrit sa main et Hermione la regarda avec prudence. 'Pense à l'entraînement,' pensa Hermione alors qu'elle plaçait sa main dans celle de Peter à contrecœur. Il l'aida à monter sur le cheval mais ne réussit pas la première fois. « Vous l'avez fait avec facilité pourtant, » l'accusa-t-elle, légèrement frustrée. Peter gloussa et prit sa main sans dire un mot pour l'aider à monter.

Après quelques échecs supplémentaires, elle fut capable de s'asseoir sur le cheval. Sa position fut légèrement bizarre, et elle était très inconfortable.

« Ne vous en faites pas, c'est assez inconfortable au début, » la rassura-t-il. « Avec de la pratique, bien évidemment, vous serez apte à vous synchroniser avec le cheval que vous aurez choisi. »

« Maintenant, prenez les rennes, » lui dit-il en pointant directement les rennes qu'elle devait attraper. Hermione les prit avec précaution dans ses deux mains et regarda Peter, attendant les futures instructions. « Souvenez-vous, ne pas stresser le cheval. Être gentil avec lui. Nous devons éviter les accidents, Hermione. »

À travers ses dents serrées, elle répliqua : « Je vais garder ça en tête. »

La main de Peter entoura la main droite de Hermione. « Calmez-vous, » dit-il en caressant son poing, « calmez-vous et tout ira bien. »

Doucement, elle relâcha sa prise avec le cheval et prit une profonde respiration.

« Bien. Maintenant, pour que le cheval avance, il faut que vous lui donniez un petit coup avec le bas de votre jambe, » dit-il. « Allez-y. Vous pouvez y arriver. »

Hermione fit ce qu'on lui avait demandé de faire. Avec un léger vacillement, Stardust commença à avancer.

« Bien, bien, » dit-il élogieusement. « Et maintenant souvenez-vous : regardez droit devant, ne regardez pas en bas, maintenez une bonne posture car si vous avez le dos courbé, le cheval pourrait être confus dans les ordres donnés. Gardez vos jambes aussi relaxées que possible et ne gigotez pas trop, vous pourriez faire quelque chose au cheval et il pourrait penser que c'est un ordre. »

Rapidement, Hermione commença à se calmer. Peter lui enseigna comment tourner à gauche et à droite, et comment le faire arrêter sa marche.

« Ce n'était pas mal du tout, » dit Peter avec un sourire charmant en regardant Hermione qui lui rendit son sourire. « À dire vrai, vous apprenez vite, Hermione. »

La brunette haussa les épaules et se pencha en avant afin de tapoter la crinière de Stardust. « Votre cheval est… bon, » dit-elle, souriant lorsque le cheval hennit. « Je suis sûre qu'il rend ma pratique légèrement plus facile. Je suis même sûre qu'il pense que je suis une débutante. »

Peter offrit une nouvelle fois sa main pour aider Hermione à descendre. « Doucement, » cria-t-il lorsque Hermione prit sa main.

Hermione, sans le vouloir, frappa lentement sa jambe contre Stardust. Le cheval pensa qu'on lui ordonnait d'avancer. Avec un léger cri perçant, Hermione glissa de la selle et atterri avec un bruit sourd sur l'herbe. Son dos heurta le sol et un grognement s'échappa de ses lèvres.

« Hermione ! » Hurla Peter en courant immédiatement à ses côtés. « Vous allez bien ? » Demanda-t-il en offrant une nouvelle fois sa main.

La brunette grimaça lorsqu'elle sentit une douleur aigue dans son coude, et s'aperçut finalement qu'elle se l'était égratigné dans sa chute. Elle leva les yeux et vit le visage anxieux de Peter, incapable de cacher le gloussement qui s'échappa de ses lèvres.

Le Grand Roi se recula et la fixa avec perplexité. Hermione, aidée de son autre main, se releva et tapota distraitement la crinière de Stardust.

« Je vais bien, je vais bien, » le rassura-t-elle en enlevant un peu de poussière et de saleté de son bras et de ses vêtements, « j'ai juste été un peu maladroite. »

Peter afficha un petit et tendre sourire, et tapota également la crinière de Stardust. « C'est bon à savoir, » dit-il en plongeant ses yeux dans les siens.

Les joues de Hermione se colorèrent par l'inconfort de la situation, et elle détourna le regard en s'éclaircissant la voix. « Vous me disiez que vous vouliez me montrer mon nouveau cheval de guerre ? » Demanda-t-elle, changeant immédiatement de sujet.

Peter s'éclaircit également la voix et acquiesça : « Oui, oui, » dit-il en attrapant les rennes de Stardust et en se dirigeant vers Cair Paravel. Hermione le suivit et tout le long du chemin, ils discutèrent.

« Je ne suis pas totalement sûr si vous allez l'aimer, Hermione » dit-il en regardant dans sa direction. « Nous ne l'avons pas encore nommé et je voudrais vous donner cet honneur. »

La brunette devint de plus en plus curieuse à mesure qu'ils approchaient du château. L'écurie était à l'arrière de Cair Paravel, et c'était dans cette direction que Peter l'emmenait avec Stardust.

Ils y arrivèrent rapidement, et Hermione remarqua que les cheveux étaient alignés à l'intérieur. Elle pouvait voir leurs différentes couleurs. Un telmarin, qui était probablement le garçon d'écurie, s'approcha d'eux et agrippa les rennes de Stardust pour l'emmener directement dans son box.

Peter, avec un sourire, attrapa la main de Hermione et l'emmena dans la partie la plus intime de l'écurie. Un cheval solitaire, un de couleur noir exactement, se tenait là grand et fier, sa crinière noire brillant presque sous la lumière de l'écurie.

« C'est lui, » murmura-t-il, relâchant le bras de Hermione tandis qu'elle avançait vers le cheval noir.

Le cheval semblait avoir ressenti l'arrivée de Peter et Hermione car ses yeux se tournèrent jusqu'à atterrirent sur Hermione. La brunette prit une grande respiration, étonnée de la couleur des yeux du cheval.

Émeraude.

Ses yeux se brouillèrent presque par les larmes alors qu'elle regardait Peter, l'immense gratitude qu'elle ressentait faisait presque brûler son cœur.

« Vous l'aimez ? » Demanda-t-il, et Hermione acquiesça vigoureusement.

De nouveau, elle regarda le cheval et leva sa main, tapotant à présent gentiment son nez. Pour sa plus grande joie, le cheval se frotta contre sa paume de main et hennit doucement.

« Donc, comment allez-vous l'appeler ? »

Au moment où le cheval avait posé ses yeux sur Hermione, elle savait comment elle allait l'appeler. Elle sourit sincèrement au cheval et dit : « Harry. »


Lorsque Hermione entra dans la pièce, elle vit Edmund.

Il portait des vêtements ordinaires, sauf pour le bouclier orné de l'emblème de Narnia qui était à son bras, et de son épée posée sur son bras. Il était occupé à relire quelques notes parsemées sur la seule table de la pièce, ses sourcils étaient froncés et ses lèvres étaient pincées.

À côté de la table, il y avait un râtelier avec différentes sortes d'épées. Certaines étaient longues et épaisses, d'autres étaient soit moyennes, soit petites par leur taille.

Hermione baissa les yeux pour regarder sa robe et elle s'aperçut qu'elle n'avait pas la tenue appropriée. Avec consternation, elle regarda derrière elle, et savait qu'il y avait un long chemin à parcourir jusqu'à sa chambre juste pour se changer et adopter une tenue correcte.

« Tu es arrivée, » fit remarquer Edmund, la coupant dans sa rêverie.

La brunette se retourna et s'inclina lentement, le faisant légèrement sourire. « Je vois, tu es un peu plus respectueuse à présent, » dit-il, ce qui la fit sourire.

« Où sommes-nous ? » Demanda-t-elle, regardant tout autour d'elle tandis qu'elle entrait dans la salle. La pièce était un peu nue, sans aucun plafond pour la couvrir. Les murs étaient en briques, et il y avait des traces évidentes de mousse. 'Est-ce que c'est… du sang ?' Se demanda-t-elle stupéfaite, apercevant quelques traces marron foncé et d'autres rouge sang.

Edmund fit un geste qui présenta toute la pièce et ajouta : « Bienvenue dans la Place des Armes, dans laquelle les soldats narniens viennent pour s'entrainer à combattre. »

'Ce qui explique le sang,' pensa-t-elle, très amusée alors qu'elle essayait de s'imaginer ce qui avait pu se passer dans cette pièce.

« Je pense que tu n'es pas… habillée de manière appropriée pour notre leçon du jour, » fit remarquer Edmund, et Hermione se concentra de nouveau sur lui.

Hermione regarda de nouveau sa robe et fronça les sourcils. « Je pensais surtout que j'allais faire des recherches à la bibliothèque avec Lucy aujourd'hui, mais elle avait déjà des choses de prévues, » expliqua-t-elle en attrapant l'ourlet de sa robe. « La reine Susan et le Prince Caspian ne pouvaient pas assurer leur leçon du jour car la reine Susan a eu de nouveau des nausées matinales. Et donc… me voici. Je peux aller me changer, si tu préfères. »

« Non, non, ne t'embêtes pas, » dit Edmund en lui faisant signe de se rapprocher. « Nous n'allons pas nous permettre de perdre du temps lorsque celui-ci manque. »

Elle s'approcha avec prudence, ses yeux étant fixés sur son épée. « Donc, ce sera un entraînement à l'épée, n'est-ce pas ? » Dit-elle, ses yeux se posant à présent sur le râtelier. Elle en prit une mais jugea qu'elle était trop lourde pour elle. Elle en prit une deuxième, mais elle sentit que ça n'allait pas.

« Oui, il s'agit d'une compétence indispensable qu'un soldat doit apprendre avant d'aller sur le champ de bataille, » dit-il, arrivant derrière elle et regardant attentivement par-dessus son épaule. « Il est important pour un soldat de choisir la bonne épée. Cela n'a pas d'importance si elle est massive ou petite, du moment que c'est le soldat qui contrôle l'épée, et non l'épée qui agit sur le soldat. »

« C'est très intelligent, » dit-elle en se retournant, tenant à présent l'épée parfaite dans sa main droite. « Nous pouvons commencer à présent. »

Edmund afficha un sourire en coin marcha en direction de la table, attrapant un bouclier supplémentaire et le donnant à Hermione. « Pendant la bataille, un bouclier est également essentiel, » continua-t-il. « Un bon combattant ne se contente pas de faire des attaques. Il doit apprendre à se défendre également. »

Il maintint sa prise sur son épée et plaça le bouclier devant lui. « La position de défense, » expliqua-t-il. « Nous devons adopter cette position lorsque nous sommes attaqués par l'ennemi. » Il plaça ensuite son bouclier à ses côtés et pointa son épée devant lui : « La position d'attaque, » expliqua-t-il. « Nous devons adopter cette position lorsque l'ennemi est vulnérable. »

Hermione leva son épée et avança, ses yeux fixant Edmund. « Ne me ménage pas, » répondit-elle, un sourire en coin grandissant sur son visage. « Pour que tu le saches, je sais pas mal de choses sur l'art du combat à l'épée. »

« Vraiment ? » Demanda-t-il, douteux.

Elle se moqua, offensée par son incrédulité. « J'ai été entraînée par mon feu directeur, » expliqua-t-elle. « Cela a amélioré la tenue de ma baguette. Honnêtement, il y a bien une explication au fait qu'on me nomme la sorcière la plus brillante de mon âge. »

« Eh bien, dit-il en avançant doucement, nous allons voir ça. »

En disant cela, Edmund poussa son épée vers l'avant. Hermione leva immédiatement son épée qui cogna contre celle d'Edmund. « Je t'ai dit de ne pas me ménager ! » S'exclama-t-elle en poussant en avant et en désarmant Edmund.

« Pas mal ! » Hurla-t-il en retour, se baissant lorsqu'elle attaquait. Il leva son bouclier et son épée cogna contre celui-ci. Cette fois-ci, Edmund poussa vers l'avant et Hermione failli perdre l'équilibre. « Mais il y a une raison pour laquelle j'aime les combats. Donc ne me sous-estime pas également. »

Il plongea en avant afin d'éviter le coup d'Hermione. Il utilisa son pied droit pour pouvoir se relever et donna un coup dans le bouclier d'Hermione. Celle-ci poussa un cri de surprise, son bouclier glissa directement de ses mains et elle regarda avec frustration Edmund qui se relevait avec facilité.

« Crâneur, » grogna-t-elle en lançant un regard noir à son sourire de triomphe. Hermione récupéra immédiatement son bouclier et esquiva à temps l'attaque qu'Edmund lui lançait. « Oh non, tu n'y arriveras pas ! » Elle plongea vers la droite et couru derrière lui, son rire contagieux affectant toute la pièce.

« Ce n'est pas le moment de s'amuser ! » Répondit-il, même s'il avait échoué à supprimer le large sourire qui grandissait sur son visage.

« Il faut appliquer ce qu'on dit, majesté, » cria-t-elle en retour, riant lorsqu'elle fut capable de plonger et d'esquiver son attaque à temps. Hermione se leva immédiatement et attaqua, son épée cognant bruyamment celle d'Edmund. Le bruit de leurs épées résonna dans toute la pièce.

« Hum… pas mal, » haleta Edmund, son souffle devenant légèrement irrégulier, « pas mal du tout. »

Elle afficha un large sourire, son souffle commençant à s'accélérer. « Merci, » dit-elle. « Tu n'es pas mauvais également… Mais je peux faire mieux ! » Elle le désarma lorsqu'elle l'attaqua, lançant son corps contre le sien. Edmund perdit l'équilibre et tomba sur le sol, son dos cognant douloureusement contre le sol.

Il lâcha un grognement et s'arrêta tandis qu'il regardait la lame tranchante de l'épée d'Hermione. « Ce n'est pas parce que je suis une demoiselle que je ne peux pas montrer ma force, » lui dit-elle en posant délicatement le bout froid de son épée sur sa gorge.

Edmund sourit en coin, un peu impressionné : « Une féministe, je vois, » dit-il avec un véritable amusement. « Oui, pas mal du tout. »

Hermione rigola et secoua sa tête, mais à cause de son agitation, elle perdit le contrôle sur son épée. Pendant un court moment, elle lâcha son épée et tomba en avant. Les yeux d'Edmund s'agrandirent, les bords tranchants de la lame s'approchant dangereusement de ses yeux.

Et puis, avec un mélange d'horreur et de pure soulagement, Hermione vit la garde de l'épée frapper l'arête du nez d'Edmund.

La douleur le fit grogner et il se couvrit le nez. Horrifiée, Hermione tomba sur ses genoux. « Oh, Merlin, » hurla-t-elle avec un mélange d'amusement, d'horreur et d'incrédulité qui tourbillonnaient au creux de son estomac, « je suis vraiment désolée. »

Sous elle, Edmund commença à rigoler, ses yeux plissés par l'amusement et la douleur. « Je ne peux même pas vous expliquer ce que je ressens là maintenant, » dit-il, sa voix étrangement étouffée. Lorsqu'il ouvrit les yeux, ils se connectèrent immédiatement à ceux inquiets de la brunette.

Sans qu'elle le sache, les yeux d'Hermione possédaient également de la malice.

Il était trop tard lorsqu'il avança brusquement et attrapa son bras. Il roula et réussit à coincer une Hermione Granger, sidérée, sous lui. « Une autre règle basique lors des combats, Granger, » dit-il avec une voix étrangement rauque, « ne jamais, jamais, sympathiser avec l'ennemi. »

Quelques ricanements s'échappèrent des lèvres d'Hermione qui secouait la tête au regard de comment les choses s'étaient terminées. « Ce qui veut dire que j'ai perdu, n'est-ce pas ? » Lui murmura-t-elle, ses yeux brillants de rires. « C'est dommage, je m'amusais tellement. »

Ses mots moururent dans ses lèvres, un léger sourire suivi sa petite déclaration. Le sourire d'Edmund rencontra le sien, ses yeux onyx fixant intensément les siens.

Et c'est à ce moment-là que Hermione compris dans quelle situation compromettante ils étaient. La voici, piégée sous lui, ses deux mains tenant fermement ses poignets pour qu'elle ne puisse pas s'échapper. Il utilisait ses bras pour pouvoir se tenir en hauteur et ne pas l'écraser avec son poids.

Lentement, les jours d'Hermione se colorèrent, embarrassée. Ses yeux s'agrandirent et, tacitement, elle commença à paniquer. « Hum… » souffla-t-elle, sa voix presque inaudible aux oreilles d'Edmund.

Les yeux d'Edmund se déplacèrent sur les lèvres roses de la brunette, et il se balança. « Hum… » souffla-t-il en retour, sa voix étrangement rauque.

Ses yeux retournèrent dans ceux brun d'Hermione. Il la fixa avec tellement d'intensité qu'Hermione se retrouva à respirer bruyamment sous lui. Sa poitrine s'abaissait et se relevait rapidement et, quelques fois, elle frottait contre le torse musclé d'Edmund.

Et puis, avec une telle délicatesse, il relâcha son poignet gauche. Sa main se déplaça lentement vers sa joue et dessina le contour gauche de son visage. Les yeux d'Hermione vacillèrent avant de se fermer, s'émerveillant de ce contact, et elle réprima un soupir qui se formait sur le bout de sa langue.

Soudainement, le moment fut interrompu par la porte qui s'ouvrit. « Je suis désolée de vous déranger pendant votre séance d'entraînement, mais- Oh.. » Lucy se figea, les yeux grands ouverts et la bouche bée, à regarder la situation très compromettante entre son frère et sa dame de compagnie.

Edmund lâcha un énorme soupir et se laissa tomber à côté d'Hermione. Ses joues étaient brûlantes alors qu'il se relevait et, sans le vouloir, jeta un regard noir à sa sœur. Il passa une de ses mains dans ses cheveux et refusa de regarder la brunette qui était toujours allongée à côté de lui. « Que veux-tu ? » Aboya-t-il.

Lucy tressaillit, ses yeux passant d'Edmund à Hermione et inversement. « Peter… vous a fait appeler tous les deux pour le thé de l'après-midi, » dit-elle avec précaution.

Le roi dit 'le juste' se leva sans dire un mot et quitta la pièce sans un regard en arrière.

Une fois qu'il fut sorti, la jeune reine s'avança nonchalamment vers Hermione, qui était restée allongée. À la différence qu'à présent, elle avait couvert son visage de ses mains. Lucy était capable de remarquer les traces de rougeur encore vivaces sous les mains d'Hermione, et devint confuse.

« Hermione ? »

À sa surprise, la brunette grogna et se releva à la hâte.

« Oh, Merlin tout-puissant. »


Lucy fixait Hermione, les sourcils froncés par la curiosité.

Cette dernière était assise face à elle, les yeux vides tandis que sa main tournait quelques fois les pages d'un livre qu'elle ne lisait apparemment pas.

L'esprit de la reine retourna aux événements de la veille. Dire qu'elle en fut choquée n'était qu'un euphémisme. Le moment où elle était entrée dans la Salle des Armes, avec Edmund et Hermione dans une situation très compromettante, l'avait stupéfaite à proprement parler.

Lucy avait toujours connu une relation très particulière, par manque de meilleur mot, entre son frère et sa dame de compagnie. De la rivalité si elle devait l'exprimer plus clairement. Hermione arrivait à se montrer plus maligne qu'Edmund quelques fois, ce qui le mettait hors de lui. Le fait qu'il disait à tout le monde, avec ardeur, qu'Hermione était un imposteur, était une preuve suffisante. Et maintenant qu'il était prouvé qu'il avait raison… Lucy sourit d'incrédulité et secoua sa tête.

Elle aurait dû s'en apercevoir avant. Il y avait eu ce bouleversement soudain dans leur relation, et elle ne savait pas quand cela était arrivé. Il y avait des moments où ils agissaient comme à leur habitude, plaisantant sur des choses non essentielles, et puis avoir des conversations très intelligentes, ce qui lui donnait des vertiges.

'Mais quand est-ce que c'est devenu aussi… détendu ?' Se demanda-t-elle tout en regardant avec amusement Hermione qui glissait presque de sa chaise. Lucy supposa que cela était apparu au moment où Hermione et Edmund avaient été laissés seuls à Cair Paravel. Au moment où Peter, Susan, Caspian et elle-même revenaient d'Archenland, il y avait déjà quelque chose de différent entre les deux. C'était presque indécelable, mais maintenant que Lucy y réfléchissait profondément, elle pouvait le remarquer.

« Est-ce que tout va bien Hermione ? » Demanda Lucy en touchant doucement le bras de la brunette.

Hermione sursauta de surprise, jeta un coup d'œil à la main de Lucy et rougit furieusement. « Ça va, ça va, » dit-elle rapidement en enlevant la main de son bras, « tout va bien Lucy. Qu'est-ce qui te fait penser le contraire ? »

'Eh bien, pour commencer, ton comportement ?' Pensa Lucy. Elle était tentée de le dire à haute voix mais la pauvre fille semblait déjà avoir bien trop de choses à l'esprit en ce moment.

Un cognement contre la porte de la bibliothèque fit sortir Lucy de sa rêverie. La porte s'ouvrit et la tête de Babbitty apparu. « Le Grand Roi Peter demande à la reine et à sa dame de compagnie de le rejoindre pour déjeuner, » dit-elle.

« Merci, Babbitty, » dit la reine en aidant la brunette encore désorientée à se relever, « nous arrivons dans quelques minutes. »

L'Animal Parlant à fourrure acquiesça de la tête et ferma la porte.

Lucy, avec un soupir, crocha son bras avec celui d'Hermione. « Allons, » dit-elle, « je pense qu'un repas t'aidera à éclaircir tes pensées. »


Hermione s'éclaircit la gorge afin d'annoncer son arrivée, et entra nerveusement dans le kiosque de jardin. Edmund leva lentement les yeux de son livre et dû réprimer un sourire.

Elle était, tout simplement, une boule de nerf. Edmund savait que reporter leur leçon du jour avait été une bonne décision. Il avait peur qu'elle ne le blesse, mais aussi qu'elle ne se blesse elle-même.

« Hermione, » l'accueillit-il en inclinant sa tête. Elle acquiesça lentement la sienne et se traîna vers la chaise opposée, ses joues de couleur rouge vif.

« Je crains de devoir terminer ce chapitre d'abord, » lui dit-il en posant son regard sur elle. « Puis-je ? »

« Oh, je t'en prie, » dit-elle en montrant le livre, « je vais attendre. »

Il la regarda un moment avant d'acquiescer et de lever le livre pour le mettre face à lui. À travers, il pouvait entendre distinctement le léger soupir qu'elle relâcha et, malgré lui, il sourit.

Cela faisait deux jours depuis l'incident dans la Salle des Armes, et les choses entre eux étaient devenues étranges. Il avait été soulagé de savoir qu'il n'avait pas à entraîner Hermione la veille, étant donné que Lucy et Caspian désiraient commencer leurs leçons. Ainsi, il avait pu être seul pour réfléchir à ce qui transparaissait entre eux deux.

Il devait l'admettre, c'était une brillante épéiste. La façon dont elle tenait son épée, dont elle attaquait et elle se défendait fit qu'il réalisa que son Directeur décédé lui avait appris tout ce qu'il fallait savoir sur le combat à l'épée. Elle était agile, vigilante, pensive et rusée.

Edmund jeta un coup d'œil au-delà de son livre et vit, tandis qu'elle remuait légèrement sur son siège, que ses joues avaient repris une couleur normale. Ses yeux se portèrent alors sur l'arête de son nez, puis sur ses lèvres, et il s'arrêta sur celles-ci. Ses yeux tracèrent le contour de ses lèvres roses et de nouveau, il déglutit sans le vouloir. Les yeux d'Hermione allèrent dans sa direction et Edmund cacha immédiatement son visage derrière son livre.

'Ressaisis-toi, Edmund Pevensie' se dit-il à lui-même, frustré d'avoir de nouveau perdu le contrôle. 'C'est juste une fille.'

Il attendit encore quelques minutes avant de regarder de nouveau par-dessus son livre. Par chance, son regard était intensément fixé à l'extérieur du kiosque de jardin.

Sa main droite picota de nouveau, et il se remémora comment il avait involontairement caressé sa douce joue. Ses yeux se plissèrent lentement alors qu'ils se posaient à l'endroit exact où il l'avait touchée. Elle était… douce et il pouvait sentir son odeur… vanille.

Il avait toujours aimé l'odeur de vanille.

Les yeux d'Hermione le regardèrent de nouveau et il se cacha rapidement derrière son livre. Ses joues s'étaient colorées car il avait été pris en flagrant délit de la regarder, et il se maudit mentalement pour ça.

« Avec tout le respect que je te dois, as-tu fini de lire à présent ? » Demanda-t-elle, le ton de sa voix étrangement frustré.

Edmund prit une profonde respiration et referma avec détente le livre, et le posa sur la table. Puis il la regarda de nouveau et acquiesça. « Oui, j'ai terminé maintenant, » dit-il.

Hermione regarda immédiatement ailleurs et plissa ses lèvres. « Pourquoi n'avons-nous pas pratiqué le combat à l'épée aujourd'hui ? » Demanda-t-elle.

Le roi, farfouilla dans sa poche et en sortit un parchemin ainsi qu'un petit crayon. Il l'ouvrit et lissa les bords. Les yeux curieux d'Hermione vagabondèrent sur le morceau de papier et fronça les sourcils. « Il s'agit de la prophétie, » statua-t-elle, ce qui fit acquiescer Edmund.

« J'ai pensé que c'était le bon moment pour la déchiffrer ligne par ligne, » dit-il.

Il nota la façon dont ses yeux s'illuminèrent, et il imagina qu'elle était emballée par le défi.

« Très bien. Donc… ''Une trahison par le plus improbable'', » commença-t-il.

Hermione se décala pour se rapprocher, réfléchit un moment, et secoua sa tête. « Je pense qu'il s'agit de la partie la plus difficile de la prophétie, » dit-elle. « Il y a des choses qui demandent de la patience pour voir ce qu'elles signifient. »

Edmund soupira. « En effet… tu as raison. Mais ''Causée par un désir égoïste'' ? » Demanda-t-il.

« De l'avidité ? » Proposa Hermione, mais Edmund haussa les épaules.

« Possible, » dit-il, « c'est peut-être de l'orgueil aussi. »

La brunette fronça les sourcils. « De nouveau, il y a des choses qui ont besoin de patience pour être comprises. »

« Très bien, très bien, » dit-il en rayant les trois premières lignes de la prophétie. « Le trouble régnera. L'obscurité surpassera la Lumière.'' »

Hermione frissonna involontairement et pinça ses lèvres : « Ma meilleure idée pour ça est qu'une guerre… approche, » murmura-t-elle, effrayée d'avoir dit quelque chose qu'il ne fallait pas à haute voix.

Mais Edmund acquiesça, d'accord avec elle. « Nous avons tous devinés que cette phrase traitait de ça, » dit-il, « et c'est pour ça que nous t'entraînons. »

Elle fronça ses sourcils et lu la ligne suivante : « Jusqu'à ce qu'une Fille d'Eve, Princesse des Lions… »

« Il s'agit là d'une partie difficile, » dit Edmund en s'approchant de la table et en caressant distraitement son menton. « Princesse des Lions, » répéta-t-il, « pourquoi serais-tu la Princesse des Lions. »

Elle entama une profonde réflexion, ses yeux lisant encore et encore les mots, et puis elle sursauta et tapa dans ses mains : « J'ai trouvé ! » Cria-t-elle. « Vois-tu, dans mon école, nous sommes divisés en quatre maisons : Gryffondor, Serpentard, Poufsouffle et Serdaigle. » Elle fit une pause et prit une grande respiration et continua : « J'appartiens à la maison Gryffondor, et nous sommes représentés par un lion. »

Il but ses paroles pour les intégrer et sourit, réalisant que cela faisait sens. « Princesse des Lions, » dit-il en la regardant avec admiration et amusement. Ses yeux retournèrent au parchemin et il continua : « Amenée par le Grand Destin … bla bla bla… Soutenue par un Bâton Magique. Cela te convient parfaitement, vu que tu es une sorcière. »

« Mais il est momentanément inutile, » raisonna-t-elle.

Il pointa de son doigt quelques mots suivants et les lu à voix haute : « Mais sa magie faiblira… Tu disais que ta baguette était inutile. » Il afficha un large sourire et montra la prophétie : « Cela te correspond. Chaque ligne te correspond. »

Hermione soupira et acquiesça : « Très bien, très bien. Tout fait sens, » dit-elle à contre-cœur, « mais- »

« EDMUND ! »

La brunette fut interrompue dans sa phrase par une Lucy hystérique qui se dirigeait vers le kiosque de jardin. Son teint était pâle comme le papier, et Edmund pouvait deviner qu'elle tremblait.

Il se leva immédiatement de son siège et accouru vers sa sœur. Il arriva à temps car Lucy vacilla et manqua de tomber au sol. Il l'attrapa à temps, avant qu'elle ne touche le sol.

« Lucy ! Que ses passe-t-il ? Tout va bien ? » Demanda-t-il en secouant légèrement sa sœur. Du coin de l'œil, il vit Hermione se lever de son siège et s'approcher d'eux.

« P-Peter te demande, » dit la reine, ses yeux brillants de larmes. « Oh, Ed, ça commence. La prophétie commence… Le tourment va arriver. »

Edmund pâlit. « Que veux-tu dire ? » Demanda-t-il doucement, effrayé par ce que pourrait être les prochains mots de Lucy.

La jeune reine prit une profonde respiration et regarda par-dessus son épaule. Une larme glissa de ses yeux alors qu'elle regardait fixement ceux d'Hermione.

« Les géants du Nord commencent une révolte, » sanglota-t-elle.

Edmund émit une exclamation tandis qu'il regardait, incrédule, sa petite sœur.

« Et Peter dit que c'est parce qu'ils ont découvert que leur reine précédente, Jadis, va revenir prochainement. »