Hold my hand

Disclaimer : Bonjour bonjour ! Je m'essaie sur le fandom de Saint Seiya, bien que je ne l'ai pas fait depuis Mathusalem ! Voici un petit texte que j'avais envie d'écrire sur deux de mes personnages préférés.
Je trouve que les fics manquent de rapprochements entre nos deux cakes préférés, donc voilà une mouture de mon cru. Bonne lecture !

Le sanctuaire entier éprouvait un profond soulagement : non seulement l'ultime guerre sainte contre Hadès s'était achevée, mais les chevaliers d'or étaient de retour. Par on ne sait quel acte miséricordieux de quelque divinité de l'olympe, Sion Mû Doko et tous les autres avaient recouvré quelque chose de particulièrement précieux : la vie.
Pourtant cette résurrection n'apportait pas pour tous la joie et le bonheur escompté.
Certains actes passés ne s'oubliaient pas si facilement, tout comme certaines vieilles blessures semblaient ne pas guérir.

L'homme du nom de Kanon, le second chevalier d'or des gémeaux s'était éloigné des douze temples aussi loin que possible. Il était à présent seul avec la mer à quelques mètres de lui, le bruit du ressac, et le ciel d'un bleu éclatant, le soleil brûlant.
Kanon battit rapidement des paupières, par une journée comme celle -ci, il aurait souhaité tout oublier, ne plus se souvenir de quoi que ce soit, mais c'était impossible.
Tout comme réussir à nouveau à se rapprocher de son frère, autant vouloir décrocher la lune. Les derniers évènements les avaient éloignés l'un de l'autre à une vitesse vertigineuse, des mauvais choix et des reproches, des crimes commis, et jamais ils n'étaient parvenus à se comprendre.
Et de toute façon, qui voudrait me comprendre ? Qui voudrait s'intéresser à moi, alors que je ne suis personne ? Juste une ombre. Je n'ai pas d'illusions à me faire : personne, ne voudra jamais m'offrir son amitié, voir autre chose »

Ca avait été comme ça depuis leur arrivée au sanctuaire. Au début, Kanon se sentait heureux et fier, non seulement il était resté avec son grand frère, mais en plus on leur avait expliqué qu'ils seraient des êtres hors du commun. Destinés à protéger le monde, de toutes les menaces qui le guettaient !

L'entraînement lui plaisait en dépit de son extrême rigueur. Encore, à cette époque- là, ça ne le dérangeait absolument pas d'être seul, sans autre enfants avec qui s'amuser. Il avait son frère, c'était tout ce qui comptait et lui le plus important à ses yeux.
Mais ensuite, les choses avaient pris une autre tournure, quand leur maître leur avait annoncé qu'un seul d'eux serait le futur chevalier d'or des gémeaux et que l'autre serait voué à disparaître et à « ne jamais exister » fou d'inquiétude, Kanon s'était lancé plus intensivement que jamais dans son entraînement, même si il essayait de rester à égalité avec Saga. Il ne voulait pas que lui ou son frère disparaisse de la vie des autres et ne soit jamais que du néant pour les autres saints, jamais de la vie !
Et ce fameux soir, quand le verdict était tombé, il avait eu l'impression de sombrer dans un gouffre profond. Pourquoi, pourquoi ? Qu'est-ce que Saga avait de plus que lui ? Pourquoi méritait- il plus que lui cette armure ? Et se soucierait-il encore de lui ?
Les excuses qu'ils lui avait fait n'avaient eu aucun effet sur sa tristesse et sa colère. Cette nuit- là, Kanon n'était pas revenu et avait disparu trois jours durant nul ne savait où.
La présence des gamins amenés au sanctuaire pour devenir les nouveaux golds n'avait fait que lui fendre davantage le cœur, et il les avait observés de loin.
Si s'être voué à corps perdu dans une cause alors qu'on ne voulait absolument pas de vous, qu'on vous rejetait comme la plus infâme des créatures, alors que restait- il ?
C'est à cette moment qu'il pensa que le mal pouvait être plus intéressant, digne d'être apprécié pour les innombrables possibilités qu'il offrait alors que ce prétendu bien l'avait isolé et brisé tous ses rêves.
Les autres enfants, il préférait les observer de loin. Peu importe qu'ils s'amusent, crient, se disputent, jouent ensemble. Plus il était loin d'eux, mieux c'était, ça évitait de ressentir la tristesse et la lourdeur trop intensément.


Les yeux rivés sur l'horizon, toujours plongé dans sa solitude et sa mélancolie, Kanon ne perçût que quelques secondes plus tard le bruit des pas. Pareille erreur dans un combat aurait été fatale, et dangereuse ici même. Qui donc pouvait oser briser sa tranquillité ?!
Milo… Le chevalier d'or du scorpion. Et à en juger son expression, lui aussi, n'avait aucune envie de voir les autres. Tous d'eux s'observèrent un court instant en chiens de faïence.

-Que viens-tu faire ici ? Et comment connais- tu cet endroit ?
-J'y venais souvent quand je n'avais pas envie de m'entraîner… Un endroit parfait pour faire une sieste ou s'amuser, Milo eût un sourire aux lèvres avant de reprendre.
Bien mieux que de risquer de déclencher une nouvelle bataille au sein du sanctuaire, tu me diras.
Evidemment… se dit Kanon. Même si la vérité avait dévoilée, les raisons des actes de Saga Shura Camus, Shion, Masque de Mort et Aphrodite, qu'Athéna leur avait accordé leur pardon, ce n'était pas le cas pour d'autres.
Oser utiliser l'Athéna Exclamation pour abattre Shaka, avoir voulu la mort de celles qu'ils étaient censés protéger… Facile, bien trop facile de faire comme si de rien n'avait été.
Depuis leur retour au sanctuaire, deux camps s'étaient formés. Et beaucoup traitaient avec mépris haine, rancœur ceux qui avaient accepté l'offre d'Hadès brisant ainsi leur serment de chevalier. Et Milo était de ceux- là, fermement décidé à leur mener la vie dure, mais ce n'était pas non plus la solution.
Rien de plus normal à ce qu'il ait besoin de fuir cette atmosphère délétère….

La guerre et la rancœur étaient trop profondément inscrites dans les cœurs des chevaliers d'or et seul le temps guérirait ces blessures.

-Je vois que je ne suis pas le seul à vouloir fuir l'ambiance déplorable qui règne, chevalier.

Il n'y eût pas de réponse, le chevalier du scorpion repartit sur sa lancée.

Certains parmi eux ne méritent pas la seconde chance qu'ils ont reçue. Pas après leur infâme conduite, et leur trahison. Qu'en penses- tu?

Kanon réprima un sourire malgré lui, voilà qui était digne du chevalier qu'il avait rencontré dans la salle du Grand Pope. Rancunier jusqu'au bout des ongles, mais et ce qu'ils avaient fait eux?

-Pourquoi me demandes-tu mon avis?

-Tu me demandes vraiment ça? Non mais c'est pas vrai ! C'est pourtant évident non? Parce que tu es un chevalier d'or ! comme Mu, comme Aiolia, comme moi! Il serait temps que tu l'acceptes, ne crois- tu pas Kanon?

-Comment le pourrais- je? Soupira il et surpris devant l'éclat de voix du scorpion . Après toutes les manipulations que j'ai œuvrées, le sang des innocents qui a coulé et pire que tout le sacrifice d'hommes courageux qui croyaient vraiment à quelque chose, poursuivit- il avec amertume. Non, je ne crois pas.

-Tu le fais exprès ou quoi?

Milo le foudroya d'un œil noir, il n'en revenait pas de le voir aussi aveugle et dur avec lui- même. Tout le monde avait droit à une seconde chance ! Et tous avaient fait des erreurs !

Excuse- moi, mais tu oublies un peu trop vite tout ce que tu as fait aux Enfers. Dois- je te le rappeler ? Combien de spectres as -tu vaincu ? Qui t'as emmené avec toi dans la mort ? Rhadamanthe l'un des plus grands juges des enfers ! Sans ta détermination et ton aide précieuse, on aurait pas réussi à venir aussi facilement à bout d'Hadès... Crois- tu que ça aurait la même chose si moi Mû ou Aiolia avions parcouru les enfers ? Tu sais très bien que non !
Il laissa quelques minutes de silence avant de lui poser une main sur l'épaule. Kanon ne fit aucun effort pour la rejeter, ce qui semblait être une bonne chose.
Si tu as une seconde chance, profite en ! Y a pas que des cons qui te tourneront toujours le dos, figure toi.

-Comme toi, répondit Kanon silencieusement. Merci, Milo, sincèrement.
Mais, ne crois- tu pas que tu fais un peu trop vite confiance à un ancien ennemi ?
-Je te l'ai déjà dit, il n'y a aucun ennemi en ces lieux. Celui qui est à mes côtés est un des nôtres et son nom n'est autre que Kanon, le chevalier d'or des gémeaux, qui a participé à la guerre sainte contre Hadès.
-Je n'avais pas le choix. Pas après toutes les atrocités que j'avais commises, je ne devais ma vie qu'au pardon d'Athéna. Il m'aurait été impossible de rester en vie sans rien faire.
-Bien sûr que si tu avais le choix, abruti !
-Hey….
-Tu l'avais et tu as fait le bon ! Y en a d'autres qui auraient continué à faire le mal, à assouvir leurs ambitions. Tu n'es pas comme ton frère, toi au moins, tu as choisi de laver ta faute et de tirer leçon de ce que tu as appris.
On a eu la chance de survivre à cette guerre, autant aller de l'avant, ne crois-tu pas ? Le passé est le passé.
-Oui, tu as raison, admit Kanon avec un sourire en se levant. Ses yeux le brûlaient, précipitamment il se retourna, laissant ses larmes couler.
Milo… une fois de plus il lui avait prouvé qu'il l'acceptait comme un vrai chevalier… Et plus encore, avec cette main tendue, ce constat des faits… Etait- il encore possible d'avoir droit à ce que tant d'autres personnes connaissent, l'amitié ? Un souvenir de son adolescence lui revînt net et précis.

Kanon se sentait vide, aussi bien physiquement que moralement. Rien de plus qu'une ombre, quelqu'un dont tout le monde au sanctuaire ignorait l'existence...

L'adolescent posa son regard triste sur la multitude de fleurs qui s'épanouissaient devant lui. Il y a de cela quelques années elles l'auraient ému, à présent il s'en moquait royalement. Perdu dans sa mélancolie, il vit à peine un gamin de sept ans avec un feutre à la main.

-Je peux me cacher monsieur s'il te plait? Et t'es d'accord pour rien dire? hein?

Kanon ne lui répondit pas et le vit se planquer derrière une colonne avant de voir le petit frère d'Aioros débarquer avec des traces de feutres sur le visage. Il réprima un sourire, le gamin semblait très remonté.

-Milo! Tu as intérêt à te montrer tout de suite! Ou est -ce que tu te caches?! Vous l'avez vu? Un crétin aux cheveux bleus qui ne fait que des bêtises.

-Non, répondit Kanon calmement et tristement avant de ne plus lui prêter attention.

Tant pis, en tout cas, si je le vois, il va le sentir passer! Vous avez vu ce qu'il m'a fait? Toi si je t'attrape, pesta il en repartant dans une autre direction.

Deux minutes plus tard, le petit apprenti sortit de sa cachette avant d'éclater de rire.

-Haahaha faudra te lever plus tôt pour m'avoir Aiolia! Merci beaucoup!

Dis... je peux cueillir des fleurs, demanda- il un peu plus mal assuré.

-Oui bien sûr. Tu peux en prendre autant que tu veux.

-Trop cool! Merci! pépia le futur chevalier du scorpion. Au fait qui t'es monsieur? Tu ressembles à Saga mais t'es pas lui, parce que lui et Aioros s'entraînent! Je le sais je les ai vus!

Comment pouvait-il en être autrement quand Saga était son frère jumeau? Et lui une copie que personne ne daignerait apprécier, si une seule personne au sanctuaire le connaissait. Ne pouvant en supporter davantage, Kanon laissa Milo à sa composition de bouquet avant de partir dans un endroit plus isolé.

Milo l'observa s'en aller ses fleurs à la main surpris.

"Il est pas très gentil mais il est très mystérieux!"

C'était décidément l'unique personne qui se soit intéressé à celui qui n'était que du vide, qu'une ombre. Qui lui avait manifesté de l'intérêt et le faisait encore aujourd'hui…
Il n'était plus question d'être un inconnu ou une ombre ! Il était devenu à présent quelqu'un, présent en cet instant, que les autres apprendraient à connaître.
Tous deux ne s'étaient pas rendus compte que le temps commençait à changer, un vent froid s'était levé et de gros nuages noirs avançaient.
-Il commence à faire froid.
-Ouais, et non seulement il caille, mais j'ai comme la vague impression qu'on va avoir droit à de l'orage. T'as pas envie de boire quelque chose de chaud avant qu'on se chope la crève ?
-Ce serait quand même un comble, en plein mois de juin. Kanon leva les yeux au ciel amusé par le côté râleur du scorpion. Ouais, je ne dirais pas non à un peu de café et on a de la chance, je sais exactement où en trouver.


A moitié trempés à cause de l'averse qui avait commencé à tomber, les deux chevaliers s'étaient installé dans le troisième temple qui était vide. Saga comme Kanon avaient pris la fâcheuse tendance d'éviter le plus possible ce lieu, synonyme de tant de disputes de déchirements et de souvenirs houleux.
Un paquet de cookies à moitié entamé et un paquet de petits beurre trônaient sur la table, à côté d'une brique de lait qui devait être là depuis le matin. La cafetière chantait allègrement sur la gazinière. Par bonheur, l'occupant des lieux avait réussi à dénicher deux mugs bleus : un turquoise et un bleu foncé.
-Bordel, j'avais oublié à quel point un café noir fait du bien !
-Tu ne mets jamais de sucre ou de lait dedans ?
-Non mais t'as fumé du crack ou quoi ? s'insurgea le scorpion, y a rien de tel pour flinguer le goût ! Au moins, ce n'est pas du jus de chaussettes, constata- il. Fort, noir et chaud, comme il les appréciait.
-Peut être est- ce dû à la présence de notre cher voisin, ironisa Kanon avec un sourire en trempant un petit beurre dans le café. Le dit biscuit tomba au fond de la tasse, et merde.
L'heure était bien avancée et les paquets étaient vides, des miettes jonchaient la table. Ce moment avait été tellement agréable qu'il semblait particulièrement stupide de ne pas refaire une seconde tournée de café. Les mots n'étaient pas nécessaires dans ce genre de situation, voire superflus. Mais l'un comme l'autre compter profiter au maximum de ce moment, pour oublier le passé et ce qui se passait en ce moment. Si l'un comme l'autre pouvait trouver quelqu'un pour avoir du réconfort, c'était une bonne chose.
-Me dis quand même pas qu'on va rester là à ne rien foutre ?

-Pourquoi pas ? répondit Milo qui s'amusait avec l'emballage des petits lu.
-Ce serait quand même un peu con, même si on a largement mérité un peu de calme. Dis Milo… t'aurais pas envie de faire une partie de cartes ?
-Pourquoi pas, si t'arrives à trouver un jeu dans tout ce fatras.
-A moins qu'on fasse ça autre part ?
Milo n'était pas dupe, il se doutait bien de la raison pour laquelle Kanon lui faisait cette proposition. Si pour le moment ils étaient tranquilles, ce ne serait peut-être pas encore le cas dans une ou deux heures. Etre brouillé avec Camus et ne pas réussir à se parler sans se cracher des injures ou des reproches à la gueule, refuser d'écouter les arguments ou les excuses était déjà assez difficile. Même si il était enfant unique, Milo devinait que trop bien combien la situation devait être mille fois plus tendue, délicate et épineuse entre les deux gémeaux.
Kanon commençait tout juste à comprendre qu'il n'était plus seul, inutile de plomber la situation avec d'éventuelles tensions. D'autant plus qu'il n'était pas sûr de réussir à se contrôler et à lui balancer à la figure le rappel des faits. C'est qu'il leur avait lui même parlé de l'attaque de l'ombre aux deux autre renégats cette enflure !
Oui, partir d'ici était plus sage.

-T'as triché !
-Je te jure que non.
-C'est ça fous toi de moi en plus ! Me dis pas que t'as piqué une carte sur la pile sans que je vois que dalle ?
-Je crois bien que si, t'aurais peut-être besoin de lunettes, chevalier d'or du scorpion.
-Répète un peu ça ?
Naturellement, il avait fallu que la troisième partie parte en cacahuète… Ils avaient décidé de faire une belote parce que c'était facile à comprendre, rapide et sympa. Il y avait bien le vieux scrabble de Camus qui traînait dans un coin et un échiquier, mais c'était un truc de vieux dixit le scorpion.
Peut-être auraient ils le temps d'essayer de percer les subtilités du rami, mais il commençait à se faire tard, et un peu faim aussi.
-C'est un miracle qu'il me reste à manger au frigo, constata Milo. Si tu veux rester dîner, il n'y a aucun problème, ajouta- il.
-C'est pas de refus, merci. Mais j'ai quand même une question à te poser.
-Pose là, qu'attends tu, le dégel ?
-Que diront Mû, Aiolia et tous les autres, à te voir fourré avec celui qui a manipulé les dieux, fait couler du sang ? Ne te considéront ils pas comme quelqu'un de fou pour faire ce choix ?
-Ils vont être comme moi, ils vont devoir apprendre à faire confiance aux autres et à accorder une seconde chance à ceux qui la méritent.
J'imagine qu'ils doivent t'en avoir voulu, mais ils sont loin d'être cons ils savent tous ce que tu as fait. Tu as quand même réussi à t'éveiller à la justice, à laver tes fautes et à te battre à nos côtés.
Si il y avait de quoi nourrir des doutes quand nous étions au château d'Hadès, ce n'est plus le cas maintenant. Et puis, si les dieux ne t'avaient pas pardonné, tu ne serais pas ici, ne crois tu pas ? Bon allez ! Assez bavassé !
Une fois de plus les paroles de Milo mirent du baume au cœur à Kanon, comblant petitement mais surement l'immense vide qu'il éprouvait.
Si il était en vie, il aurait des efforts à faire, et ne pourrait avoir ses réponses qu'en posant des questions aux autres, en allant vers eux. Après avoir affronté les spectres, c'était quelque chose qu'il était capable de faire, non ?

Une bonne salade de semoule avec des tomates, des courgettes sautées, des olives et de la feta, une demie pastèque en dessert. Un repas simple mais agréable, pas la peine de se faire chier à cuisiner quand on pouvait faire un truc con comme chou et bon, toujours d'après Milo.
Au loin l'orage avait commencé à gronder depuis une heure et ne semblait pas décidé à s'arrêter avant un bon moment. La pendule indiquait 22heures 30.
-J'ai comme dans l'impression qu'on va faire une nuit blanche, avec ce qu'on s'est bus de café.
Kanon ne pût s'empêcher de sourire.
-C'est très bien comme ça, ça me permettra de faire un peu plus durer cette excellente journée.

The End