Et coucou tout le monde !

Cette fois-ci, je respecte le délai !

Bonne lecture et merci.


Chapitre 7


Bella se laissa aller contre les coussins, un grand sourire aux lèvres, toute essoufflée et tremblante. Elle tourna la tête vers Emmett qui, lui, semblait toujours égal à lui-même. Elle se languissait vraiment de devenir vampire pour ne plus se laisser épuiser de la sorte. L'idée de ne plus jamais pouvoir s'arrêter de faire l'amour la fit rire.

- Tu peux partager avec moi ? s'enquit Emmett, un sourire en coin.

- Je me demandais juste comment on allait s'arrêter de coucher ensemble lorsque je serai comme toi, expliqua-t-elle. Je veux dire, si aucun de nous ne se fatigue jamais, comment ça va se passer ?

Elle pensait que son vampire allait partager son hilarité mais il n'en fit rien, prenant un air inquiet.

- Tu veux toujours que… Enfin, tu n'as pas changé d'avis, hein ? lui demanda-t-elle, apeurée.

- Non ! s'exclama-t-il. Bien sûr que non. Te garder pour l'éternité, c'est tout ce que je souhaite et si tu me le demandais, je te changerais dans l'instant.

Elle soupira de soulagement et se blottit contre Emmett. Elle avait eu tellement peur qu'il refuse. Elle n'avait pas la moindre idée de comment elle aurait pris la chose.

- C'est juste que je veux être certain que tu as bien réfléchi à tout, reprit-il. Je ne voudrais pas que tu regrettes…

- Qu'est-ce que je pourrais regretter, Em' ? Enfin oui, certaines choses seront difficiles comme devoir me séparer de tous les humains qui comptent pour moi, mon père, plus particulièrement, mais…

- Je parle surtout des enfants Bella, la coupa-t-il.

Bella se redressa et regarda Emmett. Elle n'avait jamais vraiment pensé aux enfants. Ce n'était pas quelque chose qui l'avait vraiment attirée, surtout après avoir passé toute son enfance et son adolescence à s'occuper de sa mère.

- Je n'ai jamais aimé les enfants, même pas quand j'en étais une moi-même, finit-elle par dire. Je veux dire, ils sont chiants à toutes les étapes de leur vie. Bébé, ça ne fait que pleurer, manger et dormir. A partir d'un an, ça marche et ça touche à tout et je ne parle même pas de quand ils apprennent à parler… Ce n'est vraiment pas quelque chose qui m'a fait rêver un jour.

- Je vois ça, s'amusa Emmett.

- Après, si tu avais été humain, peut-être que d'ici une dizaine d'années, j'aurais pu en vouloir un, un mélange de nous deux, pourquoi pas ? Mais un enfant de toi, pas juste un enfant pour en avoir un. Donc on en revient au fait que tu n'es pas humain et que c'est impossible et je n'ai même pas l'impression de faire un sacrifice en renonçant à la possibilité de concevoir pour vivre une éternité avec toi.

Il prit son visage en coupe et la regarda profondément avant de poser ses lèvres sur les siennes.

- Tu es vraiment parfaite, tu sais ça ?

- Juste parce que je ne veux pas particulièrement devenir une maman ?

- J'ai passé des décennies avec une femme qui ne rêvait que de ça, expliqua Emmett. J'avoue que j'avais peur que tu finisses par vouloir les mêmes choses.

- Nous ne sommes pas de la même époque, je suppose que ça joue, dit simplement Bella. Je veux dire, avant, les femmes naissaient et étaient élevées pour devenir des épouses et des mères. Aujourd'hui, nous avons quand même beaucoup plus de libertés, même si les femmes privilégiant leur carrière à leur vie de famille sont toujours pointées du doigt… Bref, je m'égare. Et toi alors, tu en aurais voulu… Ou plutôt, c'était dans tes projets avant de devenir vampire ?

Le sourire d'Emmett disparut et Bella s'étonna du changement de son humeur.

- Tu ne me parles jamais de ta vie humaine, finit-elle par dire. Est-ce que c'était une période désagréable ?

- Non, ce n'est pas ça, répondit-il, hésitant. J'avais une fiancée, une jolie jeune fille qui avait quatre ans de moins que moi, la petite dernière d'un couple d'amis de mes parents. J'avais vingt ans quand je me suis fait attaquer par un ours, elle en avait seize à ce moment-là. J'étais quelqu'un d'un peu sauvage, un travailleur, certes mais dès que j'avais du temps libre, je buvais et je courais les filles. J'aimais cette femme, mais l'avenir tout tracé que mes parents m'avaient imposé me faisait peur.

Bella l'écoutait avec attention, heureuse d'en découvrir plus.

- Ma fiancée avait un esprit vif et elle savait ce que je faisais mais ça lui était égal, continua-t-il. Elle me disait simplement qu'elle comprenait que je n'avais aucune envie de l'attendre. J'ai longtemps cru que c'était parce qu'elle n'avait pas de sentiments pour moi, qu'elle me fréquentait parce que c'était ce que l'on attendait d'elle, mais… Je suis mort en 1935 et en 1949, elle était toujours seule, refusant tous les prétendants qui s'étaient présentés.

Il marqua une pause, le regard lointain, comme s'il était en train de revivre cette période là.

- Quand j'ai appris qu'elle gâchait sa vie, je m'en suis voulu parce que moi… Moi j'avais Rose et je l'aimais. Alors, comme Jasper était parmi nous, je lui ai demandé de l'aide afin qu'il manipule ses émotions pour qu'elle se croit dans un rêve et que je puisse lui apparaître. Peu après, elle est partie du Tennessee et a rencontré un homme. Elle a eu des difficultés à procréer, mais elle y est arrivé finalement, à un âge plutôt avancé…

- Tu l'as gardé à l'œil jusqu'à sa mort ? demanda-t-elle.

- Non, après l'avoir aidée à tourner la page, je ne me suis plus jamais approché d'elle, répondit-il. Je suis juste retourné lui dire au revoir quand Alice a eu une vision de sa mort. Elle a cru que j'étais un caressa la joue d'Emmett et regarda dans ses yeux dorés et ne put que sourire.

- Je la comprends. Désolée si j'ai remué des choses…

- Non, ce n'est pas ça. C'est juste que… Un jour, je t'en dirai plus sur cette femme et j'espère que tu comprendras.

Bella était inquiète et curieuse, et même si elle avait envie de questionner Emmett sur ce qu'il ne lui disait pas, elle ne le fit pas. Avec le temps, il s'ouvrirait, elle avait confiance. D'autant qu'elle ne voyait ce qu'il aurait pu lui cacher sur son passé qui aurait pu avoir une incidence sur leur présent.

- Bon, il faut reprendre les choses en mains, ma belle, c'était une conversation bien trop déprimante pour fêter l'obtention de ton premier diplôme !

Bella pouffa, avec tout ça, elle en avait presque oublié qu'elle avait dû porter une robe hideuse et qu'elle avait reçu son diplôme. Le lycée était définitivement terminé. Elle avait même passé le calvaire du bal de fin d'année et de son thème des années 30.

.

Après s'être préparée, Bella descendit et embrassa son père avant de se servir le petit-déjeuner.

- Alors ta soirée, ma chérie ? s'enquit-il.

- Parfaite, répondit-elle sans entrer dans les détails.

Son père avait plutôt bien pris la nouvelle de son couple avec Emmett, elle ne voulait pas pousser en lui disant qu'il l'avait fait rêvé une bonne partie de la nuit.

- Tiens, tu sais, hier, quand je vous ai pris en photo avant que vous ne partiez pour le bal…

- Oui, je m'en souviens, tu as buggé pendant une bonne minute, se moqua-t-elle.

- Ouais, bougonna-t-il. Eh bien figure-toi que j'avais de quoi !

Elle fronça les sourcils d'incompréhension puis pris une vieille photo qu'il lui tendait. Son cœur s'accélera en voyant sa grand-mère Swan adolescente, qui lui ressemblait presque comme deux gouttes d'eau, poser à côté d'un gars qui ressemblait trait pour trait à Emmett, à quelques détails près. Certainement dûs au fait qu'il était humain sur le cliché.

Oui, un gars qui ressemblait trait pour trait à Emmett, c'était ce que devait penser son père en regardant le cliché mais elle, elle connaissait la vérité. Ce n'était pas un sosie, c'était lui.

- Ça va ma puce, fais pas cette tête, c'est troublant mais tout le monde à des sosies, reprit son père avec légèreté. Qui sait, peut-être qu'Emmett est le descendant du type sur la photo ? Ta grand-mère ne m'a jamais vraiment parlé de lui…

- Oui, oui, le coupa-t-elle. C'est troublant. Tu permets que je te l'emprunte pour la montrer à Emmett ? Qui sait, ça l'amusera peut-être.

Elle se forçait à faire bonne figure devant son père, mais elle était en train de bouillir intérieurement. En plus, ils en avaient parlé la veille au soir. Dire que tous les moments où il avait parlé de sa fiancée, il parlait en fait de sa grand-mère…

Ce n'était pas la première photo qu'elle voyait de sa grand-mère paternelle jeune. Elle avait toujours su qu'elle avait tout tiré d'elle. Cela ne l'avait jamais perturbée, elle était une de ses descendantes, il n'y avait rien d'étrange. Par contre, l'idée qu'Emmett ait été attiré par elle à cause de cette ressemblance était assez flippant, en plus d'être dérangeant.

Lorsqu'elle arriva à la villa Cullen, elle trouva Alice sur le fauteuil, l'air concentré et Bella comprit qu'elle était en train de forcer des visions de Victoria. A ses côtés, il y avait Jasper, et Emmett venait déjà pour l'accueillir.

Alors qu'il se penchait pour l'embrasser, elle se recula et lui montra la photo. Il se figea et grimaça.

- Tu m'expliques ou je dois deviner ? demanda-t-elle froidement.

- Bella, commença Emmett, calmement.

Seulement, malgré son invitation à ce qu'il parle, elle n'avait aucune envie de l'entendre et encore moins qu'Alice et Jasper soient là pour assister à ça. Excédée, elle fit demi-tour et ressortit de la villa. Elle eut à peine le temps de mettre sa main sur la poignée de sa camionnette qu'Emmett la retourna pour qu'elle lui fasse face.

- Ce n'est pas ce que tu crois, déclara-t-il.

- Ah ? demanda-t-elle en feignant la curiosité. Alors ça veut dire que ma grand-mère n'est pas la fameuse fiancée que tu avais lorsque tu étais humain ?

- Euh… Oui… Ok, sur ce point là, c'est bien ce que tu crois, avoua-t-il avec un petit sourire.

- Non mais tu te fous de moi ou quoi ?! explosa-t-elle. En plus, ça te fait rire ?!

- J'essayais juste de détendre l'atmosphère, désolé, c'était maladroit…

Elle sentit une vague de calme l'atteindre et elle se laissa quelques secondes avant de réaliser que ça venait de Jasper.

- Et toi, le manipulateur d'émotions, t'as intérêt de me laisser tranquille si tu ne veux pas que je supplie Alice de te priver de sexe pour un bon moment, s'écria-t-elle.

Elle ressentit une pointe de remords, sa façon à lui de s'excuser puis retrouva de nouveau sa colère bien à elle.

- Bella, calme-toi, s'il te plaît, retenta Emmett.

- Est-ce que… Toi et moi… Est-ce que tu t'es intéressé à moi juste parce que je lui ressemble ? Est-ce que j'étais juste un moyen de te faire vivre ce que tu avais manqué avec elle ?

C'était l'une des principales questions qu'elle se posait depuis qu'elle avait vu la photo et la réponse la terrifiait.

- Non ! s'exclama-t-il, les yeux écarquillés. Je te jure que non. Si tu me laissais le temps de tout te raconter de mon point de vue, je suis certain que tu comprendrais. S'il te plaît Bella.

Une part d'elle avait envie de partir sans lui laisser le temps de s'expliquer. Il le méritait, après tout, combien d'occasions avait-il eu de tout lui dire avant qu'elle ne le mette devant le fait accompli ? Et pourtant, elle l'aimait trop pour ne pas lui laisser une chance. Elle voulait lui pardonner, mais elle ne pourrait pas le faire tant qu'elle serait convaincue de n'être qu'une copie de son premier amour.

- Tout ce que je t'ai raconté hier était vrai, commença-t-il en voyant qu'elle ne faisait aucun geste pour partir. Après ma transformation, je suis rapidement tombé amoureux de Rosalie, oubliant Helen, ta grand-mère. Lorsque je t'ai vue pendant ton premier jour de lycée, j'ai été perturbé par votre ressemblance, mais pas surpris puisque je savais qui tu étais et je ne suis pas tombé amoureux de toi au premier regard.

Ça, c'était quelque chose qu'elle pouvait croire facilement puisqu'il l'avait laissée s'amouracher d'Edward et l'avait accueillie dans leur famille sans aucun problème.

- Quand Edward a voulu t'abandonner, je n'ai pas pu le faire parce que si je vous ai toujours parfaitement différenciées, Helen et toi, je pensais que vous aviez un point commun, continua-t-il. Je pensais que tu l'attendrais, comme elle l'a fait pour moi. Mais je me suis trompé, tu t'es relevée, tu as continué et tu t'es guérie de lui. C'est là que je suis tombé amoureux, pas avant, pas parce que tu ressembles à Helen mais justement, parce que tu es plus forte et plus indépendante qu'elle ne l'était. C'était une femme bien et je pense que celui que j'étais quand j'étais humain aurait été heureux… Enfin, aussi heureux que j'aurais pu l'être à une époque qui n'est pas ma préférée.

Il s'interrompit, comme pour rassembler ses idées.

- Je sais que pour toi, la situation doit être étrange, je te comprends, mais si je n'ai pas voulu te parler de ça, c'était parce que je ne voulais pas que mon passé t'empêche de vouloir tenter quelque chose avec moi, continua-t-il. La seule chose que je peux te dire c'est que si je l'avais voulu, j'aurais pu transformer Helen pour qu'on vive l'éternité ensemble, mais j'aimais trop Rosalie pour ça, alors j'ai tout fait pour que ta grand-mère poursuive sa vie et soit heureuse sans moi. Par contre, je n'ai eu aucun mal à me séparer de Rose pour être avec toi. Tires-en les conclusions qui s'imposent.

Elle saisissait parfaitement le message qu'il voulait lui faire passer. Il l'aimait pour elle et il l'aimait plus fort que toutes les femmes qui avaient fait partie de sa vie. Seulement, tout était trop embrouillé dans sa tête pour décider de quoi que ce soit.

- J'ai besoin de temps pour digérer tout ça, finit-elle par dire. Je vais rejoindre mon père pour sa journée pêche et je t'appellerai.

- Je t'aime Bella.

- Je sais et je t'aime aussi. J'aurais juste voulu que tu m'en parles de toi-même.

Il acquiesça, n'ajoutant rien, et Bella partit avec sa camionnette. Alors qu'elle était sur le point de quitter le petit chemin et de tourner sur la route principale, elle freina pour ne pas percuter Rosalie au milieu de la route.

- Bonjour Isabella, dit-elle avec un sourire méchant.

La jeune fille savait que les choses n'allaient pas bien se passer. Rosalie n'était pas quelqu'un de sympathique en temps normal mais là, son regard avait quelque chose de meurtrier.

- Sors de ta voiture, lui ordonna-t-elle.

Bella fut tentée d'accélerer, mais elle savait que ça ne servirait à rien. Rosalie la ferait sortir de gré ou de force et elle se doutait qu'elles étaient juste assez loin de la villa pour qu'aucun des trois vampires qui y étaient ne puisse entendre ce qui était en train de se passer. Du moins, si elles n'élevaient pas la voix. Tentant le tout pour le tout, elle appuya sur son klaxon jusqu'à ce que Rose ne la tire de l'habitacle.

- Bravo Bella, maintenant, je suis vraiment en colère, siffla-t-elle.

Rosalie serrait sa nuque et elle l'avait soulevée, faisant que ses pieds ne touchaient plus le sol. Elle se débattait, mais elle savait que jamais, elle n'arriverait à lui faire lâcher prise.

- Bella… souffla Emmett en arrivant jusqu'à elle.

- Bonjour mon amour, dit Rose. Tu m'avais manqué.

- Rose, s'il te plaît, lâche-la…

- Oh non, tu sais très bien que je ne vais pas le faire, rétorqua-t-elle. Je t'ai raconté comment j'aimais me venger. Ne t'inquiète pas pour elle, ce sera rapide et efficace, elle ne souffrira même pas.

- Tu n'as pas à te venger d'elle, insista Emmett. Elle n'a rien fait…

- Rien fait ?! s'énerva Rosalie.

Les larmes coulaient des yeux de Bella. La vampire serraient de plus en plus et elle ne pouvait rien y faire. Elle savait aussi que si Emmett faisait un geste, Rosalie la tuerait aussitôt.

- Elle existe, voilà quelque chose que je peux lui reprocher. Depuis qu'elle est arrivée dans nos vies, tout fout le camp ! Sans elle, on serait encore heureux ensemble. Elle m'a enlevé la seule chose qui rendait mon éternité acceptable…

- Rosalie, nos problèmes dataient de bien avant son arrivée. Avec ou sans elle, j'aurais fini par te quitter. S'il te plaît, relâche la. Ne m'oblige pas à te faire du mal.

- Du mal ? Tu ne seras jamais capable de m'en faire, s'amusa-t-elle. Je suis celle qui t'a sauvé, celle que tu as aimé pendant des décennies. Si je la tue, tu m'en voudras quelques années, mais tu ne pourras pas me haïr pour toujours, les choses finiront par rentrer dans l'ordre.

- Non Rose, si tu me l'enlèves, je n'aurais pas de repos jusqu'à ce que ton cul soit sur un bûcher, lui assura-t-il.

La main de Rose se serra un peu plus et Bella ne retint pas un gémissement de douleur.

- Tu me tuerais pour une humaine ? Une humaine pitoyable et si fragile ? Regarde à quel point c'est ridicule, il suffit juste d'une pression au mauvais endroit et elle sera paralysée à vie.

Un horrible craquement se fit entendre et tout d'un coup, Bella arrêta de se débattre. Même la douleur avait cessé et elle ne sentait plus rien venant de son corps.

- Je vais te tuer Rose, siffla Emmett en s'avançant.

- Si tu fais encore un pas, je la tue, le prévint-elle. Tu es à…

Elle ne termina pas sa phrase et Bella tomba au sol. Elle aurait voulu se retourner pour voir ce qui était arrivé à Rosalie, car Emmett était toujours au même endroit, mais elle ne pouvait pas bouger un muscle.

Son vampire se précipita sur elle et la souleva dans ses bras. Elle put alors voir Jasper derrière Rose et le corps de Rosalie au sol, sa tête un peu plus loin.

- Il faut la transformer maintenant, annonça Jasper. Victoria sera là dans moins d'une semaine avec une armée. Carlisle, Esmé, Edward et les Denali sont déjà en route.

- Mets-moi cette salope au feu, ordonna Emmett.

- Em', c'est Rose, Carlisle et Esmé…

- Je t'assure que je me moque de ce que le reste de la famille en dira, rétorqua Emmett. Si tu ne veux pas le faire, je le ferai moi-même lorsque la transformation de Bella sera en cours, et si tu l'aide à s'échapper, je partirai à sa poursuite dès que Bella sera capable de se passer de moi. Je vais la tuer pour ce qu'elle a fait.

La jeune femme avait envie de lui dire de la laisser partir, parce qu'elle ne voulait pas qu'un membre de cette famille soit tué à cause d'elle, même Rose. Seulement, elle se doutait qu'elle ne pourrait jamais faire entendre raison à Emmett sur ce sujet.

Finalement, il se mit en mouvement et elle se retrouva très vite sur le lit qu'elle avait partagé avec lui un certain nombre de fois ces derniers mois.

- Je suis désolé mon ange, je sais que tu voulais faire une année ou deux à l'université, mais avec ce que t'as fait Rose, tu ne pourras plus bouger un muscle, tu ne peux même plus parler, lui expliqua-t-il. J'ai besoin que tu me donnes ton accord pour te transformer.

Elle se contenta juste de cligner des yeux et il vint pour poser ses lèvres sur les siennes. Elle ne sentit aucune morsure, mais la brûlure était bien là, partant de son cou et se propageant petit à petit.

Dans trois jours environ, elle allait pouvoir commencer sa nouvelle vie.


Et voilà pour un chapitre riche en rebondissement.

Vous vous attendiez au retour de Rose de cette façon ?

Bisous à tous et à toutes.