Bonjour à toutes et à tous ^^

Merci pour les reviews :)

mimibou: Effectivement, l'un des symptômes les plus connus d'une grossesse est une augmentation de l'appétit. Cependant, durant le premier trimestre, il se peut que l'appétit soit diminué. Je n'en dis pas plus, réponses dans ce chapitre :) Rusard a un peu abusé mais il y a une raison à ça, qui sera révélée dans le chapitre 43 :)

Je vous laisse avec ce chapitre :)

Bonne lecture ;)


Chapitre 37 : Conséquences

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4 mars

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Harry reprit connaissance quelques secondes plus tard et étouffa un cri de douleur. Il sentait que ses entrailles lui faisaient horriblement mal. Il voulut se relever mais une main l'en empêcha.

_ Reste allongé, dit Severus.

_ Où suis-je ? demanda Harry en regardant autour de lui.

_ Dans mon ancien bureau de Maître des Potions. J'ai prévenu Poppy, elle arrive.

_ Je ne me souviens pas m'être évanoui.

_ Tu t'apprêtais à retourner à l'infirmerie quand tu as perdu connaissance. Comment te sens-tu ?

_ Pas bien. J'ai horriblement mal au ventre. Je pensais que la potion de soins que Mrs Pomfresh m'a donné en arrivant avait fait effet mais je me suis trompé.

Il y eut des coups portés contre la porte. Severus alla ouvrir.

_ Eh bien, Mr Black, si vous voulez passer vos retenues à faire des potions, parlez-en avec le professeur Lupin, plaisanta l'infirmière.

_ Pour être franc, je m'en fiche un peu, murmura Harry.

_ Vous avez encore plus mal que tout à l'heure ?

_ Beaucoup plus. Je ne comprends pas.

_ Je vais vous piquer le doigt, attention… voilà.

L'infirmière déposa quelques gouttes sur un parchemin et murmura une formule pour faire apparaître des éléments. Elle plia bien vite le parchemin, semblant avoir trouvé la cause des maux de Harry.

_ Vous souvenez-vous être venu me voir il y a une dizaine de jours ?

_ Oui, soupira le Gryffondor. Re… Le professeur Lupin m'a dit que je devais passer un test au cas où. Je suppose qu'il est inutile de le faire. Et avant de me poser la question, Draco et moi n'en voulons pas, nous sommes trop jeunes.

_ Ce ne sera pas nécessaire, répondit l'infirmière. La nature l'a déjà décidé pour vous. Je vais vous donner un calmant pour que vous puissiez revenir à l'infirmerie. Pendant ce temps, je vais faire appel à un gynécomage pour libérer de ce qui reste en vous. Une femme l'aurait évacué naturellement, c'est un peu plus compliqué pour les hommes. Cela restera une petite intervention bénigne mais il vous faudra rester allongé pendant trois ou quatre jours.

_ Je n'ai pas le choix, de toute manière.

_ Tenez et je vous attends au plus vite à l'infirmerie.

_ Je l'accompagnerai, déclara Severus tandis que Harry buvait un calmant.

L'infirmière les salua et partit. Harry se redressa doucement mais resta assis.

_ Severus ?

_ Oui ?

_ Penses-tu que c'est dû au fait que j'ai bu vendredi soir ?

_ Depuis quand as-tu ces douleurs ?

_ Difficile à dire, je dirai samedi, répondit Harry.

_ C'est plutôt logique alors. Ça a dû forcément jouer, en effet. Allez, allons-y. Et quand tu seras à l'infirmerie, j'irai prévenir Sirius par hibou et Remus quand il aura terminé les cours.

_ Ne préviens pas papa…

_ Je suis obligé, tu es mineur. ET si ce n'est pas moi, ce sera Remus.

Harry soupira et suivit Severus jusqu'à l'infirmerie où il fut pris en charge presque aussitôt.

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Après le dîner, Draco eut la surprise de voir Susan se diriger vers les appartements de Remus et Severus.

_ Susan ?

La jeune fille se retourna et sourit.

_ As-tu eu des nouvelles de Harry ? Je ne l'ai pas vu au dîner. J'espère qu'il n'a pas encore raté un repas.

_ Je ne pense pas, il sait que nous l'avons à l'œil. Je pense que si Remus nous a demandés de passer, c'est à son sujet.

_ Je pense aussi. Allons-y.

Ils reprirent leurs routes et arrivèrent rapidement aux appartements de Remus et Severus. Ce fut ce dernier qui leur ouvrit.

_ Venez au salon.

Il les conduisit au salon où ils trouvèrent Sirius et Amélia discutant avec Remus.

_ Papa ? Maman ? Que faîtes-vous ici ? demanda Susan.

_ Remus nous a envoyé un Patronus nous disant de venir ici par Poudre de Cheminette pour vingt heures, ce que nous avons fait mais sans aucune autre explication.

Susan et Draco se regardèrent. Ils comprirent aussitôt qu'il s'agissait de Harry.

_ Rassurez-vous, Harry va bien, les rassura Remus en voyant leur regard inquiet.

_ Harry ? Qu'est-ce qu'il a ? demanda Sirius.

_ Je pense que Draco comprendra rapidement, déclara Remus. Il y a une dizaine de jours, nos jeunes tourtereaux sont venus nous voir car ils avaient oublié de se protéger la veille.

Draco regarda ses professeurs, stupéfait.

_ Mais il avait pris sa potion ! Comment est-ce possible ? s'exclama-t-il.

_ Nous vous avions dit que ce n'était pas fiable à cent pour cent. Et malheureusement, ça a été le cas, même si vous avez très bien réagi, expliqua Severus. Depuis samedi, il souffrait de légers maux de ventre qui se sont accentués ces dernières heures.

_ Oui, il était peu attentif en Sortilèges alors qu'il adore pratiquer la magie, répondit Susan. Le professeur Flitwick lui a conseillé d'aller à l'infirmerie, Draco et moi l'avons emmené. Comme il devait effectuer sa retenue là-bas, nous l'avons laissé. Mais nous ne l'avons pas revu.

_ Si Harry n'a pas réellement souffert de cet excès jeudi soir, cela a eu des répercussions sur quelqu'un d'autre, annonça Remus en regardant Draco qui blêmit.

Draco regarda Severus qui lui proposa de s'asseoir, ce qu'il fit.

_ Il était venu m'apporter des fioles quand il a perdu connaissance. Mrs Pomfresh a fait un bilan sanguin et nous avons découvert la grossesse, hélas trop tard, ajouta Severus. Pompom a appelé un gynécomage qui a fait le nécessaire. Il devra rester alité jusqu'à la fin de la semaine. Et en accord avec Minerva et Remus, nous avons décidé de lui retirer sa semaine de retenue, estimant qu'il a suffisamment compris la leçon. Pendant quelques jours, il aura l'air déprimé mais tout ira bien, je vous le promets. Nous veillerons sur lui.

_ Pouvons-nous aller le voir ? demanda Amélia.

_ Bien sûr, nous vous accompagnons, dit Remus.

Ils se levèrent et sortirent des appartements. Les élèves qu'ils croisèrent furent surpris de voir deux employés du Ministère dans les couloirs. Ils montèrent au premier étage et virent l'infirmière avec une femme.

_ Bonjour, Mrs Longstone, dit Severus.

_ Mr Lupin-Rogue ! Comment va votre fils ?

_ Il grandit à une vitesse hallucinante. C'est vous qui vous êtes occupée de Harry ?

_ En effet. Je vous rassure, tout s'est très bien passé, Mr Black n'aura aucune séquelle. Il doit se reposer, donc ne restez pas trop longtemps et pas plus de trois personnes à la fois.

_ Nous irons en premier avec Draco, déclara Sirius. Excusez-moi, je ne me suis pas présenté. Sirius Black et voici ma femme Amélia, ma fille Susan et le petit-ami de Harry, Draco.

_ Enchantée de faire votre connaissance.

_ Excusez-moi, dit timidement Draco. Même si c'était un accident cette fois-ci, nous n'excluons pas d'avoir un enfant plus tard. Est-ce que le fait que… qu'il ait perdu le bébé…

_ Non, en aucun cas. Il faudra seulement un suivi régulier quand vous aurez pris la décision pour voir quelle méthode sera la plus efficace.

_ C'est comme moi, ajouta Remus. Je suis tombé enceint naturellement mais si je veux attendre un enfant, il faudra que je sois surveillé. Chez les femmes, cela ne poserait aucun problème mais comme nous sommes des hommes et que ce n'est pas naturel, un suivi est fortement recommandé. Dans tous les cas, il restera la potion de fertilité.

_ Merci.

Sirius, Amélia et Draco saluèrent la gynécomage et se dirigèrent vers des paravents rouges. Harry était pâle et dormait. Draco prit aussitôt la chaise à droite du lit tandis qu'Amélia prit la chaise à gauche. Quand Sirius referma le paravent, le jeune Gryffondor ouvrit les yeux.

_ Papa ? Maman ? Draco ? Que faîtes-vous là ? murmura-t-il.

_ Nous avons été avertis par Severus de ce qu'il s'est passé, répondit Amélia en souriant. Comment te sens-tu ?

_ Je suis extrêmement fatigué et j'ai mal au ventre.

_ C'est normal. Mais tout va bien maintenant.

Harry posa son regard émeraude sur Draco.

_ Draco, je suis…

_ Non, ne t'excuse pas. Tout ce qui m'importe, c'est que tu ailles bien. Le reste, on s'en fout. Et puis, de toute manière, nous avions déjà décidé de ne pas le garder. Donc je ne veux pas entendre d'excuses. Je t'aime, dit Draco en l'embrassant furtivement.

_ Je t'aime aussi.

Harry regarda ensuite ses parents et détourna le regard.

_ Je sais que j'aurais dû vous en parler, mais j'attendais juste de savoir si je l'étais ou non.

_ Nous comprenons, ne t'inquiète pas, répondit Sirius. Nous allons y aller, il y a Susan, Remus et Severus qui veulent te voir.

_ Draco a pris la place de Susan ? s'étonna le malade.

_ Non, nous avons juste pensé que c'était l'une des premières personnes que tu voulais voir. Et il est concerné par la situation aussi, répondit Amélia. Allez, repose-toi. Nous t'appellerons ce week-end.

_ Je demanderai à Ron de lui amener des affaires, dit Draco.

_ Bonne idée. Au revoir, Harry.

_ Merci d'être venus, murmura ce dernier avant de fermer les yeux.

Draco déposa un baiser sur le front de Harry tout comme Amélia puis ils sortirent. Ils rejoignirent le petit groupe qui attendait à l'entrée de l'infirmerie.

_ Harry s'est endormi mais il va bien, annonça Sirius.

_ Nous passerons demain dans ce cas, dit Remus. Je vous laisse, je dois passer dans la salle commune pour prévenir Ron et Hermione.

_ Puis-je venir avec toi ? demanda Draco. Je prendrai son sac d'affaire et ses cours et je les lui amènerai demain. S'il a oublié quelque chose, il demandera à Ron. Je passerai demain matin et je vais essayer de ne pas arriver en retard en Botanique.

_ Allons-y alors. Sirius, Amélia, je vous souhaite un bon retour et à tout à l'heure, dit Remus en embrassant son mari.

Le groupe de six personnes se sépara. Severus accompagna les Black jusqu'à ses appartements et Susan les salua avant de rejoindre sa salle commune.

Quand Draco entra dans la salle commune de Gryffondor, tous les élèves présents le regardèrent.

_ Tu ne t'es pas trompé par hasard, Malefoy ? demanda Seamus Finnigan.

_ Non, je sais très bien où je suis.

_ C'est dommage parce que Harry n'est pas là.

_ Je sais. Sais-tu où est Ron ?

_ Dans le dortoir. Mais je croyais que tu devais être accompagné d'un Préfet pour venir ici ? Ou avoir l'autorisation ?

Draco esquissa un sourire.

_ En général, oui. Après, si tu veux contredire ma présence ici, tu n'as qu'à aller voir le professeur Lupin qui m'attend dans le couloir. Excuse-moi mais je dois parler à Ron.

Il traversa la salle commune et monta dans le dortoir des garçons de sixième année. Il frappa et entra, surprenant Ron.

_ Mais qu'est-ce que tu fiches ici ? s'exclama-t-il. Et où est Harry ?

_ À l'infirmerie, répondit Draco avant de tout lui raconter.

Puis le Gryffondor aida le petit-ami de son meilleur ami à mettre dans un sac des affaires de Harry.

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6 mars

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Harry lisait les cours que Draco lui avait amené la veille quand il entendit une voix qu'il reconnut facilement. Il se leva et passa discrètement la tête après avoir ouvert légèrement le paravent. Il attendit que l'infirmière soit partie pour appeler son condisciple.

_ Dean ?

Le Gryffondor tourna la tête et sourit en voyant son ami. Il vint vers lui.

_ Comment vas-tu ? Je peux te dire que tu es au centre des conversations dans la salle commune et dans la classe. Tout le monde se demande ce que tu as. Draco, Susan, Ron et Hermione n'ont rien lâché.

_ Je n'en doute pas, pouffa Harry. Je vais bien. Enfin, j'ai encore un peu mal au ventre mais ça va mieux.

_ Je suis ravi de l'entendre.

_ Je peux te le dire, je sais que tu ne diras rien. Tu peux en parler avec Théo car je suis certain qu'il a dû s'inquiéter.

_ Un peu, je l'avoue. Mais tu n'es pas obligé.

_ Cela ne me dérange pas, répondit Harry en souriant. Je suis tombé accidentellement enceint et j'ai fait une fausse couche. En même temps, si je l'avais su, je ne l'aurais pas gardé et Draco était du même avis. Mais bon, entre passer trois jours alité et une semaine de convalescence chez moi et passer une semaine à l'infirmerie, mon choix est vite fait.

_ J'avoue. Heureusement que tout s'est bien passé.

_ Et vous, comment allez-vous ? Je n'ai pas trop eu l'occasion de venir vous voir ces derniers temps mais j'avais des nouvelles régulièrement par Draco. En même temps, il est plus proche de vous que moi niveau distance.

_ Pas faux, pouffa Dean. Théo va très bien. Notre fille aussi. Elle bouge beaucoup ce qui inquiète souvent Théo, alors j'essaie de le rassurer du mieux que je peux. Et ma mère nous envoie des vêtements pour bébé tous les deux ou trois jours, la malle pour notre fille est déjà pleine à craquer.

Harry éclata de rire.

_ Je vois très bien le genre. Ouh…

Harry recula jusqu'au lit et s'assit. Dean le regarda avec inquiétude.

_ Tout va bien ?

_ Oui, je suis resté un peu trop longtemps debout. Normalement, je ne devrais pas, répondit Harry.

Le paravent s'ouvrit laissant apparaître Mrs Pomfresh.

_ Je me demandai où vous étiez, Mr Thomas. Que faîtes-vous assis sur le bord du lit, Mr Black ? Vous ne deviez pas vous lever avant samedi.

_ Je suis désolé. Je voulais avoir des nouvelles de Théo et de sa fille.

_ Rallongez-vous. Venez avec moi, Mr Thomas, je vais vous donner les vitamines pour Mr Nott.

_ J'arrive. Je reviendrai te voir. Je verrais pour que Théo vienne avec moi aussi.

_ Ce serait avec joie. Et je viendrais vous voir quand je sortirai d'ici.

_ Tu sors quand ?

_ Normalement dimanche.

_ Allez, repose-toi bien et reviens en pleine forme.

_ Promis, dit Harry en se rallongeant.

Alors que son condisciple de Gryffondor partait, Harry reprit ses cours de Métamorphose avant de s'assoupir.

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9 mars

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Harry avait hâte de partir de l'infirmerie. Il aurait dû sortir la veille mais Mrs Pomfresh l'avait trouvé encore un peu faible. Depuis un quart d'heure, il s'affairait à ranger ses affaires. Il n'entendit pas son visiteur venir le voir.

_ Harry ?

Le jeune homme se retourna et vit Remus.

_ Comment vas-tu ?

_ J'irai encore mieux quand je partirai d'ici.

_ Toujours la phobie de cet endroit ?

Harry pouffa de rire.

_ Remus, je comptais venir te voir après le dîner, de toute manière. Avec ce qu'il m'est arrivé, je n'ai pas pu terminer ma semaine de retenue. Non, laisse-moi terminer. Je sais que ce que j'ai fait est complètement stupide, contraire au règlement. Alors, si tu me le permets, je les reprendrai dès demain. En plus, je suis interdit de Quidditch pendant deux semaines. Je l'ai dit, j'assume mon erreur. C'est normal que je finisse une punition qui m'a été imposée.

_ J'en ai discuté avec Minerva et Severus.

_ Le professeur McGonagall le sait ? s'exclama Harry, inquiet.

_ Ne t'inquiète pas. Vu que nous avons pris la situation en main, elle n'a rien dit. Mais elle te conseille de ne pas recommencer.

_ Promis.

_ C'est même elle qui a suggéré une autre solution. Elle a estimé que tu avais suffisamment compris la leçon, avec ce qui t'est arrivé, qu'elle a décidé d'annuler les retenues. De toute manière, tu ne dois pas faire d'efforts brusques pendant plusieurs jours. Mais sache que c'est exceptionnel.

_ J'en suis bien conscient. Et je me tiendrai à carreau, c'est promis.

_ Bien. Termine de te préparer et je t'emmène dîner dans nos appartements. Nefli viendra les récupérer et les mettre dans ton dortoir.

_ C'est pour ça que tu es venu en fait, pouffa Harry. Je voulais savoir, pour les leçons de transplanage ?

_ Je pense que d'ici samedi prochain, tu devrais être remis. Tu verras ça avec l'infirmière. D'ailleurs, comment ça se passe ?

_ Pas trop bien. Je n'arrive pas à tout assimiler.

_ C'est une mécanique à apprendre et ça ira mieux ensuite. Nous en parlerons avec Susan et Draco. Tu es prêt ?

Harry prit sa baguette et la rangea dans sa robe de sorcier. Il suivit ensuite son parrain jusqu'à ses appartements.

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Après le déjeuner, Susan alla retrouver Ron près de la salle commune de Gryffondor.

_ Tu es sûre que Harry ne viendra pas ? demanda Ron, nerveux.

_ Il est parti avec Draco dans la salle commune des Serpentard. On devrait avoir toute l'après-midi pour nous, répondit Susan en l'embrassant.

_ Alors viens. Tu es sûre de toi ?

Susan leva les yeux au ciel. Depuis le mois de janvier, Susan et Ron se retrouvaient une fois par semaine dans la Salle sur Demande pour se retrouver en amoureux. Depuis peu, ils avaient décidé de se découvrir un peu plus intimement. Ron fit entrer Susan dans la salle commune et vit Hermione. Ils vinrent lui parler un moment avant de monter dans le dortoir de Ron. Susan observa le lieu.

_ Je suppose que Harry dort dans celui-ci ? Près de la fenêtre ?

_ Oui. Depuis notre première année. Le mien est ici.

Il vint s'asseoir sur un lit dont le couvre-lit était orange, couleur correspondant à l'équipe de Quidditch des Canons de Chudley, l'équipe favorite de Ron. Susan vint vers lui, le Gryffondor lui saisit la main et l'entraîna sur le lit, les faisant rire.

_ Attends-toi à avoir les oreilles qui sifflent quand Harry apprendra que je suis montée dans ton dortoir.

_ Pourquoi ? Il sait déjà que tu viens dans la salle commune. Et excuse-moi mais nous ne faisons rien de mal.

_ Pour le moment, répondit Susan en souriant.

Elle prit sa baguette et ferma les rideaux du lit à baldaquin en lançant un sortilège d'insonorisation.

_ Si Neville ou Seamus viennent, ils ne nous entendront pas, murmura-t-elle en embrassant son petit-ami.

Ron approfondit le baiser quand Susan gémit.

_ Qu'y a-t-il ?

_ Je me suis fait légèrement mal à l'épaule hier. Je me suis pris un Cognard, j'ai été voir l'infirmière qui m'a bien soulagé mais ça reste sensible.

_ Tu as ton baume sur toi ?

_ Oui, pourquoi ? demanda Susan, sceptique.

_ Parce que je peux te l'appliquer si tu veux. Quand Harry en avait besoin, c'est moi qui le lui mettait. Et bien souvent, le soir, il s'endormait.

Susan pouffa de rire en rougissant.

_ Très bien. Attends une seconde.

Elle se leva et enleva sa robe de sorcier ainsi que son pull et sa cravate aux couleurs de Poufsouffle. Elle déboutonna trois boutons sur son chemisier et dénuda son épaule.

_ Ah oui, tu as un bel hématome, remarqua Ron en voyant la tâche rouge-violacée sur l'omoplate. Mais il faudrait que tu l'abaisses encore un peu si c'est possible.

_ Je sais qu'on veut aller un peu plus loin, mais je ne me sens pas d'enlever directement mon chemisier.

Ron resta un moment silencieux et remit la chemise en place.

_ Je vais te masser sous ton chemisier. Comme ça je ne verrais rien et promis, je n'aurai pas les mains baladeuses.

_ Essayons, murmura Susan, gênée. Mais ne t'étonne pas si je suis crispée. Ce sera la première fois que…

_ Pas de soucis, répondit Ron en déposant un baiser dans le cou de Susan qui frissonna.

Susan donna le baume à Ron qui l'ouvrit et prit une dose de pommade dans sa main. Il la fit chauffer entre ses mains pour en avoir assez sur les deux mains afin de mieux masser sa petite-amie. Il fit glisser ses mains sous la chemise et sentit les frissons de la jeune fille. Il arriva bien vite au niveau des épaules et commença à masser. Susan ferma les yeux, appréciant ce massage. Les mains de Ron étaient douces, il appuyait légèrement sur ses épaules sans pour autant lui faire mal, ses pouces décrivant des cercles. Elle contint ses gémissements de bien-être mais certains ne purent lui échapper. Elle se détendit petit à petit et Ron en profita parfois pour déposer un baiser dans son cou.

_ N'en profite pas, lança Susan. En tout cas, tu masses super bien, pas étonnant que Harry s'endorme.

_ Désolé, mais ton cou m'attire, c'est plus fort que moi. Mais en tout cas je retiens que tu aimes ça.

Ron fit glisser ses mains en-dehors du chemisier et Susan se tourna vers lui.

_ Ce serait difficile de ne pas aimer, dit-elle en souriant.

Elle le fit allonger sur le dos et vint l'embrasser tendrement. Ron le rompit, gêné.

_ Quoi ? Qu'ai-je fait de mal ?

_ Rien, ce n'est pas toi. C'est juste que j'ai un peu trop chaud, répondit Ron, rougissant légèrement.

_ En même temps, je suis en chemisier et tu es encore totalement habillé.

_ Je ne parlais pas de ça.

Susan mit un peu de temps avant de comprendre avant de rougir.

_ Je vais te laisser alors. Tu me rejoins dans la salle commune ?

_ Dis-moi s'il y a des Gryffondor qui t'embêtent, je leur donnerai une petite leçon !

_ Cela m'étonnerait que Hermione te laisse faire, pouffa Susan. À tout de suite.

Elle déposa un furtif baiser et sortit du dortoir. En attendant son petit-ami, Susan vint discuter avec Hermione qui fut ravie de sa présence. Toutes deux furent rapidement rejointes par Ron et passèrent le reste de l'après-midi près de la cheminée. Ils étaient encore ensemble quand Harry arriva pour se changer.

_ Eh bien, il y a une réunion ? demanda-t-il faisant sursauter les amoureux.

_ Euh, non, c'est juste que j'ai invité Susan et… euh…

_ Nous sommes allés dans votre dortoir, acheva Susan. Pourquoi lui cacher ? Il l'aurait su un jour ou l'autre.

_ Au moins, c'est direct. Pas trop dépaysée chez les Gryffondor ? s'interrogea Harry.

_ Non, pas trop, répondit sa sœur. Mais je n'arrive pas à comprendre comment tu peux être aussi bordélique et retrouver à chaque fois tes affaires.

_ Je me suis amélioré depuis, rétorqua vivement Harry. Hé, mais c'est pour ça que ce matin, tu rangeais ton coin ! C'est parce que vous aviez déjà prévu d'y aller ! Si tu me dis bordélique, Ron l'est encore plus. Alors ne viens pas à l'improviste.

_ Moque-toi de moi mais tu fais exactement la même chose quand Draco vient, répliqua Ron en affichant un sourire moqueur.

Harry rougit violemment avant qu'il n'éclate de rire, rejoint par ses amis et sa sœur.

_ Au moins, ça va être animé dans votre dortoir quand Susan et Draco seront là, supposa Hermione quelques secondes plus tard.

_ Nous n'y sommes pas encore, dit Susan en détournant le regard.

_ Parce que vous prenez votre temps, c'est tout, dit Harry. Et puis même, dormir avec l'homme que tu aimes suffirait. Et si vous vous interrogez sur la largeur du lit, Poudlard semble avoir des facettes encore inconnues pour les personnes célibataires ou qui viennent à se mettre en couple pour la première fois.

_ Comme ? demanda Ron. Un double lit ? Je l'aurais remarqué. Pourtant quand Draco vient, ton espace reste le même.

_ La magie est partout, Ron. Je ne vais pas dire un double lit, mais il s'élargit quand il sent qu'on ne sera pas seul à dormir, expliqua le Préfet de Gryffondor. Après, je ne sais pas exactement comment ça fonctionne.

_ Intéressant à savoir, songea son meilleur ami puis s'adressant à sa petite-amie : Je t'invite quand tu veux.

_ Je dois voir avec mes obligations, Ron, pouffa Susan, mais ce sera avec plaisir. Et ne brûlons pas les étapes. J'entends encore ma mère me demander si je prends suffisamment le temps avec toi. Il manquerait plus que Molly s'y mette aussi.

_ Elle en serait capable, répondit Ron en levant les yeux au ciel. Je n'ai pas du tout envie de revenir à la maison aux prochaines vacances du coup. Elle va être infernale !

_ Sauf si elle a autre chose en tête, lança une voix derrière eux.

Les Gryffondor et Susan tournèrent la tête et virent Ginny près d'eux. Elle vint s'asseoir à côté de Harry.

_ C'est une conversation privée.

_ Alors mettez une bulle de silence, suggéra Ginny. Je ne pense pas qu'elle prendra le risque d'être sur ton dos à propos de ton couple avec Susan. Elle le sera surtout pour savoir si ton costume sera de la bonne taille, ce que tu devras faire pour les préparatifs…

_ De quoi tu parles ? demanda Harry, sceptique.

_ Tu ne te souviens pas qu'à Noël, Bill et Fleur ont annoncé qu'ils allaient se marier ? répondit Susan.

_ Maintenant que tu me le dis… Mais ils se marient cet été ? Ce n'est pas un peu tôt ?

_ Apparemment non. Maman est ravie d'organiser tout cela, annonça Ginny. Et d'après ce qu'elle m'a dit, elle a demandé à Sirius et Amélia si le mariage pouvait se passer sur la plage comme vos cérémonies de parrainages.

_ C'est vrai que c'était une super cérémonie, se souvint Ron. Et ce serait une super idée.

_ Oh bah oui, tu serais avec ta chérie, lança Hermione.

Ron rougit.

_ Je suis désolée, mais je vais devoir y aller. Enfin, nous si nous voulons aller dîner, intervint Susan.

Harry regarda sa montre et dut admettre qu'il se faisait assez tard pour aller dîner.

_ Même si nous y allons maintenant, on risque d'y aller pour rien, remarqua-t-il.

_ Donc quoi ? On va rester sans manger jusqu'à demain matin ? s'exclama Ron. Merci la nuit qu'on va passer. Et en plus nous sommes dimanche ! La semaine va être difficile et…

_ Oui, on a compris, tu as faim, pouffa Susan. Que pouvons-nous faire ?

_ J'ai une idée, songea Harry. Hermione, je peux t'emprunter du parchemin et ta plume s'il te plaît ?

_ Bien sûr.

Harry écrivit quelque chose à la hâte et dit d'une voix claire :

_ Nefli !

Ron, Hermione et Susan se regardèrent, surpris. L'elfe apparut.

_ Monsieur Harry a demandé Nefli ?

_ Peux-tu donner ce papier à Remus et Severus ? Et si tu pouvais revenir pour nous donner leur réponse, ce serait sympa. Merci, Nefli.

L'elfe s'inclina et disparut. Les quelques élèves, se trouvant dans la salle commune, ne furent pas surpris de voir l'elfe de leur directeur de maison apparaître et disparaître. Depuis la visite de Nefli qui avait occasionné la révélation du couple entre Remus et Severus, les Gryffondor le voyaient de temps en temps quand Remus ou Harry l'appelaient.

_ Qu'as-tu demandé aux professeurs Rogue et Lupin ? demanda Hermione, intriguée.

_ Vous verrez bien, répondit Harry au moment où un bruit attira leur attention dans la cheminée.

Le visage de Remus venait d'apparaître.

_ Severus ramènera Susan jusqu'à sa salle commune et je vous ramènerai dans la vôtre.

_ Mais de quoi vous parlez ? demanda Ron. Je n'y comprends rien.

_ J'ai demandé à Remus et Severus s'ils acceptaient de nous inviter pour dîner. Nous aurions pu aller dans la Salle sur Demande mais comme ce n'était pas prévu, cela risquait d'être difficile. Je suis conscient qu'on ne doit pas avoir de traitement de faveur mais nous avons quand-même un lien familial étroit et…

_ Et évidemment, je ne vais pas vous laisser mourir de faim. Je vous laisse un quart d'heure pour descendre, assez pour vous préparer à manger, lança Remus avant de disparaître de la cheminée.

_ En route ! s'exclama Ron. Je crois que c'est la première fois que je vais chez eux.

_ Possible, répondit Harry en se levant. Ginny, tu viens ?

_ Désolée mais j'ai été mangé dans les temps, moi. Et j'ai un devoir de Défense Contre les Forces du Mal à terminer pour demain. Bonne soirée.

La jeune fille se leva et alla dans son dortoir pendant que Harry, Ron, Hermione et Susan descendirent. Arrivés dans le Hall, ils virent Draco.

_ Allez-y, j'arrive, dit Harry. Que fais-tu ici ?

_ Et toi ? La Grande Salle vient de fermer ses portes si tu ne l'as pas remarqué.

_ Je vais dîner chez Severus et Remus. Disons que nous étions partis dans la discussion et que l'heure nous a échappé.

_ Je vois. Je me suis inquiété, tu sais. Je ne te voyais pas et…

_ C'est trop mignon, remarqua Harry en l'embrassant. Je t'appelle une fois dans le dortoir ?

_ Retrouvons-nous plutôt demain, je risque de travailler tard. Va te nourrir.

Ils s'embrassèrent une nouvelle fois et Harry alla rejoindre ses amis, Remus et Severus où ils passèrent une bonne soirée.

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18 mars

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_ Posez vos plumes, je ramasse vos copies, annonça Remus en récupérant les copies avec un sortilège d'Attraction informulé.

Les élèves de sixième année rangèrent leurs affaires. Remus observait l'un d'entre eux, de sa maison. Remus avait eu connaissance par ses collègues qu'il était souvent arrivé en retard le matin ou qu'il s'endormait presque en cours. Durant les deux heures qu'il venait d'avoir, Remus n'avait fait que l'observer discrètement. Son élève n'était vraiment pas dans sa meilleure forme et Remus devait y remédier.

_ Dean, veuillez rester un moment.

_ J'ai cours de Métamorphose après, professeur.

_ Si notre entrevue dure un peu plus longtemps que la pause, je vous ferai un mot.

Dean posa son sac et s'avança vers son directeur de maison. Il vit qu'il cherchait une copie avant de l'extraire de la pile.

_ Depuis quinze jours, des rapports arrivent souvent sur mon bureau qui vous concernent. Jusque-là, je ne voyais pas vraiment de quoi m'alarmait mais votre retard de trente minutes ce matin, votre copie presque blanche et votre somnolence me font penser qu'il se passe quelque chose. Est-ce que vous voulez en parler ?

_ Non, répondit Dean. Je vous promets de me ressaisir. Je dois juste trouver un rythme.

Remus ferma la porte de sa salle de cours en informulé et jeta un sortilège d'insonorisation de la même manière.

_ Dean, je suis passé par là aussi. Je ne me trompe sûrement pas en suggérant que vous ne faîtes plus chambre à part ?

Dean baissa les yeux en rougissant.

_ N'ayez pas honte, c'est tout à fait naturel que vous partagiez votre lit avec votre petit-ami. Je sais ce que c'est. Théo doit se retourner cinquante fois pendant la nuit, lui peut se reposer en journée mais vous non, vous devez aller en cours, pour prendre vos devoirs et ceux de Théo et lui apporter les cours. Mais votre fatigue augmente et votre attention est de plus en plus faible en cours. Dans la pratique, une faute d'attention peut être dangereuse.

_ J'essaye de faire en sorte que Théo n'ait pas de soucis à se faire. Il a mis du temps avant d'accepter que je dorme avec lui, encore plus avant de pouvoir être plus intime avec lui. Depuis deux semaines, il ne dort presque pas la nuit et comme il est assez susceptible en ce moment, je ne lui dis rien. Du coup, le matin, il dort enfin à poings fermés et je n'ose pas mettre le réveil. Je sais, c'est stupide, je n'ai qu'à lui dire que je veux reprendre ma chambre mais il pourrait mal le prendre.

_ Votre fille bouge de plus en plus empêchant ses papas de dormir. Mais pourquoi Théo n'en a parlé à personne ? Quand a-t-il vu Mrs Longstone pour la dernière fois ?

_ La semaine dernière, répondit Dean. Pourquoi ?

_ Elle aurait dû le voir. Je ne sais pas si le professeur Slughorn ou le professeur Rogue ont eu le rapport du dernier rendez-vous. J'irai voir Théo après mes cours.

_ Non, surtout pas, il va s'en vouloir, s'exclama Dean.

_ Dean, c'est courageux de vouloir que votre petit-ami se repose suffisamment mais pas au détriment de votre fatigue ni de votre santé. Si vous êtes à bout aujourd'hui et que le bébé arrive dans un mois comme c'est prévu, vous aurez encore accumulé un mois de fatigue et quand votre fille naîtra, vos nuits seront aussi courtes. Combien de temps pensez-vous tenir ainsi ? Il existe des solutions mais vous ne pourrez pas vous en sortir seul. Laissez-moi vous aider.

_ Merci professeur.

Remus sortit un parchemin et écrivit un mot qu'il dupliqua deux fois.

_ Je les enverrai à vos professeurs de Métamorphose et Sortilèges. Je les informe que vous devez vous reposer et que je vous ai ordonné d'aller vous reposer. Je vous conseille d'aller dans votre dortoir pour vous reposer. J'irai voir Théo au déjeuner pour qu'il ne soit pas inquiet de votre absence. Je ne veux pas entendre les professeurs Lee et Flitwick me dire que vous êtes venus en cours, c'est clair ? Je dois quand-même vous dire que je tiens à ce que vous rattrapiez le devoir. Je vous attends samedi matin à dix heures ici-même.

_ Merci professeur. Je vais aller me reposer. Merci pour tout.

_ Je vous en prie.

Remus se leva et raccompagna son élève jusqu'à la porte. Cinq minutes plus tard, il accueillit ses élèves de première année.

.

Deux heures plus tard, alors que tous les élèves se rendaient dans la Grande Salle pour déjeuner, Remus se dirigea vers le bureau de son collègue.

_ Remus ! Quelle surprise de vous voir ici. Comment vont Severus et le petit ? J'avoue que je suis un peu débordé avec les potions à faire.

_ Nous essayons de trouver un rythme qui se tient mais la fatigue est là et Matthéo ne fait pas encore toutes ses nuits. Bien qu'il y ait Nefli, Severus tient à se lever la nuit pour me laisser dormir. Bon le week-end, je ne lui laisse pas le choix, pouffa Remus. Mais en semaine…

_ Je l'ai dit à Severus, je peux assurer l'intérim jusqu'à ce que votre fils vous laisse tranquille la nuit, l'interrompit Horace. Mais que me vaut ta venue ?

_ Je viens au sujet de Mr Nott. As-tu eu le dernier rapport de Mrs Longstone ?

_ Pas encore mais ça ne devrait pas tarder. Pourquoi ? Il y a un problème ?

_ Je ne pense pas sinon elle nous en aurait informé plus tôt. Non, ça a des répercussions secondaires sur Dean Thomas. Merci quand-même. Tu enverras une copie à Severus ?

_ Bien sûr sinon je suis certain que je serai mort dans l'heure si je ne le fais pas.

Remus se retint d'éclater de rire, sachant parfaitement que Severus irait jusqu'à faire cette menace même s'il ne le ferait jamais. Il salua son collègue et alla jusqu'aux appartements de Théo. Ce dernier lui ouvrit, vêtu d'une robe de chambre qui laissait apparaître son ventre arrondi.

_ Professeur ? Que venez-vous faire ici ? Dean n'est pas encore rentré.

_ Je sais, je venais vous en parler. Puis-je entrer ?

Théo acquiesça, inquiet. Il le conduisit jusqu'à la cuisine. Remus remarqua que le jeune homme prenait son petit-déjeuner.

_ Je suis désolé, je me lève tard en ce moment, je ne dors pas beaucoup et je récupère le matin. Je sais que ce n'est pas une excuse, que je ne dois pas m'y habituer quand je reprendrais les cours mais…

_ Mais votre fille s'agite, elle veut faire sentir qu'elle est bien là et cela vous empêche de dormir. Mon mari était comme vous. Les dernières semaines ont été compliquées. Tant pour lui que pour moi. Mais j'arrivais à ne pas être trop fatigué. Passer trente années à se transformer une fois par mois a largement aidé à passer ce cap.

_ Vous parlez de Dean, affirma Théo. Il ne me le dit pas mais je vois bien qu'il est fatigué. Il reste jusqu'à minuit pour terminer ses devoirs, il dort la moitié du temps, il ne dort pas de la nuit, il part souvent en retard… Tout ça à cause de moi.

_ Oh non, non, non, je vous défends de dire ça, répliqua Remus.

_ Je n'aurais jamais dû être d'accord pour qu'on dorme ensemble, c'était inévitable. Mais si je lui dis, il va penser que je veux mettre de la distance et…

Remus ne put s'empêcher d'éclater de rire.

_ Pourquoi riez-vous ? demanda le Serpentard.

_ Parce que vous êtes trop mignons, tous les deux. Vous pensez d'abord à la santé de l'autre avant de vous préoccuper de la vôtre. Savez-vous cuisiner ?

_ Quel rapport ?

_ Vous allez lui préparer un bon dîner et vous parlerez. Vous êtes tous les deux sur le même point de vue : vous voulez dormir seul. Je peux vous proposer une solution plus adéquate.

_ Laquelle ?

_ Je vais demander à mon elfe d'échanger votre lit double par deux lits simples, mais collés l'un à côté de l'autre. Vous pourrez alors dormir ensemble sans que l'un gêne l'autre.

Remus vit les yeux verts de Théo s'embuer de larmes.

_ Merci, professeur.

_ Autre chose. Mrs Pomfresh viendra vous voir cet après-midi pour vous donner une très légère potion de sommeil, assez pour vous apaiser et que vous vous reposiez suffisamment la nuit. Cela n'aura aucune incidence sur la santé de votre fille. Pour Dean, elle lui préconisera un repos forcé de trois jours pour récupérer. Je chargerai Harry et Draco de vous amener vos cours.

_ Merci, professeur, répéta Théo en souriant. Je ne suis peut-être qu'au petit-déjeuner mais si vous voulez quelque chose à manger, je peux vous préparer rapidement quelque chose.

_ Merci mais je vais aller rejoindre la Grande Salle. Il me reste assez de temps pour que je mange suffisamment. Reposez-vous surtout. C'est la dernière ligne droite maintenant.

Théo hocha la tête et Remus partit en souriant.

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Quand Dean rentra chez lui vers quinze heures trente, Théo se trouvait dans le canapé, endormi. Il fit le moins de bruit possible mais le jeune Serpentard se réveilla en sursaut.

_ Salut, comment s'est passée ta journée ?

_ Plutôt bien, répondit Dean, gêné.

_ Le professeur Lupin est passé ce midi. Il m'a tout expliqué.

_ Je ne voulais pas t'embêter avec ça.

_ Parce que tu crois que je ne voyais rien ? Tu as beau essayé de me cacher tout, je vois tout. Mrs Pomfresh est venue en début d'après-midi. Elle t'a écrit une ordonnance, annonça Théo en souriant.

Dean fronça les sourcils en voyant la lettre. Il la lut et regarda son petit-ami, abasourdi.

_ Ça veut dire quoi ?

_ Que nous avons jusqu'à dimanche pour nous remettre d'aplomb. Nous avons une potion de sommeil légèrement dosée et une potion de relaxation à prendre le soir. Cela nous reposera entièrement la nuit. Harry et Draco viendront nous amener les cours. Pour ce qui est de la nuit, regarde.

Théo prit la main du Gryffondor et l'emmena dans leur chambre. Dean vit deux lits simples collés l'un à l'autre.

_ Je ne te dérangerai plus. Mais on refera lit commun à la naissance de notre fille.

_ Bien sûr !

Théo s'approcha de Dean et l'embrassa tendrement qui se fit plus passionné. Le Gryffondor répondit au baiser puis le rompit. Il ne s'était pas attendu à ce que Théo mette davantage d'ardeur dans leur baiser.

_ Tu vas bien ? demanda Dean, surpris.

_ Oui, pourquoi ?

_ Je ne veux pas dire que je n'aime pas quand tu m'embrasses mais tu n'avais jamais mis autant de passion.

_ Je me sens bien et… j'ai envie d'aller plus loin, déclara Théo.

Dean le regarda puis sourit. Il l'allongea tendrement sur le lit et l'embrassa passionnément. Il se dit que ces quatre jours de repos allaient grandement leur être profitable.

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Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? On va voir un peu plus Dean et Théo ces prochains chapitres, avec la fin de la grossesse et l'arrivée de leur fille *-*

J'espère que la reprise des cours n'a pas été trop dure ^^ J'ai du faire un stage pour valider mon année universitaire mais qu'est-ce qu'il y a eu des péripéties autour, je serai devenue folle à y repenser XD

Je vous donne rendez-vous le samedi 28 janvier avec un nouveau chapitre intitulé "Disparition et union"

Je vous souhaite un bon week-end, prenez soin de vous et de vos proches ;)