Accompagnées des Medjaï, Adèle et Célia Mercier revenaient dans leur hôtel de Louxor, détruites par le suicide de Mila. Akim portait le corps sans vie de la jeune femme afin de la déposer sur le lit de sa chambre d'hôtel. Etant donné qu'elle avait fait une lettre de suicide, les Medjaï de 2019 devaient faire en sorte que la scène soit crédible.

-Mesdames, nous savons que c'est dur pour vous, mais vous devez réussir à vous calmer. Vous devez faire en sorte de découvrir le suicide de Mila demain matin.

-Croyez-vous qu'elle a réussi, qu'elle est vraiment retourner là-bas ? Demanda Adèle.

-Je préfère le croire, elle a voyagé deux fois dans le temps. Elle n'a jamais perdu la foi, elle a réussi.

-Merci Akim.

Une fois la scène prête, les Medjaï repartirent dans le désert. Célia et Adèle restèrent un dernier moment avec le corps de Mila avant de retourner dans leurs chambres.

Bien sûr, elles ont dû déclarer le suicide de Mila. Bien sûr, les policiers ont dû intervenir mais la lettre de suicide avait très vite fait classer l'affaire. Elles étaient rentrées en France dans un avion spécial, rapatriant ainsi le corps. Il avait été mis temporairement à la morgue d'une entreprise de pompes funèbres le temps d'organiser les funérailles qui se sont déroulées quatre jours après leur retour.

Mila fut mise en terre dans le caveau familiale de la famille d'Adèle. Plusieurs camarades de classe étaient venus aux funérailles, Célia et Adèle n'avaient rien dit sur leurs présences, elles n'avaient pas la tête à ça.

Lorsqu'elles décidèrent de rentrer chez elles, elles virent une femme devant leur porte d'entrée, une femme âgée, asiatique.

-Bonjour. Fit Célia.

-Bonjour, vous êtes Célia et Adèle Mercier ?

-Oui, et vous êtes ?

-Je suis Lin O'Connell. Mila m'a contacté il y a quelques jours.

Ce simple nom de famille, O'Connell, signifiait beaucoup pour les deux femmes endeuillées. Rapidement, Adèle ouvrit la porte et fit rentrer la nouvelle venue. Elle lui indiqua le salon et les trois s'installèrent après que Lin ait refusée une boisson.

-Vous connaissiez Mila ? Demanda Célia.

-Oui, j'ai fait sa rencontre quand elle a suivi mon mari à Londres après qu'il soit venu faire une convention.

-Alex O'Connell, c'était lui n'est-ce pas ?

-Exactement. Malheureusement, nous avons dû faire face à son décès, et maintenant, à celui qu'il appelait autrefois Tante Mila. Mais durant les derniers jours de mon mari, je ne l'avais jamais vu aussi…heureux. Avoir retrouvé sa tante, c'était une bénédiction des Dieux.

Lin ouvrit son petit sac à main et en sortit une photo, celle qui avait été prise peu de temps avant la mort de son mari.

-Je me suis dit que venir vous voir après l'enterrement était le mieux pour vous l'apporter.

-Vous y étiez ? Demanda Adèle tout en prenant la photo.

-Oui, mais j'ai préféré restée à l'écart. Vous n'aviez pas besoin d'avoir une inconnue qui vienne vous parler lors de l'enterrement de votre propre fille.

-Vous n'êtes pas une inconnue. Affirma Célia. Vous êtes la femme de l'homme qui a été son neveu pendant des années. Elle est morte en tant que Mila Mercier-O'Connell. Vous êtes partie de notre famille.

Célia prit les mains de Lin dans les siennes, scellant ainsi sa phrase.

Elle venait peut-être t'enterrer sa sœur, mais elle venait de gagner un nouveau membre dans sa famille.


Lin était restée avec eux pendant quelques jours avant de repartir pour Londres, avec la promesse de revenir en France, et que les deux femmes Mercier viennent elles-aussi de l'autre côté de la Manche.

Elles avaient essayé de reprendre un rythme de vie mais elles n'avaient pas la tête à vouloir faire comme si rien ne s'était passé, pas tant qu'elles ne savaient pas si le sacrifice de Mila avait servi à quelque chose.

Un soir, alors qu'elles rentraient des courses et qu'elles rangeaient leurs achats, une lueur apparue dans le salon, faisant place à une femme, portant une coiffe avec une plume. Ne sachant pas quoi faire, Célia et Adèle restèrent sans bouger.

Une fois que la lumière eut disparue, la femme regarda autour d'elle et remarqua les deux Mercier derrière elle.

-Bonjour Adèle et Célia Mercier.

-Comment connaissez-vous nos noms ? Questionna Célia, méfiante.

-Je l'ai appris grâce à Mila. Je suis Mâat.

-Mâat ? Attendez, vous êtes la déesse Mâat ? Demanda Adèle.

-Oui, je suis la déesse de l'ordre. J'ai rencontré votre fille à deux reprises. Je fais partie des Dieux qui l'ont envoyé dans le temps.

-Pourquoi l'avoir envoyé là-bas la première fois ? Sa présence était-elle si indispensable ? Avez-vous une idée de ce qu'on a pu vivre ? S'énerva Célia.

-Vous êtes comme votre sœur, je crois que c'est un trait de famille.

-Elles tiennent ça de moi. Affirma Adèle.

-Le destin de votre fille n'était pas à cette époque. Si elle voulait réaliser sa destinée, nous devions l'envoyer là-bas, nous n'avons pas imaginé que cela prendrait ces proportions-là.

-Très bien pour l'histoire de la destinée, mais dites-nous une chose, que l'on puisse vivre à nouveau.

-Que voulez-vous savoir, Madame Mercier ?

-Est-ce que le suicide de Mila a servi à quelque chose ? A-t-elle pu retourner dans le passé ?

La déesse Mâat regarda les deux femmes qui attendaient une réponse, à tour de rôle puis porta son regard vers la mère de famille.

-Oui, votre fille est bien retournée en 1934, auprès de l'homme qu'elle aime.

Ce fut un soulagement pour Célia et Adèle qui en pleurèrent de joie. Toute cette douleur n'avait pas été pour rien. Les deux se prirent dans les bras, remerciant la déesse de cette réponse qu'elles attendaient depuis plusieurs jours.

La déesse attendait patiemment qu'elles se soient calmées avant de continuer.

-Si je suis venue aujourd'hui chez vous, c'était pour vous dire ceci, et vous faire une proposition.

-Laquelle ?

-Je vais vous faire la même proposition que j'ai faite à Lin Yuan-O'Connell. Je vous laisse le choix entre ces deux futurs. Soyez-vous continuez de vivre dans ce futur actuel, où votre fille est morte en 1934 et en 2019.

-Quelle est la deuxième proposition ? Demanda Célia immédiatement.

-Je vous propose de vivre dans un futur différent, il ne changera pas énormément pour vous, mais ce sera le futur changé par le nouveau voyage dans le temps de Mila. Un futur où elle a vécu jusqu'à ce qu'elle décède de vieillesse.

Célia regarda sa mère, la consultant du regard. Elles n'avaient pas besoin de se consulter, elles savaient que leur vote allait être unanime.

-Lin Yuan-O'Connell a choisi la deuxième proposition.

-Et nous la choisissons aussi. Ma fille s'est tuée afin de vivre dans l'époque qu'elle a choisi, mettez-nous dans le futur qui va avec.

Mâat inclina la tête avant de coller ses deux mains ensemble.

-Ainsi soit-il.

Soudain, une espèce d'onde lumineuse partit de Mâat pour se diffuser dans tout l'appartement puis s'étendit au-delà. Cela dura plusieurs secondes avant que tout redevienne normal.

Célia et Adèle clignèrent plusieurs fois des yeux et se frottèrent les paupières afin de retrouver une vue correcte.

-Tout est désormais modifié, vous seules, ainsi que Lin Yuan-O'Connell et les Medjaï que vous avez rencontré sauront que le futur a été modifié. Je vais désormais retourner auprès des autres dieux. Je vous remercie du temps que vous m'avez accordé.

Puis, la déesse repartit comme elle était apparue, dans un halo de lumière.

-Maman, je…je ne rêve pas là, on a bien eu une divinité Egyptienne dans notre salon ?

-Non ma chérie, on ne rêve pas.

Les deux femmes regardèrent autour d'elle, dans leur salon, à la recherche d'une chose qui avait changé suite à leur choix. Rien semblait n'avoir bougé, les photos, les objets, les statues, les livres.

Les livres…Adèle remarqua tout de suite que quelque chose avait changé, il y avait une étagère qui n'était pas comme d'habitude, sur ce coin-là, il y aurait dû y avoir une figurine à l'extrémité de la rangée, juste avant la fin du meuble. Elle avait disparue pour faire place à un autre livre.

« Dash et Scarlett affrontent la momie », « Dash et Scarlett et le retour de la momie », « Dash et Scarlett et la tombe de l'empereur dragon », « Un voyage au-delà des années ».

-C'est quoi ce livre, il est nouveau.

-De quoi est-ce que tu parles maman ?

-De ce livre, je ne l'avais jamais vu. Et toi ?

La cadette prit le livre dans ses mains et le regarda.

-Tu es sûr de ne l'avoir jamais vu ?

-Sûr et certaine, il est d'Evelyn O'Connell et j'ai lu tous ses livres, les trois ! Je n'ai jamais vu celui-là.

Les deux se regardèrent avant de se mettre sur le canapé pour regarder plus en profondeur le nouveau venu dans l'étagère. Immédiatement, Adèle lu à haute voix la quatrième de couverture.

- « Héria était une adolescente comme une autre, vivant en harmonie dans son époque. Jusqu'au jour où, blessée gravement par son père, le Dieu Egyptien Thot la sauve de la seule manière possible. Il l'envoi dans le temps, à l'époque du Pharaon Séthi 1er où elle doit trouver ses marques et son but dans une époque inconnue ».

-Maman, on dirait l'histoire de Mila.

-Mélangée avec l'histoire de cette prêtresse.

Elles s'échangèrent un regard d'incompréhension. Adèle allait pour lire la première page quand quelqu'un toqua à la porte. Hésitante, Célia finit par aller ouvrir la porte d'entrée. Elle fit face à trois personnes, deux filles et un garçon. Ils devaient tout juste de quitter l'adolescence, ils ne devaient pas avoir plus de vingt-cinq ans.

-Bonjour, vous êtes Célia Mercier ?

-C'est moi-même, je vous connais ?

-Non, mais nous, on vous connait.

L'une des filles sortit un papier de sa poche qu'elle déplia, laissant apparaître un symbole bien connu de la cadette. Le tatouage de sa sœur. Sans réfléchir, Célia fit rentrer les personnes dans leur appartement et prévint sa mère.

Rapidement, elle les fit s'assoir sur le canapé du salon tandis qu'elle demanda à Célia de préparer du thé. Une fois la boisson prête, Célia apporta la théière et des tasses puis s'installa sur un des fauteuils alors que sa mère les servit en thé et se mit sur l'autre fauteuil.

-Qui êtes-vous exactement ? Vous connaissiez Mila ? Vous avez un papier avec son tatouage.

-Célia, doucement. Prévint Adèle.

-Ce n'est rien madame, on comprend tout à fait. Commença le garçon. Nous sommes des inconnus pour vous, mais sachez que pour nous, vous êtes de la famille.

-Famille ?

-Je m'appelle Liya O'Connell, dit la première fille. Et voici mes cousins, Elias et Célia Bay.

-O'Connell et Bay ? S'étonna Adèle.

-Célia ?

-Mon père s'appelle James O'Connell, il est le fils de Connor O'Connell, lui-même l'enfant d'Evy et Rick. Dit Liya.

-Vous êtes l'arrière-petite-fille les archéologues Rick et Evelyn O'Connell ?

-Oui Madame.

-Et vous ? Célia et Elias ? Demanda Adèle.

-Ma mère était Inaya Bay, Madame. Dit Elias.

-Et ma mère Nélya Bay, nous sommes cousins. Expliqua Célia Bay.

-Et nous sommes tous les deux les arrières petits-enfants de Mila, votre fille Madame.

-Vous êtes en train de nous dire que vous êtes…souffla Célia.

-Nous sommes vos arrières-arrières petits-enfants Madame. Termina Elias.

-Nous revenons de Londres, où nous sommes allés voir Lin O'Connell.

-Comment…comment saviez-vous où nous habitions ? Et comment avez-vous su que vous deviez venir ? Et s'il vous plait, appelez-moi Adèle.

-Tout est expliqué là-dedans.

Elias sortit de son sac, un livre, assez épais qu'il tendit à Adèle.

-Ce journal était à notre arrière-grand-mère, elle a noté tout un tas d'information pour nous, et aussi pour vous. Elle explique qu'une nuit, la déesse Mâat lui est apparu en rêve, indiquant avec précision cette date. Que la déesse lui a annoncé votre choix. Nos parents nous ont demandé de venir vous voir précisément à ce moment-là.

-Vous êtes au courant de l'histoire de Mila ? S'étonna Célia.

-Oui, son histoire est connue dans les douze tribus Medjaï, que ça soit ses deux voyages dans le temps que sa résurrection. Expliqua Célia Bay. Et c'est en lisant ce journal que ma mère a choisi mon prénom. Elle voulait rendre hommage à ce que Mila avait sacrifié.

Célia Mercier pleura sur ce qu'elle venait d'apprendre. Malgré le fait qu'elle avait été une vraie peste avec sa sœur lors que leurs derniers jours en Egypte, sa propre petite fille s'était focalisée sur le fait qu'elle faisait partie de la famille.

Quant à Adèle, elle feuilleta les pages du nouveau livre qu'elle venait d'avoir dans les mains, lisant grossièrement les passages de la vie de sa fille. Elle vit même une enveloppe contenant plusieurs photos.

Sa cadette se rapprocha d'elle et les deux regardèrent les photos ensembles. Il y avait des photos de Mila à son travail au musée du Caire, son mariage avec Ardeth, les deux grossesses, avec les O'Connell, le mariage de Jonathan, d'Alex avec Lin. Toute sa vie jusqu'à la fin de sa vie.

-Nous n'avons pas eu l'occasion de la connaître, elle est morte avant nos naissances ou sinon, on était trop petit, dit Liya.

-Quand est-elle décédée ? Et Ardeth ?

-Ardeth est mort en 1994, il avait 92 ans. Mila, quant à elle, est décédée à 93 ans, en 1996.

-En 1996 ? C'est son année de naissance ! Affirma Célia.

-Elle est décédée le jour de son anniversaire. Dit Elias. Nos parents pensent que vu qu'elle naissait ce jour-là, il ne pouvait exister deux Mila en même temps. Elle est partie dans son sommeil, sans souffrir.

-Alors elle a eu une belle vie. Elle a eu deux enfants d'après les photos ?

-Oui, Kaïs et Aïsha. Mon grand-père a eu trois enfants, Nahïl, Dina et ma mère Nélya. J'ai aussi un frère, Rayan. Fit Célia.

-Quant à Aïsha, elle a eu des jumeaux, mon oncle Sohan et ma mère Inaya. J'ai aussi une petite sœur, Camilia. Répondit Elias. Nous avons aussi des cousins et cousines par Nahïl qui a eu trois enfants, Dina qui en a eu deux et Kenan par oncle Sohan. Et Jonathan Carnahan a eu une fille qui a eu deux enfants à son tour.

-Sacré famille. Sourit Célia Mercier.

-Et attendez, il y a aussi les cousins O'Connell. Ça agrandit la famille encore plus.

-Racontez-nous. Demanda Adèle.

-Evelyn et Rick O'Connell ont eu trois enfants, Alex, Connor et Amélia. Alex et Lin ont eu deux enfants, Mei et Rhys. Tante Mei a eu Haimeï et oncle Rhys Noah et Ethan. Amélia a eu Kyle qui à son tour à eu Thomas et Mia. Quant à Connor, mon grand-père, il a eu James et j'ai un frère et une sœur, Jake et Bethany.

-Grand-père Kaïs est devenu le chef des Medjaï quand Ardeth eut 60 ans, puis ce fut au tour d'oncle Nahïl, grand-père prend une retraite bien méritée. Dit Célia Bay. Mais sachez une chose, c'est que Mila est devenue la directrice du musée du Caire jusqu'à sa retraite.

Adèle embrassa une photo où se trouvait Mila enceinte, le petit Alex qui avait posé son oreille sur son ventre rebondit. Sa fille avait eu la vie qu'elle méritait, qu'elle voulait. Elle ne pouvait pas être plus fière du sacrifice qu'elle avait fait en avalant les baies de belladone dans ce tombeau.

-Mila tenait à ce que vous ayez ce journal, elle l'a fait pour vous.

-Pouvez-vous nous confier quelques instant les photos ? J'aimerais les scanner pour pouvoir les garder, vous pourriez ainsi les récupérer. Proposa Célia.

Liya sortit un post-it de sa poche et le tendit à la cadette.

-Bien sûr, nous serons à cet hôtel jusqu'à la fin de la semaine. Vous pourrez nous les ramener là-bas.

-Merci beaucoup. Je dois vous avouer que… ça me fait bizarre d'avoir en face de moi mes arrières-arrières neveux et nièces qui ont quasiment mon âge.

-Croyez-nous, nous avons le même ressenti. On pensait avoir tout vu avec le passé de nos familles. On dirait bien que la vie nous offre encore d'autres surprises.

-Pourrions-nous vous revoir ? A Londres ou en Egypte ? Demanda Adèle.

-C'est même obligatoire. Vous êtes de la famille, et la famille, ça se rend visite. Affirma Elias.

La nouvelle famille se prit dans les bras avant que les trois adolescents repartent vers leur hôtel.

Une fois seule dans leur appartement, Célia alla directement dans sa chambre et alluma son ordinateur et son imprimante/scanner. Une fois que tout fut prêt, elle scanna une à une les photos qu'on leur avait temporairement confié. A chaque fois que le scanner termina une photo, Célia l'ouvrit afin de la regarder.

Sa mère arriva derrière elle et se mit à ses côtés. Elle passa son bras autour de sa fille pour la coller à elle et les deux regardèrent les photos arriver sur l'ordinateur. Célia ouvrit celle du mariage de sa sœur aînée.

-Maman, as-tu déjà vu Mila aussi…heureuse ?

Adèle sourit à la question de sa cadette.

-Jamais à ce point. Confirma la mère.

-Elle a tellement souffert, mais elle a tellement gagné en retour.

Adèle embrassa sa fille sur la tempe avant de se focaliser sur la photo du mariage. Comme elle l'avait dit à Mila, on ne fait pas d'enfant pour les garder. En tant que parents, on souhaite le bonheur de nos enfants et leur sécurité. Et là, elle voyait quelque chose que n'importe quel parent souhaite voir et elle sut qu'elle n'allait jamais regretter le fait d'avoir laissé sa fille se suicider pour les rejoindre dans le passé :

Sa fille rayonnait de bonheur.