Bonjour tout le monde ! Bon je tiens à vous prévenir que ce ne sera encore pas un chapitre joyeux, bien au contraire. On coule un peu plus chaque semaine. Ne m'en veuillez pas. Donc accrochez vos petits cœurs, ce chapitre ne va pas être simple.
Guest: FF est en effet bien embêtant en ce moment. J'espère que tu n'auras à attendre une semaine de plus pour lire la suite. Tout le monde fait ce qu'il peut pour B, malheureusement le Juge est en son bon droit du point de vue de la justice. Ed est terrorisé et il sait aussi ce que risque Bella s'il parle. Jas aura beau essayer, il n'obtiendra rien. Ce serait bien que quelqu'un parle de Roy, mais dans la situation je crois que Bella sait très bien que son père ne la croirait pas. B va avoir du mal à tenir le coup. Bisous !
Mc: oui bah il fallait bien que dark Vava fasse son retour et crois moi, elle ne compte pas rendre les armes tout de suite. Garde tes mouchoirs pour ce chapitre et le suivant, c'est préférable. Déménagement décalé légèrement, mais on y viendra. Je vais faire ce que je peux pour garder le rythme. Bisous !
Guest: excuse moi pour la tension que je laisse... mais ça va pas aller en s'arrangeant je tenais juste à te prévenir. Au cas où... Je t'accorde que c'est affreux, mais cette fic est sombre de base. Donc il fallait bien que j'arrive dans le côté dark du papa pour mieux comprendre l'attitude des enfants Masen. Bisous !
Hmp: tu vas pouvoir constater par toi même que tenir le coup dans les conditions de Bella n'est pas chose aisé. Mais je n'en dirai pas plus. Bisous !
Guest: merci à toi de suivre cette fic. Bisous !
Xyz: je ne sais pas qui frappera Lauren en premier pour la vidéo, mais ça risque de saigner. Quand au Juge salopart n'est pas encore le mot adéquate. Bisous!
Bonne lecture tout le monde.
1,2,3...1,2,3...1,2,3... Bella se le répétait inlassablement. Il fallait qu'elle se concentre sur quelque chose. Elle avait constamment les yeux fermés, ainsi elle ne voyait pas le noir. Oui c'était stupide, parce que le noir habitait ses paupières, mais rien n'avait de logique pour elle. Depuis combien d'heures, de jours était-elle enfermée ici ? Elle n'en savait rien. La brune ne savait qu'une chose, elle allait devenir folle. D'abord quand elle s'était réveillée, elle s'était prostrée dans un coin de cette minuscule cave. Ça sentait le moisi, l'odeur de sa propre sueur mélangée au sang lui retournèrent l'estomac et elle se mit à vomir. Elle ne savait même pas à quoi servait cet endroit à l'origine, Bella avait juste l'impression qu'il avait été crée pour réaliser tous ses pires cauchemars.
L'odeur devint infâme lorsqu'elle se retrouva obligée de faire ses besoins dans la même prison, n'y tenant plus. Elle essayait toujours de se mettre le plus loin possible de la puanteur. Combien de temps son père l'avait-il enfermé la fois avec Charlie ? Quatre jours si elle se souvenait bien. La soif vint bien avant la faim, celle-ci était même secondaire vu l'odeur. Mais la soif, elle, était une torture.
La douleur en était une autre, ses pieds la brûlait horriblement. Son père n'était repassé que peu de fois, mais c'était toujours pour lui asperger les pieds et les mains d'alcool pour désinfecter. Qu'elle hurle à la mort face à la brûlure semblait le ravir. Quand il passait, soit il ne disait rien, soit les insultes pleuvaient. Bella se sentait faible, sale, inutile. C'était probablement le but. Il s'échinait à la questionner à chaque fois, attendant qu'elle lui dise la vérité, mais rien ne sortait de sa bouche autre que des cris et des supplications.
La jeune femme ne savait jamais s'il venait de jour ou de nuit, pas un trait de lumière ne perçait, il venait avec une lampe qui brûlait la rétine de la brune à chaque fois. Ne pas savoir l'heure, la date, ne plus avoir d'emprise sur la réalité était en train de la détruire de l'intérieur. Pourquoi était-elle là ? Pourquoi se battait-elle inutilement ? Il suffisait juste qu'elle parle et peut-être, oui, peut-être la laisserait-il sortir. Elle ne serait plus entourée de ce trou noir qui l'avalait petit à petit, creusant encore plus de traumatisme qu'elle n'en avait déjà.
1,2,3... continua Bella en se cognant frénétiquement la tête contre le mur. Tout ceci n'était qu'un cauchemars, elle allait bientôt se réveiller. Revenir dans les bras de Paul, à moins que ça aussi elle l'ait rêvé. Une échappatoire à cette horreur. A la douleur, à ce sentiment de vide et de peur permanente. Que le diable l'emporte, elle avait déjà un pied en enfer. Dès qu'elle ouvrait les yeux, elle suffoquait de nouveau.
Bella entendit des bruits, mais ne réagit même pas, si cela se trouvait, c'était encore son imagination. Elle aurait probablement préféré. Car c'était son père. Il ouvrit la porte en grand, posa la lampe, même si pour une fois des rayons de soleil chatouillaient le sol derrière lui. Riley regarda sa fille de haut, avant de s'agenouiller. Elle avait le regard vide, sa tête cognait sur le mur avec régularité. Il y arrivait, doucement, mais sûrement. Ses défenses étaient en train de céder. Il n'échouerait pas à la remettre dans le droit chemin. Alors, connaissant ce jeu sur le bout des doigts, il attaqua la phase deux. Riley posa sa main entre le mur et la tête de sa fille, avec une tendresse qui ne lui ressemblait pas.
- Ne fais pas ça ma tendre enfant, tu vas finir par te faire mal, chuchota-t-il en lui caressant le visage.
Se faire mal ! Cela faillit faire réagir la brune. Elle n'en avait malheureusement pas la force.
- Tu sais je n'ai jamais voulu de tout ça, si seulement tu avais suivi mes conseils, rien de tout ceci ne serait arrivé. Tu mérites mieux que cela...
Bella finit par tourner son regard hanté vers lui, comme si un électrochoc venait de l'atteindre. Son père se montrait doux, tendre, rempli de compassion et d'amour. La brune était beaucoup de chose, mais elle n'était pas bête à ce point. Pour qui la prenait-il ? Elle le connaissait assez bien pour savoir que doux, tendre, compréhensif et aimant n'étaient pas des qualités qui le représentait. Voilà bien des heures qu'elle n'avait pas ressenti ce feu en elle. Il pouvait la torturer autant qu'il voulait, mais pas tentait de lui faire croire à sa miséricorde. Le Juge aurait clairement mieux fait de ne pas jouer à ce jeu là.
- Je ne suis pas Edward, lança-t-elle avec une voix éraillée venue d'outre tombe. Une caresse et un semblant de sollicitude ne me feront pas oublier qu'au fond vous êtes un monstre manipulateur et sans cœur.
La brune ne savait même pas où elle trouvait le courage pour dire ça. Mais vu son taux d'épuisement et de douleur, qu'importait, un peu plus ou un peu moins, elle aurait au moins la satisfaction de l'avoir égratigné légèrement dans son orgueil. Il ne la laisserait plus jamais sortir d'ici, c'était l'impression qu'elle avait. Bella voulait lui faire mal, l'étrangler avec sa cravate serait une riche idée, si seulement elle avait pu en être capable...
La main du Juge se retira aussitôt comme si elle avait été brûlée. Elle résistait encore ! Comment allait-il s'y prendre ? De la seule manière qu'il connaissait. Il attrapa son menton avec force et la fusilla du regard.
- Oh non ! Tu n'es pas ton frère en effet. Lui au moins il aurait comprit depuis longtemps qu'il ne servait à rien de me répondre et de m'insulter. Que crois-tu, que c'est cette attitude qui va t'aider à t'en sortir ? Je veux des aveux et de la repentance Isabella.
- Non vous voulez du pouvoir et savoir ce qui a bien pu échapper à votre contrôle, ajouta-t-elle en ne le regardant même plus.
Elle se sentait tellement lasse et vide. Qu'il en finisse, c'était tout ce qu'elle voulait. Qu'il la laisse seule avec sa puanteur, sa douleur et ce noir insupportable, c'était toujours moins douloureux que de le voir lui.
- Échapper à mon contrôle ! enragea-t-il aussitôt en la rejetant contre le mur. Rien ne m'échappe, tu devrais le savoir pourtant. Tu crois vraiment que j'ai besoin de ces informations ? Bien sûr que non, je les ai déjà. Mais je veux que tu me les dises, je veux que tu te confesses de tes péchés.
Il sortit de la pièce et Bella se prépara déjà à recompter, plus rien ne servait de crier, son père n'en avait rien à faire. Mais à la place, le Juge revint avec une boite qu'il jeta devant lui.
- Que comptais-tu faire avec cet argent ? Partir peut-être. Ne me fais pas rire Isabella. Comme ci tu en étais capable. Tu pourrais toujours fuguer un temps, mais je te retrouverai et ça te le sais. De plus, je trouverais un moyen pour que jamais plus tu ne partes, tu peux compter sur moi. Tu n'es rien, je te le répète.
A force de se l'entendre dire, Bella finissait par y croire. A quoi servait-elle ? A quoi bon cette vie ? Le Juge sortit une bouteille d'eau devant elle et ce fut trop pour la brune. Sa gorge était comme un dessert, ses lèvres pâteuses ne demandaient que cette délivrance. Ses résistances commencèrent à céder. A quoi bon continuer à se battre, il savait déjà tout. Elle pouvait bien lui dire la vérité, il semblait déjà la connaître.
- Ça va être simple Isabella, une bonne réponse, une gorgée d'eau, marchanda-t-il avec satisfaction en voyant son regard bloqué sur la bouteille. Rien de mieux pour délier la langue. Et si vraiment tu es sage et disciplinée, la nourriture ne tardera pas à venir.
Bella reposa sa tête contre le mur. La gentillesse n'avait pas marché en revanche elle sentait que le chantage avait plus d'emprise sur elle. La brune mourrait littéralement de soif. Elle le savait assez sadique pour repartir avec la bouteille d'eau. Sentant la honte montait en elle, les larmes coulèrent. Il réussissait petit à petit. Tous l'avaient cru plus forte que ça, mais ce n'était pas la cas.
- As-tu embrassé Paul Lahotte plus d'une fois après ça ? demanda le Juge en serrant les dents.
Il fallu un instant, celui où l'instinct de survie de la jeune femme prit le pas sur son entêtement.
- Oui, répondit-elle mollement en ne supportant plus elle même.
Même si le Juge n'apprécia pas du tout la réponse, il prit le partie de tenir sa promesse et lui tendit la bouteille d'eau pour une gorgée. Sa tactique semblait enfin porter ses fruits. Bella se jeta dessus avec désespoir, sentant sa gorge se serrer à chaque goutte.
- Était-ce déjà le cas quand j'étais ici ? demanda-t-il en lui retirant.
- Non, avoua-t-elle les lèvres tremblantes.
- Tu as donc dérivé lors de mon absence, sous l'influence de cette petite ordure...
- Paul ne m'a obligé à rien, intervint-elle amorphe sans même regarder son père.
- Comme tu voudras. Lui as-tu parlé de nous et plus précisément de moi ?
- Oui.
Riley lui jeta presque la bouteille d'eau. Il essayait tant bien que mal de contenir sa rage. Elle parlait enfin, il ne fallait pas qu'il explose, sinon sa fille se refermerait.
- Mais si je lui demande de se taire il le fera, ajouta-t-elle en cherchant à protéger son petit ami.
Il ne lui restait plus grand chose, plus beaucoup d'honneur, mais ça, elle ne céderait pas. Son père ne détruirait pas Paul comme il l'avait fait avec Charlie. Elle l'aimait trop pour ça. Elle sacrifierait tout pour lui.
- Il n'a pas l'air du genre à se taire, soupira le Juge mécontent. C'est un Quileute, quand il mort, il lâche rarement sa prise. Sauf si la prise n'est plus à son goût.
Bella comprit seul que Paul avait dû débarquer chez elle. Il ne l'avait pas abandonné, il lui avait promis. Mais il ne l'avait pas trouvé.
- Tu avais prévu de rester chez lui dès que tu as apprit que je serai absent ? continua-t-il son interrogatoire.
- Non, je comptais rester à la maison, comme toujours quand mère part, avoua-t-elle doucement.
Il était hors de question qu'elle chute seule. Cette bonne femme n'était pas venue la libérer, elle n'avait pas prit de ses nouvelles une seule fois, pourquoi Bella la protégerait-elle ?
- Alors qui a eu cette idée ? lança le Juge avec intérêt.
Les yeux de la brune se posèrent à nouveau sur son père. Elle le connaissait par cœur, ses expressions, ses gestes, son ton. Il savait déjà qui, il cherchait juste à tester si elle mentait ou non. Après réflexion, il avait déjà eu son téléphone en main et Bella ne savait pas à quel point Lauren avait pu ouvrir la bouche. Elle n'était pas là à ce moment là, mais d'autre avait vu ce qui s'était passé au lycée. Lui au moins ne risquait rien, il lui avait dit, il pouvait se protéger seul.
- Jasper, admit-elle à contre cœur.
- Je vois. On m'a dit que tu avais changé de groupe d'amis et que tu t'étais disputée avec Rosalie.
- Elle cherchait juste à me protéger de Paul...
- Enfin une qui a de l'esprit, cracha le Juge. Tu aurais mieux fait de l'écouter ! Qui étais l'homme avec toi l'autre soir ?
Bella se mit à réfléchir à la réponse la plus diplomatique sans avoir à annoncer le nom de Jared. La brune ne voulait pas qu'il ait d'autre problème avec la justice.
- Un ami de Paul qui m'accompagnait, il ne savait pas vraiment qu'on venait ici. Je ne le connais pas beaucoup, mais comme Paul ne pouvait pas venir et qu'il n'aime pas que je sois seule de nuit, il lui a demandé de l'aide.
- Et ton frère là dedans ? Il était au courant, ça c'est sûr, mais pourquoi ne m'a-t-il rien dit ?
Il n'y avait pas grand monde que la brune réussissait encore à protéger, mais Edward en faisait parti.
- Il ne savait pratiquement rien, je l'ai menacé de mentir pour que tout lui retombe sur le dos s'il ne se taisait pas.
Le juge continua ainsi, à l'interroger et Bella lui répondit à bout de force. A quoi bon résister ? Néanmoins, dès que cela concernait les gens qu'elle aimait, la brune cherchait toujours à minimiser les choses ou à dériver la conversation. Riley finit par lui laisser la bouteille d'eau, voyant qu'elle était enfin disposée à parler. Il lui tendit même de la nourriture, juste assez pour la tenir en vie, mais pas suffisamment pour endiguer sa faim.
- Dernière question pour aujourd'hui et c'est la plus importante, donc ne t'avise pas de me mentir. As-tu eu des relations intimes avec ce sale Quileute ?
Bella vit bien à quel point cette question lui arrachait la bouche. Elle imagina aussitôt ce que risquait Paul si elle répondait la vérité. Son père le détruirait. Purement et simplement. Il fallait que ce mensonge soit le plus crédible de tout ceux qu'elle avait proféré. Il en dépendait de l'avenir de l'homme qu'elle aimait.
- Non, jamais, répondit-elle avec le plus de sincérité qu'elle pouvait. Nous étions séparés chez les Lahotte, Rachel y veillait.
Le Juge la scruta avec attention, cherchant à détecter si elle mentait ou pas. Il n'avait pas la réponse à cette question et il était obligé de la croire. Bella ne semblait pas mentir. Riley avait malgré tout un doute, elle lui avait déjà tellement menti depuis son retour. Pourtant il la crut enfin, parce qu'elle avait des années d'éducation derrière elle qui avait dû travailler sur ce genre de décision. Sa fille savait très bien ce qu'elle risquait si elle perdait sa virginité.
- De toute façon, Riley m'a certifié qu'il te prendrait comme épouse, pure ou non, lança le Juge en récupérant la bouteille d'eau.
Les yeux de Bella s'animèrent aussitôt. Cet enfoiré ne ratait jamais une occasion de se taire. Bien sûr qu'il lui avait dit ça, Royce savait très bien qu'elle était capable de tout avec Paul, parce qu'elle lui faisait confiance. Se redressant légèrement, elle s'approcha de son père et lui chuchota ce qu'elle avait sur le cœur.
- Punissez moi jusqu'à ma mort s'il le faut, mais je ne l'épouserai pas ! Vous pouvez m'obliger à bien des choses, mais pas à dire oui devant un prêtre.
Ces paroles, elle ne savait plus qui lui avait dit, mais elles étaient vraies. Le Juge se mit à rire. Il fit demi-tour laissant la porte grande ouverte. L'espoir revint en Bella en un éclair, elle tenta de rassembler le peu de force qu'il lui restait et s'élança sur la sortie. Oubliant ses pieds, ses muscles endolories, elle crut un instant à la liberté. Quelle erreur ! Alors qu'elle allait passer le battant un grand jet d'eau la jeta puissamment contre le sol.
- Il était temps de nettoyer tout ça, l'odeur est pestilentielle, cracha le Juge en utilisant le tuyau d'arrosage pour laver la salle ainsi que sa fille au sol. Tu céderas Isabella, parce que tu n'auras pas d'autre choix. Tu diras non seulement oui devant le prêtre, mais tu seras une bonne épouse avec une carrière étincelante. Royce sera ton mari et il te donnera des enfants. Parce que tu n'as pas d'autre rôle à jouer dans ce monde ! Tout comme ta mère !
Il arrosa encore un peu la salle et la laissa dans le noir une fois de plus. Alors par dessus tout le reste, vint s'ajouter le froid. C'était à ce moment précis que Bella comprit qu'elle n'était pas de taille. Elle pouvait bien se débattre autant qu'elle voulait, personne ne la sortirait de là. Pas avant qu'il ai trouvé le moyen de la briser. Il était doué pour ça. La brune frappa le sol mouillé, perdant espoir à chaque minute passée dans cette cave. Même penser à la Push, à ses amis et surtout à Paul ne l'aidèrent pas à rester saine d'esprit. Elle en avait plus qu'assez. Sa résistance, ce courage qu'elle pensait pas avoir en elle s'éteignait au fur et à mesure. Son père reviendrait et elle n'aurait plus la même ferveur, la même façon de répondre. Parce qu'elle s'étiolait de plus en plus. Rien n'avait de sens, rien. 1,2,3...
Paul ne savait plus quoi faire. Il ne l'avait trouvé nul part et personne n'avait de ses nouvelles. Il devenait fou. Le Quileute avait scruté le Juge des bois, cherchant à savoir s'il allait quelque part. Mais à part le voir partir vers la petite chapelle, Paul n'avait rien vu de plus. Alors une nuit, il avait attendu que tout le monde dorme et avait escaladé le portail. Il allait la fouiller cette putain de chapelle, de fond en comble, si Bella était à l'intérieur, il la trouverait ! Le Quileute rentra à l'intérieur et fut déçu aussitôt. Il n'y avait pratiquement rien là dedans. Si ce n'était une autre porte rouillée qui donnait dans une dépendance pleine d'outil de jardin et vers l'extérieur. C'était impossible ! Elle devait bien être quelque part. Paul se mordit le poing en se retenant de hurler de frustration. Il lui avait promit de la protéger et il échouait lamentablement. Voilà bientôt une semaine qu'elle avait disparu et il avait peur de l'état dans lequel il allait la récupérer. Encore fallait-il qu'il la récupère.
Il avait appelé Jasper, pour qu'il fasse parler Edward. Il n'y avait que lui qui pouvait réussir. Seulement, selon les dires du blond, son colocataire était devenu un vrai zombie. Il avait même faillit lever la main contre lui. Selon les termes de Jasper il était « irrationnel ». Quelque chose s'était passée et Paul lui avait avoué tout ce qu'il savait. Même avec ces informations le futur psy n'avait rien obtenu de plus. Selon lui, Riley avait menacé Edward. Connaissant sa trouille légendaire de son père, ça n'avait rien de glorieux. Ce sale con était une chiffe molle selon Paul. Jasper avait promis de faire appel à sa mère pour avoir de l'aide. Charlie n'avait rien obtenu de plus. Il avait bien cherché à l'aéroport si Bella avait été enregistré, mais rien. « Ça vous étonne ! » avait lâché Paul fou de rage. Bien sûr que le Juge mentait. Il n'avait pas besoin de preuve pour le savoir.
Paul était éreinté. Quand il ne travaillait pas, il cherchait Bella et même au travail, il ne faisait que penser à elle. Le Quileute avec l'impression de l'avoir déjà perdu. De l'avoir abandonner. Et la voix de sa grand-mère ne cessait de venir titiller sa culpabilité. Rachel avait demandé à Charlie s'ils pouvaient faire quelque chose, malheureusement sans preuve, il n'avait aucun pouvoir. Et Edward qui faisait la carpe !
- Alors ? lui demanda Jared dans la voiture.
Son cousin venait d'escalader à nouveau le portail. Il fit non de la tête sans desserrer les dents. Il y avait crut, pourtant rien... pas de Bella.
- Je suis vraiment désolé...
- C'est bon on en a déjà parlé, grogna Paul pas d'humeur. Ce n'est pas de ta faute. Qu'est-ce qu'elle a été le suivre aussi, au lieu de prendre ses jambes à son cou !
- Elle était morte de peur, tenta de la défendre Jared le cœur serré.
- Je le sais ça ! cria le Quileute à bout de patience. Je veux juste la trouver ! Bordel elle est où ? Il lui fait quoi depuis une semaine ?
- Calme toi...
- Non ! hurla Paul en s'arrachant les cheveux. Je peux pas me calmer quand je sais qu'elle n'est pas loin et que ce psychopathe est en train d'aspirer tout ce qu'elle est. Je le sens là !
Il posa son poing serré sur son cœur, essayant de faire comprendre à son cousin l'angoisse qui le tenaillait. Paul sentit sa gorge se serrer, sa poitrine également.
- Elle ne va pas bien. Je le sens, je sais c'est débile de dire un truc comme ça, mais je te jure que je le sens, j'ai cette sensation...
Jared posa sa main sur le cou de son cousin et l'attira à lui. Il posa son front au sien, connectant leur regard.
- Ce n'est pas débile, trancha Jared compréhensif. Elle va revenir. Garde espoir. Si dans une semaine, elle n'est pas au lycée, alors Charlie défoncera lui même la porte du Juge et appellera les services sociaux.
- Mais est-ce qu'elle va vraiment revenir ?
- Je viens de te dire...
- Est-ce que c'est vraiment elle qui va revenir ou son fantôme, tenta-t-il de lui expliquer ses pensées. J'ai peur de ne plus la retrouver. Ça fait des mois que j'apprends à la connaître. J'aime tout chez elle, si ce n'est cette propension à faire passer les autres avant elle. Mais je me souviens très bien de la Bella que j'ai rencontré au tout début et je ne veux plus jamais la voir.
Jared ne savait plus quoi lui dire pour le rassurer. Il avait bien vu la réaction des Lahotte, aucun des deux n'étaient serein face à cette histoire. Ils avaient vraiment peur pour Bella. Rachel était d'une humeur de chien et accusait Charlie d'être un lâche. Seulement le flic lui avait sorti un dossier, celui qu'il avait monté des années auparavant, avec toutes ses demandes aux services sociaux. Systématiquement, elles avaient été rejetées. Soit personne ne voulait s'en prendre à un juge aussi respecté que Riley, soit il connaissait quelqu'un là bas qui étouffait l'affaire à chaque fois.
- Quoiqu'il arrive, il faut qu'elle s'en aille de chez elle, lui conseilla Jared en démarrant la voiture.
- Le Juge a enfermé ses papiers dans son coffre fort, il ne lui laisse que son permis. Elle ne peut même pas disparaître à sa guise, parce qu'avec ce nom, il la retrouverait n'importe où, soupira Paul en baissant le regard. Peut-être que si elle changeait d'identité...
- Des faux papiers ça coûte cher et ce n'est pas légal, intervint son cousin ne souhaitant pas qu'il s'embarque sur ce chemin là. Il y a un autre moyen de faire. Mais ce serait plus simple et juste de réussir à faire tomber le Juge pour ses fautes.
- Facile à dire. Je n'ai pas l'impression de réussir à l'atteindre ne serait-ce qu'un petit peu.
- Laisse faire Jasper, il a plus de moyen que nous, conseilla-t-il en s'engageant sur la route.
- Il m'a certifié que ce n'était pas Edward qui nous avait balancé et si c'était Royce, il s'en serait déjà vanté. Seulement je ne vois pas très bien qui ça peut être d'autre.
- Bella le sait peut-être, quand elle reviendra dans une semaine, elle nous le dira.
- Demain c'est son anniversaire, lança Paul la gorge serrée. On lui avait prévu une super fête, avec plein de légende Quileute qu'elle adore. J'ai passé une semaine à lui faire un collier avec l'aide de ma mère. Elle a faillit se tirer une balle parce que je suis une catastrophe dans sa boutique. Elle m'a demandé 20 fois si je ne voulais pas qu'elle le fasse à ma place. Mais je voulais faire quelque chose de mes mains pour Bella. Et là, je ne vais même pas lui offrir. Parce que j'ignore où il la cache. Demain je vais chez Edward, en face, il va bien être obligé de me dire où est sa sœur.
- Tu sais très bien que ça va mal finir si tu fais ça, ce n'est pas pour rien que ce Jasper t'a conseillé de rester loin d'Edward. Il a dit qu'il réussirait à le faire parler, fais lui confiance.
- Non, j'ai assez fait confiance à tout le monde. Je veux savoir où est Bella !
Jared laissa tomber, il savait très bien dans quel état était son cousin. Rien ne servait qu'il insiste. Il devrait s'estimer heureux que Paul n'ai pas menacé le Juge physiquement. Il ne pouvait pas en dire autant du fameux Edward. Si Paul lui mettait la main dessus, le jeune Masen ferait mieux de courir.
La tête de Jasper quand il vit Paul devant sa porte le lendemain n'avait pas de prix. Jared n'avait pas voulu le laisser y aller seul. Il avait demandé son après midi au travail, mais il préférait éviter une nouvelle catastrophe.
- Qu'est-ce que tu fais là ? Comment tu as eu mon adresse ? s'étonna Jasper sur le cul.
- Alice, répondit Paul en le bousculant pour entrer.
- Ça m'explique pas comment « elle » l'a eu, continua Jasper en plissant les yeux.
- J'en sais rien et je m'en fou, où est l'autre abruti, qu'il me dise en face qu'il ne sait pas où est sa sœur...
- Calme toi Paul, ça ne sert à rien, soupira Jasper en faisant entrer l'inconnu et en fermant la porte derrière lui. Enchanté, je suppose ?
- Jared, monsieur Jaz', s'amusa-t-il en lui tendant la main.
- Ah le cousin qui veut frotter le dos de Bella, lança Jasper avec un sourire mauvais en lui serrant la main.
- Pardon ! cracha Paul en fronçant les sourcils.
Les deux lui firent signe de s'occuper de ses oignons, ce qui fit grincer encore plus des dents le Quileute. Il n'avait pas que ça à faire. Paul commença donc à entrer plus en profondeur dans l'appartement et à chercher Edward.
- Ça ne sert à rien il n'est pas là, soupira Jasper en levant les yeux au ciel. Figure toi qu'on s'est engueulé hier, qu'il est parti et il n'a pas remis un pied à l'appartement. Je ne le reconnais pas depuis une semaine.
- Pauvre petit chou, cracha Paul avec mauvaiseté. Il veut un mouchoir ?
Jasper prit sur lui pour garder son calme, il commençait à connaître Paul maintenant et au jeu de celui qui hurlerait le plus fort, il allait perdre lamentablement. Alors il respira un bon coup et se lança.
- Tu as tendance à oublier que Bella et Edward sont dans la même galère...
- Ouais bah y'en a un des deux qui est censé être un homme ! cria Paul furieux.
- Tu as la chance d'avoir une mère aimante et des amis qui se couperaient un bras pour toi ! s'énerva à son tour Jasper n'ayant pas tenu longtemps. Ce n'est pas le cas d'Edward ! Il fait comme il peut, avec le peu qu'il connaît en matière de sentiment. Il n'a personne !
- Si ! hurla le Quileute les poings serrés. Il a Bella ! Et c'est la seule personne qui devrait compter à ses yeux ! Parce que si lui ne sait pas où il en est dans ses sentiments, moi je suis certain que si la situation était inversée, Bella n'aurait pas hésité une seule seconde à aller secourir son frère ! Elle l'aime et je ne comprend vraiment pas pourquoi !
Paul s'en alla en claquant la porte de l'appartement derrière lui, laissant Jared et Jasper seuls.
- Pourquoi j'ai voulu devenir psy déjà ? balança le blond en faisant la moue.
- Je vais lui parler, même si je doute de réussir à le calmer tant qu'il n'aura pas revu Bella. Comment ça se passe de ton côté ?
- Ma mère se renseigne et j'ai demandé à mon oncle de passer me voir pour lui parler un peu du cas du frère et de la sœur. Il est médecin à l'hôpital et son meilleur ami est un des psy les plus réputés du pays, avec eux, ma demande aux services sociaux aura certainement plus de poids. Selon ma mère, le Juge a tout de même pas mal de soutien. En dehors de son métier, il gère sa fortune immobilière et autre d'une main de fer. Il connaît énormément de monde et personne n'a envie de se frotter à lui.
- Sauf toi, se marra Jared en souriant en biais.
- Je ne suis pas du genre à abandonner quand je vois des personnes aussi belles se faire détruire par un pervers. De mon point de vue, le Juge aurait bien besoin de consulter lui aussi. Mais je sais aussi qu'attaquer trop tôt ne les aidera pas. Si c'est pour que le Juge étouffe toute l'affaire avec ses relations...
- Et agir trop tard, tu y as pensé ? le coupa Jared cash. Parce que c'est ce qui rend Paul aussi insupportable. Réfléchis-y.
Ils se quittèrent sur ses paroles. Jared n'avait pas envie de prolonger plus longtemps cette rencontre. Paul allait finir par exploser. Leah également ceci dit en passant. La brune était devenue une vraie furie. Elle aussi avait été frapper chez les Masen et personne ne lui avait répondu. Elle avait regardé par les fenêtres si elle ne voyait rien, mais le Juge avait vite mit un terme à son voyeurisme. La menaçant de police, comme bien souvent. Ce à quoi elle lui avait répondu que Bella ne risquait pas de faire ses devoirs si elle n'avait pas ses cours, que ce serait bien d'y penser. Riley avait donc exigé qu'elle lui rapporte dans les plus brefs délais, ce sur quoi Leah lui avait répondu qu'elle n'était pas sa bonniche qu'il n'avait qu'à venir les chercher lui même. Le Juge l'avait raccompagné jusqu'au portail et l'avait fermé derrière elle. Leah était déjà en train de réfléchir à brûler cette baraque en représailles.
Edward, quant à lui, après avoir passé l'une des pires semaines de sa vie, ne ressemblait plus qu'à un fantôme. Il ne dormait pas, ne mangeait pratiquement pas non plus, la culpabilité et l'angoisse le rongeait de l'intérieur. La peur de son père mais aussi de ce que Bella devait subir. Quand il était arrivé chez ses parents, son père l'attendait de pied ferme. Il lui avait jeté un regard assassin avec un sourire méprisant. Sa phrase suivante l'avait glacé sur place.
- Alors Edward, on se laisse menacer par sa petite sœur ? Quel genre de pleutre es-tu pour réussir à subir le chantage de cette petite peste. Elle m'a dit que tu ne savais pratiquement rien, mais que le peu que tu savais elle te l'avait fait taire. Si ce n'est pas malheureux de se faire maîtriser ainsi par une femme, plus jeune en plus. Prend toi en main fils, parce que tu n'arriveras jamais à diriger une famille sinon.
Edward n'en croyait pas ses oreilles, il s'était attendu à une correction en bonne et due forme et il avait juste le droit à un sermon. Qu'est-ce que Bella avait encore dit pour le protéger bon sang ? Ne pouvait-elle pas penser à elle pour une fois ? Le jeune homme se contenta alors d'en dire peu, pour ne pas sortir des lignes. Il n'avait aucune idée de ce qu'elle avait avoué ou non. Edward ne savait plus quoi faire, son père semblait à la fois sûr de lui en sa présence, mais quand son fils le scrutait des escaliers, il voyait bien son agacement et son impatience. Bella semblait lui donner du fil à retordre et plus elle allait s'entêter, plus Riley allait devenir violent. Il avait refusé que son fils reparte à l'université tout de suite, lui aussi était en vacances, il allait rester ici. Loin de Jasper pour une fois. En arrivant, le Juge lui avait confisqué ses clefs de voiture, ainsi que son téléphone portable. Le coupant à nouveau de l'extérieur. Alors il déambulait dans la maison, fusillant sa mère du regard dès qu'il la croisait et s'inquiétant à chaque fois que son père disparaissait.
A un moment, le Juge prit sa voiture avec précipitation et Edward le vit partir. Sa mère en fit de même peu de temps plus tard pour certainement remplir le frigo. Il lui fallut plusieurs minutes pour se convaincre d'agir. Il ne pouvait pas rester plus longtemps les bras croisés et il n'aurait pas de seconde chance. S'élançant vers la salle de bain, il prit une boite de premier secours, puis couru vers le bas, il se jeta sur la boite à clef, priant pour qu'elle soit là. En effet, la grosse clef était contre toute attente bien là. Alors il se dirigea derrière la chapelle à toute vitesse, ouvrit toutes les portes à la hâte et se boucha le nez en débarquant dans la pièce minuscule où sa sœur était séquestrée. Son cœur s'arrêta de battre en la voyant au sol, blanche comme une morte et en boule. Oubliant l'odeur, il s'élança vers elle, Edward avait besoin d'être certain qu'elle était vivante, parce qu'à voir son état, il n'en était pas tout à fait certain.
- Bordel Bella, se mit-il à pleurer en essayant de la réveiller.
Mais elle restait inerte, épuisée. Il tomba alors sur ses pieds et grimaça. Prenant le nécessaire de premier soin, il se mit au boulot. Lui bandant avec douceur sa peau meurtrie en cours de cicatrisation. Sa sœur ne réagit même pas, ce qui l'inquiéta encore plus. Pourtant quand il se retourna, il vit bien ses yeux ouverts. Vide.
- Hé ! Salut toi, chuchota-t-il les lèvres tremblantes et les yeux imbibés de larmes. Bella ? Tu m'entends ?
Mais elle ne lui répondit pas. La brune n'était plus rien d'autre qu'un corps étendu sur le sol, ayant perdu le peu de vie qu'il lui restait. Que faisait-il là ?
- Il faut sortir d'ici petite sœur, allez lève toi, conseilla-t-il en tentant de la redresser.
La douceur qu'il mettait dans ses gestes, lui si violent habituellement, ramenèrent Bella dans l'horreur de cette pièce. Elle n'avait pas envie d'être ici. Elle n'avait plus envie de rien. Pourquoi son frère était ici ? Si gentil avec elle ? Qui était cet homme, certainement pas Edward. Lui n'aurait jamais eu le courage de rentrer dans cette pièce. N'est-ce pas ? Et pourtant, c'était bel et bien lui. Pourquoi prenait-il le risque de l'aider ?
- Tu ne devrais pas être là, marmonna-t-elle en sentant l'inquiétude la reprendre.
- Toi non plus, cracha-t-il en s'agenouillant et en la soulevant dans ses bras comme une mariée. Il faut qu'on se barre d'ici...
- Comment es-tu entré ? demanda-t-elle en revenant doucement d'entre les morts.
- Il a laissé la clef dans l'entrée et ils sont partis tous les deux, j'ai sauté sur l'occasion, il faut que je te sorte de là...
- Oh putain, jura-t-elle en fermant les yeux à bout de force. T'es vraiment trop con des fois. C'est un piège !
- Quoi ? Non, je ..., paniqua Edward en renforçant sa prise sur elle.
- Bien sûr que c'est un piège et toi tu es tombé dedans à pied joint.
Edward voulu la contredire à nouveau, mais ne le put pas, car alors son père apparut devant la porte grande ouverte, un sourire de démon collé au visage.
- Je vais réellement finir par croire que c'est elle qui a hérité de mon intelligence. Maintenant je sais à quoi m'en tenir. Pose là à terre Edward. Sa punition n'est pas fini, la tienne en revanche ne fait que commencer.
Le jeune homme recula, sa sœur dans les bras. Pouvait-il le bousculer et partir en courant ? Il n'irait pas bien loin sans voiture et Bella ne pourrait pas courir dans son état. Puis tout son courage disparu instantanément quand il vit son père retirer sa ceinture.
- J'ai dit pose là, maintenant ! ordonna le Juge froidement.
Voyant la non réaction de son fils, Riley s'avança et frappa violemment Edward dans le dos le faisant hurler. Bella tomba lourdement au sol quand son frère la lâcha au vol. Le Juge attrapa son fils par le cou et se délecta de sa peur. Il avait sa réponse maintenant, Bella avait protégé son frère. Par amour pour lui. Cet amour allait être sa perte. Parce que c'était ça, précisément, qui allait la briser, Riley en avait la certitude.
Oui je sais, je ne fais pas dans la dentelle, le chapitre suivant va aussi être compliqué, mais la roue tournera probablement un jour, espérons le. Bisous !
