Hello ! Voici donc le 56e chapitre ! Le récit de la deuxième année ! J'espère qu'il vous plaira !
Je remercie encore et toujours tous ceux et toutes celles qui lisent, suivent, mettent mon histoire en favoris et/ou me laissent des reviews ! Il n'y a pas plus encourageant ! C'est génial, merci beaucoup !
Du coup, réponses aux reviews :
Petite-Licorne-Arc-en-Ciel : Hello ! Merci pour ta review ! Effectivement, certains vont devoir faire face aux conséquences de leurs actes ! Mais de rien mais ceux sont les deux plus longs, les prochains sont de nouveau nettement plus courts. Voici donc la suite, j'espère qu'elle te plaira ! Bonne lecture !
Gryffondor : Hello ! Merci pour ta review ! Merci beaucoup ! Oui, je n'avais pas prévu, au départ, de faire une confrontation Maraudeurs/Dumbledore mais je vais sûrement la faire même si ce ne sera pas tout de suite. Pour leur réaction sur la 2e année, c'est dans ce chapitre ! Oui c'est clair, en même temps, on peut dire ça de chacune de leur année à Poudlard. Mais le voilà le prochain chapitre ! J'espère qu'il te plaira ! Bonne lecture !
Misatelle : Hello ! Merci pour ta review ! Merci beaucoup ! Oh oui, Dumby va avoir pas mal de comptes à rendre ! Je n'avais pas prévu d'écrire la confrontation mais je pense que je vais le faire finalement. J'espère que ce nouveau chapitre te plaira ! Bonne lecture !
Snoopgol : Hello ! Merci pour ta review ! Merci beaucoup ! J'ai bien réussi mon chapitre alors ! Ah mais voici le suivant ! J'espère qu'il te plaira ! Bonne lecture !
Miss MPREG : Hello ! Merci pour ta review ! Oui effectivement, ce n'est pas une année de tout repos ! La rencontre entre Hermione et Firenze est très rapide et je ne me suis pas attardée dessus, elle se passe dans le chapitre 12 : une licorne assassinée. Firenze dit à Hermione : 'Enfant du Gryffon, tu es liée à deux constellations. Cherche parmi les étoiles et tu trouveras les réponses à tes questions'. Mais c'est un tout petit passage. Alors les maraudeurs seront enragés c'est sûr mais ils ne vont pas foncer tête baissée. Je n'avais pas prévu d'écrire une confrontation Maraudeurs/Dumbledore mais je pense que je vais le faire finalement. Et si, si j'écris effectivement une confrontation, Mcgonagall va se voir réprimander aussi. Tu as de bonnes idées pour la confrontation ! Peut-être que je m'en inspirerais. J'espère que ce nouveau chapitre te plaira ! Bonne lecture !
Mikansakura37 : Hello ! Merci pour ta review ! Je prends en compte ton vote ! J'espère que ce nouveau chapitre te plaira ! Bonne lecture !
Henrismh : Hello ! Merci pour ta review ! Alors oui, Ron est bien comme tu dis. Pourquoi l'ai-je fait comme ça : déjà, je n'ai jamais supporté le couple Ron-Hermione, je trouve qu'il était trop cliché, un trio, l'un des garçons est déjà pris donc la fille se met avec l'autre... Non, je déteste ce couple. Ensuite parce que la jalousie de Ron ressort à plusieurs moment, 1ère, 4ème et 7ème année mais on le voit dans son personnage qu'il est envieux de ce qu'ont les autres et qu'il n'a pas. Je me suis appuyée sur ça pour en faire un personnage pas franchement sympa. Ron a aussi beaucoup de préjudices sur les mages noirs, les serpentards et tout ce qui est attrait à la magie noire. Au lieu de prendre le meilleur du personnage, j'ai pris le pire. Il me fallait quelqu'un qui créerait une faille dans le trio et comme Hermione est mon héroïne et Harry au centre de pas mal de chose, ça ne pouvait être que Ron. MERCI beaucoup ! J'espère que celui-là te plaira tout autant ! Bonne lecture !
Esperenza : Hello ! Merci pour ta review ! Merci beaucoup ! Voici donc le nouveau chapitre, j'espère qu'il te plaira ! Bonne lecture !
Résultat du sondage :
Harry : Blaise Zabini, Olivia Fawley, Daphné Greengrass (proposée 5 fois), Luna Lovegood (proposée 11 fois)
Hermione : Daphné Greengrass, Isla Shafiq, Fred Weasley (proposé 4 fois), Théodore Nott (proposé 8 fois), Nathan Fawley (proposé 6 fois)
Le sondage ne reste ouvert que jusqu'à la 4e année ! Pour les derniers votes, c'est maintenant ou jamais ! (la 4e année commencera aux chapitres 64-65)
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Chapitre 56 : Le récit, deuxième partie !
La pause terminée, tout le monde retourna au salon. Hermione se rassit sur le canapé du milieu, Harry à sa gauche et Sirius à sa droite, Remus était à la
gauche de Harry. Sirius demanda :
« Est-ce que la deuxième année est semblable à la première ou est-ce qu'il y a moins de situation où vous vous retrouvez en danger de mort ?
Hermione se mordit la lèvre et répondit :
- En ce qui me concerne il y en a moins mais…
- Oh non, il y en a autant mais Hermione n'était pas là pour la majorité d'entre elles.
Remus arqua un sourcil et demanda :
- Pourquoi cela princesse ? Vous vous étiez disputés ?
- Non… c'est compliqué… ça sera expliqué dans l'année de toute façon. On commence par quoi ?
- Vos vacances ! Je veux savoir comment mon filleul et ma fille ont passé leur premières vacances d'été après Poudlard !
Harry grimaça et commença :
- Bon, les Dursley étaient aussi amicaux que d'habitude. Le 31 juillet, ils recevaient le patron de mon oncle à la maison et Vernon avait l'intention de décrocher un contrat commercial ou quelque chose comme ça. Bref, j'ai passé la soirée enfermé dans ma chambre. Mais bon… disons que j'ai pas vraiment passé la soirée seul.
Le plus jeune de la famille secoua la tête, comme exaspéré par le souvenir :
- Quand je suis remonté dans ma chambre, il y avait un elfe de maison sur le lit. Enfin, je ne savais pas encore que c'était un elfe de maison à l'époque. Je ne savais même pas que ce genre de créature existait, sans vouloir être offensant. Enfin bref, il s'est présenté comme étant Dobby, l'elfe de maison et il était venu pour m'avertir.
Sirius l'interrompit en fronçant les sourcils :
- Dobby ? L'elfe des Malfoy ?
Harry leva des yeux surpris vers son parrain :
- Tu le connais ?
- Dobby est un elfe de ma famille à l'origine. Il a été offert à Narcissa pour son mariage avec Lucius. Qu'est-ce qu'il voulait ?
- Il voulait m'avertir d'un danger à Poudlard pour ma deuxième année. Quand je lui ai dit que je devais retourner à Poudlard, il a utilisé sa magie pour faire voler le gâteau de ma tante sur ses invités. En plus, j'ai reçu un avertissement du ministère, me prévenant que je n'avais pas le droit d'utiliser la magie hors de l'école. Je le savais, sauf que je ne l'avais pas dit aux Dursley. Du coup, j'ai été de nouveau enfermé dans ma chambre.
Sirius plissa les yeux :
- Je m'arrangerai avec le ministère. Je n'arrive pas à croire qu'il n'ait même pas envoyé quelqu'un pour vérifier ! Tu aurais pu être en danger ! Dis-moi au moins que tu t'es cassé de chez les Dursley ?
- Oui mais pas seul.
Harry sourit au souvenir en question et Remus demanda doucement :
- Raconte louveteau.
- La nuit était tombée depuis un moment mais j'ai été réveillé par un bruit de moteur, j'ai regardé par la fenêtre et là, j'ai halluciné. Fred, Georges et Ron étaient à bord d'une voiture volante au niveau de ma fenêtre de chambre. J'ai mis ma valise dans le coffre, j'ai saisi Hedwige mais le bruit avait réveillé les Dursley mais j'ai pu m'enfuir sans problèmes. J'ai passé le reste de l'été chez les Weasley.
Les deux maraudeurs se tournèrent alors vers leur fille et elle répliqua :
- Mes vacances ont été riches en découvertes. C'est cet été là que j'ai trouvé vos prénoms et noms, ma famille. J'ai passé le reste des vacance chez Olivia. Après, on a pris le train ensemble et on a retrouvé les autres de notre bande.
Harry intervint :
- Moi, il s'est passé encore un truc pendant les vacances. Au moment où nos listes sont arrivés, on est allé sur le Chemin de Traverse en poudre de cheminette mais je ne connaissais pas ce moyen de transport, forcément, fallait que j'atterrisse à un autre endroit que celui où j'étais sensé atterrir.
Hermione intervint, amusée :
- Harry, le seul moyen de transport sorcier où t'es à l'aise c'est sur un balais.
- Hey ! C'est… c'est… tout à fait vrai.
Les trois autres éclatèrent de rire à sa mini-confession. Harry les coupa :
- Bref ! Au lieu d'atterrir sur le Chemin de Traverse, j'ai atterri dans l'Allée des Embrumes. Sans Hagrid j'y serais encore. J'avais aucune idée d'où je me trouvais. Enfin bon, grâce à Hagrid, j'ai pu retrouver les Weasley dans la librairie. Malheureusement, on avait décidé de faire nos achats le jour où Lockhart faisait sa séance de dédicace. Non seulement, il y avait un monde fou mais en plus, dès qu'il m'a repéré, Lockhart a voulu faire une photo avec moi, pour la une de la Gazette du Sorcier ! C'était un cauchemar. On est vite partis après ça. Le reste de l'été est passé tranquillement jusqu'au 1er septembre.
Hermione tenta, en vain, de camoufler un rire, s'attirant les regards étonnés de ses parents et celui, noir et furieux, de Harry. Le brun grommela :
- Bon, disons que Ron et moi n'avons pas pu passer la barrière. On est resté coincé du côté moldu sans savoir pourquoi.
Les deux maraudeurs froncèrent les sourcils et Remus demanda :
- Du coup, vous avez envoyé Hedwige à Poudlard, pour les avertir ?
Harry grimaça et secoua la tête :
- On n'y a pas pensé. On est retourné vers la voiture en se disant qu'on allait attendre Molly et Arthur mais…
- Quoi Harry ?
Sirius affichait un immense sourire, semblant deviner où allait l'histoire.
- On a pris la voiture pour se rendre à Poudlard.
Remus ouvrit et ferma la bouche plusieurs, imitant un poisson à la perfection. Sirius était pris d'un fou rire. Remus intervint :
- Attendez ! C'était vous la voiture vue par sept moldus l'année dernière ?! Ça a fait la une de la Gazette !
Harry lui adressa un sourire contrit en acquiesçant, Hermione combattait un fou rire alors qu'elle se rappelait les réprimandes de Mme Weasley le lendemain. Harry continua en soupirant :
- Le lendemain, on recevait une beuglante de Mme Weasley. On avait chacun une retenue, Ron avec Rusard, moi avec Lockhart. Ce crétin était notre prof de DCFM !
Les deux maraudeurs échangèrent des regards amusés, se demandant pourquoi leurs deux pupilles semblaient détester ce professeur en particulier. Sirius demanda, curieux :
- Il était si mauvais que ça ?
Ce fut Hermione qui répondit :
- Le premier cours, il nous a donné un test avec des questions du genre 'quelle est la couleur préférée de Gilderoy Lockhart ?' ou 'quelle est la date d'anniversaire de Gilderoy Lockhart et quel serait son cadeau idéal ?' Et ça se dit prof !
Harry la regarda en clignant des yeux :
- Moi ce qui m'étonne c'est que tu ais retenu les questions ! En même temps t'avais eu tout juste.
Hermione se renfrogna en répliquant :
- On s'était amusé à faire des tests bidons avec Olivia pendant les vacances. Les questions qu'il a posé dans ce test, on les avait écrites pour certains de nos 'faux tests'. C'était juste tellement stupide ! Et après ! Il a lâché des lutins de Cornouailles dans la classe ! En plus, il nous a laissé nous débrouiller avec cet abruti !
Remus gronda :
- Est-ce que Dumbledore a déjà entendu parler du mot 'compétence' ?
Hermione et Harry arquèrent un sourcil et sa fille répondit :
- Bien sûr que oui. Il t'a embauché non ?
Remus leur sourit alors qu'Hermione reprenait :
- Après, moi j'ai rencontré Luna Lovegood, elle a un an de moins que nous, c'était sa première année et elle était en train de se faire harceler. Je suis intervenue et on s'est liée d'amitié même si je ne l'ai pas trop vue cette année, il faudra que je te la présente Harry, elle est très intéressante comme fille.
Harry acquiesça distraitement et enchaîna :
- Ensuite, je peux que penser à l'entraînement de quidditch qui a mal tourné.
Hermione grimaça, revoyant le moment. Harry continuait :
- Dubois nous avait rassemblé pour un entraînement matinal mais, arrivés sur le terrain, il y avait déjà les Serpentard avec une autorisation de Rogue ! Parce qu'ils devaient soi-disant entraîner leur nouvel attrapeur ! La bonne blague !
Hermione renchérit :
- Tu parles d'un attrapeur ! Malfoy peut payer tous les balais du monde, c'est pas le balais qui fait le talent !
Le brun lui sourit et continua de raconter :
- Tu lui as dit à peu près la même. Le père de Malfoy avait payé à toute l'équipe de Serpentard les balais derniers cris pour qu'en échange, son fils soit admis dans l'équipe ! Quand Hermione lui a dit que le balais ne faisait pas le talent… il l'a…
- Il m'a insultée. Il m'a traitée de sang-de-bourbe.
Sitôt que les mots eurent quitté sa bouche, deux grondement presque animaliers se firent entendre. Hermione y perçut tout le désir de protection de ses parents et leur outrage à l'insulte contre leur fille. Harry continua :
- Ron a essayé de lancer un crache-limace à Malfoy, seulement, après notre virée en voiture volante, sa baguette était cassée et le sort s'est retourné contre lui. On est allé voir Hagrid qui a aidé Ron et réconforté Hermione.
Hermione reprit :
- Lilian m'a vengée en écrivant un message sur la cape de Malfoy. Le message est resté une semaine et il n'a rien pu faire pour l'enlever.
Harry éclata de rire :
- C'était toi ! Je le savais !
Sirius le regarda, amusé, avant de demander :
- Que disait le message ?
Hermione sourit vicieusement :
- 'Attention, personne à éviter : fils à papa plein aux as ! Ma devise : j'ai pas de talent mais c'est pas grave parce que papa a de l'argent !'.
Sirius et Remus partirent aussitôt dans un grand fou rire, Harry non loin derrière. Hermione attendit qu'ils se calment avant de reprendre :
- Ensuite il ne s'est pas passé grand-chose avant Halloween non ?
- Non, le prochain évènement c'était à Halloween. Sir Nicolas m'avait sauvé de Rusard et du coup, j'ai accepté son invitation à son anniversaire de mort. Ron et Hermione m'ont suivi.
- C'était passionnant d'ailleurs ! J'ai pu avoir une grande conversation avec la Dame Grise de Serdaigle.
Le plus jeune sorcier secoua la tête, partagé entre amusement et exaspération. Il continua sur une note plus sombre :
- En fait, ce qui s'est passé était après Halloween. En revenant de ma retenue avec Lockhart, j'avais entendu une… une voix. La voix semblait provenir d'un mur et disait qu'elle voulait 'tuer'. Je n'en ai parlé à personne sauf à Hermione. Elle m'a dit qu'elle pensait honnêtement qu'il s'agissait d'une farce destinée à Lockhart. En y réfléchissant, j'aurais bien vu les jumeaux faire un coup pareil. Mais en revenant de la fête des fantômes, j'ai de nouveau entendu cette voix. On l'a suivie et…
Il se mordit la lèvre, semblant perdu dans ses pensées alors Hermione intervint :
- On est arrivé au couloir du deuxième étage. Tout le couloir était inondé. Mais ce n'était pas le pire. Miss Teigne, la chatte de Rusard, était pendue par la queue, immobile. Et un message avait été peint en rouge sur le mur : « La Chambre des Secrets a été ouverte. Ennemis de l'héritier, prenez garde. ». Évidemment, il a fallu que toute l'école, sortant du banquet, débarque à ce moment-là.
Les deux maraudeurs grognèrent, se doutant de ce que cela impliquait. Harry continuait :
- Rusard est arrivé aussi et s'est mis à crier qu'on avait tué sa chatte ! Dumbledore et Rogue sont intervenus. Rogue pour nous demander où nous étions pendant le festin et Dumbledore pour expliquer à Rusard que Miss Teigne n'avait pas été tuée mais simplement pétrifiée. Il a continué en disant que Mme Chourave avait des plants de mandragore et qu'il suffirait d'attendre qu'ils atteignent leur maturité.
Sirius fronça les sourcils, se rappelant la discussion avec sa famille qui avait mené à ce récit. Il demanda :
- Hermione m'a dit que des élèves avaient été pétrifiés.
Celle-ci lui répondit :
- Oui. Miss Teigne n'était que la première victime. Après il y a eu le match non ?
- Non, le cours de Binns d'abord.
- Exact. Premier cours intéressant dans cette matière.
Harry lui jeta un regard amusé :
- Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait d'Hermione ?
Pour se venger, la jeune sorcière le gratifia d'une bourrade à l'épaule et elle commença l'explication :
- J'ai interrompu son cours et il nous a raconté la légende de la Chambre des Secrets. Comment Salazar l'aurait créée, y laissant un monstre inconnu que seul son descendant légitime pourrait invoquer. Il nous a raconté la célèbre querelle entre Godric et lui, comment Salazar voulaient interdire aux enfants de moldus d'avoir accès à Poudlard. Raison pour laquelle le monstre les prendrait pour cible en premier.
Elle entendit clairement le grognement de ses pères avant que Harry continue :
- Ensuite, le match de Quidditch. Probablement l'un des plus dangereux de tous ceux que j'ai eu à Poudlard jusqu'à présent.
Cette déclaration ne fit absolument rien pour rassurer les deux maraudeurs.
- Dès le début du match, un cognard m'a pris pour cible. Comme un aimant, il revenait toujours vers moi, peu importe le nombre de fois que Fred et Georges le déviaient de sa trajectoire. Au bout d'un moment, je leur ai dit de me laisser me débrouiller ou j'arriverai jamais à attraper le vif d'or. J'ai fini par attraper le vif mais pas avant que le cognard ne me casse le bras.
Sirius et Remus grimacèrent et Hermione grinça des dents en se souvenant de l'intervention complètement stupide d'un professeur en particulier.
- Mais évidemment, ça ne pouvait pas se terminer de cette façon ! Lockhart a décidé, une fois encore, qu'il était meilleur que tout le monde et a tenté de soigner mon bras… il en a retiré tous les os.
Sirius jura bruyamment alors que Remus pâlit drastiquement et Harry continua :
- J'ai passé la nuit à l'infirmerie. Mais j'ai eu une sorte de… visite nocturne. Dobby, l'elfe qui était venu me voir chez les Dursley est revenu me parler cette nuit là. Il a avoué que c'était lui qui avait fermé la barrière du quai le 1er septembre et également lui qui avait ensorcelé le cognard pour qu'il me poursuive pendant le match. Apparemment, il voulait me faire peur pour que je quitte Poudlard mais refusait de me dire pourquoi. Il a disparu rapidement quand les professeurs Dumbledore et Mcgonagall sont arrivés avec un nouveau pétrifié. Colin Crivey était en première année, il a été le premier élève pétrifié et il était né-moldu.
Sirius jura de plus belle alors que Remus perdait de nouveau le peu de couleur qu'il avait regagné. Le loup-garou demanda :
- C'est un élève ! Est-ce qu'au moins ses parents ont été prévenus ?! Pourquoi est-ce que personne n'a fait appel à un apothicaire ? Ils font grandir des plantes toute l'année et sont nombreux à être éparpillés partout dans le monde !
Les deux plus jeunes échangèrent un regard. Pour Harry, il ne s'était jamais posé ces questions, pour Hermione, elle avait quelques doutes mais rien de vraiment concret. Elle reprit :
- Dès la première pétrification, Ron a pensé que Malfoy était l'héritier de Serpentard et est devenu obsédé par l'idée de le prouver. C'est là que j'ai eu une idée. On ne pouvait pas s'infiltrer dans les donjons des Serpentards, on n'en connaissait même pas le mot de passe. Du coup, j'ai pensé au polynectar…
Sirius siffla doucement :
- C'est une potion particulièrement dure à réaliser.
- Ne soit pas ridicule, padfoot, aucun élève de deuxième année seulement n'aurait pu réaliser une pareille potion…
Remus s'interrompit en voyant l'expression offensée de sa fille.
- Elle n'était pas si compliquée que ça ! Juste longue. On a dû attendre un mois pour passer à l'action.
Remus intervint de nouveau :
- Attendez une minute ! Vous avez réussi à faire du polynectar en deuxième année ?! Où avez-vous trouvé les ingrédients ?
- Dans le bureau de Rogue.
Le maraudeur regarda sa fille, semblant ne pas savoir s'il devait la féliciter ou la gronder. Hermione continua avant qu'il ne se décide :
- Par contre, il s'est passé autre chose avant qu'on utilise la potion.
Harry prit le relais :
- Avec tout ce qui se passait, Lockhart a eu l'idée – stupide ou brillante au choix – de mettre en place un club de duel avec Rogue pour adversaire.
Sirius renifla dédaigneusement :
- Rogue n'aurait fait qu'une bouchée de Lockhart. Je déteste l'admettre mais Servilus peut être particulièrement vicieux dans ses sorts et il n'est pas devenu un des meilleurs hommes de main de Voldemort pour rien.
- Rogue a effectivement désarmé Lockhart en un seul sort mais après, ils ont décidé de faire des duels d'entraînements. Malfoy et moi avons été choisis pour une démonstration et il a fait apparaître un serpent.
À ce point, Harry prit une profonde respiration, espérant que ses parrains adoptifs n'auraient pas une réaction négative au fait qu'il était fourchelangue. Il reprit :
- Le serpent a commencé à attaquer Justin Fint-Fletchey. J'ai pas réfléchi, je ne voulais pas que Justin soit blessé alors j'ai… j'ai parlé au serpent.
Harry sentit l'étreinte de son parrain se resserrer sur lui alors qu'il déclarait calmement :
- C'est clair que ce n'était pas le bon moment pour révéler ce talent paticulier.
Le jeune brun regarda son parrain les yeux écarquillés :
- Tu savais que j'étais un fourchelangue ?
Sirius cligna des yeux avant de froncer les sourcils en répondant :
- Bien sûr. Les Potter sont des descendants des Peverell, une vielle famille très connue pour son don de fourchelangue. Tu as failli causer une crise cardiaque à ton père quand tu t'es mis à parler avec une vipère dans le jardin du cottage de Godric's Hollow.
- Dumbledore a dit que c'était parce que Voldemort m'a transmis une part de ses pouvoirs lors de cette fameuse nuit.
- Dumbledore ferait mieux de s'occuper de ses propres affaires au lieu de se mêler et de détruire celles des autres.
Hermione échangea un regard amusé avec son père à la remarque de l'animagus avant que Harry ne continue :
- Bref, Rogue a fait disparaître le serpent et Hermione m'a entraîné tout de suite dans la salle commune des Gryffondor pour me demander depuis quand je parlais cette langue. Puis elle m'a expliqué ce que ça impliquait, pour moi, maintenant. Toute l'école m'a rejeté. Ron a mis du temps à revenir. En fait, il est revenu après notre deuxième match de quidditch. On devait jouer contre Serdaigle mais le match a été annulé.
- QUOI ?! ON N'ANNULE PAS LE QUIDDITCH !
Remus et Hermione roulèrent des yeux à la réplique typique d'un passionné de ce sport.
- Le match a bien été annulé mais la raison sera expliquée plus tard. Bref, après ça, j'ai été accusé d'être l'héritier de Serpentard. Ça n'a pas aidé qu'au moment où je voulais avoir Justin pour lui parler de ce qui s'est passé avec le serpent, j'ai trouvé son corps pétrifié, à côté de celui de Sir Nicolas.
Remus écarquilla les yeux :
- Merlin ! Mais qu'est-ce qui peut pétrifier un fantôme ?
Hermione prit la suite du récit :
- Je crois que c'est la question que tout le monde se posait à ce moment-là. De notre côté, le polynectar était presque prêt. Harry et Ron avaient obtenu des cheveux de Crabbe et Goyle et moi, un cheveux de Millicent Bulstrode. Enfin… je pensais que c'était un de ses cheveux.
Elle vit les épaules de Harry tressauter et lui donna un coup de poing dans l'épaule. Avant de poursuivre sous les regards curieux de ses parents :
- C'était un poil de son chat.
Remus grimaça et Sirius partit dans un nouveau fou rire.
- Désolée princesse mais bon sang ! Donc tu étais à moitié transformée en chat ?
- C'est ça. Les oreilles, la queue, tout l'attirail d'un chat. Et au fait…
Elle se tourna vers Harry :
- Vous n'avez pas vraiment élaboré ce que vous avez trouvé ce jour là.
Harry fronça les sourcils et répondit :
- On n'a pas découvert grand-chose. Juste que Mlalfoy n'était pas l'héritier et que Lucius Malfoy avait une pièce secrète où il cachait des artefacts de magie noire. Ron a envoyé une lettre à son père à ce sujet. Mais du coup, on était reparti au point de départ. Jusqu'à un moment où j'ai trouvé, par hasard, une sorte de journal un peu spécial.
- Qu'avait-il donc de si spécial ?
- Il te répondait. Tu écrivais sur les pages, l'encre s'effaçait et une réponse apparaissait.
Remus intervint :
- Ce n'est définitivement pas normal ! L'avez-vous montré à un professeur ?
- On n'a pas vraiment eu le temps en fait.
Harry échangea un regard avec son amie et continua :
- Le journal datait de la période où la Chambre avait été ouverte pour la première fois. J'ai demandé au journal s'il pouvait me dire ce qu'il s'était passé à cette époque et il m'a dit qu'il ne pouvait pas me le dire mais qu'il pouvait me le montrer. J'ai pas très bien compris ce qu'il s'est passé mais j'ai été aspiré par les pages, je suis tombé dans un souvenir. Le souvenir de celui qui tenait le journal, Tom Jedusor. En le suivant dans son souvenir, j'ai vu des médicomages à Poudlard, emmener le corps d'une élève.
Sirius resserra son emprise sur Hermione et Remus fit de même avec Harry. Il continuait :
- En suivant Tom dans son souvenir, il est allé voir Hagrid, qui était en cinquième année à l'époque. J'ai compris qu'il avait accusé Hagrid pour la Chambre.
- N'importe quoi ! Hagrid a peut-être un penchant pour les créatures dangereuses, il ferait immédiatement quelque chose si l'une de ces créatures s'en prenaient à des élèves.
Harry lança un regard reconnaissant à son parrain et continua :
- C'est aussi ce qu'on a pensé. Notre hypothèse était que Tom était le vrai coupable et avait fait porter le chapeau à Hagrid. Mais on ne savait toujours rien sur la créature à l'origine des pétrifications. Du coup, on a pensé à aller voir Hagrid. Mais avant qu'on ait pu faire quoi que ce soit, le journal m'a été volé. Je suis rentré un soir pour trouver mon dortoir complètement saccagé et le journal avait disparu !
Remus fronça les sourcils :
- Quelqu'un a voulu le récupérer mais ça ne peut être qu'un gryffondor ou un professeur.
Les deux plus jeunes échangèrent un regard et Harry reprit :
- Après, on a eu une sorte de pause, plus de pétrification. Enfin, jusqu'au prochain match de quidditch. Pas vraiment match en fait, on n'a pas pu le jouer, c'est le match qui a été annulé.
- Ah ! On va enfin savoir pourquoi ils ont pensé que c'était une bonne idée d'annuler un match !
Harry et Hermione échangèrent un regard mi-amusé mi-triste. Tout deux savaient pourquoi le match avait été annulé et ils savaient pertinemment que Remus et Sirius n'allaient pas aimer la raison. Ce fut Harry qui commença :
- Alors qu'on se dirigeait vers le terrain, j'ai à nouveau entendu la voix. Hermione a dit qu'elle pensait avoir compris et qu'elle allait à la bibliothèque pour vérifier.
Les deux maraudeurs se tournèrent vers leur fille, s'attendant à ce qu'elle prenne la suite mais elle secoua la tête et Harry continuait :
- Avant même qu'on puisse monter sur nos balais, Mcgonagall nous a intercepté en nous disant que le match était annulé à cause d'une autre attaque. Alors que l'équipe se dispersait, Mcgonagall m'a demandé de la suivre avec Ron. On comprenait pas pourquoi mais elle nous emmené à l'infirmerie en nous prévenant qu'on risquait d'avoir un choc.
Hermione grimaça, sachant pertinemment ce qu'avaient vu Ron et Harry en entrant dans l'infirmerie ce jour-là.
- On a d'abord vu une fille de Serdaigle, une préfète, puis Mcgonagall nous a fait approcher un autre lit. L'autre lit… c'était Hermione.
En disant ça, Harry avait fermement serré sa main dans celle d'Hermione et celle-ci le laissa faire, sachant qu'il avait besoin de ce réconfort. Ses deux parents avaient écarquillé les yeux et Sirius avait ramené sa fille tout contre lui. Il lui demanda d'une voix horrifiée :
- Tu as été pétrifiée ?!
- Oui. À partir d'avril à peu près. En fait, juste avant le match, j'ai eu comme une illumination, j'ai découvert ce qu'était la créature qui pétrifiait tout le monde. J'ai voulu vérifier à la bibliothèque et j'ai trouvé Pénélope Deauclaire, la préfète-en-cheffe. Je lui ai fait part de mes recherches et on était sensées en parler à un professeur. Mais la créature nous a trouvé avant qu'on trouve un professeur.
Sirius se mit à pester :
- Bon sang mais que fichait Dumbledore ?! Il aurait dû renvoyer les élèves chez eux dès la première attaque !
Harry intervint :
- Hermione a été la dernière pétrifiée.
- Ce n'est pas une raison Harry, Dumbledore aurait dû vous renvoyer chez vous juste après l'attaque de Miss Teigne ou au moins après celle de Mr Crivey. Mais non, il s'est entêté et, ce faisant, a mis en danger les élèves qui lui sont confiés ! C'est totalement irresponsable de sa part !
Hermione écarquilla les yeux, c'était bien la première fois qu'elle entendait son père pester autant contre Dumbledore. Remus était tout simplement furieux ! Alors que les maraudeurs se calmaient, Sirius demanda :
- Que s'est-il passé ensuite ?
Hermione se tut, laissant la parole à Harry puisqu'elle n'avait aucune idée de ce qu'il s'était passé par la suite, elle ne s'était réveillée qu'un mois plus tard. Harry prit une profonde respiration :
- Un couvre-feu a été installé. Mais Ron et moi avions décidé d'aller voir Hagrid. On pensait qu'il pourrait nous donner des informations puisqu'il avait été accusé à tort la première fois que la Chambre avait été ouverte. On a utilisé la cape d'invisibilité et on est allé le voir. Mais on n'était pas les seuls.
Il marqua une petite pause, comme pour réorganiser ses pensées avant de continuer :
- Ce soir-là, Hagrid n'a rien eu le temps de nous dire. Fudge est arrivé très vite avec Dumbledore.
- Fudge ? Qu'est-ce que le ministre venait faire ici ?
- Il a arrêté Hagrid sous prétexte que c'était soi-disant lui la première fois.
- C'est n'importe quoi ! Le ministre n'est pas autorisé à faire des arrestations ! S'il a vraiment fait ça, il a enfreint la loi, purement et simplement.
Hermione hocha la tête, se souvenant de ses leçons avec Isla. Harry ne semblait pas trop comprendre mais il ne s'était jamais intéressé au gouvernement. Il faudra bien qu'il s'y intéresse un jour cependant.
- Avant d'être emmené Hagrid a dit que celui qui voulait en savoir plus devrait suivre les araignées.
Remus et Sirius pâlirent brusquement et Sirius supplia presque :
- Dis-moi que vous ne l'avez pas fait !
Harry le regarda un moment, se mordant la lèvre et répondit :
- Ben, on n'avait pas d'autres pistes alors…
Sirius grogna et se prit la tête dans ses mains alors qu'Hermione le regardait bizarrement. Harry continua :
- On a suivi les araignées jusque dans la Forêt Interdite. On a rencontré… Aragog et… et sa famille.
Hermione cligna des yeux en voyant ses parents afficher des expressions horrifiées. Elle détestait ne pas comprendre !
- Ok, c'est qui Aragog ? Vous avez tous l'air horrifié là !
Harry la regarda :
- Aragog est une accromentule. Une araignée géante.
Elle le regarda, semblant attendre le moment où il allait lui dire : 'c'est une blague !' mais ce moment n'arriva jamais et elle murmura :
- Merlin.
- Comme tu dis. On a appris deux-trois trucs mais pas grand-chose. Aragog nous a certifié que Hagrid n'était pas responsable de l'ouverture de la Chambre mais on s'en doutait déjà. Cependant, il nous a dit que la fille était morte dans les toilettes.
Hermione arqua un sourcil, ne comprenant pas :
- En quoi c'est intéressant ?
- Et si elle y était toujours ?
Hermione écarquilla les yeux et entrouvrit la bouche en comprenant ce que lui disait son ami :
- Mimi Geignarde ?
- Mimi Geignarde. La seule élève à avoir été tuée par le basilic il y a plus de cinquante ans. Mais ce n'est pas le plus important. Un jour, on a réussi à se faufiler pour venir te voir et on a trouvé le parchemin qui était dans ton poing. On a eu toutes les informations qu'il nous manquaient.
- Alors ? C'était quelle créature ?
Les deux adolescents échangèrent un regard et Harry répondit :
- Un basilic. Le monstre était un basilic.
Sirius et Remus laissèrent échapper des jurons en même temps sur les regards abasourdis de leurs pupilles.
- CE MONSTRE ÉTAIT CACHÉ DANS UNE ÉCOLE ET N'A JAMAIS ÉTÉ TROUVÉ ! MAIS QUE FOUTAIT DUMBLEDORE ?!
Sirius prit de profondes respirations pour se calmer alors que Remus menait un combat intérieur contre son loup. Sirius prit alors un parchemin vierge et se mit à écrire furieusement dessus. Hermione se risqua à demander :
- Euh… dad ? Tu écris quoi là ?
- La liste de tous les points dont je vais devoir parler avec Dumbledore ! Elle est déjà longue et je ne sais pas pourquoi mais je sens qu'elle va être encore plus longue.
- Je suis sûre que ce n'est qu'une impression dad.
L'animagus lui jeta un regard mi-amusé mi-sérieux et ne crut absolument pas à son visage innocent. Il demanda :
- Au fait, comment vous êtes-vous échappés du nid des accromentules ?
Harry répondit doucement :
- Au début, ça se passait plutôt bien mais les autres araignées ont commencé à... à avoir faim.
Remus et Sirius pâlirent de plus belle et Hermione n'était pas loin derrière eux.
- On a dû s'enfuir mais la voiture volante qu'on avait utilisé en septembre est venue nous aider en fait. En septembre, elle nous avait éjecté puis s'était enfuie vers la forêt et là, elle nous a secouru des accromentules. On a pu quitter la forêt sans problèmes après ça.
Hermione relâcha une respiration qu'elle n'avait pas conscience d'avoir retenu, Sirius noircit furieusement son parchemin et Remus avait les yeux qui viraient à l'ambre. Harry reprit son récit :
- Juste après, on a appris que Dumbledore avait été viré par le conseil d'administration de l'école. On a ensuite appris que le monstre avait emporté quelqu'un dans la Chambre. Ron était avec moi quand on l'a appris.
Remus fronça les sourcils et demanda :
- Qui était l'élève en question ?
Hermione ferma les yeux, elle avait déjà une idée de l'identité de l'élève et Harry confirma ses doutes :
- Ginny Weasley. La petite sœur de Ron.
Tous fermèrent les yeux pour digérer la nouvelle. Harry continua sur sa lancée :
- Ron et moi sommes allés trouver Lockhart. Il se vantait d'avoir trouvé le moyen de détruire le basilic et les profs lui ont alors confié la tâche de le faire. Ron et moi sommes allés le voir, voulant lui donner toutes les infos qu'on avait. Sauf que on l'a trouvé en train de faire ses valises et sur le point de partir. Il n'avait jamais eu l'intention d'affronter le monstre. C'était juste de la frime.
Sirius continuait de prendre les notes, noircissant les parchemins autour de lui, Remus grognait et se battait pour empêcher son loup de sortir et Hermione contemplait son ami, exaspéré par Lockhart. Elle demanda :
- Pourquoi n'êtes-vous pas allés voir un autre professeur?Lockhart n'était peut-être pas compétent mais d'autres l'étaient. Mcgonagall ou Flitwick auraient parfaitement été à même de vous aider, même Rogue à la rigueur.
- On ne savait pas combien de temps avait Ginny.
Hermione se tut après ça. Bien sûr. Ginny aurait facilement pu mourir. Sa première année et elle frôle la mort.
- Donc vous y êtes allés.
- On y est allés. On a trouvé l'entrée de la Chambre mais seul un fourchelangue peut la trouver. Elle est dans les toilettes de Mimi. Lockhart était avec nous parce qu'on pouvait pas risquer qu'il cafte tout et il était sensé être prof mine de rien. On a trouvé l'entrée, on est descendu à trois dans la Chambre. Sauf que, une fois en bas, Lockhart a réussi à s'emparer de la baguette de Ron – on lui avait pris la sienne – et nous a avoué qu'il n'avait jamais rien fait de ce qui était écrit dans ses livres mais qu'il était très doué pour le sortilège d'amnésie. Il a tenté de le lancer sur moi mais la baguette de Ron était cassée depuis notre arrivée en voiture volante. Le sort a fait s'écrouler une paroi et s'est retourné contre lui. C'est lui qui ne se souvenait plus de rien. Même plus de son nom.
- C'est un juste retour des choses je suppose.
Harry eut un bref sourire et enchaîna :
- La paroi nous avait séparé. Ron était avec Lockhart et j'étais de l'autre côté, du côté qui continuait vers la Chambre. Du coup, j'ai continué.
Sirius avait arrêté d'écrire, Remus avait fermé les yeux et Hermione serrait tellement fort l'avant-bras de son ami qu'elle lui faisait certainement mal.
- Je suis arrivé dans la Chambre. Ginny était inconsciente sur le sol mais elle n'était pas seule. Il y avait un adolescent au-dessus d'elle. Il s'est présenté comme un souvenir conservé dans le journal pendant un demi-siècle. C'était le souvenir de Tom Jedusor. Il disait que dès que Ginny serait morte, il pourrait renaître et profiter de son âme.
Sirius fronça soudainement les sourcils, un air soucieux sur le visage mais Harry ne s'en rendit pas compte :
- Il m'a dit qu'il était Voldemort. Il a écrit Tom Elvis Jedusor, son nom, et a réarrangé les lettres pour qu'elles forment 'Je suis Voldemort'. Son nom vient d'une anagramme.
Hermione cligna des yeux, un peu ahurie. Mais Harry ne voulait pas s'arrêter :
- Tom a appelé le basilic et je n'avais jamais vu de serpent aussi grand ! Il était immense. Mais j'ai eu de l'aide. Fumseck, le phénix de Dumbledore est arrivé et lui a crevé les yeux. Il m'a lancé le choixpeau et j'ai tiré l'épée de gryffondor du choixpeau. J'ai enfoncé l'épée dans la gueule du basilic quand il s'est jeté sur moi. Je me suis fait mordre mais Fumseck a pu me soigner. J'ai utilisé un croc du basilic pour détruire le journal et ça a fait disparaître le souvenir de Tom. Dès qu'il a disparut, Ginny s'est réveillée. Fumseck nous a ramené dans le bureau de Dumbledore qui avait repris sa place et je lui ai tout raconté. Il a dit que je devais mon fourchelangue à ce qui était arrivé le 31 octobre 1981 et nous a donné 500 points chacun pour service rendu à l'école. Tous les pétrifiés avaient reçu le remède et on a retrouvé Hermione dans la grande salle. J'ai rusé et ai libéré Dobby de Malfoy, Dobby est un elfe libre maintenant mais je ne sais pas où il est.
Harry termina ainsi son récit sous les regards abasourdis de ses gardiens et de sa meilleure amie. Sirius déclara alors :
- Première année, pierre philosophale qui n'aurait jamais dû se trouver à Poudlard caché derrière des soi-disant épreuves que n'importe qui aurait pu passer. Deuxième année, des pétrifications, un professeur incompétent - une nouvelle fois - et un basilic plus une équipe éducative qui ne fait absolument rien. Troisième année, des détraqueurs mais aucunes autres mesures sécuritaires. Bien. Dumbledore va m'entendre !
Remus l'approuva, les yeux toujours fermés, tentant de contrôler son loup. Les deux adolescents se regardèrent en silence, Harry, étonné, Hermione, heureuse que ses parents refusent de laisser faire Dumbledore plus longtemps.
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Voilà, c'est tout pour ce 56e chapitre ! J'espère qu'il vous a plu !
Rendez-vous la semaine prochaine pour le 57e chapitre : Le rêve !
Petite question : voulez-vous un chapitre avec la confrontation Sirius/Remus/Dumbledore ?
A bientôt !
