Bienvenue à toi, ami voyageur.
Alors, comme vous le savez, ce chapitre était censé être le dernier de cette fiction. Cependant, il me semblait trop abrupt de terminer sur seulement cinq chapitres, et j'ai donc convenus avec moi-même d'allonger l'histoire.
Après ce chapitre, je sortirai donc complètement de mes notes (étant donné que la trame de ma fanfiction était déjà écrite, mais elle continue à être modifié vu que je rajoute des chapitres) à partir de maintenant. Mais je tenterai tout de même de garder un rythme de parution stable (dit-elle en étant en retard sur son plannning). Puis je dois avouer que je ne suis pas pleinement satisfaite de ce que j'écris.
N'oubliez pas de me laisser un petit commentaire si l'histoire vous a plus. Encore une fois, cela me permet de savoir si ce que j'écris vous plaît ou non.
Sur ce, je ne vous embête pas davantage, en vous souhaitant une agréable lecture !
L'univers ainsi que les personnages d'Harry Potter ne m'appartiennent pas, ils sont à J.k Rowling.
Cette fiction ne tient aucunement compte des livres.
Chapitre V : Drowsiness Draught (1)
Réveille toi...
Pendant longtemps, l'enfant qui ignorait tout jusqu'à même son propre prénom n'avait cessé de faire le même vœu. Il ne souhaitait obtenir qu'une seule chose, rencontrer ses parents. Une fois, il lui avait demandé, à cette femme acariâtre, et peut-être était-ce l'unique instant où cette dernière ne le rabroua pas avec la même virulence que d'ordinaire. Le garçon n'en était plus si sûr. Tout était si flou dans son crâne.
《Tes parents sont morts dans un accident de voiture.》Lui avait-elle alors répondu. Bien que la réponse soit sèche, dépourvue de la moindre émotion, il se rappelait tout de même avoir vu dans ses yeux une lueur étrange. Un regard qu'elle n'avait alors, jamais affichée. Il l'avait déjà vu quelque part, ce voile sombre qui vous couvrait le visage, celui qui déformait vos traits vous marquant de son indélébile présence. Constante. Étouffante.
Alors il se souvint de la voisine, dont le sourire déserta son visage en apprenant que son mari partit travailler le matin même, ne lui reviendrait pas. À l'époque, l'enfant était bien trop jeune pour saisir toute la gravité de la situation. Maintenant, il comprenait mieux l'expression de la voisine et de la femme qui l'avait élevé. Bien que l'intensité de son regard soit moindre par rapport à la douleur qu'avait éprouvé leur voisine. Ses hurlements de peines lui déchiraient encore le cœur. En fin de compte, et bien qu'elle ne le montrait pas, la femme au long cou ne paraissait pas complètement insensible.
Pétunia Dursley, car tel était son nom, ne représentait pas une mère de substitution à ses yeux, il ne la considérait pas non plus comme un membre de sa famille. Après tout, l'on n'effaçait pas des années de maltraitances d'un coup de baguette. D'ailleurs, elle ne lui présenta pas d'excuses lorsqu'ils quittèrent leur foyer, fuyant les death eathers et cette menace constante qui planait sur ce garçon. Mais ce qu'il vit dans son regard, le fit une nouvelle fois changer d'avis à son égard. Ce n'était pas de l'inquiétude, et encore moins de l'amour, Pétunia le détestait. Seulement, tout au fond de ses pupilles, il l'avait vu.
Cette chose indescriptible dans son regard. Cela le troubla. Il ne sut pas pourquoi elle se retourna à ce moment-là. Ni même pourquoi cela le marqua autant. Il ne la remercierait pas, et elle ne s'excuserait pas. Entre eux, rien que des non-dits et des vérités semi-avoués chuchotés à voix basse. Depuis toujours, c'était ainsi, et même lorsque la voiture s'éloigna dans l'allée dans un nuage de poussière, ça n'en fut pas autrement.
Enfin, l'heure n'était pas aux regrets, car Harry se devait d'endosser son rôle de sauveur du monde sorcier.
Encore une fois...
Lorsque Harry rouvrit pour la première fois ses paupières après ce qui lui sembla une éternité, il sut immédiatement que quelque chose n'allait pas. Tout d'abord, le plafond ne ressemblait en rien à celui qu'il voyait tous les matins depuis presque dix-huit ans maintenant. Qui plus est, le lit sur lequel il reposait lui paraissait bien trop grand pour être le sien. Tout de ce qui se trouvait dans cette chambre prouvait que le propriétaire ne manquait pas d'argent. Durant un instant, ça lui sembla si irréaliste au point de se demander s'il n'était pas finalement mort, sous les assauts des death eathers.
Harry n'était définitivement pas chez les Dursley, ni même à Poudlard. L'aspect de ces lieux ne ressemblaient en rien à ce que le brun connaissait. Jamais durant sa morne vie le sorcier n'avait eu le luxe de siéger dans une chambre pareille. Ce n'est pas un rêve... En entendant cette voix, il sursauta et sa première réaction fut de chercher autour de lui d'où elle pouvait bien provenir.《Qui est là ? Montrez-vous...》Demanda t-il peu sur de lui, bien qu'il affichait un air voulant prouver le contraire. Ou sinon quoi ? Tu n'as plus ta baguette Harry. Et cela était malheureusement vrai. Il ignorait où elle se trouvait, le brun était d'ailleurs incapable de se souvenir de quoique se soit avant son évanouissement.
Un détail lui sauta alors à la figure, et il fronça les sourcils.《Comment connaissez-vous mon prénom ?》Tout en disant cela, le jeune homme essaya de se relever, voulant découvrir qui lui parlait, malgré le fait qu'il ne sente aucune présence dans la pièce. Peut-être que son interlocuteur cachait son aura, mais cela lui semblait peu probable. Pourquoi l'avertir de son existence si ce n'était pour se montrer ? Dans ce cas-là, il ne restait plus qu'une option, et cela lui sembla quelque peu improbable, avant qu'Harry ne se rappelle de quoi était fait son monde.
Le mot "improbable" n'appartenait pas au vocabulaire des sorciers, pas lorsque l'on pouvait découvrir toutes les créatures plus fantastiques les unes que les autres qui peuplaient l'univers et le folklore du monde magique. En effet, je me trouve bien dans ta tête. Cela le ramena au présent, le faisant sursauter. Bien que si on venait à le lui faire remarquer, Harry le nierait. Enfin, "dans ta tête" n'est pas vraiment le terme exact.《Comment ça ?》Ne put s'empêcher de demander le garçon. La curiosité l'emporta sur tout le reste, et il en oublia rapidement la raison première qui avait déclenché leur discussion.
C'était comme si sa mémoire s'effaçait à mesure qu'il parlait à cette étrange voix. Disons que je suis en quelque sorte une part de toi, nous partageons simplement le même corps. Voilà pourquoi je connais ton prénom. Et pour répondre à ta question, je m'appelle Tom. Mais ça, tu le sais déjà, tu l'as simplement oublié mon petit serpent.《Que... quoi ? De quoi est-ce que tu parles ?》Harry n'en revenait pas. Cette histoire lui paraissait complètement absurde.
Il pensa d'abord à une farce de très mauvais goût de Fred et George -Fred et George ? Mais qui était-ce ? Il ne s'en souvenait plus très bien...- et à leur nom sa cage thoracique se compressa douloureusement -Harry revoit son ami Fred, étendu sur l'un des trop nombreux lits mit à disposition. Il ne respire plus.-, seulement il ignorait la raison d'une telle réaction. Il était troublé, et Harry détestait ce sentiment. Cela le forçait à remettre en question énormément de faits qu'il croyait acquis. Le brun préférait largement croire à un mensonge.
Ne me traite pas de menteur. Lui rappela alors cette voix. Certes, je ne peux pour l'instant prouver la véracité de mes propos, mais cela ne veut pas dire que tout est complètement faux. Et si cela ne lui paraissait pas suffisant, ce fut les paroles suivantes qui le convainquirent d'écouter Tom. Et puis, toi aussi, tu aurais aimé que l'on te croit lorsque Tu-sais-qui est revenu d'entre les "morts". Ne fais pas aux autres ce que tu as détesté que l'on te fasse.
《Très bien...》Céda t-il dans un souffle, bien que dérangé par les propos de l'entité.《Je te crois. Mais ce n'est pas pour autant que je te fais confiance. Et ne pense pas que j'apprécie l'idée de savoir que je partage mon corps et mes pensées avec toi. Alors je te prierai de ne pas fouiller dans mes souvenirs.》La voix ricana, plus amusée qu'intimidée par le ton sévère du jeune homme, ce qui ne manqua pas d'agacer Harry. Mais il ne dit rien, préférant ne pas gaspiller son énergie pour des enfantillages. Il devait d'abord trouver un moyen de découvrir où il se trouvait, ainsi que le comment et le pourquoi il se réveillait dans un lieu inconnu en ayant visiblement une mémoire défaillante.
Car plus Harry forçait pour se remémorer la raison de son évanouissement, plus il avait la terrible impression qu'un nuage de fumée embrouillé son esprit, l'empêchant de réfléchir correctement. D'ailleurs, il lui était impossible de se souvenir des détails de sa vie. Tu ne pourras pas t'enfuir.《Comment est-ce que tu peux savoir ça ?》La porte, il y a des runes de sang(2) sur la porte. Intrigué, le brun quitta le lit sur lequel il était assis et se dirigea vers la sortie. À l'œil nu, une personne normal n'aurait pas été en capacité de remarquer quoique ce soit.
Mais Harry, dorénavant habitué à la magie depuis ses onze ans sentie en effet qu'une grande puissance se dégageait du bois vernis. Cependant, n'étant pas un spécialiste et sortant tout juste de Poudlard -Sa septième et huitième année, chamboulée par la guerre. Lui, Hermione et Ron, en cavale. Ils cherchent des objets. Des artefacts. Une grande puissance maléfique s'en dégage. Il sent la colère qui monte en lui. Il a peur. Il a mal.- Harry ne connaissait pas le sortilège utilisé, du moins avant que la voix ne le lui explique. Maintenant, il espérait être en mesure de lancer le contre-sort grâce aux cours de runes antiques qu'il avait suivit durant sa scolarité.
Seulement, et Harry se savait pourtant doué pour un sorcier de son âge, ses professeurs le lui avaient assuré, le brun se doutait que cela allât s'avérer difficile.
Tu n'y arriveras pas. Lui dit-elle. Ces runes ont étés placées par un sorcier très puissant et expérimenté. Même si tu venais à découvrir quel sort ou quelle rune à utiliser, tu ne pourras pas briser le sceau.《Et alors quoi ? Tu me conseille d'attendre bien gentiment que l'on vienne me chercher ?》《Même si je ne suis pas en mesure d'ouvrir cette porte, je vais essayer de trouver une solution.》Fais comme tu veux. Harry ressentit que la voix se moquait de lui, mais il ne préféra pas relever. Il analysa la chambre, dardant un regard sur les piles de livres soigneusement rangés dans les étagères. Si Hermione avait été là, elle aurait probablement adoré tous les lire. À cette pensée, un sourire factice germa sur ses lèvres, qui mourut bien assez vite lorsqu'une douleur aigüe lui vrilla le crâne.
Cette même douleur quand, tantôt, il avait voulu se remémorer des moments de sa vie. Tout lui échappait. Était-il amnésique ? Au vu de la difficulté à laquelle il se heurtait en voulant creuser dans ses souvenirs cela ne pouvait que être vrai. Et cette idée l'effrayait, une part de lui n'avait cessé de lui crier de faire attention depuis son réveil. Harry était tendu et inquiet, affaiblis aussi mais surtout, en territoire inconnu. Rien dans cette pièce ne lui évoquait la moindre chose pouvant être liée à sa personne. Le brun prit sa tête entre ses mains, il se sentait perdu. Et seul. Terriblement seul. Les larmes, sans qu'il ne sache pourquoi, se mirent à dévaler ses joues. Au plus profond de son être, une fatigue intense le secouait de toute part. Une fatigue qui lui paraissait vielle comme le monde, et dont la provenance lui était parfaitement inconnu.
Il fallait qu'il se ressaisisse. Cesse de pleurer. Se morigéna-t-il. Tu n'es plus un enfant ! Avant tout, il devait trouver un moyen de fuir cette pièce qui l'angoissait. Pire, il craignait la venue du propriétaire de ces lieux. Si la porte était infranchissable, alors il trouverait une autre sortie. S'il lui fallait défoncer les murs pour pouvoir quitter cette prison, alors il le ferait. Même en sachant que cela n'est pas la technique la plus intelligente -à vrai dire il s'agissait de son côté Gryffondor, son côté Serpentard lui conseillait plus d'attendre, d'observer et de jouer le jeu- et qu'au contraire, cela rameuterait le ou les résidents de la bâtisse. Ne perdant pas de temps, il revint à son observation minutieuse des fenêtres et de la porte, ainsi que des murs. Bien souvent, les manoirs ancestraux des sorciers de sang-pur ou même de sang-mêlé regorgeaient de passage secret, il s'agissait seulement de trouver le mécanisme.
Il arrive. Dit la voix. Et avant qu'il ne puisse demander qui, une douleur plus vive encore lui compressa l'intérieur de la tête. Harry avait soudainement très chaud, ses fibres le brûlaient, son sang pulsa dans ses veines. C'était comme si un volcan en éruption grondait dans tout son corps. Sa vision se troubla et il s'effondra au sol dans un cri sourd. De la bave coula le long de son menton alors qu'il perdait peu à peu la tête. Ses yeux dans leurs orbites se révulsèrent, et son front heurta dans un bruit mat le tapis. Il agonisait. Harry voulut hurler à l'aide, mais aucun son ne sortit d'entre ses lèvres gercées. Ses poumons se contractèrent, l'air lui manqua. Il allait mourir.
Puis, sa souffrance disparut aussi vite qu'elle était venue. À nouveau, Harry pouvait se mouvoir normalement. Ses muscles ne le tiraillaient plus, c'était comme si rien ne s'était passé. Comme un mauvais rêve. Et pourtant, le brun l'avait ressenti dans chacune de ces cellules, cette douleur infâme qui aurait pu le tuer.
Enfin, nous revoilà réunis.
《Tu cherches à me quitter Harry ?》Au son de cette voix, Harry se retourna prestement, surprit de voir un homme qu'il n'avait encore jamais vu auparavant s'adresser à lui avec une telle familiarité. Son regard luisait de malice, et d'autres émotions encore, que le brun aurait été bien en peine de reconnaître.《Tu devrais te recoucher, pour éviter que tu ne t'évanouisses de nouveau.》《Qui êtes-vous ?!》Mais il fut ignoré. La beauté froide de l'inconnu frappa le jeune homme, il se sentait comme hypnotisé, incapable de détourner les yeux de cet adonis.
Harry regarda l'étranger s'avancer dans sa direction, mais au moment où ce dernier ne se trouvait plus qu'à un pas du jeune homme, il sentit une vive douleur le parcourir. Son corps tremblait de peur, incapable de se mouvoir correctement.《 Ne m'approchez pas.》Cela sonnait comme un avertissement. Cependant, son interlocuteur n'en tint visiblement pas compte, se rapprochant doucement de l'enfant effrayé qui le fusillait du regard. Au contraire, Harry aperçut un amusement non feint qui le rendit davantage nerveux. Il n'aimait pas ce regard.
《 Harry... Ce n'est pas la première fois que tu m'oublies. Je me sens terriblement vexé. Force de constater que j'ai encore échoué...》《Que... De quoi diable parlez-vous ?!》《Rien qui ne te concerne.》Cette voix de velours lui retourna l'esprit, elle lui semblait à la fois familière et terriblement dangereuse. Pourtant, et bien que tout son être lui criait de fuir, de s'écarter de cette menace, une part de lui, plus sombre encore, ne désirait que rester au près de cet homme. De ne faire plus qu'un avec lui. Elle le poussait vers lui, comme jamais auparavant il ne s'était retrouvé aussi proche intimement de quelqu'un. Ou plutôt eut-il la sensation que tout cela était faux. Des bribes de souvenirs le prirent alors de court. -Sa beauté, sa froideur, il le revoie en rêve. Il le hante, s'approprie ses pensées, ravage son esprit. Il souffre, lui aussi. La distance, la séparation, la douleur. Ils ne font plus qu'un-
《Bien, nous allons arrangé ça.》Dit-il en coupant Harry dans une de ses énièmes visions. De sa manche, il sortit sa baguette et la pointa sur le jeune homme qui voulu éviter le sortilège. Le brun aux lunettes ne fut pas assez rapide, se prenant de plein fouet un rayon bleu. Le noir total se fraya un chemin dans son enveloppe charnel, envahissant son monde intérieur. Les murs qui avaient été érigés s'ébranlèrent sous les assauts magiques répétés du Lord tandis que les couleurs de son univers se tintèrent d'une nuance sombre. Et pour la seconde fois, Harry bascula dans l'inconscience.
Pour ce qui lui sembla la deuxième fois, Harry bascula entre deux mondes, l'inconscience le submergeant. Mais juste avant de fermer les yeux, il put observer le sourire satisfait de son interlocuteur. Quelque part, être inconscient avait du bon. Il ne souffrirait peut-être pas.
Harry se souvenait.
Lors de sa dernière année à Poudlard, accompagné de Ron et Hermione, loin des leurs, ils avaient, durant des mois, fuient les death eathers, recherchant activement des artefacts de magie noire.
Les horcruxes. Des objets permettant d'allonger la vie de Voldemort. Et qui, pour lui apporter l'immortalité, avait du payer une contrepartie. À plusieurs reprises, Tom Riddle avait prit la vie. Puis, dix-sept ans en arrière, il avait atteint le point de non retour, en détruisant son enveloppe corporelle lorsqu'en voulant tuer le fils des Potter, Lily Potter née Evans avait protégé au péril se sa propre existence son enfant.
Alors on avait adulé, aimé, fantasmé ce nourrisson comme un Dieu, sans jamais chercher à le connaître, à savoir comment vivait le survivant, lui qui avait tout perdu.
Mais, la vérité sur l'enfant qui avait survécu était autre que celle de l'opinion commune. Jamais il ne fut choyé et adoré. Dormant dans le placard, sous l'escalier, récurant chaque centimètres carré de la maison de sa tante, servant de sac de boxe pour son abrutis de cousin. Telle était ce que l'on s'évertuait à ignorer. La maltraitance d'un enfant sorcier, pour sa simple différence. Parce qu'il avait eut le malheur d'être différent.
Harry en aurait presque ri. Car cette différence, ce petit plus lui avait prit ses parents, son enfance, sa vie toute entière. Il lui avait donné, à Tom. Pour faire cesser le massacre, pour qu'enfin les siens reposent en paix. Il serait le seul à souffrir, mais au moins, il aurait accomplis son devoir de héros. Ce à quoi on le destinait depuis ses un an.
Voldemort, dans sa plus grande bonté, avait arrêté la guerre. Et étonnement, son règne ne joncha pas le sol de cadavre, bien que nombreux de ses opposants furent éliminés. Harry seul, lui résista. En apparence. Plongé dans un rêve sans fin, il ne pouvait que combattre les ombres qui menaçaient de le détruire de l'intérieur. Seulement, plus le temps passait, et plus il sentait son envie de combattre s'effriter. Harry était lasse de se battre pour une cause qui n'avait jamais été la sienne. À la place, il aurait aimé rester près de sa petite sœur, celle qu'il aurait pu avoir dans une autre vie, de ses parents, de Sirius. Cette vie factice et créé de toute pièce par nul autre que son ennemi.
Quand Harry fit face à nouveau au Lord Noir, il savait présentement qu'il ne tarderait pas à lui céder complètement.
《Pourquoi t'obstines-tu à ce point. Tu as déjà perdu.》Lui fit remarquer l'adulte.《Parce qu'il ne me reste plus que ça, Tom. Ma fierté de Gryffondor. Sans ça, j'aurais été bien incapable de me relever.》L'homme renifla gracieusement, narquois par les propos de son homologue.《Et alors, personne ne te le demande. Admet ta défaite, et tu n'auras plus jamais à souffrir Harry.》Doucement, le Lord Noir se rapprocha du plus jeune, prenant son visage en coupe afin de plonger ses yeux dans les siens.《Soumet toi à moi. Ce n'est plus qu'une question de temps avant que tu n'abandonnes.》L'aura sombre et perfide entoura le garçon, qui vit toute volonté propre s'enfuir. 《Je te protégerai, tu n'auras plus à être une arme, ni à obéir aux ordres d'un vieux fous. Alors, admet ta défaite Harry.》
《Ne... t'ap-proche pas...》Son corps entier se mit à le brûler.《Enfant stupide, cesse de te débattre. Tu te fatigues pour rien.》《L-lâche moi !》Les mains glacées du Lord Noir enserrèrent le cou gracile du garçon, toujours pris au piège du sortilège de l'Imperium(3), qu'il combattait ardemment, ne voulant pas lui céder entièrement. Tom, peut fâcher de voir que sa proie continuait à lutter désespéramment, admirait au contraire l'adolescent se débattre. Peu étaient ceux pouvant se targuer d'avoir résisté à ses maléfices. La plupart d'entre eux n'étant plus de ce monde.
Un sourire torve vint orner les lèvres du plus âgé, il aimait voir la douleur déformer les traits d'Harry, cela ne le rendait que plus beau encore. Mais plus que tout en cet instant, il désirait le posséder, s'approprier son corps et le marquer d'une trace indélébile. Il pensait d'abord encrer sur sa peau le tatouage du serpent mouvant sur son bras, mais Tom changea d'avis. À ses yeux, le garçon valait bien plus que l'un de ses sous-fifres. Un joyaux brute, irremplaçable. Voldemort voulait imprimer dans la chaire du plus jeune, jusqu'au plus profond de son être son appartenance et sa soumission au Lord Noir.
Il le voulait pour lui tout seul. Et qu'ainsi, Harry ne puisse échapper à ses griffes. Mais il était encore trop tôt pour le faire sien. Il ne devait pas gâcher cette chance qui lui était donné. Le Lord Noir serra contre lui le corps immobile du jeune sorcier, caressant distraitement ses cheveux obsidienne. Puis, il déposa un doux baiser sur le haut de son crâne, lui murmurant des mots au creux de l'oreil.
Nous aurons l'éternité pour nous deux. Et jamais plus mon petit serpent je ne te laisserai me fuir. Cette fois-ci tu m'appartiendras entièrement.
(1) Drowsiness Draught : La potion de la goutte du sommeil a pour effet d'endormir ceux qui inhalent les vapeurs d'une étrange couleur violette qui s'en réchappent.
(2) Rune de sang : Les runes de sang est une magie de nécromancien qui puise dans la vitalité du lanceur, réduisant considérablement son espérance de vie. Encore une fois, cette rune n'apparaît pas dans les œuvres de J.K Rowling, du moins, pas à ma connaissance.
(3) Sortilège de l'Imperium : Il fait partie des trois sortilèges impardonnables interdits par le ministère de la magie en 1717 considéré comme trop dangereux. La formule pour lancer le sort est "Impero" permettant un contrôle total sur la personne touchée, ce sortilège est d'ailleurs indétectable à l'œil nu. Voilà pourquoi de nombreux partisans du Lord noir suite à la guerre ont réussis à échapper à Azkaban. Il est cependant possible de contrer ses effets, mais cela requiert une grande force mentale.
À suivre...
Publié le 15/01/2023
