Disclamer : Merlin et l'histoire ne m'appartiennent pas
Titre : Everything
Auteur : CaughtInTheRa1n
Résumé : "V-vous aviez dit que vous reviendriez." "Je sais. Et je l'ai fait." "N-non, vous ne l'avez pas fait." Arthur devait faire face à sa plus grosse erreur.
Traducteur : Ange Phoenix
Bêta : Antidote
Avancé de la fanfiction originale : 40 chapitres, en cours
Note : J'ai l'autorisation de l'auteur(e)
Note 2 : h.t.t.p.s : / / discord . gg / zFp2PHTxDR (vous pourrez voter pour la prochaine traduction / fanfiction)
CHAPITRE 7
Les mots ne signifiaient rien pour Gwen. Peut-être l'avait-elle mal entendu ? Elle posa le seau sur la table, près des jambes de Merlin. Maintenant qu'il était propre, Gaius avait posé un drap sur son bas-ventre pour protéger au moins une petite partie de l'intimité de Merlin contre toute autre personne qui entrerait dans la pièce.
"Pardon ?" demanda-t-elle.
"Ils... Arthur..." La rage de Gaius semblait prendre le dessus sur lui. "De la poussière de fer. Ils ont mis de la poussière de fer dans le sang..."
"De la poussière de fer ?" répéta Gwen, la peur au ventre. "Qu'est-ce que cela signifie ?"
Il essaya de garder un ton posé. "Votre père était forgeron. Vous pouvez me dire ce qu'est la poussière de fer."
Gwen repensa à son père, à son sourire fier lorsqu'il aiguisait ses épées, à la fine gerbe d'étincelles et aux sédiments qui s'envolaient et rebondissaient contre ses épais gants de cuir.
"Le fer qui se détache des lames ? Mais en quoi cela a-t-il un rapport avec Merlin ou Arthur ?"
" Regardez son bras, Guenièvre ", ordonna Gaius, sa voix prenant une certaine urgence. Il se leva et commença à feuilleter frénétiquement des livres, à la recherche de quelque chose. Il semblait avoir trouvé la page qu'il voulait, car il pointa son doigt dessus et cria, "Dépêchez-vous !".
Gwen se précipita alors pour soulever le bras gauche de Merlin, la paume vers le haut. Elle avait eu tort, son bras n'était pas sale. Il était blanc comme du papier et semblait tout aussi fragile, et la " saleté " était une affreuse plaie suppurante qui commençait à l'intérieur de son coude et s'étendait sur la moitié de son avant-bras.
"Qu'est-ce que vous voyez ?" demanda Gaius, en faisant courir son doigt sur la page, «Décrivez-le-moi !"
La peau était déchirée sur les bords, comme si la blessure avait été faite avec une lame inégale ou avec de multiples entailles sporadiques. Elle ne saignait pas, mais il manquait des couches de peau, et la chair exposée en dessous était tachetée de rose, rouge, noir et jaune.
"Ça ressemble à une brûlure..." dit-elle en détournant le regard. Son estomac se souleva. Elle n'avait pas envie d'étudier les brûlures de Merlin.
Sauf...
Elle jeta un coup d'œil derrière elle. Les brûlures étaient-elles toujours de ces couleurs ? "...Seulement il y a quelque chose qui ne va pas."
"Quoi ? Qu'est-ce qui ne va pas ?" Il faisait toujours courir ses doigts le long d'une des pages de ses livres.
"Je ne sais pas..." hésita Gwen, incertaine. Cela ressemblait à une brûlure, à première vue. Mais en l'observant plus longuement, elle s'était rendu compte que la peau entourant la blessure n'était pas intacte. Au lieu de cela, les veines étaient gonflées juste sous la surface, s'éloignant du tissu endommagé et remontant le long de son bras avant de disparaître. Elles étaient d'un vert-gris écœurant à travers sa peau fine.
"...ça ressemble à... un empoisonnement du sang ?" Gwen se mordit la lèvre, "peut-on avoir un empoisonnement du sang à cause d'une brûlure ?"
Quelques tendons de Merlin se contractèrent tandis que ses doigts se recroquevillaient. Se faufilant sur le poignet de Merlin, certains tendons grisâtres s'ajoutèrent.
"Gaius !" cria-t-elle, alarmée, ne quittant pas des yeux le gris qui s'étendait.
Gaius se leva. "Laissez-moi voir." Gwen tourna le bras pour lui permettre de le voir, mais Gaius saisit simplement le bras et se focalisa dessus.
"Ses veines..." commença Gwen, mais Gaius la fit taire, passant ses doigts le long des vaisseaux corrompus. Il toucha le front de Merlin, puis son bras, puis son front à nouveau.
Et puis il appuya son doigt au centre de l'entaille.
Gwen couina de surprise et de dégoût tandis que Gaius sifflait en retirant sa main comme s'il avait été brûlé lui aussi.
"C'est ce que je craignais ", dit-il en se retournant et en feuilletant un autre livre. "Nous allons avoir besoin de plus d'eau !" cria-t-il par-dessus son épaule, "et en grande quantité !". Fouillant dans ses réserves d'herbes, il marmonna : "Calendula... Calendula... Ah !" Il tendit un petit pot de fleurs d'oranger ternes en l'air, et vit que Gwen était toujours debout au milieu de la pièce. "Allez-y !"
Gwen n'avait même pas posé de questions. Elle avait juste sursauté et couru, attrapant une paire de seaux sur son chemin.
Quand elle était revenue, les bras tendus par le poids de l'eau, Gaius était en train de broyer frénétiquement les fleurs d'oranger dans un bol.
"Cela devrait arrêter l'infection," marmonnait-il, "ces bâtards..."
"Une infection ? C'est donc ça ?"
Elle plaça les seaux avec le premier et envoya un regard nerveux vers Merlin. Ça ne ressemblait pas à une infection que Gwen ait déjà vue.
"Oui, et non", répondit Gaius, en écrasant toujours les fleurs.
"Alors qu'est-ce qui ne va pas avec son bras ?"
Au lieu de répondre, Gaius souleva le bol et commença à y verser du miel et de l'eau. Les fleurs crépitèrent et prirent une teinte oranger plus vibrante. Il attendit quelques secondes alors que la pâte s'épaississait.
"Je vais avoir besoin de vous pour maintenir son bras immobile. Quoi que vous fassiez, vous gardez son bras immobile. Vous avez compris ? C'est important."
Gwen était de plus en plus confuse et frustrée. Gaius déplaça les seaux d'eau de la table et les mit à ses pieds.
"Très bien", accepta-t-elle. Merlin n'avait pas bougé, à part pour quelques mouvements et gémissements, depuis qu'elle était entrée. Gaius lui avait donné du travail. Elle appuya ses mains sur l'avant-bras de Merlin.
"Maintenant, allez-vous me dire ce qui s'est passé ?"
Il semblait qu'il ne l'avait même pas entendu.
"Êtes-vous prête, Guenièvre ?" Gaius tenait le bol au-dessus du bras blessé de Merlin.
"Prête pour quoi ?" questionna Gwen, exaspérée.
En réponse, Gaius versa une cuillère de la pâte sur la brûlure.
Les yeux de Merlin s'ouvrirent aussitôt.
Gwen trouva soudainement sa tâche difficile car le jeune sorcier poussa un cri et commença à se débattre violemment. Gwen avait failli lâcher prise, mais compensa en s'appuyant de tout son poids sur le membre, horrifiée. Gaius avait étalé un peu plus de pâte sur la blessure, couvrant entièrement le trou béant. Les secousses de Merlin s'intensifièrent face à cela. Les tendons pâles de son cou se détachaient en relief par rapport au sombre collier toujours serré autour de sa gorge.
"Gaius..." haleta Gwen, mais sa voix fut noyée par Merlin qui ouvrit la bouche et poussa un cri rauque.
Gaius fronça les sourcils, étudiant la blessure tandis que le mélange crépitait sur la peau déchirée de Merlin. Après ce qui avait semblé être une éternité, Gaïus plongea sa main dans un seau d'eau sur le sol et en sortit un gobelet plein, versant le contenu sur son bras et nettoyant la plupart de la substance orange.
Merlin avait alors arrêté de crier, ses mouvements ralentissant légèrement alors qu'il respirait des de grandes bouffées d'air. Gwen se détendit également.
Et puis Gaius versa plus de pâte sur la blessure.
Le dos de Merlin s'arqua en réponse contre la table alors que le mélange sautait et sifflait. Il cria à nouveau, mais cette fois c'était plus aigu, plus désespéré.
"S'il vous plaît !" cria-t-il, les mots se déformant dans son cri, "Je vous p-p-promets, je n'ai rien fait ! Je ne sais rien du tout, je le jure !" Gaius versa un autre gobelet d'eau sur la brûlure. Gwen n'eut qu'un instant de répit pour constater qu'elle prenait une couleur plus terne avant d'être remplacée par une autre cuillerée.
"V-Vous avez menti !" sanglota Merlin, "Vous avez dit que vous alliez arrêter. V-Vous aviez dit que vous arrêteriez ! S'il vous plaît, s'il vous plaît, je vous promets... !"
La prise de Gwen commença à glisser alors que la matière aqueuse de l'eau coulait sur ses doigts. Elle s'appuya donc plus lourdement sur le bras.
"Gaius !" hurla-t-elle à nouveau quand un autre gobelet d'eau produisit une vague de pus grisâtre, "Gaius, qu'est-ce que vous faites ? !"
"Attendez... attendez encore un peu !" cria en retour Gaius, répétant le processus de rinçage. Les mouvements de Merlin s'affaiblissaient, mais il suppliait toujours et se débattait sous le toucher de Gwen.
Les yeux de Gwen s'étaient plissés d'inquiétude, mais elle tint bon.
Elle ne savait pas combien de temps ça avait duré, mais à la fin, tout le monde était épuisé. Les mouvements de Merlin avaient ralenti jusqu'à ce qu'il ne fasse plus que trembler, des tremblements parcourant son corps de haut en bas de façon sporadique. La brûlure avait commencé à saigner tandis que le sang coulait en ruisseaux sur son bras et ceux de Gwen.
Gaius rinça son bras une dernière fois tandis que Merlin était allongé sur la table avec les yeux fermés.
"Vous aviez dit que ça s'arrêterait", gémit-il, "Et vous aviez dit que vous reviendriez. Vous m'aviez promis. J'ai fait tout ce que vous avez demandé, et vous aviez promis... vous aviez dit... vous aviez dit..."
Gwen relâcha enfin son bras, reculant. Les doigts de Merlin s'agitaient, mais il ne semblait pas avoir assez de force pour bouger davantage. Ses paupières papillonnaient, son regard se déplaçant lentement vers le sien. Il n'y avait aucune reconnaissance dans ses yeux alors qu'un dernier spasme secouait son corps et qu'il s'évanouissait.
Gwen se retourna immédiatement vers Gaius.
"Qu'est-ce que c'était ? Qu'est-ce qui vient de se passer ? Qu'est-ce que je viens de vous aider à faire ?" Elle n'avait jamais entendu de tels cris, pleins de tant d'agonie et de désespoir, et elle ne voulait pas penser qu'elle en était la cause.
Gaius hésita. "Ce n'est pas important pour le moment." Il se baissa pour poser le bol sur le sol, à côté des seaux d'eau désormais vides. Il grogna en se redressant, et Gwen fut frappée de voir à quel point il avait l'air vieux. Il avait vieilli au cours du dernier mois, comme si le poids du monde le tirait lentement vers le sol. "Ce qui est important, ce sont les blessures que nous ne connaissons pas encore. S'il vous plaît, aidez-moi à le redresser."
Elle n'avait pas bougé.
"Guenièvre ?"
Elle fixait Merlin.
"Guenièvre."
Elle sursauta.
"S'il vous plaît. Aidez-moi à le redresser."
Elle se déplaça presque robotiquement, glissant sa main sous sa colonne vertébrale et son cou. Ses doigts entrèrent alors en contact avec le collier froid alors qu'ils redressaient l'homme. Gwen le tint par ses épaules pour l'empêcher de tomber quand il commença à s'affaler. Elles étaient si étroites.
Comme un enfant.
"Pouvons-nous… pouvons-nous au moins lui enlever le collier ?" chuchota-t-elle, l'effleurant de l'un de ses pouces. "S'il vous plaît ?"
Gaius semblait peiné. "Je ne suis pas sûr que nous puissions l'enlever maintenant."
Sa voix n'était pas devenue plus forte, mais sa respiration s'était accélérée. "Mais..."
"Guenièvre, cela n'a pas d'importance pour le moment. Ses blessures physiques..."
"Mais qu'en sera-t-il plus tard ? Pourrons-nous lui enlever plus tard ? Il..."
"S'il vous plaît, vous devez vous concentrer maintenant. Le collier est le dernier de nos soucis. Sa respiration..."
"Mais... Mais ce n'est pas comme s'il était coincé avec cette chose pour toujours, n'est-ce pas ? Il ne peut pas porter un collier pour le reste de sa vie ! Il..."
"Guenièvre !" Gaius éleva la voix. "Vous devez vous calmer. Je n'ai pas l'intention de laisser le collier."
"Mais vous avez dit..."
"Bon sang, Guenièvre ! Si nous ne commençons pas à l'aider maintenant, il pourrait ne pas avoir de 'reste de sa vie' du tout ! Maintenant, voulez-vous bien vous concentrer et m'aider ? !"
Cela permit à Gwen de se taire. Gaius prit une inspiration. Il ne regrettait pas ce qu'il venait de dire, mais il regrettait d'avoir eu besoin d'utiliser de tels mots.
"Je suis désolé, mais j'ai besoin de votre aide et j'ai besoin que vous compreniez la gravité de ce qui se passe."
"Alors dites-moi !" éclata Gwen, et Gaius fut surpris par le changement soudain de ton. "Je vous demande ce qu'il se passe depuis une heure et vous continuez de dire que ce n'est pas important, alors que, manifestement, ça l'est ! Si vous voulez que je vous aide, alors vous devez commencer par m'inclure ! Où était Merlin ? A quoi sert la poussière de fer ? Pourquoi criait-il ces choses ? D'où vient tout ça ?"
Elle pointa du doigt le torse dénudé de Merlin, couvert de traumatismes. Gaius remarqua alors que ses mains, qui soutenaient les épaules de Merlin, étaient encore tachées de son sang.
"Je sais que vous essayez de me protéger, mais, s'il vous plaît, arrêtez ! Je ne sais pas ce qu'ils font aux sorciers, je ne peux même pas le deviner, mais vous, vous le savez manifestement et vous ne pouvez pas continuer à me le cacher !"
Gaius était stupéfait. Pendant un moment, aucun d'entre eux ne parla. Gwen fixait Gaïus, la poitrine gonflée par sa tirade.
Entre eux, Merlin restait sans défense, dans les bras de Gwen.
Gaius prit une profonde inspiration.
"Sa fièvre devrait commencer à baisser maintenant."
Gwen continua à le regarder fixement. "Gaius..."
Il la coupa, l'avertissant du regard.
"Chut. Pouvez-vous envelopper ses côtes ? Je pense qu'il en a au moins quelques-unes qui sont cassées. Je ne pense pas être assez fort pour le faire fermement, et j'ai peur qu'il ne puisse pas respirer correctement si ses côtes ne sont pas fixées rapidement..."
Il souleva un rouleau de bandages et un petit pot de miel de sa table et les tendit à Gwen. Gwen déplaça son emprise sur Merlin et les prit, mais ne bougea pas pour les utiliser.
"Dites-moi, Gaius." C'était un ordre. Il était évident que Gaius savait au moins une partie de ce qui était arrivé à Merlin, car il n'avait même pas encore vérifié ses côtes.
Gaius soupira. Il savait qu'il devait commencer à parler. Même si les méthodes d'interrogatoire des sorciers avaient un peu changé depuis la Purge, les bases étaient plus que probablement les mêmes, et Gwen avait raison. Elle ne pouvait pas aider si elle ne comprenait pas.
" La poussière de fer n'est pas seulement un sous-produit de la forge des lames ", Gaius fit un signe de tête vers les bandages, l'incitant à commencer par les blessures mineures. "Elle a de nombreux autres usages. Mais la plupart d'entre eux sont utilisés dans la fabrication de potions."
Il prit un peu du poids mort de Merlin et commença le lent processus de passer ses doigts sur chacune de ses côtes proéminentes, cherchant les cassures et les fissures. Gwen se redressa, son regard s'adoucissant lorsqu'elle réalisa qu'il lui expliquait enfin les choses.
"Mais il y a... d'autres utilisations."
Gwen jeta un coup d'œil au bras en sang de Merlin. Gaius respira profondément.
"Êtes-vous sûre de vouloir savoir toutes ces choses ?"
Elle hocha la tête.
"Très bien," soupira Gaius. "Pendant la Purge, on a découvert que le fer, en plus de ses nombreuses propriétés médicales et pratiques, avait également une fonction très magique."
Gwen défit l'un des bandages et commença à l'enrouler autour de son poignet fin. Elle couvrit les marques de ligature, souhaitant que le fait de ne pas pouvoir les voir signifie qu'elles n'étaient pas là.
"Ils ont découvert que si un sorcier était lié par le fer, il n'avait plus accès à sa magie. Donc Uther, naturellement, a décrété que toutes les chaînes du royaume devaient être en fer, et... il a commencé à expérimenter." Une pause. Une respiration. Il y avait une côte cassée sur son côté gauche. Il la porta à l'attention de Gwen avant de continuer.
"Il y a… beaucoup de choses qu'Uther a faites dont je ne voudrais pas parler. Et des choses auxquelles je ne voudrais pas penser. Mais l'une des choses qu'il a découvert est que la poussière de fer est extrêmement polyvalente. Mieux que le fer pur. Elle pouvait être cachée dans beaucoup de choses, et mélangée à d'autres, pour rendre les sorciers faibles, malades, impuissants, ou physiquement incapables, entre autres choses, selon la dose et la façon dont elle était administrée." Une autre pause. Il y avait une côte cassée, juste au-dessus de la côte fêlée. Gaius grimaça.
"Et c'est ainsi qu'il a commencé à utiliser la poussière dans la procédure standard d'interrogation des sorciers...dois-je m'arrêter ?".
Gwen semblait légèrement malade. Interrogatoire. Merlin avait été interrogé. Elle supposait qu'elle le savait déjà, mais elle n'aimait pas entendre les mots à haute voix.
"Non", répondit-elle, un peu trop fort. Elle souffla, "Non, ça va aller, continuez."
Gaius lui jeta un regard inquiet, mais poursuivit : "Le moyen le plus rapide d'administrer de la poussière de fer est de passer par le tube digestif ou par la circulation sanguine. Le tube digestif provoque une faiblesse et une maladie plus générales. La contamination par le sang, cependant, est beaucoup plus douloureuse et puissante. Elle contamine essentiellement la magie d'un sorcier à travers son sang. Si elle est utilisée correctement, la poussière de fer peut maintenir les sorciers sous contrôle pendant de longues périodes en les piégeant dans une sorte de limbes médicamenteux. Dans le cas de Merlin..."
Une autre côte cassée. Gaius déglutit. "...Dans le cas de Merlin, je pense qu'ils ont utilisé une méthode très rudimentaire pour le faire passer dans son sang. Dans son essence, la procédure est censée être similaire à une saignée. Une veine est ouverte, le sang est drainé, collecté, mélangé à de la poussière de fer, et versé ou injecté dans la plaie. Les veines peuvent rester ouvertes pendant des jours, le fer circulant constamment. C'est censé être une procédure très stérile et propre. Il y avait des spécialistes..."
Il se souvenait encore de l'odeur du sang, des cris des sorciers lorsque leurs veines étaient envahies et malmenées. Gaius secoua la tête pour la vider de ces souvenirs. "Mais les jours de la Purge sont révolus, et je soupçonne que le traitement de Merlin ait été effectué par rien de plus que quelques gardiens de prison opérant selon de vagues instructions verbales." Il montra les bords dentelés de la blessure. "Vous voyez la dentelure ? Il leur a fallu plusieurs essais pour ouvrir une veine, et ils ne savaient pas comment la garder ouverte une fois qu'ils en avaient une. Ils se contentaient d'ouvrir un endroit différent à chaque fois, ou de rouvrir les croûtes afin d'administrer de la poussière supplémentaire. "
Gwen le fixait, la bouche légèrement ouverte. Il soupira.
"Je pense vraiment que je devrais arrêter."
"Non, je suis désolé. J'ai besoin de savoir, vraiment."
Il ouvrit la bouche pour protester, mais Gwen le regardait avec de grands yeux suppliants, alors il la referma et serra les dents.
"Les effets sont d'autant plus forts que la poussière reste longtemps dans son système. Il n'y a aucun moyen de savoir combien de temps cela a duré, avant que vous ne me le demandiez."
Deux autres côtes cassées.
"Mais ça ne s'est pas propagé aussi loin", dit Gwen. C'était comme si Gaius avait lu dans ses pensées, "Je veux dire, je pouvais voir où était le fer, et il n'atteignait même pas son épaule, donc ça ne pouvait pas être si long."
Gaius secoua la tête. "Ça ne marche pas comme ça."
"Qu'est-ce que vous voulez dire par « ça ne marche pas comme ça » ?" demanda-t-elle, "Comment ça fonctionne ?"
"Comme je l'ai dit, ils ont rouvert la veine plusieurs fois. Il n'y a aucun moyen de savoir combien de fois la procédure a été administrée. Le gris dans ses veines était juste une accumulation de différentes sessions."
Gwen eut l'air horrifié.
"Alors qu'est-ce que nous avons... ?"
"Ce que nous avons fait..." il fit un geste vers la table, encore humide de pus dilué et de pétales gris-orange, "c'est nettoyer la blessure, c'est tout. Le calendula retire le fer accumulé dans les tissus environnants, et le miel empêche toute infection supplémentaire, mais Merlin va avoir besoin de faire sortir le reste de son système par lui-même."
"Et combien de temps cela va-t-il prendre ?"
"Tout dépend de la quantité qu'on lui a donnée." C'était une boucle vicieuse de je-ne-sais-pas.
"Et nous ne le savons pas." confirma Gwen.
"Non."
"Et il n'y a aucun moyen de le savoir."
"Exactement."
Gwen souffla. Gaius s'était déplacé pour vérifier l'autre côté de Merlin.
"Vous vouliez que je sois honnête ?"
Gwen hocha la tête. "Oui."
Gaius prit une autre inspiration. Il pourrait aussi bien tout mettre sur la table.
" Sa fièvre... " commença-t-il, " est anormale pour la procédure, et ce n'est pas la seule chose qui m'inquiète. "
Gwen s'était préparée mentalement alors que Gaius commençait à s'expliquer.
Et voici la suite d'Everything ! Je suis beaucoup trop pressée de voir la réaction de Gwaine. Pas vous ?
A très vite pour la suite !
