Bonsoir à tous !

Tout d'abord, je m'excuse pour mon retard, les deux derniers jours de cours ont été particulièrement fatigants et chargés… Mais les vacances sont enfin là, ce qui veut dire que je vais avoir du temps pour m'organiser correctement !

Aussi, je tenais à vous remercier pour tous les follows et les favoris que j'ai reçu, vous ne pouvez pas imaginer combien ça me fait plaisir. Un grand merci à ceux qui prennent le temps de mettre une review, je lis chacune avec attention et c'est un véritable moteur ! Même juste quelques mots suffisent à refaire mes journées ahah.

En tout cas, voici le nouveau chapitre ! J'espère qu'il vous plaira ! Bonne lecture, et à bientôt ~


Chapitre 3 : La magie de Noël

Vendredi 19 décembre

« Mais ça n'a aucun sens de prendre ça !

— Parce que ça a du sens de tout prendre dans une seule couleur ?

— Le rouge c'est la couleur de Noël !

— Tout comme le vert !

— Le sapin tout entier est vert !

— Et le père Noël est rouge !

— On ne va pas mettre des lions sur un sapin, ça n'a rien à faire là !

— Et un serpent ça a quelque chose à faire là par contre ?

— Non ! »

Blaise retint un rire face à la réaction unanime des trois anciens Gryffondor. Devant un des stands du marché de Noël qui vendait des décorations en tout genre, les éclats de voix se mêlaient les unes aux autres en un vacarme où tous ne s'écoutaient que pour contrarier l'autre. Pansy brandissaient deux boules de Noël dans lesquels des serpents faits de brumes s'enroulaient sur eux-mêmes. Ginny, elle, refusait de lâcher une guirlande sur laquelle courraient des minuscules lions affublés de chapeaux de Noël. Harry regardait avec désespoir la femme du stand, à la recherche d'une improbable main secourable au milieu de ce tumulte. Les regards d'Hermione et de Drago se faisaient meurtriers à chaque fois qu'ils se croisaient, depuis plusieurs minutes. Comme parfaitement à l'aise au milieu de tout cela, Blaise regardait avec attention les autres décorations enchantées exposées sur le stand.

Soudain, il se tourna vers les cinq autres sorciers.

« On a qu'à se séparer deux par deux. Un de nous, expliqua-t-il en désignant Pansy, Drago et lui, et un de vous. »

Hermione ne mit pas longtemps à se rallier à cette idée. A six, ils n'arriveraient jamais à rien.

« Autant se disputer en petits groupes, reconnut Ginny. »

Quelques minutes plus tard, les anciens Serpentard tiraient tour à tour un des trois morceaux de branches qu'Hermione avait attirés d'un accio. Pansy eut le plus petit, Drago le plus grand, Blaise celui entre les deux. Ce dernier récupéra les branches et les fit tirer aux anciens Gryffondor à leur tour. Le plus petit revint à Harry, le moyen à Ginny et le plus grand à Hermione. Les duos furent ainsi formés.

Hermione regarda vers Drago. Elle allait devoir faire avec lui… Ça promettait. Au moins, il fallait admettre que le hasard avait plutôt bien fait les choses. Harry était sans doute le mieux placé pour supporter Pansy, et Ginny aurait été celle qui se serait sentie le moins à l'aise avec Drago. Contrairement à Hermione et Harry, elle ne l'avait revu qu'une ou deux fois depuis l'époque de Poudlard.

Une fois leurs amis salués, Hermione et Drago commencèrent à arpenter le marché de Noël à deux.

« Je te préviens, commença Hermione, je refuse d'accrocher quoi que ce soit de vert au sapin.

— Alors rien de rouge non plus. »

Elle leva les yeux au ciel.

« Un sapin sans rouge ça n'a même pas de sens !

— A t'écouter, le recouvrir d'une écharpe de Gryffondor suffirait à le rendre incroyable.

— Ce serait toujours mieux qu'un sapin vert décoré de vert. »

Un silence mécontent s'installa entre eux. Même à deux, ils ne parvenaient pas à trouver de terrain d'entente. Hermione regarda autour d'elle tout en réfléchissant, laissant Drago ruminer sa mauvaise foi. Beaucoup de sapins sur le marché, qu'ils soient petits ou grands, arboraient du rouge ou du doré. Ce n'était pas sa faute après tout si ces couleurs correspondaient à celle de son ancienne maison ! Heureusement, la raison prit peu à peu le pas sur la fierté de la sorcière. Elle voulait sincèrement parvenir à une solution qui contenterait tout le monde.

Quand enfin une idée traversa son esprit, elle fut tellement persuadée que c'était la bonne qu'un sourire ingénu s'étendit malgré elle sur son visage.

« Malefoy.

— Non, je ne veux pas de lion sur le sapin.

— Et si on faisait un sapin or et argent ? »

Il lui jeta un regard étonné, puis considéra la question. Il accepta d'un hochement de tête.

« Tu vois, tu es capable de réfléchir dans une autre couleur que le rouge.

— Et toi que le vert.

— Il faut croire, finit-il par sourire. »

Désormais d'accord sur quelque chose, Hermione adressa une note qu'elle écrit d'un rapide coup de stylo qu'elle emprunta au stand. Elle demanda aux quatre autres s'ils pouvaient respecter le thème, et que Drago et elle s'occuperaient de la décoration du sapin. Les deux réponses ne tardèrent pas les deux étaient positives. Ils savaient enfin vers quoi se diriger, et ils purent ainsi enfin se concentrer sur ce qui les entourait. Ils trouvèrent très vite un stand où des décorations étaient présentées par type de couleur. Ils choisirent d'abord les guirlandes, puis les divers ornements.

Drago tendit soudain sa main, dans laquelle reposait une décoration, vers Hermione. C'était l'un des rares objets de l'étal qui ne semblaient pas enchantées. Elle sut que ce n'était qu'une impression lorsqu'elle le vit bouger légèrement, juste assez pour que quelqu'un d'attentif le remarque.

« C'est non pour les serpents Malefoy.

— Il est argenté !

— C'est quand même un serpent. »

Bien sûr, le sorcier refusa d'abdiquer et décida de le prendre quand même. En réponse à cela, Hermione se lança alors dans la recherche d'un éventuel lion.

C'est ainsi qu'elle tomba sur une petite licorne d'un blanc immaculé et à la corne grise. Elle poussa un léger hennissement lorsqu'Hermione la souleva dans le creux de ses mains.

« Prenons ça aussi, dit-elle à Drago. Ça devrait plaire à Parkinson non ? »

Après un coup d'œil rapide pour la licorne, ce fut surtout Hermione qu'il observa. Celle-ci n'y fit pas attention, occupée à inspecter la décoration puis à vérifier qu'il n'y avait pas d'autre couleur. Finalement, elle releva la tête vers Drago.

« Non ? »

Un sourire en coin naquit sur le visage de l'ancien Serpentard.

« Tu me surprends Granger. Oui, ça devrait lui plaire. »

Son ton était imprégné d'une provocation moqueuse, mais dans son regard brillait une étincelle chaleureuse. Hermione balaya sa remarque d'un haussement d'épaules avant de reporter son attention sur les objets du stand. Elle venait de s'étonner elle-même, mais elle refusait de se trahir. En réalité, le regard de Drago sur sa nuque la brûlait.

Après plusieurs longues minutes à sonder l'étalage encore et encore, elle dût se rendre à l'évidence : il n'y avait aucun lion ici. Déçue, elle accepta enfin de payer pour ce qu'ils avaient décidé de prendre puis de partir, au plus grand bonheur de Drago qui n'attendait que cela. La sorcière se demandait même où il avait bien pu trouver la patience dont il avait fait preuve jusque-là. Elle n'allait pas s'en plaindre, cela dit.

Alors qu'ils s'éloignaient de l'étal, une voix bourrue et chaleureuse leur parvint.

« Approchez, approchez ! Venez voir de la vraie magie, celle qui vous laisse pantois même après des années d'études à Beauxbatons ou Poudlard ! »

Intriguée, Hermione chercha des yeux l'origine de cette voix. C'est en tournant après un petit stand vendant des bonbons qui faisaient pousser instantanément une barbe aussi dense que blanche qu'ils le virent. C'était un homme d'une trentaine d'année, en train de mélanger un jeu de carte au-dessus d'une table où étaient rassemblés divers bibelots tels que des dés, des gobelets et des jetons.

« Un tour de cartes ? Des intéressés ? Garantie sans baguette magique ! »

Le rythme de marche d'Hermione ralentit légèrement. Elle ne voulait pas imposer ses envies à Drago, qui avait déjà attendu sans rien dire à peine plus tôt, mais elle était intriguée. Avant de recevoir sa lettre d'admission à Poudlard, avant de savoir qu'une réelle magie existait, elle avait toujours adoré les spectacles de magie. Ce serait mentir de dire qu'elle avait perdu tout intérêt pour ces derniers depuis. Elle n'avait que rarement eu l'occasion d'en voir, mais cela ne rendait l'envie que plus forte.

A côté d'elle, Drago jeta un regard indifférent vers l'homme à la recherche de spectateurs. Pourtant, lorsqu'il voulut à demander à Hermione où elle souhaitait aller, il remarqua sa soudaine attention vers ce même homme. Il ouvrit la bouche, la referma immédiatement. La remarque moqueuse qu'il s'apprêtait à faire était de trop. S'il avait appris quelque chose ces dernières années, c'était à faire la différence entre une blague et une insulte. Or, à ce moment précis, il n'avait aucune envie d'insulter la jeune femme, même pour la provoquer volontairement. Il y eut cet instant, cette pensée qui le retinrent.

« On peut s'arrêter le temps d'un tour, lança-t-il à la place, on n'est pas pressé. »

D'abord surprise, Hermione ne tarda pas à accepter d'un hochement de tête, se dirigeant vers la table de l'homme. Celui-ci les accueillit d'un grand sourire.

« Bienvenue à vous deux ! Alors, vous êtes ici pour fêter Noël en amoureux ? »

Les « amoureux » affichèrent de concert une expression rebutée.

« Nous sommes… entre amis, expliqua Hermione. »

C'était bien la première fois qu'elle utilisait ce terme pour parler de Drago. Curieusement, cela ne la déstabilisa pas outre mesure.

« Je vois je vois… Eh bien mademoiselle, monsieur, parlons un peu de la vie alors. »

Avant qu'ils n'aient de temps de répliquer, il leur présenta deux cartes. L'une était un as de cœur, l'autre un as de carreau.

« Chaque cartes ont des chiffres ou des dénominations que tout le monde connaissent… Mais connaissez-vous l'origine des quatre différents symboles utilisés pour un jeu de cartes ? »

Hermione lui fit signe que non. Drago, peu intrigué, restait en retrait. Il n'observait pas moins pour autant.

« Ce carreau… Il représente l'argent. »

Il posa la carte sur la table, montra la deuxième.

« Qu'est-ce que le cœur représente alors ?

— Les sentiments ?

— Exactement, répondit le magicien avec un sourire complice. Les sentiments, les émotions, tout ce qui fait battre nos petits cœurs d'humains. Bien, ajouta-t-il en posant la carte du cœur sur la table, puis en la retournant ainsi que sa voisine. Maintenant, dites-moi. Entre l'argent, le carreau, et les sentiments, le cœur, que choisissez-vous ?

— Les sentiments bien sûr, répondit-elle sans hésitation. Le cœur. »

Le sourire sur le visage de l'homme se rallongea, et il désigna soudain les cartes qu'il avait retournées face cachée. Sa main saisit celle où devait se trouver le cœur et la posa à nouveau à l'endroit. C'est un as de trèfle qui faisait face à Hermione.

« Il semblerait qu'il vous accompagne désormais, car moi, je ne l'ai plus. »

Un rire chaleureux accompagna ses paroles, qui s'arrêta soudain. Il prit un air déconcerté.

« Attendez… »

Il saisit soudain la deuxième carte, et la retourna vivement. C'était un as de pique qui remplaçait celui de carreau.

« Il semblerait que vous êtes chanceuse. Non seulement la chance dans les sentiments, mais aussi celle concernant l'argent sera avec vous ! »

Hermione observa les deux nouvelles cartes avec un sourire qui illuminait tout son visage. Ce tour était simple, loin des rares grands spectacles de magie qu'elle avait pu voir, et pourtant, il était particulièrement réussi. La mise en scène y était pour quelque chose. Il lui fit une révérence quand elle le félicita et le remercia. Quand ils s'éloignèrent, elle se sentait aussi légère qu'une plume, portée par cette magie d'un autre genre. Soudain, un rire retentit près d'elle. Elle leva la tête vers Drago.

« Quoi ?

— Oh, rien, assura-t-il. Les sentiments bien sûr, le cœur, imita-t-il pourtant juste après. »

Elle lui donna un coup de coude bien sentit entre les côtes, mais malgré cela, il continua à rire.

« Heureusement que la chance t'accompagne à partir de maintenant, parce que si tu tiens des propos aussi mièvres tu vas en avoir besoin. »

Elle leva les yeux au ciel face à l'hilarité du sorcier.

« L'argent ne fait pas tout dans la vie tu sais. Même si ça doit être difficile à comprendre pour quelqu'un comme toi. »

Il lui décocha un sourire assuré.

« Je le comprends, je n'ai juste pas besoin de les demander à un magicien en herbe pour avoir tout ce qu'il me faut.

— Ah, je ne savais pas que tu t'étais trouvé quelqu'un tiens. »

Il croisa les bras et perdit partiellement son sourire.

« Ce n'est pas le cas. Parce que je ne cherche pas vraiment, ajouta-t-il en voyant qu'elle s'apprêtait à répliquer. »

Elle hocha la tête d'un air entendu.

« Ah, je vois. Peut-être que je devrais t'offrir la carte des sentiments finalement, je ne pense pas être celle qui en a le plus besoin.

— Tu perdrais peut-être ta seule chance Granger.

— Je suis prête à en prendre le risque.

— C'est trop d'honneur que tu me fais.

— Je sais, ma bonté me perdra. »

Il étouffa un rire. Ce qui aurait dégénéré en dispute fut un temps tournait aujourd'hui en un échange électrique stimulant. Aussi surprenant que ce soit, cela avait quelque chose d'agréable de se retrouver confronté ainsi.

Ils reprirent leurs achats après cette parenthèse, le sourire aux lèvres. Comme ils avaient acheté la plupart de ce qu'il leur faudrait pour le sapin sur le stand où ils avaient passé un peu plus tôt, ils décidèrent de rentrer en prenant le temps de regarder ce que les étals sur leur chemin auraient à leur offrir.

C'est ainsi que, leurs sacs chargés de guirlandes et de décorations en tout genre et discutant avec entrain, ils retournèrent au chalet en les remplissant encore un peu plus.

~oOoOoOo~

Les quatre autres étaient déjà rentrés lorsque Drago et Hermione franchirent le seuil.

« Posez vos affaires par ici ! invita immédiatement Ginny. »

Après s'être exécutée, Hermione rejoignit son amie.

« Ça a été ? demanda-t-elle

— Oui ! On a trouvé pas mal de choses, et grâce à ton idée pour les couleurs les risques de meurtre mutuel a grandement diminué.

— Génial, je préfère éviter de devoir passer la nuit de Noël au Ministère de la magie.

— Entièrement d'accord. »

Hermione se tourna vers Harry qui venait de poser le sapin dans un coin de la pièce principal d'un wingardium leviosa. L'arbre avait été choisi par lui et Pansy, car ils étaient indubitablement le meilleur duo pour le faire. Pansy avait eu son achat vert émeraude tandis qu'Harry était celui qui se battait le moins des trois pour acheter des objets en rouge ou doré.

Ils avaient décidé de ne commencer à décorer le chalet qu'une fois tout le monde présent ; maintenant que c'était chose faite, il était temps de se mettre au travail. Le cœur bouillonnant d'excitation, la sorcière aida Blaise et Ginny à sortir leurs décorations pour les fenêtres et les meubles.

A six, installer tout ce qu'ils avaient acheté fut très rapide, et ils purent s'affairer au sapin avant le repas. Harry et Blaise décidèrent de s'occuper de ce dernier, affirmant que ça ne servait à rien d'être à six à tourner autour du sapin. Ils avaient raison, évidemment. Même à quatre, l'affaire ne fut guère facile. Chacun y allait de son commentaire tandis que l'un ou l'autre se retrouvait par mégarde attaché au sapin à cause d'une guirlande car il était dans le chemin. Lorsqu'ils commencèrent à accrocher les boules de Noël, Hermione chercha la licorne dans le sachet avant de se tourner vers Pansy.

« Tiens, accroche celle-ci où tu veux. »

Des étincelles brillèrent dans les iris sombres de l'ancienne Serpentard. Elle ne la remercia pas, mais la façon dont elle accrocha l'objet au sapin, non sans qu'un hennissement n'accueille son choix, valait tous les mots qu'elle aurait pu prononcer.

Hermione jeta un regard vers Drago, qui lui rendit. Ils se regardèrent sans rien dire. Après quelques secondes ainsi, le sorcier finit par se pencher vers le sachet puis se redresser, sans jamais briser leur contact visuel. Il accrocha à hauteur d'yeux le serpent qu'il avait acheté de façon si arbitraire.

Surprenant la scène, Harry s'approcha d'Hermione tandis qu'elle se détournait finalement de l'ancien Serpentard.

« Tu peux venir m'aider ? »

Surprise, Hermione acquiesça et le suivit dans la cuisine.

« Où est parti Blaise ?

— Aucune idée. De toute façon, le repas est prêt.

— Pourquoi tu as besoin de moi ? Pour mettre la table ? »

Son meilleur ami eut l'air amusé par sa question.

« Non, je peux la mettre tout seul, rit-il, mais il ne tarda pas à reprendre son sérieux. Ça a été avec Malefoy ? Ginny et Zabini sont rentrés assez vite, presque en même temps que Parkinson et moi. Mais on vous a tellement attendu que je commençais à m'inquiéter… »

Une douce chaleur se répandit en Hermione à ces mots. Savoir qu'elle avait quelqu'un comme Harry à ses côtés était une véritable chance.

« Oui, ça a été. J'ai voulu le contrarier en trouvant un lion pour affronter son serpent, mais le stand n'en avait plus… et choisir a pris du temps. Mais sinon, tout a bien été. Malefoy est… frustrant, agaçant et présomptueux, et j'en passe, mais il a quelque chose d'aimable maintenant. »

Visiblement rassuré, Harry hocha la tête.

« Tant mieux. Je ne veux surtout pas qu'il gâche nos fêtes.

— Étrangement, j'ai la sensation que tout ira bien.

— Faisons confiance à ton instinct alors, répondit-il avec le sourire. »

Elle acquiesça, puis retourna dans le salon. Le sapin était presque terminé. Les guirlandes argentées qu'ils avaient achetées faisaient tomber de la neige sur les boules de Noël et sur les quelques animaux qui ornaient le sapin tandis que les étoiles accrochées ici et là brillaient doucement au gré de leurs envies. Parfois, la licorne de Pansy poussait un hennissement. Le petit serpent du sapin, lui, se promenait déjà à travers les branches. Des oiseaux or et argent tournaient autour de l'arbre, picorant les grands flocons de neiges accrochés aux branches les plus solides.

L'émerveillement se peignit sur les traits d'Hermione. Avec la décoration tout autour, faites de guirlandes qui murmuraient des chansons de Noël quand on leur demandait, ou d'autres qui répandaient paillettes et neige, ou de décorations immobiles plus conventionnels sur lesquelles jouaient le reflet des flammes de la cheminée, tout était parfait. Jamais elle n'avait autant sentit l'esprit de Noël sans être chez elle.

« C'est parfait, souffla-t-elle. »

Tous opinèrent.

Elle scruta Drago. Il se tenait droit et observait l'arbre avec retenue, mais quelque chose disait à Hermione qu'il n'était pas aussi neutre qu'il le montrait. L'attention de la jeune fille fut capturée par le serpent qui se posa sur l'une des branches les plus hautes, près de l'étoile qui brillait doucement. La sorcière sourit. Jamais elle n'aurait pensé le dire un jour, mais ces quelques heures avec Drago avaient été plaisantes.