Hello there ! Oui, je suis toujours vivante et oui j'écris toujours et non je n'abandonne pas la fic ! Alors je dois avouer que j'ai eu un gros dilemme avec moi quant à si je devais ou non continuer dès cet été et ce bien que l'on ne soit plus du tout dans la période de Noël, mais le fait est que j'ai vu beaucoup de commentaires passés sur Wattpad et quelques uns sur , si bien que j'ai fini par me décider. Alors pour le rythme, il va être bien moins intense que la dernière fois, mais c'est pour différentes raisons dont je parlerai sans doute dans le prochain chapitre. En tout cas, je publierai à peu près deux chapitres par mois, pour que d'ici décembre l'on arrive à la fin de la fiction et que je poste la fin vers la période des fêtes, histoire d'au moins faire le final bien :3
D'ailleurs, au passage, j'ai décidé de changer une mini partie dans le dernier chapitre, celui où Hermione se trouve face à un homme un peu trop alcoolisé pour son propre bien. Etant donné que c'est une fic de Noël, je trouvais ce passage étonnamment trop grave pour être effleuré puis ignoré comme je l'avais fait, aussi j'ai décidé de le rendre de base moins intense. Le but de Cohabitation de Noël est de remplir de chaleur :3 (Même si, je dois l'avouer, je meurs de chaud là où je suis, il fait 39° presque tous les jours et avec l'humidité c'est du ressenti 45°… Donnez-moi de l'eau) J'ai aussi changé les titres des chapitres, pour quelque chose que j'aime mieux, parce que simplement donner trois mots thèmes me laissait une sensation bizarre, finalement.
Enfin bref, voilà. ME REVOILA. Je vous abandonne pas, comptez sur moi pour être au rendez-vous comme prévu cette fois !
Et sur ce, enjoy le chapitre 6 ! (:
Chapitre 6 : Affronter ses peurs
Lundi 22 décembre
Pansy regardait Drago avec des yeux de chien battu, ce qui rappelait étrangement à Hermione l'époque de Poudlard. Les traits de l'ancienne Serpentard s'étaient certes affinés et son visage avait pris suffisamment d'âge pour qu'elle ne lui évoque plus un bouledogue, mais avec cette expression le passé semblait refaire surface. Drago, lui aussi, semblait avoir bien l'habitude de ce regard. Il ne fléchissait pas d'un iota, et ce depuis maintenant plusieurs minutes.
« Allez Drago, ne nous laisse pas tomber !
— J'ai dit que j'étais contre depuis le début ! »
C'était une guerre sans fin qui se jouait sous les yeux de Ginny, Harry, Hermione et même Blaise. Ce dernier ne semblait pas vouloir s'en mêler, ce qui expliquait son silence depuis que Pansy s'était mise en tête de faire céder Drago. Tout ce qu'elle lui demandait, c'était de faire du ski avec Blaise et elle. Drago, lui, refusait.
Finalement, Blaise sembla réaliser que sans son intervention, ils allaient tourner en rond un bon moment, voir pire, ils pourraient s'énerver réellement l'un contre l'autre. Il prit la parole entre une nouvelle accusation de Pansy et une réponse qui allait sans doute être des plus détachée de la part de Drago.
« On n'a qu'à décider ça sur un match de Quidditch. Si tu perds, tu viens avec nous, si tu gagnes, tu fais ce que tu veux. »
Interloqués, Drago et Pansy tournèrent en chœur la tête vers Blaise.
« Un match de Quidditch à trois ? souligna Drago avec sarcasme.
— Tu sais très bien que je ne suis pas douée en Quidditch, ajouta Pansy. »
Tous deux auraient dû savoir que quand Blaise proposait quelque chose, ce n'était pas sans y avoir réfléchi avant. Il sourit.
« Moi je vois six personnes, pas trois, c'est donc bien suffisant pour faire un match. »
Ce fut cette fois Harry, Ginny et Hermione qui dévisagèrent le Serpentard. Evidemment, son air goguenard montrait bien qu'il ne plaisantait absolument pas. Drago fut le premier à réagir.
« Tu plaisantes j'espère ?
— Tu as peur de perdre ?
— Bien sûr que non, répliqua-t-il en secouant la tête avec exaspération. Seulement, comment tu veux faire un match au juste ? Serpentard contre Gryffondor ? Pour mon propre bien, je n'hésiterai pas à saboter notre équipe, ma fierté s'en remettra.
— Eh bien tu n'as qu'à nous affronter. On prend Harry, tu prends Ginny et Hermione. »
Personne ne releva sa familiarité nouvelle. Tous étaient trop occupés à intégrer l'idée de Blaise. Car au final, elle n'était pas si fantaisiste que cela. La rivalité au sport entre Harry et Drago était connue par absolument n'importe quel élève de Poudlard, les mettre dans la même équipe n'aurait jamais rien donné de bon. En revanche, peu de risque que Drago ait de réel problème avec Ginny ou Hermione. De même pour Harry avec Blaise et Pansy. Quant au rapport de force, il était très équilibré.
Un long silence accueillit la proposition, car personne ne trouvait à redire. Pas même le principal intéressé. Drago n'avait pas envie de risquer son droit de refus d'aller faire du ski, mais d'un autre côté, il n'aimait pas fuir un défi qui le tentait. Comme toujours, Blaise venait de trouver le piège parfait. Il le connaissait trop bien.
Finalement, c'est Hermione qui intervint.
« Je n'ai aucune envie de faire du Quidditch, encore moins vu la température extérieure ! »
Elle n'avait jamais été faite pour les balais, encore moins pour le Quidditch. C'était bien la seule chose qui lui avait toujours fait défaut à Poudlard, encore plus que la divination.
« Ça pourrait être sympa, en fait. »
Hermione se tourna vers Ginny, qui venait de parler, lui adressant un regard meurtri par cette trahison. Son amie s'excusa d'un pincement de lèvres qui réprimait un sourire. Sans doute l'idée d'affronter Harry l'intéressait, sans compter celle de voir Hermione tenter l'expérience.
« Allez, c'est juste pour une fois. Il n'y a rien en jeu pour nous, on peut juste se faire plaisir et s'amuser. C'est pour ça aussi qu'on est là ! »
Mais Hermione resta campée sur ses positions.
« Je-ne-veux-pas-faire-du-Quidditch.
— Moi je veux le faire, intervint soudain Pansy, revenant sur sa position. Sinon on va simplement passer la journée à se disputer au lieu d'aller faire quoi que ce soit. »
Elle croisa les bras avec force comme pour appuyer son affirmation, et Hermione fit de même.
« Tant pis, soupira alors soudainement Blaise, je pensais qu'une Gryffondor serait plus courageuse que ça, à fuir devant un balais. »
Le rouge monta aux joues d'Hermione, et Harry ne l'aida aucunement lorsqu'il ajouta son grain de sel.
« C'est vraiment dommage, je pense que ça nous aurait fait un très bon souvenir. »
La sorcière serra les poings, inspira bruyamment et poussa un long soupir.
« Bon, d'accord. Mais juste une courte partie, en dix points. »
Tous sourirent, à l'exception d'Hermione qui acceptait son sort avec la douloureuse impression qu'on ne lui laissait simplement guère le choix.
~oOoOoOo~
Le match fut pour Hermione aussi catastrophique qu'elle l'avait imaginé. Déjà car cela faisait des années qu'elle n'était pas montée sur un balais, et c'était à peine si elle n'avait pas manqué de tomber à peine la partie lancée. Sa seule véritable réussite de la matinée était les six cerceaux flottant d'un côté et de l'autre du terrain improvisé, formés par des branches ensorcelées. Le reste ne fut qu'un enchaînement de difficultés, et ce alors même qu'elle ne faisait pas grand-chose pour l'équipe qu'elle forma donc avec Drago et Ginny. Ces deux derniers compensaient incroyablement son incompétence, de la même façon que Blaise et Harry compensaient celle de Pansy. Elle tenta pourtant de s'impliquer, sincèrement, lorsqu'elle fut contaminée malgré elle par l'enthousiasme de tout le monde. Sans succès. Les rares fois où elle s'était retrouvée avec le Souaffle loué pour l'occasion à l'accueil, elle n'avait réussi qu'à l'offrir aux adversaires, et plus d'une fois elle s'était retrouvée dans la trajectoire de ses alliés. L'étroitesse du terrain improvisé en était partiellement la cause, mais pas seulement.
Heureusement, malgré le ridicule, elle se sentait profondément joyeuse lorsque le dernier point fut marqué. Soulagée, aussi, indéniablement. Ce fut Drago qui fit le lancer décisif qui leur offrit la victoire. Lorsqu'il se posa au sol, avec les cinq autres, il souriait de toutes ses dents.
« Je crois que je t'ai enfin montré que tu ne gagnes pas toujours Potter. »
Ce dernier esquiva la pique par le mutisme. Nul doute qu'il était déçu de ne pas avoir vaincu celui qui avait été son ennemi pendant si longtemps. Le lien farouche qui les unissait, malgré la cordialité dont ils savaient maintenant tous deux faire preuve, n'avait jamais été complètement effacé. Il en restait cette rivalité, qui ne disparaitrait sans doute jamais. Hermione lui adressa un regard désolé, car de toute évidence, Ginny n'était pas celle qui allait le dérider. Elle aussi était visiblement bien contente de leur victoire, et si elle prit finalement son petit ami dans les bras pour le réconforter, le sourire radieux de son visage refusait de s'effacer.
Pansy et Blaise, quant à eux, avaient atterri la mort dans l'âme. Tous deux savaient qu'ils n'avaient d'autre choix que celui de laisser leur ami tranquille pour aujourd'hui. Blaise lui adressa un sourire contrit.
« Sache que tu rate une super après-midi en plein air avec tes deux meilleurs amis. »
Le Serpentard essuya la remarque d'un rire.
« Ouais, bien sûr, pauvre de moi. Amusez-vous bien avec votre… super après-midi en plein air. »
Tous rentrèrent, bien contents de retrouver la chaleur de leur logement. Le temps était dégagé et la neige ne tombait pas, mais si le froid avait fini par se faire moins sentir avec le jeu, il restait bien là, et ce n'est qu'une fois à l'intérieur qu'ils découvrirent combien ils avaient subi les températures hivernales. Des frissons les secouèrent, mais cela ne les fit que plus rire. Après avoir servi le repas qu'ils avaient préparé en avance à grand renfort de sorts, ils se mirent tous à table dans la bonne humeur. Même Pansy et Blaise. Harry, lui aussi, pensait déjà à autre chose. En revanche, Hermione capta plusieurs fois des regards jetés par Drago qui trahissaient la satisfaction qu'il ressentait. Elle ne le souligna pas.
Le repas fini, la cuisine rangée et leurs affaires prêtes, Pansy et Blaise quittèrent le chalet pour pouvoir profiter le plus longtemps possible des pistes de ski. La Serpentard essaya une dernière fois de faire venir Drago, bien sûr sans résultat. Une fois ses amis partis, Drago se tourna vers les anciens Gryffondor, encore en train de discuter sur les divans près de la cheminée. Hermione était pelotonnée autour d'un coussin, les cheveux encore légèrement en bataille à cause du vent qui régnait à l'extérieur quand ils jouaient. Il s'approcha du sofa où elle se trouvait, s'y accouda.
« Et vous, qu'est-ce que vous comptez faire cet après-midi ? »
Harry et Ginny échangèrent un regard, puis regardèrent Hermione. Celle-ci leur sourit.
« Allez-y, je serai juste moins seule que prévu. »
Ce fut au tour de Drago d'observer les Gryffondor l'un après l'autre, perdu. Harry et Ginny semblait incertains quant à ce qu'ils devaient faire. Ce fut sans doute pourquoi Hermione posa une main sur le genou de Ginny tout en lui souriant.
« Allez, je n'ai pas changé d'avis, je veux que vous fassiez cette après-midi à deux. On se supportera le temps d'une demi-journée, Drago et moi. »
Comme pour lui demander d'approuver, elle leva son regard chocolat vers l'intéressé. L'intéressé qui n'avait aucune idée de ce dont il était question, mais qui haussa les épaules par défaut. Il en avait suffisamment entendu pour plus ou moins comprendre que Potter et Weasley allait partir en amoureux et que Hermione resterait sans doute ici.
Ginny poussa un soupir, avant de hocher la tête.
« Très bien. Tâchez de ne pas vous entre-tuer. »
Son amie se contenta de hocher la tête d'un air entendu.
« Oui, oui, c'est promis maman. »
Cette dernière rit avec malice. En réalité, elle n'avait que peu de doute sur les probabilités qu'un drame se passe avec ces deux-là, vu l'évolution de leur relation cette semaine.
~oOoOoOo~
Harry et Ginny partis à leur tour, Hermione s'était couchée sur l'un des canapés face au feu de cheminée, le nez plongé dans un livre. Cependant, elle n'eut pas l'occasion de s'y enfoncer toute entière. Des bruits de pas résonnèrent près d'elle.
« Tu comptes passer ta journée à lire ? »
Le silence répondit à Drago. Il se pencha par-dessus l'épaule d'Hermione pour tenter de déchiffrer ce qui pouvait bien être assez intéressant pour qu'elle l'ignore aussi royalement. Elle ne tarda pas à se retourner pour lui jeter un regard courroucé.
« Tu ne veux pas aller voir ailleurs si j'y suis ? »
Surpris par la véhémence soudaine de la Gryffondor, Drago haussa un sourcil.
« Je vois que Madame est de bonne humeur.
— Je ne supporte pas quand quelqu'un lit par-dessus mon épaule. »
Il leva ses mains en signe d'innocence. Seulement, il ne bougea pas pour autant. Après plusieurs secondes, Hermione leva les yeux au ciel et ferma son livre.
« Tu as besoin de quelque chose ? »
Son ton était plus courroucé qu'elle ne l'était vraiment. Peut-être qu'ainsi il la laisserait tranquille. Après tout, Noël était l'une de ses périodes préférées pour lire, depuis toute petite. Avoir le craquement des bûches lentement consumées par les flammes comme seul lien avec la réalité tandis que son esprits s'évadaient vers des pays ou des mondes différents peuplés de personnes imaginaires qu'elle aimait ou, pour certains, aimait détester, était un de ses plus grands plaisirs. C'était aussi pour cela qu'elle n'avait eu aucune hésitation à accepter quand Ginny lui avait demandé pendant leur danse de la veille si cela ne la dérangeait pas qu'ils passent l'après-midi juste tous les deux, Harry et elle. Le refus catégorique de Drago d'aller faire du ski avec ses amis était un imprévu qui l'avait faite brièvement hésiter, mais c'était plus par habitude que par réelle appréhension. Elle aurait redouté une telle situation quelques jours plus tôt encore, mais ce n'était plus le cas. Elle reconnaissait, bien que confusément, qu'elle avait aujourd'hui envie de le connaître davantage. Elle était curieuse de savoir qui était cette personne qu'elle croisait régulièrement sur son lieu de travail sans qu'elle n'ait jamais réalisé à quel point il n'était plus celui de l'époque de Poudlard. Sans réaliser qu'ils étaient en fait capables de très bien s'entendre, même si ce n'était pas sans étincelle. Sans réaliser que ces étincelles étaient précisément quelque chose qu'elle aimait énormément.
Il la regarda plusieurs longues secondes, les bras croisés contre la poitrine. Il la sondait si intensément qu'elle s'en sentit inconfortable. Elle était sur le point de lui demandait ce qu'il lui voulait quand enfin il prit la parole.
« Je pensais que tu étais une parfaite je-sais-tout surdouée en tout, mais j'ai pu voir aujourd'hui que tu as bel et bien des failles.
— Oh non ! fit-elle d'une voix faussement épouvantée. Tu as percé mon secret de n'être qu'une personne normale ?
— Non, répondit-il avec tout le sérieux du monde, jamais une personne normale aurait été aussi active que tu l'étais en cours ou aurait relu dix fois l'Histoire de Poudlard.
— Je l'ai relu plus que ça. »
L'espace d'un instant, Drago resta sans voix, complètement consterné. Il lui fallut toute la concentration du monde pour se reprendre et en venir à ce qu'il voulait vraiment dire.
« En tout cas, j'ai pu constater que tu es peut-être une miss je-sais-tout, mais tu es aussi la seule personne que j'ai vu se tenir aussi mal sur un balais. De ma vie. Et pourtant, j'ai passé des années à voir Goyle et Pansy sur des balais. »
Le rouge monta aux joues de la Gryffondor, qui tacha de ne pas se laisser faire pour autant.
« Et c'est quelqu'un qui a refusé de faire du ski en amis qui dit ça. Tout ça pour ne rien faire durant tout un après-midi, à part me déranger dans ma lecture.
— J'ai refusé parce que je n'ai absolument aucune envie de faire ce sport étrange de moldus. »
Cette fois-ci, Hermione se redressa sur le canapé d'un mouvement sec et elle foudroya le Serpentard du regard.
« Eh bien excusez-moi monsieur le sorcier trop bien pour cette activité trop moldue, mais apparemment tu es bien le seul de tes amis à refuser un bon moment entre ami simplement à cause de ton sang. »
Sans lui laisser le temps de parler bien qu'il ouvrit la bouche pour, elle se leva.
« Moi qui croyait que tu avais enfin grandi un peu. »
Cependant, avant qu'elle n'ait fini de le contourner pour quitter la pièce, il attrapa son bras pour la retenir. Le regard de la sorcière lui jetait des éclairs.
« Non, ce n'était pas ce que je disais. »
Il haussa les épaules tout en inspirant pour gagner du temps afin de chercher ses mots, déstabilisé par la réaction de la Gryffondor. Il n'était pas habitué à avoir droit à de telles réactions lorsqu'il disait un simple mot de travers, mais il comprenait pourquoi il devait faire attention avec elle. Après des années de brimades, il était évident que la fière jeune femme n'appréciait guère ce mot dans sa bouche à lui.
« Ce que je voulais dire, c'était que je n'aime juste pas vraiment ce sport qui… manque trop de magie pour moi. C'est comme ça, peut-être que c'est la conséquence pour avoir toujours été entouré de magie. »
Après s'être mordu l'intérieur des joues, Hermione prit une longue inspiration, puis hocha la tête. C'était maladroit, mais il semblait sincère. Il ne la lâcha qu'une fois certain qu'elle ne tenterait pas de partir. Sa main passa du bras d'Hermione à sa propre chevelure blonde, qu'il ébouriffa.
« Bon, ce que je voulais dire, c'est que tu mériterais… enfin que tout irait bien mieux avec une simple leçon de vol. Je ne comprends pas comment Potter ou Weasley ont pu ne jamais t'en donner.
— C'est parce que je n'ai aucune envie de monter sur un balais. »
C'était à son tour de croiser les bras. Seulement, là où ses meilleurs amis avaient toujours abandonné face à ses refus clairs et nets, Drago se contenta d'afficher un sourire narquois.
« Moi qui croyait que les Gryffondor n'avaient peur de rien. Surtout pas de simplement voler. »
Elle serra les poings. Certes, elle avait parfaitement confiance qu'il ne faisait cela que pour la provoquer, seulement, il savait très bien s'y prendre. Beaucoup trop bien pour son bien à elle.
« Tu ne m'auras pas comme ça. »
Il fit mine d'abdiquer.
« D'accord. J'espérais que ton envie d'apprendre ne se limitait pas qu'aux livres. Tu es donc aussi barbante que je pensais à l'époque de Poudlard. »
Cette dernière phrase referma le filet de Drago autour d'Hermione.
« Tu ne sais pas lâcher l'affaire hein ? »
Il rit.
« La vie serait bien moins divertissante si je le faisais. »
Elle ferma les yeux, ses sourcils haussés par le fatalisme. Elle savait qu'elle n'avait pas d'autre choix que soit subir des remarques moqueuses pour le reste de la journée, voir du séjour, soit accepter son maudit cours. Surtout qu'une partie d'elle en avait bel et bien envie. Si l'idée de se remettre sur un balai ne l'enchantait guère, Drago avait piqué à vif sa soif d'apprendre. Après tout, cela ne lui coûterait pas grand-chose. Elle pourrait bien lire à un autre moment, et ce n'était pas tous les jours qu'elle avait l'occasion de passer du temps avec le Serpentard. Enfin, en l'occurrence, si, mais avant ce séjour. Ou après. D'ailleurs, l'idée de revenir à leur quotidien habituel une fois les vacances terminées était étrange. Qu'est-ce que cela donnerait lorsqu'il se croiserait dans les couloirs ? Se salueraient-ils d'un simple hochement de tête, comme ils l'avaient toujours fait jusqu'à présent ? Avec surprise, elle constata que cela lui semblait étonnamment distant, compte tenu de leur actuelle entente qui ressemblait de plus en plus à de la complicité. Quand ils se parlaient désormais, ils échangeaient des regards, se souriaient, plaisantaient, et s'affrontaient cordialement. Comme une danse dont le tempo changeait constamment, dans laquelle ils s'étaient engagés sans s'en rendre compte, mais qu'ils ne pouvaient plus arrêter.
« D'accord, accepta-t-elle finalement. Mais tu paies l'emprunt des balais, et s'il commence à neiger, on arrête tout.
— Très peu pour moi de finir congelé, rassure-toi. »
Elle lui lança un sourire satisfait, et tous deux se dirigèrent vers la cuisine, d'où Drago envoya une lettre magique pour demander deux balais en location une nouvelle fois. Quand ces derniers arrivèrent, portés par les hiboux de la station, ils étaient déjà dehors. Hermione avait serré son écharpe autour du cou, et Drago la sienne, récupérée sur le bonhomme de neige toujours face à leur chalet. La sorcière ne doutait pas un seul instant qu'il la remettrait avec l'autre écharpe rouge et or dès qu'ils s'arrêteraient. En attendant, tandis qu'ils se faisaient face, chacun un balais dans la main, le cou enveloppé dans les écharpes aux couleurs de leur maison, ils avaient la sensation d'être projetés des années en arrière. Seule la haine avait disparu pour laisser la place à une relation bien différente et bien plus saine. Avec la maturité de leurs traits, c'était bien les seuls changements dans le tableau qu'ils offraient là.
« Allez, monte sur ton balai Hermione.
— A toi l'honneur. »
Drago secoua la tête.
« Non, ça ne sert à rien que je sois quatre mètres plus haut si c'est pour redescendre t'apprendre à bien te tenir dès le début. La position de départ est très importante, elle influe tout ton confort, ton équilibre, et donc, tes performances. »
Résignée, la Gryffondor enfourcha son balai. Alors qu'elle allait donner une impulsion, elle vit Drago la regarder d'un air dubitatif, ses bras désormais croisés sur sa poitrine.
« Eh ben, c'est à se demander où tu as appris à monter sur un balais. Ne mets pas la plante de tes pieds comme ça, mais ton talon. Voilà. Pose tes mains un peu plus loin de toi. Mais non, pas autant. C'est mieux. Tiens-toi avec le dos droit, mais courbe-toi un peu. Mais non, pas comme ça. Non plus. Un peu plus penchée. Garde le dos droit. »
Sur cette dernière remarque, Hermione poussa un geignement.
« C'est impossible de rester droite dans cette position !
— Mais si c'est possible, mets-y un peu du tien !
— Parce que tu crois que je fais quoi ?
— Je crois que tu n'écoutes pas ce que je dis ! »
De colère, elle rejeta sa tête en arrière.
« Excusez-moi monsieur de…
-Voilà, c'est parfait, reste comme ça ! »
Coupée dans son élan mais trop effrayée de perdre sa position si elle s'indignait davantage en parlant, Hermione ne chercha pas à continuer sa phrase. Elle se figea et tenta d'analyser sa propre position afin d'espérer pouvoir la reproduire. Au moins, si elle n'y arrivait pas naturellement, elle n'aurait qu'à imaginer s'énerver contre Drago.
« On va dire que ça peut passer. Vas-y, tu peux commencer à voler. »
Il se dirigea lui-même vers son propre balai pour l'enfourcher tandis qu'Hermione donnait un coup de pied sur le sol recouvert de neige. Elle s'éleva immédiatement de quelques mètres. Drago apparut juste après, l'air aussi à l'aise que s'il était simplement en train de marcher. C'était loin d'être le cas d'Hermione, et il ne tarda pas à lui en faire la remarque.
« Tu es beaucoup trop tendue. Tu risques beaucoup moins si tu te détends.
— Merci d'être aussi rassurant… grommela-t-elle. »
Alors qu'elle tendait de respirer un peu plus fort pour garder l'esprit clair et de se concentrer afin de se détendre, il s'approcha d'elle, si près qu'elle eut même peur qu'il la désarçonne. Néanmoins, comme elle pouvait s'y attendre, il s'arrêta juste parfaitement à côté d'elle. Elle ne pouvait s'empêcher de l'admirer. Harry avait toujours été un joueur de Quidditch né, donc ses capacités semblaient innées et, bien qu'évidemment les entraînements qu'il avait suivi année après année n'y étaient pas pour rien, mais ce que dégageait Drago était bien différent, et c'était ce qui réveilla alors l'admiration de la jeune femme. Il avait ce savoir, cette maîtrise millimétrée de ce qu'il faisait qui trahissait un don qu'il avait arraché à force de travail et d'exercice. S'il était évident que son père avait payé les balais des Serpentard pour que Drago intègre de façon certaine l'équipe à leur entrée en deuxième année, il avait ensuite démontré qu'il y avait bien sa place. Soudain mue par l'envie d'en savoir plus, malgré ses mains crispées autour du manche de son balai, elle le regarda.
« Même si tu ne t'en donnais pas l'air, tu t'es entraîné dur au Quidditch, pas vrai ? »
Surpris, il quitta des yeux les mains de la Gryffondor dont il observait la position avec attention pour les plonger dans ceux d'Hermione. Il ne sut pas quoi répondre.
« Je pensais plutôt m'en donner l'air justement. En tout cas, aucun Serpentard ignorait chacun de mes allers et venues entre le stade et les dortoirs, et tous les regards étaient posés sur moi. »
La fierté goguenarde qui suintait dans ses mots ne parvint pas à éloigner Hermione de ce qu'elle souhaitait savoir.
« Oui, ça, je suis au courant, comme tout le reste de l'école. Mais ce que je veux dire c'est que même si tu faisais toujours comme si le Quidditch était une évidence pour toi et même si tu te montrais flegmatique, même si nous on te trouvait bien plus vantard que capable -attends, laisse-moi finir-, de toute évidence, tu t'es sérieusement entraîné pour être meilleur. »
Il resta silencieux, assis sur son balai, les mains à peine serrée autour du manche. Il était dérouté. Seule Hermione semblait capable de le déstabiliser ainsi. Comment avait-elle pu réaliser en quelques minutes quelque chose que ses meilleurs amis eux-mêmes ignoraient peut-être même encore aujourd'hui ? S'il y avait bien une chose dans laquelle il s'était investi à l'époque, c'était bien le Quidditch. Sauf que pour conserver son image, et peut-être aussi pour ne pas révéler qu'il avait bel et bien besoin lui aussi de s'entraîner et de se perfectionner pour être aussi bon que possible, il n'avait jamais mis en avant son sérieux dans le sport. Sa fierté un peu trop mal placée, sans doute était-ce là ce qui avait guidé Hermione dans ses conclusions. Seulement, ce n'était pas non plus quelque chose que les Serpentard ne connaissaient pas le concernant.
« Ouais… Oui, je me suis pas mal entraîné, je suppose. »
Son flegme et son détachement étaient à nouveau là, et Hermione sut qu'elle avait touché juste. Soudain, l'image d'un Drago bien différent de celui qu'elle avait toujours vu se forma dans son esprit ; celui d'un garçon s'entraînant jusqu'à l'épuisement, les muscles fatigués, les mains abîmées, la fatigue accourcissant son souffle. Cette représentation tenait peut-être un peu de la fiction, mais elle suffit à attirer la sympathie de la sorcière, et surtout, installa en elle un certain respect pour Drago. Si jusqu'à présent elle n'avait guère eu l'occasion de le respecter plus que comme elle respectait tout un chacun, bien au contraire, aujourd'hui, elle découvrait une facette de lui qui forçait l'admiration. Etre capable de se jeter de toutes ses forces dans l'apprentissage de quelque chose, que ce fût un cours ou un sport, c'était toujours quelque chose qu'Hermione aimait particulièrement chez quelqu'un.
Drago lâcha une main de son balai pour la passer dans ses cheveux blonds, tentant de les aplanir malgré le léger vent qui les ébouriffait. Il ne savait pas quoi ajouter. Ces entraînements, ils étaient aussi en partie dus à son envie de faire mordre la poussière à Potter, à son envie de lui remettre les pieds sur terre et lui y faire mordre la poussière, lui qui avait été pris dans une équipe dès la première année. Ce par la faute de nul autre que l'ancien Serpentard lui-même. Jamais il n'aurait lancé ce rapeltout dans les airs s'il avait su comment cela se terminerait. Pour tenter de dévier le sujet de son passé, il prit le premier sujet qui lui vint.
« En tout cas, j'ai vaincu Potter aujourd'hui. »
Très mauvaise idée. Le regard d'Hermione ne se fit que plus perçant.
« C'est un attrapeur, pas un poursuiveur. Il n'était absolument pas dans son élément, ce n'est donc pas vraiment étonnant que tu l'aies vaincu.
— Moi non plus je ne suis pas un poursuiveur, pour rappel. »
Elle lui décocha un regard insensible.
« Je suis persuadée que tu as bien plus souvent joué ce rôle depuis que tu étais enfant que lui, élevé dans un monde de moldu.
— Ça, ce n'est absolument pas de ma faute.
— Oui, bien sûr, mais le résultat est là. »
Brusquement, sans doute car elle s'agitait un petit peu trop sur son balais, Hermione perdit l'équilibre. Après un cri de surprise, elle s'accrocha de toutes ses forces au manche pour tenter de se rattraper alors qu'elle se sentait glisser sur le côté, vers là où Drago n'était pas, vers le vide. Un instant plus tard, heureusement, il était là, son épaule et son bras contre les siens pour l'empêcher de glisser davantage.
« Voilà ce que ça donne de ne pas avoir une bonne position. Sans la Weasley, tu serais tombée plus d'une fois durant le match cet après-midi exactement comme ça. Allez, essaie de te redresser. »
Elle s'exécuta en serrant les dents.
« Tu m'observais beaucoup dis donc, pour savoir ça. Et j'essaie figure-toi.
— C'était dur de t'ignorer, compte tenu du nombre de fois où tu nous bloquais la route, il fallait bien pouvoir se préparer à t'esquiver. Remets tes mains moins près de toi, c'est pour ça que tu n'arrives pas à trouver d'équilibre.
— Eh bien merci, j'apprécie… grommela-t-elle tout en se plaçant comme il lui dit de faire. Ah, je crois que c'est bon. »
Avec prudence, il s'éloigna, prêt à la rattraper si elle menaçait de vaciller à nouveau. Ce ne fut pas le cas. Au moins, il devait avouer qu'elle apprenait et assimilait extrêmement vite. Il hocha la tête.
« Tes pieds sont déjà bien mieux que ce matin. Fais attention à garder le dos droit sans te pencher trop lorsque tu es simplement dans les airs sans bouger. On ne courbe réellement le dos que lors d'un sprint… Et je ne pense pas que ce sera pour aujourd'hui.
— Oui, dit-elle avec horreur, non merci. »
Etonné, il la dévisagea.
« Tu as peur ?
— Je n'aime juste pas ça. »
Le gris des yeux de Drago disparut presque entièrement tandis qu'il les plissait, réfléchissant à toute allure.
« En fait… Tu n'as jamais profité d'un vrai vol ?
— Qu'est-ce que tu appelles un vrai vol ? Ceux où tu manques de te briser la nuque ? Non, jamais, merci bien. »
Un large sourire naquit sur les lèvres du Serpentard.
« Non, de ceux où tu te sens réellement en vie et profondément heureux. Viens, redescends. »
Elle s'exécuta, mais la méfiance tirait chaque trait de son visage. Il lui dit de poser son balai, mais resta sur le sien, quelques centimètres au-dessus du sol. Cette fois encore, elle fit ce qu'il lui dit, mais tout en gardant une distance respectable. Il ne manqua pas de le remarquer.
« Oui, je veux te montrer ce que c'est de réellement voler. Je suis sûr que c'est précisément ce qui te manque pour réellement apprécier le vol. Ça se comprend ; qui aurait envie de se mettre à plusieurs mètres du sol si ce n'est que pour éprouver de la peur ? »
Elle resta insensible à son discours qu'il tentait pourtant de faire séduisant.
« Potter et Weasley ne t'ont jamais appris à voler correctement, je parie qu'il n'ont jamais pris la peine de te faire découvrir pourquoi ils aiment tant le faire non plus, n'est-ce pas ? C'est l'occasion ou jamais. On sait l'un comme l'autre que tu ne trouveras jamais plus le courage d'essayer que tu ne peux le trouver aujourd'hui. »
Elle resta fermée, encore une fois. Il avait raison quand il parlait d'Harry et de Ron, s'ils parlaient souvent de Quidditch devant elle, ils n'avaient jamais pensé à lui proposer de découvrir ce que c'était. Ginny non plus d'ailleurs. Avec les mots de Drago, une partie d'elle était curieuse et attirée par cette envie de connaître ce que ses meilleurs amis connaissaient depuis toujours. Seulement, la peur l'interdisait d'accepter, elle emprisonnait tout son être.
« Tu as su remarquer combien je me suis entraîné, je suppose que tu as remarqué que je sais exactement ce que je fais. Tu ne risques rien. Et puis, tu as ta baguette. Tu sauras te sauver de n'importe quoi, non ? »
Sa gorge était si serrée qu'elle eut du mal à déglutir. Sans doute car son corps savait qu'elle était en train de céder. Parce qu'il avait raison à chaque nouvelle phrase.
Elle fit un pas en avant, Drago se chargea de se mettre à sa hauteur.
« Monte devant moi. »
Tout son être lui hurla d'arrêter, si bien que son ventre semblait n'être fait que de nervosité et de peur, et sa bouche n'était plus qu'un désert desséché. Embrassant son courage de Gryffondor pour affronter cette terreur, elle passa une jambe raidie par l'anxiété par-dessus le bout de bois que Drago avait penché vers le sol pour elle. Elle se battait contre elle-même pour que son corps ne reprenne pas le dessus et reparte aussitôt. Il redressa le balai avec lenteur, lui laissant le temps de trouver ses marques et de s'accrocher suffisamment pour se sentir en confiance. Elle n'était jamais montée sur un balai avec quelqu'un d'autre, et ne savait par conséquent absolument pas quoi faire. L'ancien Serpentard sembla heureusement le remarquer, car il lui indiqua les supports pour les pieds qui venait de se dédoubler pour qu'elle puisse mettre les siens un peu au-dessus de ceux de Drago.
« Parfait. Et mets tes mains plus haut. Non, plus… »
Il lui prit son poignet, posant les mains d'Hermione là où il le souhaitait afin de lui-même pouvoir mettre ses propres mains un peu plus bas.
« Prête ? »
Elle était loin de l'être. Déjà, sa proximité avec Drago était quelque chose qui venait de la frapper alors qu'elle sentait son torse contre son dos et que sa voix traînante résonnait juste à côté de ses oreilles. Jamais elle n'avait été aussi proche de son ancien ennemi, et cela avait quelque chose d'étrangement intime. En grande partie aussi parce qu'elle lui donnait là sa totale confiance, ce qui était encore plus profond. Ensuite, car elle était morte de peur. Mais ça, elle ne l'avouerait jamais à voix haute, quand bien même il le sache très bien.
« Juste, vas-y, qu'on en finisse.
— Quel enthousiasme. Tu vas vite changer d'avis. »
Elle n'y croyait absolument pas, mais elle n'eut pas le temps de le dire. D'une impulsion, il les projeta dans les airs, et après s'être légèrement penché, ce qui était devenu leur balai s'élança à travers le ciel. Hermione ne put retenir un cri avant de serrer le balai de toutes ses forces, au point que ses jointures blanchirent. Drago éclata de rire, mais d'un rire si franc, dénué de moquerie, un rire de pur bonheur qui finit par contaminer Hermione tandis qu'il ralentissait.
Ce fut de courte durée.
Bien que plus graduelle, il fit une nouvelle accélération durant laquelle le vent leur agressa de plus en plus le visage. Hermione serrait toujours le balais comme si ça vie en dépendait, ce qui semblait bien être le cas à cet instant, mais quelque chose s'installa doucement en elle, dans son ventre, une chaleur qui remonta à travers ses muscles, réchauffa tout son être, fourmillait dans son sang. Ce ne fut que lors d'un virage particulièrement serré qu'elle réalisa que c'était de l'adrénaline. Et, à ses côtés, une allégresse, une exultation presque euphorique. Le fait d'avoir vaincu sa peur et d'avoir osé accepter ne rendait l'expérience que plus intense. Si la terreur se tapissait toujours en elle, à cet instant précis, elle comprenait pourquoi Drago avait parlé de se sentir en vie. Elle n'avait jamais eu l'impression de vivre si intensément qu'à ce moment. Les aventures qu'elle avait vécues auprès d'Harry avaient souvent été puissantes en adrénaline et en peur, en stimulation et en euphorie. Mais c'était dû à un véritable danger, à ses amis au bord de la mort, et tant d'autres choses qui font qu'en cet instant, qui n'était que pur amusement, elle ressentait un sursaut de vie telle qu'elle n'en avait jamais ressenti. Elle sourit de toutes ses dents, éclatant de rire alors que des larmes étaient arrachées de son visage par le vent sans qu'elle ne puisse dire s'il s'agissait de larmes de terreur ou d'exaltation.
Lorsqu'ils se posèrent finalement, après quelques instants qui avait eu un gout d'éternité, elle était morte de froid à cause du vent, décoiffée à cause de la vitesse, et ses jambes tremblaient à cause de l'adrénaline. Mais, surtout, elle était radieuse. Il lui fallut la main secourable de Drago pour qu'elle descende du balai, puis elle s'appuya sur lui alors qu'ils marchaient vers le chalet. Profondément heureuse et toujours morte de peur bien que de retour au sol, elle jeta un coup d'œil vers Drago en levant la tête. Il la regardait avec triomphe.
« Tu vois, je te l'avais dit.
— Oui, c'est bon, j'ai compris, je l'avais d'ailleurs compris la première fois que tu l'as dit, tu sais, au milieu d'un looping où j'ai bien cru mourir. »
Il rit une nouvelle fois de ce rire sincère, étrangement plus chaleureux que les éternels ricanements auxquels était habituée Hermione. Elle lui donna un léger coup de coude.
« Eh bien, dit-il en se massant faussement le ventre, je ne savais pas que tu étais si violente. Enfin, si, je devrais le savoir après la gifle que tu m'as donné en troisième année, c'est vrai.
— Tu l'avais amplement mérité. Et là aussi. »
Il retint un nouveau rire, et Hermione décida de changer de sujet.
« Au fait. Reconnais que si tu n'es pas allé avec Blaise et Pansy aujourd'hui, c'est juste parce que tu ne sais pas faire de ski. »
Il soupira. De toute façon, il pouvait bien l'avouer.
« Ouais. Je n'ai jamais mis les pieds sur des skis. Mais à quoi bon, quand on a ce que je viens de te montrer ? »
Cette fois, elle ne chercha pas à le contredire. Elle en aurait été incapable.
Alors, ce retour vous plaît ? J'espère que oui, et j'espère surtout que vous serez encore nombreux pour me suivre, le nombre de follow est aussi l'une des choses qui m'a convaincue de me bouger, pour vous :3 N'hésitez pas à laisser un commentaire ou un like si ça vous a plu, ça fait toujours plaisir ! Aussi, je veux profiter de cette fin de chapitre pour dire que j'ai ouvert une page Facebook et un Twitter exprès pour l'écriture, les liens sont dans mon profil donc n'hésitez pas à aller les voir, c'est sans doute le moyen de se tenir au courant de quand j'écris et quand je poste, et puis je prends toujours le temps de répondre aux gens, que ce soit les commentaires ici ou sur Facebook ou les messages privés, donc n'hésitez pas ! Et donc voilà, on se voit bientôt pour le chapitre 7, merci pour votre lecture :3
