Réponses aux reviews anonymes :
Nany : Ooooh ta review est trop mignonne, franchement ! Ca me fait tellement plaisir que mes histoires te plaisant à ce point et je suis ravie si tu passes de bons moments à les lire. Il y aura bien-sûr des suites aux autres histoires et je suis désolée pour ces longs délais de publication. Merci pour ta review !
Noname : Et surtout, un grand merci à toi pour ta review ! J'espère que la suite te plaira tout autant !
Guest : Ahah je suis contente que tu aimes le perso de Sasori, j'aime tellement construire sa personnalité au fur et à mesure des chapitres ! : D Et puis tu as raison, Naruto n'a qu'à bien se tenir lol Merci beaucoup pour ta review, profites bien de la suite ! (Tu as un petit nom sinon, pour que je puisse te distinguer ?: ) )
K100dra : Je suis ravie que ce début d'histoire te plaise et j'espère de tout cœur que la suite te plaira tout autant ! Merci à toi pour cette review ! : )
Guest : Oooh j'ai pas l'impression de mériter autant de compliments lol. Je prends beaucoup de plaisir à écrire (et quand j'en prends plus, je n'écris plus et j'attends que ça revienne – d'où parfois les longues absences, malheureusement.) En tout cas c'est super de voir que tu suis beaucoup de mes histoires et je suis vraiment désolée de te faire attendre si longtemps. Pour le moment je me concentre essentiellement sur California dream parce qu'elle me trotte en permanence dans la tête alors je profite de cette inspiration pour avancer dessus. Et pour répondre à ta question je n'ai pas de rythme de parution, j'essaie de garder un peu d'avance dans l'écriture : 2 ou 3 chapitres d'avance et dès que je les atteints, je publie ! Merci le confinement, au moins j'ai un peu plus de temps ! En tout cas un grand merci pour ta review et surtout n'hesite pas à me laisser un nom ou pseudo pour que je puisse te distinguer ! : )
Cosmo : Hey ! Je suis très contente que ce début d'histoire te plaise déjà ! Effectivement je fonctionne à l'inspiration lol Je sais que tu suis d'autres de mes histoires et je suis bien désolée pour cette longue attente entre 2 chapitres. Ahah je sais pour les caractères complètement OOC des persos, j'avais envie de sortir un peu de ma zone de confort habituelle pour tenter de nouvelles pistes lol Tu me diras si c'est trop perturbant à lire xD Merci pour ta review et surtout de toujours me laisser un avis après chaque chapitre ! Ca me fait vraiment plaisir. : )
California Dream
Chapitre 3
Le lendemain matin, Sasuke s'était rendu au bureau à sept heures du matin. Au regard du dresscode des autres employés, il n'avait passé qu'un simple t-shirt noir par-dessus un jean brut, laissant sans regret son costume trop grand pour lui pour une tenue bien plus confortable et qui lui allait bien mieux.
Fatigué de sa courte nuit, il bailla en traversant le plateau vide. Et il manqua de rougir alors que quelques images torrides lui revenaient en mémoire. Sasori était parti à l'aube, juste avant qu'Itachi ne se lève pour se rendre au travail. Son amant d'une nuit l'avait simplement embrassé avant de se sauver en silence, et c'était très bien ainsi. Même s'il avait pris beaucoup de plaisir dans les bras du rouquin, il n'avait pas envie de trop s'attacher.
Naruto était déjà arrivé lorsqu'il toqua à la porte de son bureau. Aujourd'hui, les stores étaient levés et Sasuke vit à travers la vitre que son patron était déjà occupé à traiter des documents.
- Entres, lui ordonna Naruto sans même lever la tête de ses papiers. Et fermes la porte derrière toi.
Sasuke s'exécuta et resta prudemment à l'entrée : l'aura de cet homme le mettait mal-à-l'aise.
- Je vois que tu sais aussi tenir des engagements, lui fit remarquer Naruto sans un regard pour lui. Tu peux t'approcher, je ne vais pas te mordre.
Le brun hésita une seconde avant de s'avancer de quelques pas seulement. Son patron leva enfin la tête vers lui et Sasuke remarqua à quel point ses yeux pouvaient être beaux, ainsi baignés dans la lumière du matin. Naruto était un très bel homme, et le brun s'en rendit d'autant plus compte lorsqu'il se leva pour s'approcher de lui. Il était vêtu d'une chemise noire qui laissait apparaître la naissance de ses pectoraux, portée par-dessus un jean et des chaussures de ville en cuir marron. Sa ceinture de même couleur lui apportait cette petite touche distinguée dont il ne manquait pas déjà.
Oh oui, Uzumaki Naruto était un homme classe et charismatique et il semblait le savoir. Il se comportait comme si le monde lui appartenait et tout dans sa façon d'être débordait d'une assurance inébranlable.
- Chaque matin je veux te voir dans mon bureau à sept heures, ordonna Naruto en s'asseyant sur le rebord de son bureau, les bras croisés sur sa poitrine. Je veux que tu m'assistes pendant deux heures avant de prendre tes fonctions normales à neuf heures.
Sasuke haussa un sourcil.
- Chaque matin, sans être payé ? S'étonna Sasuke. Je pense connaître mes droits et...
- Et tu n'es pas en mesure de négocier, le coupa sèchement Naruto. Tous les matins jusqu'à nouvel ordre, c'est tout et je solderais ta dette. Je ne retiendrais pas d'argent sur ton salaire.
Sasuke mesura le pour et le contre rapidement et se dit que finalement, ce n'était peut-être pas une mauvaise idée. Il ne pouvait pas se permettre de se faire retirer 100$ tous les mois comme lui avait proposé Naruto initialement et de toute façon, ce n'était qu'une question de temps avant qu'il ne quitte le continent.
- C'est d'accord, confirma Sasuke. Mais ne changez pas les règles tous les trois jours.
Naruto leva un sourcil agacé.
- Je n'ai qu'une parole, asséna-t-il. Nous avons un accord.
Le blond semblait de mauvaise humeur alors qu'aucun signe de gaieté n'égayait son visage fermé. Il semblait être quelqu'un de très lunatique et c'était assez difficile à suivre. Enfin... il n'allait pas se plaindre d'avoir trouvé un accord, même si cela frôlait la limite de l'exploitation.
- Vas chercher mon costume au pressing, lui ordonna Naruto en lui tendant une enveloppe. Tu prendras une quinzaine de beignet à la boulangerie La mie est belle et tu me rejoindras à huit heures et demi au Beach Coffee.
Sasuke haussa un sourcil. C'était ça, l'assister ? Il le prenait pour qui, son larbin ?
- Quoi ? demanda Sasuke. Vous êtes sérieux ?
- J'ai l'air de plaisanter ? le rembarra Naruto. Et sois à l'heure, je déteste les retardataires.
Sasuke quitta le bâtiment, furieux contre cet enfoiré qui se permettait de l'exploiter. Allait-il devoir faire ses emplettes personnelles tous les matins ? Il regarda sur son téléphone la position du pressing et de la boulangerie, et manqua de s'étrangler avec sa salive lorsqu'il se rendit compte que les adresses étaient à un bout et l'autre de la ville.
- Mais quel connard, grogna Sasuke alors que les premiers salariés du quartier d'affaire se pressaient à côté de lui. Je fais comment, moi ?
Résigné, Sasuke commença une course à travers la ville. Il lui restait une heure et quinze minutes pour se trouver sur le lieu de rendez-vous, et même si cela lui semblait perdu d'avance, il ne se démonta pas pour prouver à cet enfoiré qu'il était capable d'y arriver. S'il avait su, il aurait demandé la voiture à Itachi – même si celui-ci était devenu réticent depuis l'accident – pour pouvoir se déplacer plus rapidement.
Il passa chercher le costume en premier avant e foncer de l'autre côté de la ville pour chercher les beignets. Et son cœur manqua de lâcher lorsqu'il se rendit compte qu la boulangerie indiquée par Naruto n'était pas encore ouverte.
- Non... fit-il, désespéré et à bout de souffle. Non, pas ça !
Il se tourna et se retourna dans tous les sens, cherchant désespéramment une solution à son problème. Il n'avait pas d'autres choix que de trouver une autre boulangerie et rapidement : il ne lui restait plus que quarante minutes.
Stressé, Sasuke se mit à courir en direction de la plage : avec un peu de chance, il trouverait une boulangerie sur le chemin. La chaleur commençait déjà à se faire lourde malgré l'heure matinale et il commençait à fatiguer sous les rayons agressifs du soleil. Vraiment, il avait du mal à se faire à cet endroit, aussi paradisiaque soit-il.
Par chance, il trouva une autre boulangerie française et Sasuke souffla de soulagement. Il régla les quinze beignets avec l'argent que Naruto lui avait laissé dans l'enveloppe avant de filer en direction de la plage. Son itinéraire lui indiquait encore vingt minutes de marche : il serait pile à l'heure. Soulagé, il continua sa route, le pas plus léger.
Lorsqu'il arriva au Beach Coffee, il aperçut Naruto sortir de l'eau et monter la bute de sable qui menait à la jetée. Sasuke le vit approcher, sa planche de surf à la main et ses mèches blondes gorgées d'eau. Sa combinaison moulait parfaitement les muscles de son torse et le brun s'attarda sur ses cuisses qui semblaient si puissantes. Son patron était un sportif accompli, à ne pas en douter.
- Tu as mangé ? demanda Naruto en arrivant à sa hauteur.
Il semblait plus détendu que tout à l'heure et Sasuke se retint de lui dire ses quatre vérités. Cet enfoiré l'avait envoyé à l'autre bout de la ville tandis que lui se permettait d'aller surfer tranquillement.
- Pas vraiment, répondit-il, les dents serrées.
Naruto jeta un coup d'oeil à la montre connectée qu'il portait au poignet.
- Bradley, tu nous mets deux petits-déjeuners en terrasse, s'il-te-plaît ? cria-t-il au serveur depuis l'extérieur du café. Tiens, assieds-toi là, Sasuke.
Le blond récupéra son costume gris sous plastique et partit se changer dans les sanitaires le temps d'être servi. Lorsqu'il revint sa veste sous le bras, il avait simplement enfilé son pantalon en tissu et laissé sa chemise noire entièrement ouverte. Ses cheveux gouttaient encore sur son torse nu et Sasuke ne put s'empêcher d'y jeter un coup d'oeil. S'il l'avait rencontré dans d'autres circonstances, le brun savait qu'il aurait probablement tenté sa chance. Malheureusement, il était son patron et le brun savait qu'il ne gagnerait rien à essayer.
- J'ai une réunion avec les actionnaires à dix heures, avoua Naruto comme pour justifier le port de son costume. Merci d'avoir fait mes courses.
Bradley leur apporta un plateau de viennoiseries et de café à la table où ils s'étaient installés en terrasse. De là, ils avaient pleine vue sur l'océan et les quelques surfeurs venus chercher les premières vagues du matin.
- C'est pour cette réunion, les quinze beignets ? demanda Sasuke pour faire la conversation.
Naruto hocha la tête, sa tasse de café fumante entre les mains. Le brun suivit une goutte d'eau rouler d'une mèche blonde jusqu'à la mâchoire carrée de son patron et venir mourir sur sa clavicule.
- Dépêches-toi d'avaler ton petit-déjeuner, tu vas être en retard.
Sasuke ne fit pas de commentaire sur son autorité. C'était son patron, après tout.
- Et vous n'aimez pas les retardataires, je sais.
Le brun enfourna une viennoiserie dans sa bouche et il fut surpris en voyant un léger sourire se dessiner sur les lèvres de Naruto.
- Vous venez surfer tous les jours ? questionna-t-il. C'est aussi ici qu'on s'est vus, la première fois.
Naruto eut un hoquet amusé et Sasuke le trouva effectivement bien plus détendu que quelques heures plus tôt.
- Tu veux savoir si je vais te faire courir dans la ville tous les matins ?
Sasuke haussa une épaule : en effet... cette information l'intéressait également. Les grands yeux bleus de Naruto le toisaient en silence et le brun se sentit légèrement mal-à-l'aise. Il n'arrivait pas à interpréter la nature de ses regards. Etait-il vraiment amusé ou était-il en fait en colère ?
- C'est de l'interprétation, ça, monsieur Uzumaki.
Les yeux de Naruto s'éclairèrent et Sasuke fut content d'entendre son rire.
- J'essaie de venir tous les matins avant le boulot, avoua Naruto en lisant un mail sur son smartphone. Ou pendant le déjeuner si je n'ai pas le temps avant.
Sasuke acquiesça. Naruto semblait courir après le temps, avec son agenda toujours saturé.
- Je vois.
Son patron resta absorbé par ses mails quelques minutes encore pendant lesquelles Sasuke continua de manger en silence.
- Et toi, dis-moi, fit Naruto en posant son téléphone sur la table. Tu viens d'où ? De la Chine ?
Sasuke savait que son accent anglais trahissait son arrivée récente en Californie.
- Japon, répondit-il, étonné de l'intérêt de son boss. Tokyo, au Japon.
- Pourquoi être parti ? le questionna le blond.
Sasuke fronça les sourcils, méfiant de ce soudain intérêt pour sa personne.
- Le rêve américain, dit-il machinalement.
Il ne pouvait décemment pas lui raconter que son frère avait foutu leur vie en l'air en quelques heures seulement et qu'aujourd'hui, ils en étaient rendus à se cacher à l'autre bout du monde. Il avait promis à Itachi d'emporter ce secret dans sa tombe, et même si l'envie de soulager sa conscience était bel et bien présent, Naruto serait certainement la dernière personne à qui il se confierait. Même si à l'instant, il lui apparaissait plutôt sympathique...
Naruto hocha la tête.
- C'est mal parti, entre ton ordinateur et l'accident de voiture, lâcha brusquement Naruto.
Une lueur provocatrice brillait dans ses yeux azurs.
- Vous n'allez pas recommencer avec ça...
Naruto se mit à rire à nouveau alors que Sasuke faisait la moue. Il avait du mal à suivre les sautes d'humeur de son patron.
- Allez, c'est l'heure d'aller bosser, le pressa Naruto en posant quelques billets sur la table. N'oublies pas les beignets.
Sasuke lui emboîta le pas alors que Naruto boutonnait sa chemise. Il marcha à ses côtés alors que son visage était devenu sérieux à nouveau, ses yeux bleus brûlants de détermination.
Quand onze heures retentit, Sasuke sentit la fatigue de sa nuit de torride le reprendre. Ils avaient passé une bonne partie de la nuit à se découvrir, tantôt tendrement, tantôt plus violemment et il devait bien avouer qu'il avait plutôt le moral aujourd'hui. Il se sentait un peu moins seul dans ce pays étranger alors que le souvenir des baisers de Sasori brûlaient encore ses lèvres.
Il sursauta alors que sa ligne fixe se mit à sonner et il décrocha sans aucune assurance alors qu'il ne maîtrisait pas encore toutes ses fonctions.
- Dans mon bureau, immédiatement.
Sasuke fronça les sourcils en reconnaissant la voix sèche de son patron. Les investisseurs étaient partis depuis quelques minutes à peine et cette convocation ne lui signifiait rien de bon. Il leva les yeux vers le bureau vitré de son patron où il croisa son regard glacial. Alors il se leva, fébrile, se demandant bien ce qu'il avait pu faire pour le contrarier.
Après avoir toqué à la porte, Naruto lui demanda de rentrer et de fermer la porte. Il le vit défaire sa cravate en se levant pour aller baisser les stores et Sasuke sentit que les choses allaient tourner en sa défaveur.
- Je t'avais demandé des beignets de La mie est belle, non ?
Naruto avait jeté sa cravate sur son bureau et défait les deux premiers boutons de sa chemise.
- J'y suis al-...
Naruto le coupa aussitôt.
- Tu m'expliques pourquoi ces foutus beignets ne viennent pas de La mie est belle ? cria Naruto. C'est trop compliqué pour toi de respecter une consigne ?
Sasuke encaissa alors qu'il se sentait injustement traité. Il voulut à nouveau se justifier mais son patron ne lui en laissa pas le temps.
- Tu aimes ça, me prendre pour un con !? continua-t-il de s'emporter. Je ne peux donc pas te faire confiance ?
Furieux, Naruto s'était avancé à moins d'un mètre de lui et instinctivement, Sasuke se recula d'un pas. Les yeux du blond lui lançaient des éclairs et il sentit une profonde injustice l'envahir. Ce n'était quand même pas de sa faute si cette foutue boulangerie était fermée ! Et ce n'étaient que des beignets, il n'y avait pas de raison de s'emporter de cette façon !
- J'ai voulu y aller mais la boulangerie était -...
Naruto le fit se taire d'un signe de main.
- Sors de mon bureau Sasuke.
Sasuke fronça les sourcils, voulant absolument se justifier.
- Mais...
- Sors ! hurla Naruto.
Sasuke sursauta presque alors le ton de son patron avait encore doublé d'intensité. Il sortit de la pièce, humilié alors que les regards de ses collègues se portaient tristement sur lui. Certainement avaient-ils entendu leur boss lui hurler dessus. Alors il prit sur lui en ravalant la colère qui lui brûlait presque les yeux et partit se rasseoir devant son ordinateur.
A midi, Sasuke déjeuna avec Ino et Anko dans la salle de pause. Il s'agissait d'une grande pièce qui comprenait une cuisine, plusieurs tables hautes et quelques fauteuils disposés autour d'une table basse. La salle de repos pouvait accueillir une vingtaine de personnes à la fois et les salariés s'étaient habitués à s'organiser pour manger en petit groupe.
- Ne te prends pas la tête pour monsieur Uzumaki, voulut le rassurer Ino. Il a déjà hurlé des dizaines de fois sur chacun d'entre nous mais ça finit toujours par lui passer.
Ils étaient assis à une table haute et Sasuke jouait avec sa fourchette sans grande conviction.
- C'est un maniaque du contrôle, poursuivit Anko. Tant que tu suis ce qu'il dit à la lettre, il ne t'arrivera rien.
Sasuke hocha la tête machinalement, il avait bien remarqué le côté maniaque de sa personnalité et il trouvait ce trait de caractère véritablement insupportable.
- Au fait, il paraît qu'il sort avec Haley de la compta, souffla Anko à sa collègue.
Sasuke roula des yeux : ce genre de conversation ne l'intéressait pas vraiment. Et qui pourrait bien vouloir de ce mec prétentieux, de toute façon ?
- Ah bon ? Répondit Ino sur le même ton alors qu'elle semblait déçue. Quelle perte pour la gente féminine !
Elles échangèrent un rire complice quand la porte de la cuisine s'ouvrit sur Naruto. Elles se figèrent un instant avant de changer de sujet mais Sasuke ne le lâcha pas des yeux. Le blond se fit réchauffer un plat préparé au micro-ondes et parti s'installer avec Kurenaï et la fameuse Haley du service comptabilité.
- Tu vois, chuchota Anko en faisant un clin d'œil à sa collègue.
Elles pouffèrent toutes les deux de rire tandis que Sasuke observait cette fameuse Haley. C'était une femme d'une trentaine d'années, habillée comme une working-girl moderne et perchée sur des talons de dix centimètres. C'était une belle rousse aux longs cheveux ondulés, classe et féminine et le brun n'avait aucun mal à l'imaginer au bras de Naruto.
- Au fait Sasuke, on fait un pot pour le départ en retraite de Ian après le boulot, tu restes avec nous ? demanda Ino.
Sasuke détourna les yeux de la table de Naruto pour reporter son regard sur sa collègue.
- Je ne le connais pas, fit-il en haussant une épaule.
A dire vrai, il n'avait plus vraiment le moral après les réprimandes du patron. Il avait passé l'âge de se faire sermonner comme un petit garçon et il se sentait terriblement humilié de ne pas avoir pu lui répondre.
- C'est le moment de connaître du monde, insista Anko et Sasuke plongea son regard dans ses yeux sombres. C'est à dix-huit heures, tu n'auras qu'à rester une heure le temps de boire une coupe de champagne avec nous.
Ino et elle étaient deux exacts opposés, comme le jour et la nuit. La première, blonde aux yeux bleus contrastait parfaitement avec la seconde brune au regard noir.
- On verra tout à l'heure, répondit-il sans conviction.
Le soir venu, Sasuke s'était finalement laissé convaincre de rester un peu au pot de départ de Ian le chauffeur. Il n'avait rien de mieux à faire de toute façon et il n'avait pas envie de refuser une coupe gratuite de champagne.
Le pôle achat avait eu une réunion avec Naruto dans l'après-midi sur le fameux dossier Johanson. Le blond semblait le suivre avec beaucoup d'attention, ayant même instauré un rythme de réunions hebdomadaires à ce sujet. C'était un investissement important pour la société et le parton tenait à être informé des moindres avancements le concernant.
Sasuke n'avait pas vraiment participé à la réunion, ne connaissant pas encore le sujet sur le bout des doigts. Et Naruto ne lui avait pas vraiment laissé l'opportunité de prendre la parole. Alors il s'était fait petit, notant un maximum d'informations sur ce dossier sur lequel il épaulerait Ino pour les mois à venir.
A dix-huit heures, une trentaine de personnes s'étaient réunies dans la salle de pause. Ils étaient un peu serrés mais chacun souhaitait faire ses adieux à Ian. Il était le doyen de la société et semblait être très apprécié. Naruto avait même fait livrer un gâteau en son honneur et quelques boissons pour fêter son départ.
Ian fit un discours, encouragé par ses collègues et amis avant que le champagne ne soit servi. Et moins d'une heure plus tard, la pièce s'était vidée de moitié, les laissant respirer. Un peu plus facilement. Sasuke semblait avoir pris l'habitude de rester avec Ino et Anko avec qui il échangeait quelques anecdotes sur le Japon, accoudé sur le comptoir de la cuisine.
Naruto était juste devant lui, à moins d'un mètre à peine, si bien qu'il pouvait entendre quelques bribes de sa conversation avec Haley.
- Au fait, tu as vu ? dit-elle et Sasuke nota le tutoiement. Ta super boulangerie a fermé pour travaux.
Naruto était dos à lui mais Sasuke put voir ses épaules se tendre et il jubila. Il y avait peut-être une justice, après tout.
- Ah oui ? Répondit Naruto.
Sasuke haussa un sourcil alors que le ton du blond restait impassible. Ne devrait-il pas se sentir un minimum coupable de l'avoir engueulé comme un gamin ?
- Depuis hier, confirma Haley en souriant. Je voulais te ramener un croissant ce matin mais c'était fermé.
Naruto passa une main dans le dos de la jeune femme.
- T'es adorable Haley, comme toujours.
Elle lui sourit et Sasuke imagina Naruto le lui rendre. Alors vraiment, ce mec n'avait pas une once de culpabilité le concernant ? Il soupira, le blond était certainement trop fier pour reconnaître ses torts.
Sasuke termina sa coupe de champagne d'une traite et se décida à partir. Ino et Anko étaient de bonne compagnie mais il avait envie de rentrer se reposer. Demain, il devait être en forme pour affronter son idiot de patron et certainement jouer une fois de plus le larbin pour le servir. C'était dégradant.
En rentrant chez lui, Sasuke fut surpris d'y trouver Sakura et Sasori. Son frère les avait invité à boire un verre – offert par le rouquin en réalité, et le brun se joignit à eux pour se détendre un peu. Alors qu'il passait la porte du jardon où ils étaient installés, il capta immédiatement le regard émeraude de son amant posé sur lui et il tenta de camoufler un sourire.
- Alors, toujours aussi con ton boss ? demanda Itachi en lui tendant une bière déjà décapsulée.
Sasuke soupira en trinquant avec lui.
- Tu sais pas à quel point...
Son aîné se mit à rire et Sakura s'approcha de lui. C'était une fille agréable, drôle mais loin d'être délicate. Et il soupçonnait son frère d'avoir le béguin pour elle.
- Il a une dent contre toi ? demanda-t-elle.
- Sasuke a cassé sa voiture, répondit Itachi, un sourire moqueur collé au visage.
Le cadet lui lança un regard noir.
- C'était un accident, se défendit-il. Et depuis il est persuadé que j'en veux à son argent.
Itachi se mit à rire et Sasuke se demanda combien de bières il avait manqué.
- Les patrons sont tous des cons, lui assura Sakura.
- Eh ! s'insurgea Sasori, assis sur l'une des chaises de jardin.
Il y eut une hilarité générale à laquelle Sasuke se laissa aller. Sasori lui souriait depuis son siège.
- Désolée, rit la jeune femme aux cheveux roses. Mais tu sais bien que tu es une exception, Sasori.
Le rouquin se leva de sa chaise pour s'approcher d'eux et Sasuke vit l'amusement danser au fond de ses yeux.
- Tu dis ça parce que tu tiens à ton job, râla-t-il faussement. Tu veux un avertissement ?
Sakura partit à rire. Elle lui tapa amicalement sur l'épaule, complice. Sasori semblait proche de ses employés.
- Tu es bien trop gentil pour ça, dit-elle en clinquant sa bière contre celle de son patron. Tu es incapable de causer du tort à qui que ce soit !
Sasuke reporta son attention sur le rouquin et il vit un sourire sincère étirer ses lèvres. Les paroles de la jeune femme lui confirmaient ce qu'il pensait déjà : Sasori était un homme profondément gentil et respectueux. En d'autres circonstances, le brun se serait certainement autorisé à s'attacher : il était le candidat idéal pour devenir un compagnon de vie. Mais il ne pouvait se permettre le luxe de laisser un étranger atteindre son cœur. Il souffrirait bien trop de laisser une fois de plus quelqu'un derrière lui. Alors le rouquin ne serait qu'un ami avec qui il passerait du bon temps à l'occasion. Les adieux en seraient bien moins douloureux.
Son amant d'une nuit tourna ses yeux émeraudes vers lui et Sasuke y plongea son regard. Les flammes du barbecue dansaient dans ses prunelles claires et le brun y lut tout l'intérêt qu'il lui portait. Il laissa un sourire étirer légèrement ses lèvres, ne pouvant cacher la réciprocité de ce sentiment. Sasori était un homme agréable et réconfortant et Sasuke trouvait en lui suffisamment de sécurité pour tromper sa solitude.
- Allez, aux patrons ! cria Itachi en levant sa bière.
L'attention fut ramenée vers lui et la soirée continua dans la bonne humeur générale. Même si Sasuke n'arrivait pas vraiment à digérer l'altercation avec Naruto, il tenta de penser à autre chose. Dans quelques mois à peine, il serait parti direction l'Europe et pourrait laisser les événements de la Californie derrière lui.
-Je vais y aller, annonça Sasori alors que minuit sonnait. On se voit demain les gars !
Sasuke le vit poser sa bouteille vide dans une caisse prévue à cet effet et saluer l'assemblée d'un signe de main. Sasori lui adressa un sourire discret et alors qu'il le voyait remonter les marches pour sortir du jardin, une idée germa rapidement dans sa tête.
- Eh, Sasori ! Attends ! l'interpella-t-il en le rattrapant. Tu peux me déposer quelque-part ?
Le rouquin fronça les sourcils en se retournant dans sa direction.
- Oh, mon petit-frère va découcher ? demanda Itachi resté près du barbecue, taquin. Qui est donc l'heureux élu ?
Sasuke sentit ses joues s'échauffer légèrement.
- Ça ne te regarde pas, répondit-il rapidement, gêné. Alors, c'est oui, Sasori ?
Le brun n'était pas du genre à partager ses histoires intimes avec qui que ce soit et ce sujet le mettait mal-à-l'aise. Même si Itachi connaissait son orientation sexuelle depuis bien des années déjà, il n'avait pas envie de rentrer dans les détails avec lui.
- Euh... si tu veux, lui accorda Sasori.
Sasuke lui sourit pour le remercier et se hâta d'aller chercher quelques vêtements et sa brosse à dents pour le lendemain. Ils se rejoignirent dans la voiture du rouquin qui était garée dans l'allée devant la maison. En montant dedans, Sasuke prit garde de ne pas mettre de terre sur les tapis du véhicule de sport.
- Alors, je te dépose où ? demanda Sasori en allumant le contact.
Le brun nota un léger agacement dans sa façon de parler mais ne releva pas. Il jeta un œil vers la fenêtre de la maison pour vérifier que personne ne les observait et se pencha vers Sasori pour l'embrasser. Le rouquin sembla surpris mais il glissa une main derrière ses cheveux pour prolonger son baiser et Sasuke sourit entre leurs lèvres scellées.
- Chez toi, répondit Sasuke, la voix charmeuse.
Le brun vit un sourire coquin venir égayer son visage.
- Ah oui ? répondit Sasori alors que la fièvre brûlait ses prunelles. Je ne vous savais pas si entreprenant monsieur Hyuga.
Le lendemain matin, Sasuke se réveilla vers cinq heures du matin alors que Sasori laissait une main entreprenante venir caresser son corps nu. Il souffla dans l'oreiller, la tête encore lourde de sommeil alors qu'il était étendu sur le ventre dans les draps blancs de son amant. Ils n'avaient dormi que quelques heures à peine et pourtant le brun avait l'impression qu'il s'agissait de la meilleure nuit de sa vie. C'était la première fois qu'il dormait à nouveau dans un vrai lit depuis leur départ du Japon et il se sentait comme s'il venait de se reposer sur un nuage.
Sasori colla son corps également nu contre le sien et Sasuke se contenta de soupirer de contentement. Ils avaient fait l'amour une bonne partie de la nuit encore une fois et le brun sentait à nouveau le sexe de son amant se réveiller contre lui.
- Tu as bien dormi ? chuchota Sasori à son oreille.
La main du rouquin s'égara sur ses fesses et Sasuke frissonna alors que son désir se réveillait. Il faisait encore sombre dans la pièce alors que les premières lueurs de l'aube se faisaient timides. Une légère brise soulevait les longs rideaux blancs de la chambre. Il faisait bon, à moitié sous la couette immaculée et le corps maintenu contre celui de son amant.
- Plutôt bien, souffla Sasuke. Je vais devoir aller au travail.
Sasori déposa quelques baisers dans son cou et Sasuke sentit un long frisson lui parcourir l'échine.
- Il est encore tôt, murmura Sasori, sensuel. Prends le temps de te réveiller.
Sasuke appréciait la douceur de ses caresses alors qu'il émergeait à peine de son doux sommeil.
- Mon boss va me tuer si j'arrive en retard, gémit-il.
D'une main, Sasori le força à écarter légèrement les cuisses. Sasuke se laissa faire, toujours allongé sur le ventre, perdu entre le sommeil et son désir naissant.
- Uzumaki est un connard, chuchota à nouveau Sasori.
Le rouquin introduisit un doigt humide dans son intimité et Sasuke se tendit tout entier.
- Tu le connais ? souffla Sasuke.
La tête toujours ensevelie dans l'oreiller, le brun laissa un soupir de plaisir lui échapper alors que le rouquin commençait un mouvement de va-et-vient. Sasori pouffa et Sasuke sentit un énième frisson le parcourir alors que le souffle de son amant lui brûlait la nuque.
- Tout le monde le connaît à Santa Barbara, murmura le roux. Détends-toi, Sasuke...
Le brun ne put retenir un gémissement de glisser entre ses lèvres alors que son amant insérait un second doigt dans son intimité. Une douce chaleur commençait à naître dans le creux de ses reins alors que son sexe se gonflait de désir contre le matelas.
- Pourquoi ? souffla Sasuke qui en voulait plus. Viens en moi...
Sasori caressa sa prostate alors qu'il déposait un baiser au creux de sa nuque.
- Chhh... fit le roux à voix basse. Profites.
Sasuke ouvrit la bouche en un cri muet alors que le rouquin touchait un endroit plus sensible que les autres. Le souffle chaud de Sasori dans sa nuque le rendait fou.
- Ton boss est connu pour être colérique, souffla Sasori alors qu'il accélérait le rythme de ses doigts. Mais il est devenu une célébrité locale, malheureusement.
Sasuke agrippa les draps avec ses doigts alors qu'une nouvelle vague de plaisir s'insufflait en lui.
- Ah- ah oui ? bégaya Sasuke, envahi de plaisir.
Sasori retira ses doigts pour s'allonger par-dessus le corps de plus jeune et Sasuke frissonna en sentant son sexe gorgé de désir contre ses fesses. Le rouquin posa son visage près du sien sur l'oreiller et lui offrit un baiser mouillé, tendre et érotique.
- On était à l'école ensemble, murmura Sasori à quelques millimètres à peine de ses lèvres. C'était mon rival, à l'époque.
Sasori tendit un bras vers la table de chevet alors qu'il l'embrassait à nouveau.
- Ton... tenta Sasuke, le souffle court alors que le sexe de Sasori commençait des vas-et-vient en lui. Ton rival ?
Il entendit le rouquin gémir alors qu'il l'embrassait à nouveau. Ses lèvres humides caressaient sensuellement les siennes alors que son sexe lui prenait tendrement les fesses.
- On s'est battus... pleins de fois, soupira Sasori dans un nouveau coup de rein. Mais c'est du passé tout ça.
Sasori avait instauré un rythme lent, sensuel et Sasuke sentait un plaisir délectable envahir tout son corps. Mais la frustration était grande alors qu'il avait envie de le sentir s'enfoncer plus sauvagement en lui.
- Plus vite... soupira Sasuke, perdu dans son plaisir.
Il sentit le sourire satisfait de Sasori entre leurs lèvres scellées alors qu'il se plaisait à le faire languir. Mais le rouquin abdiqua lorsqu'un nouveau gémissement de Sasuke lui parvint aux oreilles, lui faisant vraisemblablement perdre le contrôle.
Le rythme fut plus rapide, plus profond alors que leur souffle se mélangeait et Sasuke commençait à sentir son plaisir devenir plus puissant au creux de ses reins. Sasori le prenait sans ménagement, laissant libre court à son désir et le brun sentit qu'un nouveau coup de butoir le fit aller à la limite de la jouissance.
Sasori grogna dans son cou et Sasuke ne put retenir un cri de plaisir alors que son corps entier se tendait sous un nouveau va et vient du rouquin. Il se sentit submergé par une vague de plaisir alors que son corps se tendait sous celui de son amant. A nouveau, le sexe du roux s'enfonça en lui et Sasuke laissa la jouissance l'envahir. Il se déversa entre les draps alors que ses yeux embrumés s'ouvrirent et qu'un cri muet restait bloqué au fond de sa gorge.
Sasori, devenu fou par le plaisir du brun ne tarda pas à jouir à son tour, lâchant un râle rauque à l'oreille de son jeune amant. Son corps s'écrasa mollement contre le sien alors qu'ils échangeaient un petit rire. Il restèrent quelques instants ainsi, se remettant de la forte jouissance qui les avait emportés.
- Au fait, souffla Sasori à son oreille. J'ai un gala de charité Samedi, tu veux m'accompagner ?
Sasuke avait les yeux fermés et profitait de ce moment de détente avant de se rendre au travail.
- Nous ne sommes pas un couple... lui rappela Sasuke en ouvrant les yeux.
Ils échangèrent un regard muet alors que leur visage n'était qu'à quelques centimètres l'un de l'autre.
- On peut s'amuser au lit et être amis à côté, lui répondit Sasori sérieusement. Ça te gêne ?
Sasori semblait sérieux et Sasuke fut rassuré de constater qu'il n'avait pas du tout l'air vexé. Il laissa un rictus étirer tranquillement ses lèvres.
- Pas le moins du monde.
Lorsque Sasuke quitta la résidence ce matin là, il se sentait prêt à affronter une nouvelle journée sous les sautes d'humeur de son patron. Sasori habitait un appartement dans les beaux quartiers, dans une belle résidence de standing. Il restait néanmoins quelqu'un de sobre alors que son habitation n'avait rien d'extravagant : une décoration épurée sur un parquet boisé alors que la majorité du mobilier et du linge de maison était de couleur blanche.
C'était un environnement agréable, et Sasuke s'y sentait plutôt bien. Il reflétait parfaitement l'âme sincère et pure de son propriétaire et le brun savait qu'il ne se trompait pas sur son compte. C'était un homme sérieux et respectable et le brun savait qu'il n'aurait pas pu trouver meilleure compagnie pour ces prochains mois.
Requinqué, Sasuke arriva à sept heures piles au travail. Il n'avait que peu dormi une fois de plus mais il sentait que son moral était regonflé à bloc. Et Naruto n'avait qu'à bien se tenir. Alors il se hâta de se rendre à son bureau pour y déposer quelques affaires. Surpris, Sasuke fronça les sourcils en y trouvant une boîte blanche en carton.
Il regarda autour de lui et l'ouvrit, sceptique, pour trouver un beignet au chocolat à l'intérieur. Il fit une moue, dans l'incompréhension alors qu'il relevait la tête vers le bureau de Naruto. Les stores étaient ouverts et il tomba directement sur les yeux bleus de son patron qui le guettaient. Le blond n'avait aucune expression sur le visage, il semblait simplement le surveiller alors qu'il avait suspendu son stylo au-dessus de ses papiers.
Sasuke ouvrit la bouche et la referma aussitôt, ne sachant pas comment réagir. Il délaissa les yeux céruléens de son patron pour reporter son regard sur le beignet au chocolat qui semblait délicieusement appétissant. Était-ce la façon de Naruto de se faire pardonner pour l'histoire de la boulangerie de la veille ?
Sasuke râla faussement entre ses dents. Mais entre l'amusement et la satisfaction d'avoir obtenu réparation, Sasuke ne put retenir ses lèvres de s'étirer doucement.
- Quel gamin, vraiment...
Il se dépêcha de manger son cadeau et se précipita dans le bureau de son patron pour remplir ses missions du matin. Il toqua et s'enfonça dans la pièce lorsque le blond l'autorisa à entrer.
- T'es en retard, l'accueillit Naruto sans un bonjour.
Sasuke haussa un sourcil.
- Mais vous m'avez vu, j'étais juste là...
- Il faut que tu ailles laver ma voiture, le coupa le blond en lui lançant les clés de son 4x4. Je dois visiter un site pour un contrat ce matin.
Le brun rattrapa les clés in-extremis et retint un long soupir blasé de franchir ses lèvres. Naruto était-il incapable d'être gentil plus de deux minutes ?
- Bien patron, lâcha Sasuke, las. Je vous rejoins au Beach Coffee à huit heures et demi, c'est ça ?
Le blond laissa un silence s'installer durant quelques secondes alors que son regard était braqué sur lui.
- Ouais... et ne casses pas ma voiture, ce coup-ci.
Sa voix était impassible, néanmoins Sasuke discerna une petite lueur malicieuse briller dans ses yeux bleus. Était-ce sa façon de... plaisanter ? se demanda Sasuke. Quel homme étrange...
Comme la veille, Sasuke partit s'affairer aux tâches confiées par son boss en se demandant de quelle pathologie psychique Naruto pouvait bien être atteint. Il avait l'air d'un schizophrène avec ses sautes d'humeur incessantes et le brun avait bien du mal à le suivre. Néanmoins, il avait besoin de son travail et il ferait en sorte de tenir le coup encore quelques mois.
Sasuke rajusta ses lunettes de soleil sur le bout de son nez alors qu'il démarrait le lourd 4x4 de Naruto. Il était bien déterminé à lui prouver qu'il était à la hauteur.
Heyyy tout le monde !
Je sais ce que celles et ceux qui me connaissent se disent, 3 chapitres en moins d'une semaine ? Impossible lol Et pourtant... Dans cette difficile période de confinement, il y a au moins quelque-chose de positif... Concernant le rythme de parution, il n'y en a pas. Je suis en télétravail alors j'écris quand je peux mais pour le moment j'avance assez vite. Je garde 2-3 chapitres d'avance sur l'écriture et je publie dès que je les ai atteints.
Sinon, qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? Du personnage de Naruto ? De la relation Sasori / Sasuke ? Je sais que les personnages sont OOC et que ça peut être perturbant mais je prends un plaisir fou à écrire cette histoire !
N'hésitez pas à me laisser votre avis, j'écris pour moi mais je publie pour celles et ceux qui lisent : ) Alors à toutes celles et ceux qui laissent une trace derrière leur lecture, je vous remercie infiniment pour vos reviews, vous êtes formidables !
A bientôt !
Akane
