Réponses aux reviews anonymes :
Guest : Merci pour ta review ! Je crois que tu as oublié de me laisser ton nom ! Lol Je suis ravie de savoir que cette histoire te plait toujours autant et j'espère que la suite (et bientôt la fin) te plaira tout autant !
LeaC : Merci pour ta review ! Je suis ravie de voir que tu trouves que l'histoire ne s'essouffle pas. C'est difficile de monter crescendo en permanence alors ça me fait super plaisir ! J'espère que la suite te plaîra !
Guest : Décidément, vous ne voulez pas me laisser votre nom... lol Je sais que Naruto est énervant maiiiis il a juste un caractère un peu plus prononcé que les autres ! XD Et c'est vrai qu'avec Itachi, ils ont du mal à considérer Sasuke comme un adulte. Mais fut dire qu'il se comporte aussi souvent comme un gamin lol Oui en effet, vous avez encore des choses à apprendre dans ce chapitre concernant Madara et Obito ! Je vais faire semblant de ne pas avoir vu que tu souhaitais la mort de Sasori tralala ! J'espère que la suite te plaira :)
California dream
Chapitre 25
Naruto tapa son stylo contre le bois de son bureau, agacé. Il n'était pas un homme patient, il le savait, Sasuke le savait et tout habitant de Santa Barbara ayant déjà croisé son chemin en avait déjà probablement fait les frais également. Ça n'était plus un secret pour personne ici et même s'il était capable de se remettre en question, il détestait par-dessus tout avoir à s'en justifier.
Alors pourquoi diable Sasuke continuait-il inlassablement de lui mettre les nerfs à vif ? Il soupira en jetant un nouveau coup d'oeil à son cellulaire, préalablement expulsé un peu plus loin sur son bureau et toujours aussi désespérément silencieux. Itachi ne répondait pas à ses nombreux appels et bien qu'il ait soutenu corps et âme au plus jeune des Uchiwa que tout était normal, il commençait en réalité à s'inquiéter.
Le silence d'Itachi ne faisait pas partie du plan. En réalité, Naruto n'avait plus de nouvelle depuis qu'il avait pris son taxi en direction de l'aéroport et ça, ça n'avait rien de normal. Durant leur entrevue avec Madara, il avait même été obligé de bluffer, n'ayant pas la moindre foutue idée d'où pouvait se trouver Itachi depuis presque 48 heures. Était-ce donc si compliqué pour ces obstinés d'Uchiwa de respecter un maudit plan ?
Naruto pianota nerveusement sur le clavier de son ordinateur, l'esprit à mille lieux de la montagne de boulot qui l'attendait. A cette heure-ci, Itachi aurait déjà dû être dans l'avion du retour pour la Californie mais la vérité, c'est que Naruto commençait à douter de la bonne foi de son ami. Il passa une main sur son visage fatigué, se massant mécaniquement la tempe. Il était impensable qu'Itachi ait pu les trahir... si ? Il ne voulait pas y croire. Itachi tenait à son petit frère comme à la prunelle de ses yeux et avec tous les risques qu'il avait pris par le passé pour le protéger, il aurait été on ne peut plus étrange qu'il ne respecte pas le plan.
A moins que... Naruto se laissa retomber mollement au fond de son fauteuil. A moins qu'Itachi ait inventé toute cette histoire. Qu'il n'y ait jamais eu le présumé meurtre de leurs parents, qu'il n'y ait jamais eu d'incendie ni la mort de la fille de Madara. Naruto croisa les mains devant sa bouche, les coudes posés sur les accoudoirs de sa chaise. Mais quel intérêt aurait-il eu à monter cette histoire de toutes pièces ? Et pourquoi aurait-il entraîné Sasuke à fuir le Japon ?
C'était à s'en tirer les cheveux et Naruto ne sut combien de temps il resta là, à méditer sur toute cette histoire. Ce fut quelques coups tapés à la porte de son bureau qui le tirèrent de ses réflexions et il invita l'importun à se présenter d'un ton peu amène.
- Salut, Naruto.
Naruto se redressa instinctivement sur la chaise de son bureau, l'oeil aguerri et les sens en alerte tandis que Sasori s'avançait lentement dans la pièce.
- Qu'est-ce que tu fais là ?
Sasori fit une pause, debout dans l'entrée, le visage grave et aussi raide qu'une planche à découper. Naruto plongea son regard dur dans celui de son vieil ami. Toujours ce même vert glaçant et cette expression exacerbée d'infinie douleur. Le blond ne se laissa pas amadouer, pas même par les ecchymoses sur son visage ; vestiges de leur dernier affrontement.
- Je suis venu te parler de Haley.
Naruto haussa un sourcil sans prendre la peine de se lever de son fauteuil.
- Je pensais avoir été clair, la dernière fois.
Il n'était pas d'humeur à parler de cette traîtresse et encore moins avec celui qu'il avait à jamais banni de Santa Barbara. Pour l'heure, il avait bien d'autres choses auxquelles penser.
- C'est toi qui m'a appelé, répondit Sasori. T'as déjà oublié ?
Sasori resta calme et globalement inexpressif, comme à son habitude. Il était difficile de se rendre compte qu'un jour, ils avaient pu se considérer comme des frères.
- J'ai estimé que tu avais le droit de savoir qui était responsable de l'accident qui a causé la mort de ta sœur, se justifia froidement Naruto. Je ne t'ai en aucun cas autorisé à remettre les pieds à Santa Barbara.
Le roux eut un sourire en coin, ne froissant qu'à peine la perfection de son visage.
- Haley est l'une de nos amies communes, et moi j'ai estimé qu'on devait en parler.
- Il n'y a rien à en dire. Elle a choisi de protéger sa petite sœur en camouflant l'accident et l'engrenage l'a mené à détruire notre amitié en détournant les fonds de ma société au profit d'Iruka.
Sasori marqua un temps d'arrêt, toujours debout à l'entrée de la pièce.
- Iruka, ton tuteur ? Qu'est-ce qu'il vient faire là-dedans ?
Naruto eut un hoquet ironique.
- Quoi, t'es pas au courant ? Iruka avait découvert la vérité sur l'accident et il l'a faite chanter pour s'enrichir sur mon dos.
Le blond se leva finalement de son fauteuil en désignant la porte d'une main.
- Maintenant si tu veux bien, j'ai d'autres choses à faire alors je ne te retiens pas.
Mais Sasori ne bougea pas comme si ses pieds étaient collés au sol. Durant leur enfance, le roux avait été témoin de la relation chaotique que Naruto et son tuteur entretenaient. Il était l'un des seuls à avoir vu les coups jusqu'à même planquer son meilleur ami chez lui pour le protéger. Ils avaient été proches, un jour, même si ce souvenir semblait lointain.
- Il n'y a donc rien à faire pour que tu me pardonnes un jour ?
Le regard de Naruto devint noir de colère et d'impatience. Sasori semblait on ne peut plus sérieux.
- Te pardonner quoi, exactement? répondit-il abruptement. De m'avoir trahi au lycée ? D'avoir harcelé ma femme et de l'avoir poussée dans ses travers ? Ou d'avoir violé Sasuke ? Ça fait beaucoup, même pour toi, Sasori.
Le roux inspira lentement et ses yeux émeraudes soutinrent ceux orageux de Naruto.
- Je m'en veux pour toutes ces choses, tu sais. J'ai déconné et je sais... que j'ai un problème mais crois-moi, ma conscience me punit déjà bien assez. J'ai réfléchi ces derniers jours, tu sais. Et je suis persuadé que c'est de ton pardon, dont j'ai besoin pour avancer.
Naruto eut un rire désabusé.
- Ça n'est pas une punition suffisante pour un violeur, si tu veux mon avis.
Sasori laissa un sourire triste fendre ses lèvres et Naruto repoussa de toutes ses forces la lueur de culpabilité qu'il vit naître dans ses yeux.
- Ma mère m'a dit que tu lui avais demandé pardon, récemment, d'avoir négligé ma sœur durant toutes ces années...
- Et alors ?
Le roux fit un pas en avant, si bien que Naruto se sentit obligé de reculer malgré la distance qui les séparait encore. Sasori leva une main tranquille qu'il posa sur sa propre poitrine et se yeux semblèrent implorer ceux de son vieil ami.
- Ça t'a fait du bien, non ? Que ma mère t'accorde son pardon.
Naruto ne se laissa pas amadouer, même si ce sujet réveilla en lui les émotions de ce jour-là. Parce que pour la première fois depuis la mort de Harper, Naruto avait enfin tiré un trait sur son passé. Le pardon de madame Akasuna lui avait permis d'atteindre la rédemption après toutes ces années. Et surtout de commencer à se pardonner à lui-même.
- Ça n'a rien à voir, se défendit froidement Naruto. Ne me compare pas à toi.
Sasori baissa les yeux un instant avant de les replanter plus sérieux que jamais dans ceux de son vieux frère.
- Le méritais-tu vraiment, son pardon ? N'avais-tu pas réellement fauté, toi aussi ? N'as-tu pas eu ta part de responsabilité dans ce qui est arrivé à ma sœur ?
Naruto serra les poings, à bout de patience. Ça n'était vraiment pas le jour pour remuer toute la merde de son passé.
- Ce n'est pas à moi de t'accorder la délivrance d'un pardon, marmonna Naruto les dents serrées. Et si ta conscience te torture, c'est un moindre mal pour toutes les choses horribles que tu as faites.
Sasori encaissa, hochant simplement la tête dans un sourire contrit.
- Je vois. Je tenais à ce que tu saches que j'étais véritablement désolé et que ton pardon m'importait autant que celui de Harper et Sasuke.
Naruto inspira lentement à l'évocation des deux personnes qu'il avait aimé et que Sasori avait brisé.
- Tu ne l'auras jamais, Sasori. Et un jour, la punition sera à la hauteur de tes actes.
Sasori hocha lentement la tête et s'excusa avant de quitter la pièce silencieusement.
Naruto balança une liasse de billets sur le bureau délabré du poste de police où Iruka officiait. L'homme, haussa un sourcil étonné, sa longue cicatrice barrant son visage de droite à gauche et il rajusta sa queue de cheval d'un geste mal-à-l'aise.
Il y eut un silence sous la lampe d'appoint de la pièce sans fenêtre.
- C'est mon fric que tu voulais, non ?
- Bonjour à toi aussi, Naruto.
Iruka avait sursauté de l'entrée fracassante de Naruto dans le bureau. Peu après midi, le blond avait décidé de régler cette histoire en attendant que les frères Uchiwa ne se décident à refaire surface. Parce qu'après la disparition inquiétante d'Itachi, c'était désormais Sasuke qui s'amusait à faire le mort. Naruto avait tenté à plusieurs reprises de le joindre, décidé à mettre de l'eau dans son vin mais en vain. Ce gamin têtu et entêté pouvait vraiment être rancunier, parfois. Leur dispute de ce matin n'avait rien eu de plus que les précédentes, pourtant.
- Il y a 20 mille dollars et c'est tout ce que tu auras de moi.
En attendant, Naruto avait donc eu besoin de s'occuper l'esprit. Et après l'épisode Madara, il pouvait enfin se permettre de régler ses propres problèmes, bien qu'Iruka n'en fut plus un depuis des années.
- Et que me vaut un si joli présent ?
Naruto fusilla du regard cet homme misérable qui ne lui faisait plus peur depuis bien longtemps maintenant. Iruka s'était tassé avec les années et aujourd'hui, il n'effrayait encore que les gosses qui s'initiaient à la petite délinquance dans Santa Barbara. Concernant Naruto, lui était devenu un homme. Un grand gaillard fort et bien bâti que plus rien n'effrayait. Un homme capable de choisir ceux qui méritaient de l'atteindre et désormais, il avait décidé de sortir ceux qu'il jugeait toxique au reste de son existence.
Il fallait savoir tirer un trait sur le passé et avancer. Ne plus se freiner par ceux qui tentaient de s'accrocher à lui pour le couler.
- Tu voulais du fric, alors je t'en donne. Haley ne fait plus la comptabilité de la société et tu ne pourras désormais plus la faire chanter.
Sasori, Haley, Iruka... Toutes ces personnes ne méritaient plus de l'entraîner vers les profondeurs.
Iruka prit une voix doucereuse.
- Alors tu es donc au courant ?
Naruto s'attarda sur son grain de peau basané. Il était l'homme le plus pitoyable qu'il ait connu. Même Sasori, aussi dérangé et empli de désespoir qu'il était, ne lui arrivait même pas à la cheville. Umino Iruka était simplement un pauvre type à qui la vie avait échappé. Après la mort de sa femme, il n'avait trouvé de réconfort que dans la bouteille et dans la violence, au détriment de Naruto qui avait dû les subir et se taire.
- J'ai découvert ton petit manège, Iruka. Tout est fini.
Mais cette expérience avait au moins eu le mérite d'endurcir Naruto. Aujourd'hui, il n'y avait plus grand chose capable de le mettre à terre.
- Et tu penses que je vais me contenter de 20 mille balles ?
Naruto eut un sourire hautain.
- Si tu penses mériter mieux, je t'invite à avouer à tes supérieurs l'accident que tu as camouflé i ans juste pour pouvoir me soutirer du fric.
Iruka plissa les yeux en faisant signe de la main de se calmer. Sa vanité était si pitoyable qu'elle n'énerva pas vraiment Naruto. Cet homme ne méritait plus ni sa colère, ni ses peurs. Naruto valait bien mieux que lui, aujourd'hui.
- Allons, allons, n'abordons pas les sujets fâcheux, Naruto.
Naruto jaugea de haut cette misère qui entourait Iruka.
- Garde cet argent pour ta retraite, termina Naruto. Je te suis reconnaissant de m'avoir sorti de l'orphelinat mais à partir d'aujourd'hui, tu es mort pour moi. Et si tu cherches à me recontacter ou si tu t'avises à ne serait-ce que me regarder si je te croise dans la rue, je n'hésiterais pas à te balancer à tes supérieurs.
Iruka resta muet, prenant probablement conscience qu'il n'avait plus en face de lui le gamin maltraité d'autrefois.
- Tu m'as bien compris ?
Le flic corrompu resta un moment figé avant de hocher lentement la tête.
- Bien, conclut Naruto en faisant volte-face pour quitter le bureau en souplex du commissariat. Je compte également sur toi pour foutre la paix à Haley et faire profil bas.
Même s'il ne pardonnerait probablement jamais son amie d'enfance, Naruto avait à cœur de la débarrasser du chantage de son ancien tuteur. Elle avait probablement bien assez payé pour ses erreurs passées – au sens littéral du terme.
Bien-sûr, Naruto était conscient que sa faculté à pardonner était arbitraire.
- Au fait, demanda-t-il en se tournant de nouveau vers Iruka lorsqu'il passa le chambranle de la porte. Je peux savoir pourquoi ?
Iruka qui semblait emporté par le malaise tourna lentement ses yeux perdus vers lui.
- Pourquoi, quoi ?
Naruto resta droit, le visage fier.
- Pourquoi tu as caché l'identité du responsable de la mort de ma femme ?
Iruka entrouvrit les lèvres, vraisemblablement surpris par sa question.
- Était-ce simplement pour me tirer du fric ou tenais-tu réellement à me punir jusque dans ma vie d'adulte ?
L'homme sembla déstabilisé et Naruto ne tira rien de plus qu'un mutisme en guise d'aveu.
- Je vois.
C'était probablement un peu des deux.
Alors Naruto eut un sourire résigné et ce fut le dernier qu'il accorda à Iruka Umino, l'homme qui lui avait volé son enfance.
Naruto avait passé le reste de la journée au bureau et lorsque la nuit tomba au-dessus des rues de Santa Barbara, l'inquiétude le rongea définitivement. Il n'avait toujours aucune nouvelle des deux frères et si pour Sasuke il pensait à une simple vengeance pour leur dispute de ce matin, il préféra s'en assurer.
Naruto avait un mauvais pressentiment depuis quelques heures, si bien que même d'avoir réglé le problème Iruka Umino ne l'avait pas vraiment soulagé. Alors lorsque les lampadaires s'allumèrent sur la jetée en contrebas de son bureau, Naruto attrapa vivement les clés de son 4x4, bien décidé à arpenter la ville pour les retrouver. Il commença bien évidemment par son appartement : vide, bien entendu. Puis il écuma la jetée à pieds, fouillant chaque bars à la recherche de l'un des deux frères avec la mauvaise impression d'avoir été pris pour un idiot.
Plus les heures avancèrent et plus Naruto se terra dans ses réflexions. Les frères Uchiwa s'étaient-ils joués de lui pour une raison qui lui échappait encore ? Avaient-ils eu besoin de lui, pour certaines raisons liées à Uchiwa Corp ? Il était difficile de concevoir que ces derniers mois n'aient pu être qu'une mascarade mais depuis peu, Naruto ne jurait plus de rien.
Il n'y a que les fidélités qui trahissent, lui avait dit Itachi. Naruto serra son volant entre ses mains jusqu'à s'en faire blanchir les phalanges. Après Haley, était-ce au tour des deux Uchiwa de lui avoir fait faux bon ? Il était pourtant impensable que cette relation avec Sasuke n'ait pu être qu'un leurre... Il y avait réellement quelque-chose entre eux. Quelque-chose que même lui ne pouvait pas expliquer et qui le ramenait sans cesse à Sasuke.
Naruto fronça les sourcils en arrivant devant la maisonnette verte où avaient vécu les deux frères à leur arrivée en Californie et il se gara grossièrement sur le trottoir. Ce petit enfoiré de Sasuke avait mis le bordel dans sa vie et il ne le laisserait pas l'abandonner sans une explication.
Le blond descendit de son 4x4, déterminé à tirer toute cette histoire au clair. Et en un coup d'oeil sur la façade, Naruto sut qu'il avait touché dans le mile car un liserer de lumière filtrait à travers les rideaux mal tirés du séjour. Alors il s'avança d'un pas résolu pour obtenir les explications auxquelles il avait le droit et ouvrit la porte à la volée qui claqua lourdement contre la rambarde des escaliers.
- Oh Sasuke, tu te fous de moi ou quoi !? gueula-t-il, décidé à régler ses comptes. Tu croyais pouvoir m'esquiver encore combien de temps !?
Toutes les lumières du rez-de-chaussée étaient allumées tandis qu'un calme olympien régnait dans la vieille bicoque.
- Et ça se plaint de ne pas pouvoir payer les factures...
Naruto tourna la tête à gauche vers les escaliers vides de toute vie humaine et décida finalement de s'engager à droite vers le séjour
- Fais pas le gamin, Sasuke ! prévint-il. Sors de ta cach...
Mais Naruto ne termina jamais sa phrase, le cœur en arrêt tandis qu'un homme qu'il ne connaissait pas pointait un flingue dans sa direction.
- Mais qu'est-ce que...
Par réflexe, Naruto jeta un œil analytique sur toute la pièce et il plissa les lèvres en constatant qu'Itachi et Sasuke étaient debout près du vieux canapé insalubre, une arme pointée sur leur tête. Leur oncle Madara n'avait pas quitté la Californie comme convenu et sur son visage demeurait un air déterminé que Naruto n'aimait pas beaucoup.
- T'es qui, toi ? demanda l'homme brun qui le menaçait d'un flingue.
- C'est le type plein aux as qui protégeait nos chers neveux, répondit froidement Madara. C'est cet enfoiré qui pensait pouvoir nous doubler.
Le blond sentit les battements de son cœur s'accélérer d'angoisse alors qu'il captait le regard apeuré de Sasuke près du canapé.
- Alors tu pensais pouvoir me doubler, hein ?
L'homme ne baissait pas son arme alors Naruto leva les mains pour l'inviter à se calmer.
- Écoute, je ne sais pas ce qui se passe mais...
- Ferme-la, prévint calmement l'homme et son charisme impressionna Naruto. Ou je te colle une balle entre les deux yeux.
Naruto resta coi un instant, les mains figées en l'air. De l'autre côté de la pièce, Sasuke l'implora silencieusement de se taire. Alors il déglutit difficilement sa salive, essayant de comprendre la situation. Finalement, le type baissa son arme pour la reporter sur la tête d'Itachi.
- Bon Obito, tu fatigues pas à force de lever ton flingue dans tous les sens ?
Obito... Naruto fronça les sourcils. Ce nom ne lui était pas étranger.
Sasuke se pencha à l'oreille de son frère.
- Tais-toi...
Mais Itachi n'en fit qu'à sa tête, comme toujours.
- Sérieux quoi, on est là depuis des heures ! Tu peux peut-être nous expliquer maintenant ?
- Tu ferais mieux d'écouter ton frère, menaça Madara mais Obito le coupa immédiatement.
- Toi aussi, ferme-la, Madara. Tu veux vraiment connaître la vérité, Itachi ?
Obito, Obito... Naruto cherchait désespérément dans sa mémoire où il avait pu entendre ce nom. Itachi poussa un soupir à fendre l'âme tandis que Sasuke lui collait un coup de coude dans les côtes.
- Toujours à faire le malin, hein... continua ledit Obito.
Naruto le dévisagea longuement, forçant ses méninges à fonctionner à vive allure. Des cheveux et des yeux noirs, un charisme surprenant et un visage aussi calme qu'un croc mort...
- Pourtant je crois me souvenir que tu ne faisais pas le fier, quand je t'ai appris que tu avais tué la fille de Madara.
Itachi perdit de son insolence tandis qu'un fantôme passait dans ses yeux sombres. Et puis, tout se superposa dans l'esprit de Naruto. De l'histoire du passé d'Itachi à cette étrange ressemblance entre les différents hommes présents dans la pièce.
Obito était le deuxième oncle d'Itachi et Sasuke. Le frère cadet de la génération précédente, celui avec lequel Itachi avait planifié l'incendie qui devait normalement tuer Madara. L'incendie même qui était à l'origine de la fuite des Uchiwa...
- La vérité, Itachi, c'est que tu as été le pantin le plus facile à manipuler de toute cette histoire. Jusqu'à ce que tu décides de quitter le Japon sans laisser d'adresse, bien entendu.
Itachi avait froncé les sourcils, loin d'être l'idiot pour lequel il se faisait constamment passer.
- Donc depuis toujours, c'était toi.
Obito eut un rire amusé.
- Tu comprends vite.
- Disons que le flingue que tu pointes sur ma tête depuis des heures ne laisse que peu de place aux doutes...
L'homme rit cette fois-ci de bon cœur et aux yeux de Naruto, ne ressembla à rien de plus qu'un fou à lier.
- J'avoue que tu m'as donné du fil à retordre en venant te terrer ici. Heureusement, il faut croire que je suis le plus malin de nous deux.
Itachi resta silencieux un moment et ce fut finalement Sasuke qui prit la parole, faisant trembler le cœur de Naruto d'angoisse.
- Mais qu'est-ce qui se passe, bon sang ?
Obito rit à nouveau et un instant, il leva son flingue pour se gratter la tempe avec le canon.
- Ton frère s'est tiré à l'autre bout du monde avec la moitié des parts de l'entreprise familiale, voilà ce qui se passe. Le plan était pourtant parfait. Depuis le début, tout était parfait.
Sasuke avait les lèvres tremblantes mais il ne se dégonfla pas.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
Obito rit à nouveau alors que cette fois-ci, son arme se dirigeait vers le crâne de Sasuke. Naruto fit un pas en avant, rapidement stoppé par Madara qui pointa son flingue dans sa direction.
- Bouge pas mon grand, ton tour viendra.
Naruto serra les poings, impuissant, fixant avec un désespoir certain l'arme qui menaçait la tête brune qu'il chérissait tant.
- Oh allons, un petit effort Sasuke... susurra Obito dans un sourire faussement doucereux. Je suis persuadé que ton frère a déjà compris.
Lentement, Sasuke tourna la tête vers Itachi qui fixait leur oncle avec une haine non dissimulée.
- Ce n'est pas Madara qui a tué nos parents...
Il se passa un instant de silence durant lequel Itachi sembla tenter de peser ses mots.
- C'est Obito. Et il m'a manipulé durant des années pour me faire croire que c'était Madara.
Obito eut un sourire amusé.
- Continue Itachi... Ton génie a toujours été la plus grande fierté de Fugaku, après tout.
Naruto s'inquiéta du regard choqué de Sasuke et il retenta un nouveau pas en avant, une fois de plus avorté par Madara.
- Tout ça n'avait pour unique but que de me faire faire le sale boulot, je me trompe, Obito ?
Leur oncle hocha la tête avec beaucoup d'engouement et pas moins de folie.
- Tu m'as fait le haïr jusqu'à me faire croire que supprimer Madara serait la meilleure solution et tu étais probablement persuadé qu'après avoir commis le pire, je te céderais mes parts de l'entreprise pour recommencer ma vie ailleurs...
Il y eut un moment de silence puis Itachi continua, démêlant au fur et à mesure les intentions de son oncle.
- Sauf que tu n'avais pas prévu que sa fille serait dans la maison et que je serais tellement pris de panique que j'aurais fui le pays en moins de 24 heures. C'est bien ça ?
Madara toussota grassement.
- A un détail près, Itachi : tu as été le seul à orchestrer l'incendie qui a tué ma fille. Tu es le seul responsable et tu dois en payer le prix.
Obito se mit à rire si fort que son hilarité résonna entre les murs abîmés de la bicoque, attirant les regards plongés dans l'incompréhension de tous.
- Ce que tu peux être naïf, Madara...
- Quoi ?
Déconcentré, Madara baissa un instant son arme.
- Qu'est-ce que tu croyais, franchement ? continua Obito, un rire fou collé aux lèvres. Que tu étais suffisamment intelligent pour partager avec moi les bénéfices de mon plan ?
De nouveau, le fou à lier s'esclaffa tandis que tous les autres ne comprenaient plus rien.
- Je t'ai manipulé, toi aussi. Tu n'as été rien de plus qu'un vulgaire pion sur mon échiquier.
Madara ouvrit lentement la bouche, vraisemblablement aussi perdu que trahi et alors qu'il allait prendre la parole, Obito tira le premier sur la gâchette. Et dans un bruit infernal, le corps inanimé de Madara s'effondra sur le sol.
Naruto sentit son cœur bondir d'effroi tandis qu'Itachi lâchait un cri de surprise. Sasuke lui, avait reculé de panique jusqu'à se retrouver accolé au mur. Alors Naruto prit sur lui et le visage effrayé du plus jeune des Uchiwa lui donna le courage nécessaire pour courir jusqu'aux deux frères et se poster devant Sasuke.
Ils n'eurent le temps d'échanger qu'un bref regard dans lequel passa mille mots. Les yeux humides de Sasuke lui retournèrent le cœur alors il fit de nouveau face à Obito, faisant rempart de son corps pour protéger celui sans qui il ne se voyait plus vivre.
- SASUKE !
La porte d'entrée de la maisonnette claqua dans un bruit assourdissant et à nouveau, ils sursautèrent. Obito lui, se tourna, le flingue aux aguets d'un nouvel intrus.
- SAS...
Mais le nouvel arrivant ne termina pas sa phrase non plus et Naruto retint un soupir en fermant les yeux d'exaspération.
- Mais c'est un putain de moulin ici, ou quoi ? s'énerva Obito. Vous vous êtes tous passés le mot pour venir me faire chier ?
Devant eux, Sasori s'était figé, les mains en l'air. Naruto croisa son regard. Il ne manquait plus que ça... Dans son dos, Sasuke avait un instant cessé de respirer et le blond se tourna rapidement vers lui.
- Ne t'inquiète pas, chuchota-t-il. On va s'en sortir.
Mais Sasuke n'arrivait plus à respirer correctement et Naruto gonfla la poitrine, impuissant. Il aurait voulu lui promettre que les choses allaient s'arranger, qu'il avait un plan pour les tirer de ce pétrin mais à l'heure actuelle, Naruto ne voyait rien de plus que ce foutu flingue qu'Obito ne cessait de pointer sur eux.
- Je...
Sasuke posa une main sur sa propre poitrine, tentant de calmer sa respiration erratique.
- Je...
Mais Sasuke n'arrivait pas à aligner un mot et Naruto se mit à craindre la crise de panique. Il fallait impérativement l'aider à se calmer, sans quoi il serait mort du manque d'oxygène avant même qu'une balle ne vienne transpercer sa peau.
- Calme-toi, souffla Naruto à son intention. Sasuke je t'en prie, calme-toi.
Obito était toujours occupé à menacer le pauvre Sasori qui n'avait pas la moindre idée de l'histoire dans laquelle il venait de mettre les pieds. Itachi profita de l'inattention pour attraper le poignet de son petit-frère et Naruto passa ses mains autour du visage de porcelaine de Sasuke pour l'aider à se calmer.
- Sasuke... souffla-t-il. Je ne laisserais rien vous arriver, tu m'entends ?
Sasuke continua à chercher l'oxygène mais cette déclaration sembla suffisante pour apaiser sa panique. Pour quelques instants, en tout cas...
- Va te mettre avec les autres, décida finalement Obito. Grouille-toi.
Naruto se tourna de nouveau vers Sasori qui contournait le tireur avec précaution pour venir les rejoindre près de ce maudit canapé délabré. Et le blond se fit la promesse que s'ils s'en sortaient tous, il leur achèterait le plus beau sofa présent dans les commerces.
- Mettez vous en ligne, ordonna Obito en les menaçant à nouveau de son flingue.
Mais les jambes du blond ne bougèrent pas de devant Sasuke.
Obito enleva de nouveau la sécurité de son arme, la pointant droit entre les yeux de Naruto.
- Tu es sourd ou tu as besoin que je t'aide ?
Il resta stoïque, bien décidé à protéger Sasuke. Naruto n'était pas prêt à revivre la mort de la personne qui lui était la plus chère dans ce bas monde. Et si son entêtement devait lui coûter la vie, il était prêt à l'accepter ; pourvu que Sasuke puisse vivre encore de longues années.
Finalement et contre toute attente, ce fut Sasuke qui sortit de derrière le dos de Naruto pour venir se positionner entre lui et Sasori. Le blond lui jeta un regard soucieux. La respiration de Sasuke commençait à se calmer et Naruto se mit à réfléchir à une façon de les sortir de ce traquenard.
- Bien ! reprit Obito avec le même ton jovial que précédemment. Je disais donc... Itachi ?
- Comment tu nous avais tous manipulés pour arriver à tes fins...
Obito le remercia dans un geste théâtral.
- Madara était un idiot fini ! Il a toujours été le plus bête de nous trois, incapable de trouver sa place entre Fugaku et moi. Lui faire faire n'importe quoi contre un peu de reconnaissance n'a été qu'un jeu d'enfant, si bien que ce n'était plus vraiment amusant, à la longue...
Itachi tourna lentement la tête de droite à gauche.
- Tu es vraiment misérable, Obito.
- Peut-être mon cher neveu, mais sache que tu te trompes encore sur quelques détails... Après tout, je peux bien te dire la vérité avant que tu ne partes rejoindre tes parents.
Itachi avait serré les poings tandis que la respiration de Sasuke recommençait à faire des siennes. Naruto serra les dents. Les crises de panique étaient imprévisibles et il en savait quelque-chose, lui qui en avait été victime durant une bonne partie de son enfance. Alors il attrapa la main de Sasuke pour tenter d'atténuer sa peur.
- C'est bien Madara qui a tué tes parents, mais cet idiot était bien trop bête pour trouver une façon qui ne laisserait place à aucun soupçon. Alors, devine qui a dû lui souffler de couper les freins de leur voiture...
Itachi encaissa et Sasuke tapa du poing contre sa poitrine pour chercher de l'air. La situation devenait critique et Naruto chercha comment mettre fin à toute cette folie rapidement.
- Et concernant la fille de Madara, je savais pertinemment qu'elle était dans la maison. Il fallait éliminer tous les héritiers pour récupérer toutes les parts de l'entreprise.
- Tu es... commença Itachi.
- Un monstre, oui oui, je sais. Mais c'était tellement plus agréable de vous regarder faire le sale boulot en attendant de récupérer mon dû.
Naruto n'était pas du genre à paniquer. Jamais. Mais cette fois-ci, le temps leur était compté et à en croire la couleur bleuâtre que commençait à prendre la peau de Sasuke, il se devait de trouver une solution et vite.
- Laisse-les sortir Obito ! Itachi et lui ne possèdent plus aucune part, de toute façon ! Tu as ce que tu voulais, non !?
Naruto s'avança d'un pas, non pas par courage mais désespéré de voir Sasuke mourir à côté de lui sans rien pouvoir faire.
- Oui mais... tant que ces deux là seront en vie, ils seront toujours un problème à mon ascension, tu vois.
Dans un regard en biais, Naruto remarqua que Sasuke n'était plus très loin de perdre connaissance.
Il fallait agir, et tout de suite.
- Sasuke s'étouffe, bordel ! Laisse-le partir !
Lorsque Naruto prononça cette phrase, il n'avait à ce moment-là pas conscience des répercussions qu'elle pouvait avoir. C'était ironique, pour lui qui maîtrisait le pouvoir de conviction à la perfection de voir ce que ses propres paroles pouvaient engendrer, des actions qu'elles pouvaient précipiter.
Alors il écarquilla les yeux, le cœur cessant de battre un instant lorsque Obito changea la trajectoire de son arme en direction de Sasuke.
- Je peux abréger ses souffrances, si tu veux.
Mesurer toutes les conséquences de ses mots.
Tout se passa très vite et Naruto ne réfléchit pas lorsqu'il se jeta de toutes ses forces sur Obito pour l'empêcher de tirer. Mais même si son corps s'écrasa sur le torse du tireur en le faisant tomber à la renverse, le coup partit et le temps se figea quelque-part entre la vie et la mort.
Naruto se s'entendit pas hurler de peur, ni se sentit même se retourner, complètement abasourdi, dans la direction qu'avait pris la balle.
Ses forces le quittèrent, anéanti alors qu'il n'avait pas pu empêcher le pire de se produire. Et lorsqu'enfin ses yeux humides atteignirent la scène de crime, Naruto perdit le reste de ses forces en voyant un corps à terre.
Son cœur cessa de battre.
Littéralement.
Sasuke...
Mais la balle avait manqué sa cible, et Naruto sentit le contre-coup de cet ascenseur émotionnel qui avait failli le tuer de panique.
Sasuke était toujours debout, continuant à chercher désespérément de l'air, ses yeux horrifiés fixant le corps inanimé de Sasori qui s'était jeté devant lui pour le protéger.
Sasori était mort, abattu d'une balle dans la poitrine.
Il se passa un instant de latence durant laquelle chacun dut reprendre ses esprits. Puis dans un élan de haine, Naruto attrapa la gorge d'Obito sur lequel il s'était jeté, bien décidé à en finir. A le tuer, s'il le fallait.
Mais Obito n'avait pas dit son dernier mot et malgré le poids de Naruto qui l'empêchait de respirer, pointa son arme à bout portant sur le front du blond.
Puis il y eut un moment. Le genre qui durait une fraction de seconde et qui pourtant, semblait se dérouler durant une bonne éternité au moins. Si proches, Naruto se perdit dans les yeux noirs de l'assassin où se battaient un mélange de haine et de folie. Cet homme avait totalement perdu l'esprit. Alors il enserra sa gorge davantage, dans le fol espoir de le tuer avant que ce ne soit lui, qui soit tué.
Il avait promis de protéger Sasuke. Et c'est ce qu'il ferait.
Obito eut un sourire difficile.
Puis il y eut un vacarme dans l'entrée de la maison et Naruto ferma les yeux lorsque, dans une dernière expression de folie, Obito appuya sur la gâchette.
La détonation résonna une nouvelle fois dans toute la maison et il fallut quelques secondes à Naruto pour rouvrir les yeux et réaliser que non, il n'était pas mort. Mais Obito lui, avait rendu l'âme, ses grands yeux noirs devenus vitreux et inanimés.
Naruto resta figé, réalisant qu'il se trouvait avachi sur un cadavre et le reste s'enchaîna bien vite lorsqu'une escouade de police entra précipitamment dans le salon en hurlant à tous de lâcher les armes.
Déboussolé, Naruto tourna lentement la tête vers le corps de Sasori et Sasuke qui s'étouffait toujours.
Mais il ne réalisa ce qu'il venait juste de se passer qu'en retrouvant Itachi qui tenait fermement le flingue de Madara entre ses doigts, sonné d'avoir tué de ses mains un autre membre de sa famille.
Naruto soupira en se laissant retomber, encore abasourdi alors qu'il ne captait plus réellement ce qui se déroulait autour de lui.
La police s'occupa de prendre en charge Sasuke et Itachi fut emmené au poste, menottes aux poignets. Alors Naruto les suivit mécaniquement pour sortir d'ici et oublier le drame qui venait de se dérouler ici.
Mais alors qu'il allait quitter les lieux, Naruto se tourna une dernière fois vers le corps de Sasori et son visage qui venait de s'éteindre à tout jamais. Alors il s'approcha, n'entendant même pas les interdictions des flics qui lui demandaient de reculer et ce fut finalement Iruka, présent dans l'escouade, qui l'autorisa à s'agenouiller près du corps de son vieil ami.
Naruto inspira puis, lentement, ferma les paupières de son vieux frère, enfermant à jamais ses yeux émeraudes dans l'obscurité.
Sasori avait demandé l'absolution et Naruto avait le pardon arbitraire.
Mais ce jour-là, il décida que Sasori pouvait bien partir la conscience soulagée.
A suivre...
Et voilà le fin mot de toute cette histoire, de lafuite du Japon et de la haine des Uchiwa... Je suis contente de voir que vous êtes toujours là et que cette histoire vous aura plû jusque là ! Merci infiniment pour vos reviews et messages d'encouragement !
A très vite pour le prochain (et dernier) chapitre de cette histoire,
Akane.
