Rebonjour, encore un chapitre à corriger à cause des erreurs d'anglais causer par le site ;)
REBONNE LECTURE
Sabrinabella
MISE A JOUR
Chapitre 15 : Retrouver une vieille connaissance
Après avoir appris pour son fils, Théoden n'attendit pas une seule seconde et demanda à ce qu'on prépare la cérémonie de ces funérailles ou dans l'heure suivante, tous les habitants d'Edoras - passant par les villageois, les soldats et les membres de la cour - se rassemblèrent, dressant une allée autour du chemin menant au cimetière royal derrière la cité.
La couche sur laquelle le défunt était posé, vêtus dans son armure avec ces affaires princières, porté par six Rohirims en armure tandis qu'ils ouvraient la voix du convoi funéraires ou le père du défunt, le Roi Théoden suivait ce dernier, toujours recouvert des affaires dans lesquels les membres de la Communauté l'avaient rencontrés. Celui-ci préférant enterrer immédiatement son fils, plutôt que de s'occuper de sa toilette, lui permettant ainsi de reposer en paix.
Le suivant ensuite, venait Gandalf, puis Aragorn, Legolas, Boromir et Gimli avant que le cortège ne se finit par les autres soldats et membres de la cour. Encore en état de choc de ce qu'il avait fait et du fait qu'il avait oublié plusieurs jours de sa mémoire, Peter avait préféré rester en retrait, toujours assis sur les escaliers devant la citadelle, encadrer par Edmund et Susan qui avaient tous les deux refuser de quitter ces côtés. Se contentant tous les deux de veiller à ce qu'il ne replonge pas dans une nouvelle crise, ayant préféré attendre le retour des autres pour qu'ils puissent installer le Cœur de Lion dans une chambre, à l'abri des regards, pour qu'ils puissent s'occuper convenablement du membre touché de leur frère. Sachant parfaitement tous les deux que tout cela émanait du mal se trouvant à ronger sa main droite.
Même s'ils désiraient tous les deux constater des dégâts que sa « crise » avaient dû apporter à sa transformation, ni Edmund, ni Susan ne souhaitaient faire ce changement sous le regard qu'ils pouvaient parfaitement ressentir dans leurs dos. Que la surveillance du Guérisseur Guams sur eux ne termine par discerner l'état de la main du Cœur de Lion. Car depuis que le Roi Théoden avait fait ordonner que le Cœur de Lion fût sous la « responsabilité » de cet homme, Edmund et Susan lui avaient fait pleinement comprendre, avec leurs regards glacials, que, même s'ils le remerciaient pour son soutien face au dernier évènement, ils n'avaient nullement l'intention de le laisser s'approcher de leur frère. Ni même, de lui permettre de lui apporter de quelconques soins.
Ils allaient tous les deux veiller sur la santé de leur frère par eux-mêmes.
Surtout que depuis qu'il avait fait la connaissance de cet homme, pour une raison qu'il ignorait, Peter ne pouvait pleinement être à l'aise avec celui-ci, même si Gandalf et les autres de la Communauté paraissaient avoir toute confiance avec cet homme après son soutien, il n'en demeurait pas moins qu'il était tout de même soulagé que Susan et Edmund lui aient ordonnés de garder ces distances avec eux. Même si le Cœur de Lion n'avait nullement envie d'être baby-sitter de la sorte, il n'était lui-même pas en état de contredire qui que ce soit sur la question ? Reposant tranquillement dans les bras de Susan, assise une marche au-dessus de lui, le gardant ainsi lover contre elle et dans sa chaleur, ou Edmund se tenait à leur côté à l'affut de tout, tout en conservant un œil sur le guérisseur qui se tenait à plusieurs mètres au-dessus d'eux, devant les portes de la citadelle. Le Cœur de Lion observait le paysage dans le vide, ne pouvant lui-même réfuter le fait qu'il souhaitait que quelqu'un le garde à l'œil, juste au cas où s'il venait encore à défaillir et avoir une nouvelle « crise » comme ils l'appelaient ?
Même s'il n'avait pas encore eu les réponses à ces questions sur cette affaire, le jeune homme avait réellement du mal à comprendre ce qui se passait réellement. Comment avait-il pus perdre plusieurs jours de mémoire ? La dernière fois que cela s'était produit, avait été lors de…
Une migraine fulgurante vint lui prendre la tempe droite, le forçant à baisser la tête en grimaçant de douleur lorsqu'il se rendit compte d'un fait alarmant, le figeant sur place… Il n'arrivait plus à remuer son membre droit, celui inerte et complètement lourd sur son genou. Fixant son bras avec stupeur, Peter l'attrapa dans sa main gauche et joua avec ces doigts, comme pour refaire affluer le sang après une crampe assez virulente. Sauf que son manège ne fut nullement d'un grand secours et sa manœuvre, celle de ramener son bras contre son estomac pour tenter de faire taire la douleur qui irradiait dans ces veines, fut amplement remarquer par ces deux cadets.
_ Qu'est-ce qu'il y a Peter ? Qu'est-ce que tu as ?
_ Je… Mon bras, il… Je n'arrive pas à… Le bouger… Ma tête va…
Le Cœur de Lion n'eut pas besoin d'en dire d'avantage à la question inquiète du Bouclier d'Argent, que celui-ci et la Flèche Ardente avaient immédiatement réagis en conséquence. Susan se mit à masser les tempes de son ainé pour essayer d'amoindrir sa migraine alors qu'Edmund avait attrapé doucement son membre droit et s'occupait de lui retirer avec empressement son gantelet, pour constater des dégâts.
Qu'est ce qui lui arrivait exactement ? Pourquoi avait-il autant mal à la tête ? Pourquoi est-ce qu'il n'arrivait pas à remuer sa main droite, autant que le reste de son membre ? Est-ce que cela avait-il avoir avec le poison qui coulait dans ces veines ?
Observant son gantelet qui masquait sa main droite qu'Edmund lui retira très vite, Peter le vit jeter un œil à Guams qui les regardait d'en haut avant de détourner le regard aux regards glacials que lui lança Susan, avant que le Bouclier d'Argent ne se place de telle sorte qu'il masquait le membre de son frère aux yeux de tous. Ou ne faisant plus attention au Guérisseur, le Cœur de Lion regarda son cadet retirer sa protection avant d'observer le gant blanc qui recouvrait son membre ou s'empressant de le retirer, ayant la nette impression d'avoir un bloc de pierre à la place de la main, Peter – autant que Susan et Edmund - fixa avec incompréhension et stupeur « cette main » qui était devenu la sienne.
Ce ne pouvait être une main humaine ou précisément la main qu'il avait il y a quelques jours ? La peau de chair humaine avait disparus pour être remplacé par une peau rugueuse et écailleuse recouverte d'une fourrure blanche, qui n'avait rien d'humain, mais qui avait plus les allures d'une patte féline mêlé à celle reptilienne. Surtout aux vus des griffes acérer et recourber qui jaillissaient de l'extrémité de ces doigts, ou en la détaillant, Peter put constater, que dans la lumière du soleil, les écailles qui formait sa nouvelle main sous les touffes de fourrures, brillaient telles des diamants et luisaient avec une sorte de nuance bleuté qu'il put discerner à travers la blancheur qu'ils reflétaient.
Mais malgré cette patte féline-reptilienne qui avait remplacé sa main, il avait toujours l'apparence d'une main humaine, avec tous ce qui faisait qu'elle était encore assez humaine pour ne pas passer pour la patte d'un lion. Sauf que la marque de Sauron paraissait être encore plus sombre sur l'éclat qu'était devenu sa « peau », toujours visible malgré la fourrure qui lui avait poussé, tandis que ces veines contaminer par le poison qui émanaient de la paume de sa main, la source de son mal, était comme un arbre qui étendait ces racines.
Racines noirs qui s'enracinaient entre les touffes de poils et les écailles blanches, se répandant à travers toute sa main et s'étirant jusqu'à son poignet, poussant Edmund à relever sa manche pour constater jusqu'à ou s'étendait ces « racines » ? Pour se figer d'effroi, aussi bien que les deux autres Pevensie quand ils avisèrent les racines du poison s'étant répandus jusqu'à la moitié de son avant-bras. Avant-bras qui avait aussi perdu sa chair humaine et avait débuté sa transformation en se recouvrant d'écaille et de sa fourrure, dont les failles entre celles-ci étaient encore vierge du poison qui se répandait dans son organisme depuis la paume de sa main.
Quelque chose était en train de se passer ? Mais quoi ? Il ne pourrait nullement le dire mais il savait qui pourrait avoir les réponses à ces questions. Essayant de tirer une aide de celui qui pourrait les lui donner, Peter essaya d'appeler Aslan à l'assister à travers le lien que le Grand Lion avait dressé entre eux, pour communiquer avec « son » Istari.
_ Aslan ? Aslan, s'il vous plaît, j'ai besoin de votre aide ? Il faut que je sache ce qui est en train de m'arriver ? Il y a quelque chose de pas normal avec ma transformation ? Que m'arrive-t'il exactement ?
Ne recevant aucune réponse du Grand Lion, Peter essaya de le chercher du regard autour de lui, lui qui avait pris l'habitude de le surprendre en apparaissant à ces seuls yeux, le Cœur de Lion ne le vit nulle part. Ou étais donc passer Aslan ? Pourquoi il ne lui répondait-il pas ?
_ Est-ce que c'est normal, tout ça ?
_ Qu'est-ce que je pourrais en savoir Edmund ? Rétorqua Susan, leurs regard vriller sur le bras de leur frère. Il faut qu'on avertisse Gandalf, lui seul pourrait…
_ Guérisseur Guams ! Je vous en supplie, il faut que vous veniez m'aider ! S'exclama une voix féminine, non loin d'eux.
Sursautant à cet appel à l'aide, les trois Pevensie se redressèrent, tout en ayant convenablement caché le bras du Cœur de Lion pour que qui que ce soit ne le voit, rivant leur regard sur le Guérisseur derrière eux, celui-ci avait descendu les escaliers à la rencontre de celle qui l'avait appelé qui se trouvait être une jeune femme, se tenant aux bas des marches menant à la citadelle. Une jeune fille pour être exacte, qui ne devait pas avoir encore atteint la majorité, peut être seize ou dix-sept ans tout au plus. De longs cheveux blonds dorés bouclés à la peau pâle, vêtus de vêtements sombre et qui semblaient être salement abimés et amocher, comme si elle portait cette tenue depuis trop longtemps maintenant et qu'elle ne l'avait pas changée celle-ci depuis un bon moment déjà.
Ces yeux bleus clair paraissaient étrangement familiers à Peter, tout comme le visage et les traits de la jeune fille, il était sur de l'avoir déjà vus quelque part ? Bien que ce fût la première fois qu'il la voyait en réalité. Préférant laisser à plus tard cette impression de « déjà vus », Peter observa Edmund lui remettre son gant ainsi que son gantelet, sans en montrer plus que d'avantage qu'il n'en avait fait déjà, pour refocaliser son attention sur cette jeune personne ainsi que le Guérisseur qui descendait vers elle, sous l'attention des trois Pevensie.
_ Que se passe-t'il Freya ? Lui demanda Guams en attrapant cette dernière par les épaules pour la stopper, tandis que cette dernière tentait de reprendre son souffle.
_ C'est ma grand-mère ! Elle va de plus en plus mal. Les remèdes ne font plus aucun effet, elle souffre de plus en plus lui rapporta la dénommée Freya en fondant en larme devant eux.
_ Tout se passera bien Freya, je vais aller m'occuper de ta grand-mère mais je dois…
_ Nous avons nullement besoin d'un baby sitter Guérisseur, allez donc vous occupez de votre patiente rétorqua Edmund. Nous sommes plus à même de veiller sur notre frère sans avoir un troisième regard…
_ Mais je dois tout de même
_ Si vous vous voulez, nous pouvons vous accompagner ?
_ Peter ?
_ De cette manière, il ne recevra aucun blâme de son Roi pour être aller faire son travail, Susan.
_ Si ce Roi le blâme pour cela, c'est qu'il n'est rien d'autre qu'un…
_ Edmund ?
_ C'est bon Peter, nous allons les suivre.
_ Très bien, dans ce cas allons-y !
Et poussant Freya à ouvrir la voix de leur groupe, Guams suivit les traces de la jeune fille, tandis que les trois Pevensie leur emboitaient le pas en fermant la marche, Edmund ayant passé le bras gauche de son frère par-dessus ces épaules pour l'aider à avancer, sans perdre pied. Alors lorsqu'ils virent que les deux habitants du Rohan les menaient dans l'une des maisons, qui se trouvait dans l'un des premiers niveaux de la cité et l'une des plus petites qui semblait, aussi, être la plus déplorable. Comme si la maison allait finir par s'effondrer à tout moment, les deux plus jeunes Pevensie hésitèrent un bref instant à la porte d'entrée, encadrant leur ainé qui tenait toujours solidement son membre droit contre son torse, avant de se décider à entrer pour constater par eux-mêmes de la précarité dans laquelle devait vivre cette famille.
Famille qui ne devait plus qu'à être réduite à la petite fille et à celle qui devait être sa grand-mère. Grand-mère qui, présente, se trouvait allongé, inerte, sur un lit de fortune dans l'unique pièce que cette demeure abritait, avec une petite cheminée sur le coin, comportant comme autre mobilier une petite table et un placard assez bancale.
Préférant ne pas en regarder d'avantage sur ce déplorable endroit qui servait d'habitation à cette pauvre famille et surtout à l'odeur de mort qu'il percevait, lui faisant dresser les poils de son dos, Peter reporta son attention sur la blesser, vers laquelle Guams et sa petite fille se rapprochait, aussi bien que Susan et Edmund dans la maison, lorsque le Cœur de Lion reçut un choc en pleine poitrine et un flash du passé.
Sur ce lit de camp, ce n'était pas une vieille femme mourante qu'il voyait, avec ces cheveux gris terne qui entourait ce visage, ni même ce corps maigre sous ces vêtements et les quelques couvertures qui la recouvrait qu'il voyait. Mais une petite fille d'une dizaine d'années avec de longs cheveux bruns natté dont la tresse reposait sur son épaule, étant vêtue d'une chemise blanche et d'une robe à bretelle bleu qui lui tombait jusqu'au pied, alors que ces yeux bleu clair était river sur lui.
Un regard qu'il reconnut comme étant celle de la petite fille qui était venus chercher le Guérisseur pour lui venir en aide, mais un regard qu'il reconnaissait parce qu'il avait déjà vus cette enfant par le passé. Cette enfant qu'il aurait sauvé il y a de cela 60 ans d'une ville en flamme.
_ Til… Tilda ?
_ Quoi ?
_ Qu'est-ce que tu viens de dire Peter ?
Sur le choc, Edmund et Susan avait vrillé leurs regards sur leur frère alors que la petite fille s'était retourné vers lui avant de reporter son regard vers sa grand-mère que Guams soignait.
_ Comment connaissez-vous le nom de ma grand-mère ? Vous la connaissez ?
_ C'est une blague ? Comment cela peut-être Tilda ? Questionna Edmund choquer et éberluer, le regard vriller sur la vieille femme.
_ Je croyais qu'elle se trouvait avec les siens dans le Nord. Qu'est-ce qu'elle fait aussi loin dans le sud de chez elle ? Et dans cet état ? Interrogea Susan furieuse de l'état aggravant dans lequel elle se trouvait.
_ Tilda !
Accourant droit vers elle, ayant retrouvé l'usage de son membre droit grâce à l'adrénaline parcourant son organisme à cette découverte, Peter repoussa sans ménagement le Guérisseur avant d'attraper les mains de Tilda et de constater à quel point elle était froide. Glaciale comme la mort pour être plus précis, ce qui l'alerta encore plus alors qu'il porta son autre main à son front pour essayer de la réveiller.
_ Que faites-vous ? Cette femme a besoin de mes soins ! Lui fit remarquer d'une voix autoritaire Guams en essayant d'éloigner Peter de cette dernière pour reprendre ces soins, mais fut retenu par Edmund alors que Susan en faisait de même avec sa petite fille.
Quoi qu'avait à l'esprit le Cœur de Lion, il allait sans nul doute faire de son possible pour sortir la plus jeune fille de Bard de cet état.
_ Ce dont elle a besoin c'est de lumière et de chaleur ! Comment voulez-vous qu'elle guérisse dans un endroit pareil ? Cracha avec véhémence Peter fusillant le guérisseur du regard, pour retirer son manteau à capuchon, dévoilant ainsi sa tenue d'Istari et d'en envelopper Tilda.
_ Que vas-tu exactement faire Peter ?
_ Je vais sauver Tilda, Edmund.
Prenant cette dernière dans ces bras, – passant outre les élancements de son membre droit qui lui résistait dans la manœuvre - le Cœur de Lion ne fit nullement cas du Guérisseur ou de la petite fille qui voulurent l'arrêter - Edmund et Susan se chargeant de les garder hors du chemin - parvenant à se frayer un chemin dehors, l'amenant sous la lumière du soleil et l'emportant loin de cet endroit lugubre qui la faisait dépérir à vue d'oeil.
Sentir à quel point elle paraissait frêle et légère dans ces bras, Peter ne pouvait s'empêcher d'être inquiet surtout aux vus des faibles battements de cœur qu'il pouvait entendre. Celui-ci ne battait plus qu'à un intervalle d'une minute et s'amoindrissait à chacun de ces pas vers la lumière, essayant de trouver un endroit où il pourrait l'installer et s'occuper de savoir de quelle maladie elle avait été atteinte ?
Ne faisant nullement cas du Guérisseur et de la petite fille de Tilda qui le suivaient derrière lui et qui tentaient de lui faire entendre raison, pendant que Susan et Edmund les exhortaient à demeurer en arrière et à le laisser faire, ou la Flèche Ardente ne retenu nullement la fille, plus inquiète, qui était partis chercher de l'aide auprès des quelques soldats encore présent dans la cité. Et que le Bouclier d'Argent concéda qu'ils avaient encore environ 5 minutes, peut-être plus, s'ils étaient chanceux avant que les renforts ne vienne à débarquer mais le Cœur de Lion ne fit pas attention à eux et finit par aviser la fontaine se dressant sur l'une des places centrales d'Edoras.
N'hésitant pas une seule seconde, à la grande surprise des siens, Peter entra dans l'eau de la grande fontaine - bien que celle-ci ne fût pas aussi propre qu'il l'aurait souhaité - ou en entrant à l'intérieur, sa magie agissant selon son souhait, fit éclaircir l'eau qui devint aussi claire et limpide, faisant disparaitre toutes les particules de saletés qu'ils ne voulaient pas voir. Et déposant son chargement dedans, tout en veillant à maintenir la tête de Tilda de sa main gauche, au-dessus de la surface pour ne pas la noyer pendant qu'il se chargerait d'éliminer le mal en elle, Peter déposa son autre main valide au-dessus de son visage, concentrant toute son attention dessus et luttant face aux crampes que le mouvement lui donnait. Tout en déplaçant doucement quelques mèches de ces cheveux de son front, le Cœur de Lion put percevoir - même à travers son gantelet et son gant - à quel point la vie était en train de s'extirper de son corps à chacun de ces faibles respirations qui filtraient à travers ces lèvres gercé entrouverte.
_ Accroches-toi à la vie Tilda. Tiens bon ? Lui demanda-t'il alors qu'il déposa sa main au-dessus de son corps et qu'il se laissa plonger dans une profonde transe.
Il ne savait pas exactement ce qu'il faisait mais il savait que c'était ce qu'il devait faire. Plongeant à travers son être à la recherche de son esprit, de son aura qui ne cessait de s'affaiblir, le Cœur de Lion pouvait le sentir. Sentir ce qui était en train de la détruire de l'intérieur et ce n'était pas une maladie, s'était bien pure que ça : Tilda avait été empoisonnée ?
Elle avait été maudite !
Le poison noir se répandait dans ces veines et la tuait petit à petit, chacune des tentatives du Guérisseurs pour la soigner n'avait fait que l'empoisonner un peu plus chaque jour et il devait le lui retirer avant que cela ne vienne à atteindre son cœur et ne lui soit fatale. Il devait agir très vite pour son salut. Ou le Cœur de Lion n'hésita pas une seule seconde pour utiliser sa magie sur elle pour la sauver, ne faisant plus cas des gens qui l'entourait, ni même du bruit environnant. La seule chose qui l'importait en cet instant, s'était de sauver Tilda de ce poison et il y arriverait quoique cela doive lui en couter ?
Fermant les yeux et déposant son front contre celui de Tilda, il laissa sa magie agir et guider par son envie de la sauver de la mort, son esprit fusionna avec celui de la mourante, allant à l'intérieur de cette dernière pour combattre le mal jusqu'à sa source.
Quand il rouvrit les yeux, Peter se retrouva dans une terre désoler et aride, sous un ciel noir d'orage qui s'étendait à perte de vue sans aucune source de lumière, alors qu'il la vit. La petite fille qu'il avait connu en arrivant à Lacville et qui l'avait aidé, elle et sa famille pour la quête de Thorin et à récupérer Erebor du dragon.
Pleurant au centre de ces terres, entouré par des ombres noirs qui lui tournaient autour en la terrifiant de leur seul présence, recroquevillé sur elle-même, Peter ne put en supporter d'avantage et voulut se précipiter droit sur elle, mais il en fut incapable. Fixant ces jambes qui ne lui répondaient plus, le Cœur de Lion vit avec effroi que celle-ci était enlisée dans le sol, comme s'il avait marché dans des sables mouvants et connaissant ce qui se passait lorsqu'on essayait de se déplacer ou de s'extirper de ces pièges vivants, Peter préféra rester figer et ne faire plus aucun mouvement pour ne pas s'engourdir de plus en plus dans le « sable ».
Rivant son regard vers Tilda et ces esprits maléfiques qui étaient la source de son empoisonnement, Peter essaya de trouver un moyen de quelle manière, il pourrait arrêter ces êtres ? Quand il sut exactement ce qu'il devait faire.
_ Tilda ? Tilda, écoute ma voix ! Est-ce que tu m'entends Tilda ? Ne te laisses pas intimider par ces êtres, ils ne peuvent pas t'atteindre ! Ils ne peuvent rien te faire !
_ En es-tu aussi sur Cœur de Lion ?
Frémissant à cette voix glaciale, Peter se tourna vers la gauche, là vers l'endroit où avait émané ce sont pour constater avec effroi qu'il n'était pas tout seul, loin de là. Une ombre rougeâtre apparut du néant à ces côtés avant de prendre l'apparence d'une petite boule de feu, qui ne paraissait pas des plus chaleureuses mais habiter par un feu destructeur.
_ Qu'est-ce que tu veux dire ? Et qui es-tu d'ailleurs ?
_ Mon nom n'a pas d'importance comme d'où je viens aussi, la seule chose que tu dois te demander est : pour quelle raison viendrais-tu à son aide ?
_ Pour quelle raison je l'aiderais ? Mais parce que je connais Tilda et qu'elle ne mérite pas de mourir ainsi, toute seule et de cette façon répliqua Peter n'aimant guère les questions posées par cette étrange apparition.
_ Alors parce que tu la connais, tu vas donc la sauver de ce triste sort qui est le sien ?
_ Si Tilda devait mourir d'une mort naturelle, j'aurais laissé faire le destin répliqua Peter n'aimant pas ces insinuations. Mais ça, ce n'est pas naturelle. Elle a été empoisonnée et je ne la laisserai pas partir de cette façon-là !
_ Alors tu ne feras rien d'autre que de précipiter ta propre mort !
_ Comment ?
_ Tu n'es qu'un pauvre idiot qui préfère s'apitoyer sur le sort des autres plutôt que de gagner en puissance pour ton propre profit répliqua la sphère de feu. Abandonne ce sentiment d'empathie et d'affection qui t'habite, et tourne-toi vers le Pouvoir. Il n'y a que ça qui pourra réellement te sauver de ce triste destin qui t'attend au bout.
_ Le Pouvoir ?
_ Ne l'écoute surtout pas !
Sursautant à cette autre voix qu'il entendait et qui venait de sa droite, le Cœur de Lion se tourna vers celle-ci qui semblait plus claire et plus douce que l'autre, pour apercevoir une autre forme apparaitre du néant. Où celle-ci fut tout le contraire de la première, avec une sphère de feu d'un bleu presque océan, qui dégageait une chaleur bienveillante et réconfortante autour de lui, qui irradiait comme un soleil qui atteignait le jeune homme.
_ Qui es-tu toi aussi ?
_ Tu n'as rien à craindre de moi, je suis ton ami. Je suis là pour t'aider. Continue de parler à Tilda, tu peux l'atteindre avec tes mots ! Lui déclara la sphère bleue.
_ « L'atteindre avec tes mots » ! Répéta la sphère rouge. La seule chose que tu lui donneras c'est un faux espoir de survie. Elle est déjà condamnée et tu n'y changeras rien du tout.
_ Tu n'as pas besoin de l'écouter ou même de m'écouter, Peter. Tu dois seulement suivre ce que te dicte ton cœur lui fit savoir l'aura bleu à sa gauche.
_ Ecouter mon cœur ?
Et suivant ces paroles sages alors qu'il rivait son regard sur la petit Tilda qui s'accroupissait toujours de plus en plus contre le sol pour se protéger de ces assaillants, mettant en sourdine les deux étranges êtres autour de lui, Peter sut exactement quoi faire.
_ Je sais que tu as peur Tilda, moi aussi j'ai peur lui avoua Peter en sachant pertinemment ce qu'il devait lui dire pour l'atteindre. Tu te rappels de notre première rencontre ? Pour toi cela remonte à plus de soixante ans mais pour moi, une année s'est à peine écouler et je m'en souviens comme si s'était hier.
« J'avais réussi à rattraper Susan, Lucy et la Compagnie à Lacville après notre fuite de la forêt de Mirkwood, alors que j'avais poussé Edmund à accompagner Gandalf. J'étais blessé à ce moment-là mais je n'avais rien laissé paraitre devant les autres pour ne pas les inquiéter, surtout que nous étions si près du but d'atteindre Erebor. »
« Seulement, même si je ne me souviens pas bien de ce qui s'est exactement passé durant ces vingt-quatre heures, je sais que j'étais bien trop faible pour les accompagner dans la montagne et je suis resté à Esgaroth avec quelques nains, en prévision ou si le dragon venait à sortir, sans nulle doute à cause de cette « prophétie » qu'on m'a rapporter par la suite. Nous étions la première ligne de défense de la ville si les choses venaient à mal tourner, et d'un côté je crois que j'avais eu bien raison. »
_ D'un autre côté, rester en ville m'aura été salutaire puisqu'on a pris soin de moi et on m'a sauvé, même si j'en ai pas le souvenir et je sais que tu faisais partis de ceux à qui je dois la vie Tilda rapporta Peter avec douceur et remerciement. Toi et ta famille m'avez aidé et protéger d'une certaine façon, alors même si j'ai payé ma dette en te protégeant toi et les tiens, et en ayant aidé ma sœur et ton père à tuer le dragon, il ne reste pas moins que je refuse de te voir mourir de cette façon, Tilda. Alors tu as plutôt intérêt à te relever et à te battre avant que je ne vienne t'y obliger moi-même ! Lui fit-il savoir avec fermeté mais aussi avec une détermination grandissante, tandis qu'il laissa court à sa magie qui éclata autour de lui en un phare de lumière blanche auréoler de luciole colorer.
A ces mots, Peter put nettement voir le changement que cela produisit sur Tilda. Cette dernière était de moins en moins recroqueviller, se redressant peu à peu, tandis que les ombres qui tournaient autour d'elle se faisaient de moins en moins menaçante alors que la lumière commençait petit à petit à réapparaitre autour d'eux.
Rivant son regard aux alentours, Peter put constater que ces deux étranges sphères de feu qui l'avaient encerclés plutôt, avaient toutes les deux disparus et qu'il ne se trouvait plus embourber dans le sable mouvant sous ces pieds, mais bel et bien sur la terre ferme. Tandis que le paysage autour de lui, reprenait de l'éclat et la vie sembla revenir dans cet endroit désoler alors que la petite Tilda se releva enfin complètement pour rouvrir les yeux.
Les yeux qu'elle riva très vite sur Peter lorsqu'elle finit par l'apercevoir derrière elle, se figeant à sa vue comme si elle avait vus un fantôme ou un revenant.
_ Vous êtes un ange, n'est-ce pas ? Je suis morte ? Lui demanda-t'elle quelque peu inquiète.
_ Non Tilda, tu n'es pas morte lui promit Peter en se demandant si elle l'avait oublié après autant d'année. Tu ne risques plus rien à présent, je vais te ramener auprès de ta petite-fille maintenant la tint-il au courant de ce qu'il avait l'intention de faire.
Et n'ayant pas besoin d'en rajouter d'avantage, Peter finit par lui tendre sa main, paume tourné vers le ciel clair, dans un geste d'invitation à venir le rejoindre. Ou il n'en fallut pas d'avantage pour que la petite Tilda n'hésita pas une seule seconde et ne se précipite droit sur lui, avant d'entourer ces bras autour de sa taille et de pleurer contre lui. Tandis que Peter n'eut besoin d'entourer ces bras autour de ces épaules pour la consoler, tout en passant l'une de ces mains dans ces cheveux pour la rassurer.
_ Il est temps de se réveiller à présent n'eut-il besoin de rajouter avant que la lumière de sa magie ne soit insoutenable, l'obligeant à fermer les yeux sur ce qui se passait autour de lui.
.xXx.
_ Vous feriez mieux de vous écarter sinon…
_ Sinon quoi ? Je vous ferais signaler que si vous aviez suivis nos ordres et de rester en arrière, vos hommes ne se retrouveraient pas bloquer en cet instant parce que s'il y a bien une chose que je sais sur mon frère, c'est que sa magie à prit la manie de le protéger quand quiconque essayait de l'attaquer lorsqu'il n'était pas, totalement, présent !
En sortant de la transe dans laquelle il s'était plongé, fronçant les sourcils à cette dispute résonnant dans son dos, Peter observa avec stupéfaction l'endroit dans lequel il se trouvait. S'il se rappelait avoir littéralement plongé dans la fontaine de la cité avec le corps inerte de Tilda, à présent, le Cœur de Lion était entouré de mur de glace, aussi bien de stalactite de glace qui l'encerclait, empêchant quiconque de l'atteindre. Alors qu'il se trouvait que certaines personnes qui avaient sans nulle essayer de s'approcher, s'était très vite retrouver piéger dans la glace, en particulier une bonne dizaine de Rohirims autour de la fontaine.
_ Qu'est-ce que… ?
_ Ca y est Edmund ! Peter est revenu à lui !
_ Peter ? Peter, est-ce que ça va ?
Mais n'écoutant pas les exclamations inquiètes de sa sœur et de son frère derrière lui, ou encore moins faisant cas des autres membres de la Communauté ou de tous les gens du Rohan qui l'entouraient et l'observaient avec effroi, Peter riva son regard droit sur le corps de Tilda qu'il tenait toujours dans ces bras lorsqu'il l'entendit.
S'était claire et précis.
Les battements de son cœur redevenait fort et régulier, tandis que sa peau dessécher avaient repris un doux teint de porcelaine, aussi bien que sa longue chevelure terne qui luisait à présent comme un fleuve argenté autour de son visage, Tilda semblait encore faible pour ce qui était de son corps, mais rien de bien grave qu'une bonne alimentation et un repos bien méritée ne pourrait lui donner.
_ Ma grand-mère est gravement malade, je veux que cet homme me la…
Sauf que les exclamations outrée de la petite fille, les paroles d'Edmund et de Susan, les murmures et les cris des autres vinrent très vite à se taire, lorsque tous virent avec étonnement les yeux de la vieille femme frémir pour lentement s'ouvrir devant tous et river un regard quelque peu fatiguer et endormis vers Peter.
_ Etes-vous un ange ?
_ Non Tilda, je ne suis pas un ange. Ai-je à ce point changé malgré toutes ces années où tu ne m'as point vu ? Lui demanda-t'il avec un sourire rieur au bout des lèvres.
Le fixant toujours comme s'il s'était s'agis d'un ange alors que ces yeux se firent de plus en plus concentrer et alerte, ou Peter put parfaitement noter le moment où elle vint à commencer à remettre un nom sur son visage lorsqu'elle vint à porter sa main droite sur sa joue gauche et détaillait chacun de ces traits.
_ Seigneur Peter ? Lui demanda-t'elle d'une voix hésitante et qui avait plus le ton de la petite fille qu'il avait connu que de la vieille femme qu'il avait dans ces bras.
_ C'est bien moi Tilda lui souria Peter. Je te promets que plus aucun démon n'essayerait de t'atteindre comme aujourd'hui lui promit-il avec sincérité.
L'instant suivante, Peter faillit bien perdre l'équilibre lorsque Tilda se jeta à son cou, le faisant rire aux éclats quand il se rendit compte qu'elle avait encore une sacrée force pour une personne de son âge. Tout en répondant à son embrassade, tout en veillant à ne pas la briser dans ces bras, elle lui paraissait si fragile dans son étreinte que Peter ne voulait pas trop la bousculer, mais ils revinrent très vite à la réalité par le biais des autres.
_ Vous voyez ! Mon frère n'est qu'une menace que pour nos ennemis et non pour nos alliés, puisqu'il la sauver !
_ Edmund, je t'en prie ? Essaya de calmer Susan, pour éviter une nouvelle confrontation entre les deux jeunes, bien qu'elle ait elle aussi, une grande envie de passer ces nerfs sur la tête de quelqu'un.
_ Grand-mère ! Grand-mère, tu vas bien ?
Se retournant vers la voix en question, Peter comme Tilda, virent la jeune fille blonde essayer de se frayer un chemin parmi les murs de glace, Edmund et Susan la laissant, essayer d'y passer, que le Cœur de Lion avait dus dresser inconsciemment entre lui et ceux qui l'empêchaient de sauver sa vieille connaissance de la mort. Et finissant par ainsi se rappeler qu'il avait, inconsciemment, enfermer des hommes dans la glace, Peter leva le bras, alors qu'il ignorait comment faire ? Lorsqu'une petite voix dans sa tête lui dicta de faire un geste du revers de sa main droite, comme s'il effaçait quelque chose.
Et c'est ce qui se produisit, la glace finit par redevenir liquide et s'écrasa sur le sol, libérant ainsi les Rohirims prisonnier, ces derniers retombant sur leurs pieds ou pour la plupart sur les fesses, tandis qu'ils s'empressèrent de ramasser leurs armes mais d'un signe de tête de Théoden, ceux-ci restèrent tranquille attendant sagement les ordres de leur roi, sous les regards glacials de Susan et Edmund. Alors que Gandalf se rapprocha de Peter et Tilda avec les deux Pevensie, rejoignant ainsi la petite-fille qui s'empressa d'aider sa Grand-mère à sortir de la fontaine, avec l'aide du Cœur de Lion qui veilla par la même occasion à retirer toute l'eau de ces vêtements pour ne pas lui faire attraper froid par inadvertance.
_ Comment tu te sens Grand-mère ?
_ Je vais très bien Freya la rassura Tilda. Pour dire vrai, je ne me suis pas senti aussi bien qu'il y a plus de soixante ans avoua-t'elle le sourire aux lèvres, tout en conservant sa main sur le bras tendus de Peter, juste au cas où si elle avait besoin d'un appui.
_ Ce n'est pas croyable. C'est vraiment toi Tilda ?
_ Qui veux-tu que cela soit Susan ? Lui demanda Peter en ne pouvant s'empêcher de lever les yeux au ciel face à sa question.
_ La ferme Peter !
_ Oui Dame Susan, c'est bien moi lui souria Tilda, en venant faire une embrassade avec la Flèche Ardente, qui répondit avec emphase à l'accolade, avant de se tourner vers le plus jeune frère. Je suis tellement heureuse de vous revoir, vous ainsi que le Seigneur Edmund. Où est donc Dame Lucy ?
_ Elle se trouve en sécurité avec des amis, bien plus que nous ne le sommes en ce moment; s'amusa Edmund, tout en acceptant volontiers son embrassade par la suite.
_ Et bien plus que certains vont l'être dans plus très longtemps fit savoir Peter d'une voix menaçante, tandis qu'il fusillait le Roi Théoden du regard.
_ Seigneur Peter, qu'est-ce que vous allez faire ?
_ J'aimerais avoir une bonne explication ? Demanda d'une voix autoritaire Peter en faisant face à Théoden de toute sa taille, tout en ayant croisé les bras sur sa poitrine avec son bâton en travers, qu'Edmund lui avait redonné après l'avoir aidé à sortir de la fontaine avec Tilda.
_ Et à quel sujet jeune homme ? Lui demanda Théoden, bien qu'il n'aime guère le ton employé qu'il avait pris à son encontre.
_ De nous deux Seigneur, je suis le plus âgé puisque j'approche, théoriquement parlant, des 80 ans, alors gardez vos réflexions d'adulte envers moi, voulez-vous ? Et le sujet que je souhaite aborder et, comment cela se peut-il que la fille d'un Grand Roi du Nord et sa propre petite-fille vivent ainsi, dans une maison qui est sur le point de s'écrouler à tout instant, alors qu'elle ne recevait aucun soins adéquate pour l'aider à lutter face à ce poison ? Répliqua sèchement Peter.
_ Un poison ?
_ Empoisonner ? C'est tout à fait impossible…
_ Si cela l'était Guérisseur ! Et si vous connaissiez parfaitement votre profession, vous aurez sus qu'il lui fallait de l'athelas pour l'aider à lutter contre ce poison répliqua durement Peter à l'encontre du guérisseur, tout en le fusillant du regard pour l'avoir coupé dans son explication.
_ De l'athelas ? Donc le poison s'était…
_ Du poison de Morgul avoua simplement Peter à l'encontre de son frère. Le même que j'ai reçu de Bolg autrefois. Si j'attrape celui qui est responsable de son empoisonnement, je l'étripe prévena-t'il sur les intentions qu'il avait à l'encontre de cette « personne ».
_ Cela devait être aussi Grimma-Langue-de-Serpent fit remarquée Susan. Puisque c'était lui par le biais de Saroumane qui affaiblissait le Roi Théoden.
_ Et pas besoin de demander où il est Peter, tu l'as raté. Aragorn à empêcher le Roi Théoden de le tuer et il doit être en train de s'éloigner d'Edoras à grand galop à cet instant même fit savoir Edmund sur l'endroit où devait se trouver celui qui s'était attiré les foudres de son aîné.
_ Je pourrais toujours le rattraper et… ?
_ S'il vous plait Seigneur Peter, vous êtes quelqu'un de bien et un Grand Roi lui fit rappeler Tilda tout en empoignant les mains de ce dernier pour l'obliger à lui faire face. Ne salissez pas vos mains avec un être aussi abject que lui ? Lui demanda-t'elle dans une prière.
Rivant son regard dans le sien, apaisant, Peter prit une profonde inspiration et calma ses envies de meurtre et de massacre en lui, sentiments qui l'inquiétèrent grandement avant de reprendre totalement le contrôle de ces nerfs et de sourire en réponse envers l'inquiétude de Tilda.
_ Je ne peux strictement rien refuser à la fille de Bard admit Peter en inclinant solennellement la tête devant la vieille femme, qui ne put s'empêcher de rougir de gêne.
_ Grand-mère ? Qui sont ces personnes ? Lui questionna sa petite-fille surprise de voir quelqu'un avoir une telle déférence envers celle-ci.
_ Pardonnes-moi ma chérie s'excusa Tilda en se tournant vers cette dernière avant de la prendre par le bras et de la rapprocher des trois Pevensie. Laisse-moi te présenter le Seigneur Peter Cœur de Lion, ainsi que Dame Susan la Flèche Ardente et le Seigneur Edmund le Bouclier d'Argent. Mes amis, voici ma petite fille Freya les présenta-t'elle.
_ Attends une minute Grand-mère ? Ce ne sont pas ceux dont tu me racontais les aventures quand j'étais petite ? Ceux qui ont aidés mon arrière-grand-père à vaincre le Dragon d'Erebor ?
_ Et oui, c'est bien nous ! Salua Edmund.
_ Mais… ils sont…
_ Quoi donc ? Jeune ? Humain ? Lui proposa Susan s'attendant à toutes ces appellations qui pourraient les caractériser elle et ses frères.
_ Pas vieux fit remarquer Freya ne sachant pas quoi dire à la place.
_ Officiellement parlant on approche des soixante-dix, voire quatre-vingt ans pour certains d'entre nous fit remarquer Edmund. Mais officieusement, nous sommes toujours des jeunes adultes même si je me demande si on doit compter toutes ces années passer à Narnia ? Se demanda-t'il alors qu'il réfléchissait sur la question.
_ Dans ce cas, cela ferait longtemps qu'on aurait approché des centenaires avec tous ces changements de vie et de monde, qu'à présent c'est difficile de savoir à quel monde on appartient vraiment fit savoir Susan sur la question qu'elle se posait elle-même. D'ailleurs ! Peter ! De quoi est-ce que tu te rappels ? Lui demanda-t'elle en se tournant d'un bloc vers son frère ainé.
_ Je te demande pardon ?
_ De quoi est-ce que tu te rappels ? Est-ce que tu as encore une perte de mémoire ou as-tu oublié quelque chose depuis que tu es ici ? Lui demanda Edmund, comprenant lui aussi ou voulait en venir sa sœur.
_ Ça va les gars ! Je sais parfaitement que j'ai oublié plusieurs jours de ma vie et que je me rappels être entré dans Fangorn avant d'atterrir dans le désordre que j'ai causé dans le niveau inférieur fit savoir Peter tout en désignant du doigt l'endroit où il avait fait de la casse, tout en rassurant ces deux benjamins. Je vais mieux, je vous assure ?
_ Tant mieux dans ce cas, j'avais craint que tu finisses par oublier chacun de tes souvenirs en utilisant tes pouvoirs de la sorte fit savoir Susan, quelque peu inquiète de la tournure des évènements.
_ Il semblerait que ce jeune homme vienne à souffrir d'amnésie lorsqu'il est sujet à de forte crise, comme tout à l'heure fit remarquer le Guérisseur en proposant une éventuel explication.
_ C'est tout à fait possible ! Peter ne se rappelait de rien après avoir fait ce cauchemard, s'est peut-être ce qui s'est aussi passer tout à l'heure fit remarquer Legolas en rivant son regard vers Gandalf, le seul de tout leur groupe à pouvoir savoir ce qui se passait réellement dans l'esprit du Cœur de Lion.
_ Quel cauchemard ? Questionna Peter ne se rappelant nullement d'avoir cauchemardé, sauf si celui-ci était compris dans les quelques jours qu'il avait oublié.
_ Tu t'es réveillé après avoir été victime d'un cauchemard qui t'a laissé… quelque peu étourdis et alarmé, sans oublier que tu ne nous reconnaissais pas lui fit savoir Edmund. Heureusement, tu as retrouvé tes esprits et tes souvenirs par la même occasion, même si ce n'est pas exactement le cas aujourd'hui ? Ne put-il s'empêcher de remarquer.
_ Et c'était quoi ce cauchemard au juste ? Les interrogea-t'il voulant savoir ce qui l'avait aussi « étourdis et alarmé » selon les dires de son petit frère.
_ Tu avais…
_ Mieux vaut ne pas lui dire peut-être coupa Aragorn, empêchant Susan de révéler la vérité à Peter.
_ Et pourquoi ?
_ Aragorn a peut-être raison, Susan. Si Peter venait à connaitre la vérité, qui ne nous dis pas que la réaction qu'il a eu cette nuit-là ne recommencera pas aujourd'hui fit remarquer Gandalf. Et elle pourrait être aussi violente que sa crise de toute à l'heure ajouta-t'il leur faisant comprendre que cela risquait d'être dangereux de le lui dire.
_ Mais d'un autre côté Mithrandir, cela nous permettra de savoir la véritable raison de son amnésie répliqua Guams à l'encontre de Gandalf. Si ce cauchemard est bien le déclencheur de toute ces crises alors nous pourrions tous veiller à ne jamais mentionner ce dont il a peur fit-il savoir.
_ Sauf que je suis d'accord avec Gandalf, c'est tout de même risquer approuva Edmund. Personne ne peut stopper mon frère quand il fait une crise, c'est bien trop dangereux. Même inconsciemment, la magie de Peter est capable de le protéger, ne faisant guère la différence entre les amis des ennemis fit-il remarquer tout en désignant la fontaine ou quelques instant plutôt s'était dresser le mur de glace.
_ Alors faisons en sorte qu'il ne soit pas capable de blesser qui que ce soit, vous pouvez l'enfermer dans un cercle de magie dans laquelle il ne pourra pas nous atteindre si les choses venaient à dégénérer, n'est-ce pas ? Proposa Guams à l'encontre de Gandalf, qui réfléchissait à la question. Ainsi, nous saurons et lui aussi, si ce cauchemard et ces crises sont liées ajouta-t'il.
_ Sauf si Peter finit, lui aussi, par l'oublier ce qui s'est passé fit remarquer Aragorn sur la possible amnésie que pourrait encore avoir le Cœur de Lion.
_ Je préfère oublier quelques jours de ma vie plutôt que d'attendre sagement que cette peur me corrompe de l'intérieur.
_ Peter… ?
_ Non Gandalf, j'ai pris ma décision. Je veux savoir ! Je veux savoir si oui ou non, cette peur que j'ai en moi est lié de près ou de loin à cette amnésie, ou encore à ce que… enfin, vous m'avez compris Gandalf. Alors faites-le ? Lui demanda Peter déterminé de savoir.
_ Votre Majesté ! Si nous venions à apprendre si oui ou non, ce cauchemard est la raison des crises magiques de ce jeune homme, nous pourrons ainsi trouver plus facilement un moyen de l'aider et de contenir ces moments annonça le Guérisseur Guams à l'encontre de son Suzerain, attendant que ce dernier leur donne son aval pour le test.
_ Enfermer dans ce « cercle de magie », il ne pourra faire du mal à personne ?
_ On a cas allez faire ça dehors Gandalf, je crois que sa Majesté sera plus rassurer de savoir que je suis loin de cette citée remarqua Peter à l'encontre du magicien, même s'il comprenait parfaitement les inquiétudes du maitre du domaine.
_ Faites-le Mithrandir ! Nous allons savoir si ce jeune homme est véritablement dangereux ou pas ?
Recevant l'aval du Roi, Gandalf n'attendit pas une seule seconde et se chargea de commencer à tracer les runes autour de Peter, alors que le Guérisseur et le reste des membres de la Communauté se chargèrent d'éloigner toute personne autour du jeune homme. Certains habitants d'Edoras retournèrent même dans les habitations, observant inquiet la suite des évènements depuis leurs fenêtres et portes d'entrée.
Lorsque Gandalf eut finis les préparatifs, tout en ayant retiré à Peter ces affaires, aussi bien que son bâton et ces armes, pour éviter que ce dernier se blesse durant le test, bien qu'il se douta plutôt que c'était pour protéger ceux qu'il pourrait attaquer s'il venait à refaire l'une de ces fameuses crises dont il n'en gardait aucun souvenir et qu'il vienne à quitter l'abri du sort magique installer par le Magicien Blanc.
_ Tu es prêt Peter ?
_ Aussi prêt qu'on pourrait l'être Gandalf fit remarquer Peter en levant nonchalamment les épaules, tout en gardant son regard fixer sur le Magicien Blanc.
Bien qu'il vit du coin de l'œil le reste de la Communauté se tenir non loin d'eux, avec Tilda et sa petite fille, le Guérisseur Guams, ainsi que le Roi Théoden et une jeune femme aux longs cheveux blond coiffés en un chignon stricte portant une longue robe bleu nuit se tenant à ces côtés, avec certains Rohirims encadrant leur souverain, le Cœur de Lion conserva toute son attention sur son vieil ami, attendant patiemment qu'il active le sortilège.
_ Voilà Peter ! Le sort ne pourra être rompus que si tu viens à effacer l'une des runes que j'ai gravé dans le sol prévena Gandalf. En outre, nous ne pourrons rien faire tant que tu n'auras pas toi-même retrouver tes esprits lui fit-il savoir sur la capacité de ce sort et ce qui allait se dérouler.
_ D'accord Gandalf comprit Peter en fixant les runes qui l'encerclait avant de river son regard droit sur le magicien. Allez-y à présent ! Dîtes-moi tout ?
_ Très bien Peter. Le rêve que tu as fait… ou plutôt le cauchemard t'a obligé à te confronter à Smaug lui révéla Gandalf doucement alors que cette annonce leva des murmures parmi les personnes tout autour d'eux.
_ Smaug ? Le dragon qu'on a vaincu il y a de ça soixante ans ? Lui demanda Peter surpris de s'entendre dire qu'il avait cauchemardé sur ce dernier alors qu'il n'avait aucun souvenir de son combat face à ce dernier, malgré l'aura imposante qu'il avait perçu habitant la Montagne Solitaire avant sa perte de mémoire. Pourquoi est-ce que j'aurais… ?
Mais le Cœur de Lion ne put jamais finir son exclamation de surprise lié à cette découverte - lui, avoir peur du dragon qu'ils avaient vaincus il y a plusieurs décennies ? – qu'une vive douleur lui prit le bras droit, depuis la paume de sa main jusqu'à son avant-bras, remontant comme un fleuve jusqu'à son coude. Souffrance ardente, bien pire que celle qu'il avait éprouvé plus tôt, qui le plia en deux alors qu'il plaqua son membre douloureux contre son flanc, tout en le tenant avec son autre main, pliant un genou à terre alors qu'il ne parvint pas à entendre les cris paniquer de sa famille et de ces amis autour de lui.
_ Peter !
_ Peter, relève-toi !
_ Gandalf ! Brisez ce sort, il faut aider Peter ! Lui ordonna Edmund tout en se mettant frapper sur la barrière que formait le cercle de rune autour de son frère, l'empêchant de l'atteindre.
_ Je ne peux pas Edmund ! Tant que Peter n'aura pas compris ce qui lui arrive et nous par la même occasion, il peut à tout moment se retourner contre nous comme les fois précédentes lui fit savoir le Magicien Blanc, lui aussi inquiet de voir cette souffrance chez le Cœur de Lion.
Surtout qu'ils savaient tous pertinemment d'où émergeait cette douleur, fixant tous la main droite de Peter, là où le mauvais sort de Sauron était en train de se propager, tuant à petit feu le jeune homme et ou sa transformation en lion blanc ailé était en train de débuter. Et il fallait croire, qu'évoquer le dragon à Peter ne faisait que ramener de mauvaises choses comme de mettre en action le poison qui coulait dans ces veines par la même occasion. Mais Gandalf avait le pressentiment qu'il y avait bel et bien autre chose ? Le poison causait un autre effet sur le garçon qu'il devait impérativement comprendre avant que cela ne leur tombe réellement dessus et, quelque chose lui disait, que l'un des effets secondaires causé, devait être cette amnésie progressive que le Cœur de Lion était en train de subir ?
_ Alors qu'est-ce qu'on fait ? On attend sagement qu'il est repris ces esprits ? Lui demanda narquoisement Susan, n'aimant guère observer son frère souffrir sans qu'elle ne puisse rien y faire, toujours agenouiller au sol, resserrant sa poigne gauche sur son bras droit plaqué contre son flanc alors que les doigts de sa main étaient écartés.
Les yeux fermés et les traits de son visage tiré dans la souffrance, tirant une grimace en essayant de se concentrer et de lutter face à ce qui lui arrivait. Comme si la douleur qui s'était propagé dans son membre avait solidifier ces doigts – se rappelant sans peine de la description de dureté que leur ainé leur avait rapporter plus tôt, sur les marches vers la citadelle d'Edoras – les gardant ainsi écarteler et recourber dans la souffrance.
_ Nous n'avons guère le choix Susan lui fit remarquer Aragorn, en leur rappelant des indications que Gandalf avait donné à Peter juste avant d'enclencher le sort. Nous ne pouvons qu'attendre et espérer que Peter puisse sortir victorieux du mal qui se trouve en lui ?
_ Où est donc Aslan quand on a vraiment besoin de lui ? Grogna Edmund voulant savoir où ce dernier se trouvait et ne faisait strictement rien pour venir en aide à son aîné, toujours en train de souffrir en silence, plier en deux en se tenant le bras droit.
Au moment même où ils pensaient qu'ils avaient vus le pire, ils ne s'attendirent nullement à voir le sang perler du nez du garçon, juste avant que Peter ne s'écroule sur le sol, sur son côté droit, inconscient et ne bougeant plus d'un pouce.
_ Peter !
Et v'là pour la mise à jour d'aujourd'hui ;)
je vais vérifier les autres chapitre juste au cas ou et refaire les corrections adéquate :)
bonne journée à tous ;)
big bis
Sabrinabella
