Chapitre 4 : Fais comme chez toi
Harry poirote devant la porte du bureau de Severus. Un quart d'heure trop tôt mais il n'arrivait plus à attendre. La porte s'ouvre, Severus, le regarde d'un air narquois.
– Tu es en avance, ça change...
Harry essaie de trouver une excuse, mais rien ne vient. Il reste muet.
Severus, d'un ton indulgent:
– Entre...
Harry s'exécute. Severus ferme la porte. Un sort pour la protéger. Harry retrouve sa langue.
– Severus?
– Mmh?
C'est sorti tout seul. Harry ne sait pas comment continuer alors il s'approche de son Professeur et blottit sa tête contre son torse.
Severus, ironique:
– Je t'en prie, fais comme chez toi.
Harry l'entoure de ses bras. Severus pose une main sur sa tête et l'autre contre sa nuque.
Harry murmure contre son torse :
– Je t'aime.
Les doigts de Severus effleurent ses cheveux, délicates caresses.
– J'ai de la peine à imaginer pourquoi.
– Tu me mets dans tous mes états.
Harry se presse davantage contre lui pour que Severus sente son désir.
– Il me semble que tu confonds amour et attraction.
Potter l'étreint avec affection.
– Non, j'ai aussi envie de prendre soin de toi.
Un coup au cœur. Le souffle court, Severus lui demande:
– Revenons au sexe. Tu l'as déjà fait?
Potter relève la tête, le regard candide.
– Rien fait, à part me branler en pensant à toi.
Une autre friction. Érection contre érection. Severus soupire. Potter ravi:
– Ça t'excite aussi...
– Dis-moi ce que tu imagines quand tu te branles...
Potter sourit.
– Toi, moi, dans un lit. Tu m'inities à la science subtile du sexe.
La main de Potter descend sur ses fesses. Severus frémit.
– Ah... Et comment je suis?
Potter rigole.
– Dur, comme maintenant...
Severus secoue la tête.
– Non, mon attitude?
– Comme d'habitude en cours, mi-figue, ironique, des discours à double-sens, mais je te préfère comme tu es maintenant.
– Comme je suis maintenant...
– Charmant.
C'est la goutte d'eau. Severus ne peut plus se retenir. Il penche sa tête vers Potter et effleure ses lèvres. Potter ouvre la bouche. Langue contre langue un ballet langoureux. Potter gémit, Severus soupire. Le baiser part en vrille.
Potter, tout à son désir, se frotte contre lui.
– Je te veux, tellement, tellement, tellement fort.
– Du calme.
Severus ne sait pas s'il se parle à lui-même ou à Potter.
– Viens...
Severus prend la main de Potter et l'amène dans sa chambre. Par curiosité, Severus lui met la main devant les yeux et demande :
– Ma chambre, à quoi elle ressemble?
Potter répond du tac au tac :
– Des meubles noirs, une énorme bibliothèque, une penderie pour les costumes, pas de miroir, des rideaux noirs épais, un grand lit à baldaquin, des draps de satin rouge, une emblème de Serpentard au mur.
Severus lui tire légèrement l'oreille, puis, murmure au creux:
– Tu veux voir ça, ou la vraie?
– La vraie, sans hésiter.
