Note de l'auteure: Oui Harry a les yeux bleus dans ce texte, tout simplement parce que Daniel Radcliffe à les yeux bleus. Et je précise, pour les puristes, que ce texte est très librement inspiré de l'histoire du livre...
Chapitre 6 : L'abri
Le regard de Potter vacille, il hoche la tête. On dirait qu'il est déçu. Severus lui demande:
– Tu ne me crois pas?
Potter secoue la tête. Severus le regarde droit dans les yeux et susurre:
– J'étais pépère avant que tu arrives avec tes grandes déclarations. Je me contentais de t'observer à la dérobée. Je n'attendrais rien. Tu as tout fiché en l'air. Maintenant, je veux toucher, ressentir, posséder.
Potter se jette à son cou.
– Désolé.
Severus sent qu'il n'en pense pas un mot. Les bras autour de lui s'accrochent. Peau contre peau, Potter gémit.
– Ohh oui, Severus chéri!
Encore un coup au coeur.
– Tu me tues, Potter.
Avant que Potter débite une autre absurdité, Severus s'empare de sa bouche. Lèvres vite écartées, langues qui s'enlacent et se cajolent. Les doigts de Potter, comme des papillons sur son torse, finissent de l'achever. Pour éviter de chavirer, ses bras s'amarrent autour de Potter et le serre contre lui. Sa tête plonge et trouve refuge au creux de son épaule. En sécurité, envie de soupirer.
Harry observe Severus à la dérobée. Il ne reconnaît pas son professeur. Il réalise qu'il ignore tout de cet homme dont il est tombé amoureux. Il est partagé entre l'envie de se calfeutrer aussi et de succomber à son désir. Harry laisse aller sa tête contre Severus, une main contre son dos, l'autre déboutonne le pantalon de Severus. Le caleçon est bleu foncé avec des lignes. Sous le tissu, le sexe dressé de Severus semble l'attendre. Harry descend le rideau et prend le membre en main. Severus ferme les yeux.
En miroir, la main de Severus s'est déplacée aussi. Elle a écarté la fermeture éclair et le caleçon vert et s'est posée délicatement sur le sexe d'Harry.
Harry aimerait que Severus lui montre ce qu'il préfère mais la main de son professeur reste immobile.
– Prof...
– Non, Potter.
Harry n'en revient pas.
– Tu ne veux pas me donner de cours sur la science subtile du sexe.
Severus, languide:
– S'il te plaît, j'enseigne toute la journée, je n'ai plus le cœur à ça... Vas-y, je te suis.
Harry plonge sa main dans les cheveux de Severus, de l'autre il titille son sexe. Severus, en miroir, reproduit les mouvements. Étrange impression de se faire plaisir à soi-même. Harry fait comme il aime, il empoigne la queue fermement, de temps en temps une pression sur le gland. Severus fait des petits bruits d'appréciation sur son épaule, Harry gémit tout ce qu'il peut. Ça va bientôt partir, il ralentit.
– Embrasse-moi.
Severus abandonne son abri. Yeux dans les yeux. Intimité. Impossible de détourner le regard. Harry et Severus s'embrassent, les yeux ouverts.
Ses yeux, sa langue, son sexe, trop de sensations, Harry n'arrive plus à se contrôler, il le branle de plus en plus fort, des mouvements désordonnés. Severus suit la cadence et gémit à l'intérieur de sa bouche. Severus jouït le premier en étouffant un cri. Quand Harry sent la semence chaude couler sur ses doigts, il le suit aussitôt.
Un Evanesco, Severus se laisse tomber sur le lit, les yeux clos, un petit sourire sur le visage. Harry prendrait bien une photo. Harry hésite, puis, s'allonge à côté de lui pour lui laisser de l'espace. Severus prend sa main, l'embrasse sur le front et re-blottit sa tête au creux de son épaule. Harry place sa main sur la nuque de Severus, léger massage. Harry se dit que le paradis doit ressembler à ce lit. Il passerait bien la nuit là. Severus, en train de s'assoupir, lui murmure, à moitié endormi:
– Une demi-heure, ensuite tu me réveilles et tu retournes à Gryffondor. Sinon, ils vont croire que je t'ai kidnappé.
Harry somnole en gardant un œil sur le réveil de la table de nuit. La demi-heure passe trop vite, s'il pouvait arrêter le temps, encore un quart d'heure.
Des baisers, des chéris, Severus ne sait plus trop où il est. Dans son lit. Il y a quelqu'un avec lui. Ça lui revient, Potter, la branlette.
– Quelle heure il est?
– 21h.
Severus grogne. Potter, philosophe:
– Je leur dirais que tu m'as trouvé tellement nul que tu m'as retenu plus longtemps.
– Je vais encore passer pour un tortionnaire...
Severus place un coussin sur sa tête et marmonne:
– Après tout je m'en fous, qu'ils aillent tous se faire foutre...
Potter le regarde avec un grand sourire.
– Pauvre Severus...
– Enlève-moi ce sourire, tu viens de te taper 2h de potions.
Potter, le visage figé, on dirait une statue. Severus soupire.
– Très mauvais acteur, on est foutu.
– Tu me donneras des cours, parce que toi, tu caches bien ton jeu.
Severus, sourire en coin.
– Je ne vois pas de quoi tu parles.
Potter, suppliant:
– On doit vraiment attendre une semaine!?
– Patience, Potter. Soyons discret. Pas de sourire, pas de regard énamouré, pas de lettre, aucun geste déplacé.
– Ça ressemble à l'enfer.
– Bienvenue dans mon univers.
