Chapitre 27: Coopération

Les assiettes servies, Severus fait de son mieux pour ne pas se précipiter sur le rôti. Manger lentement, une bouchée après l'autre. Purée c'est presque aussi bon que le sexe!
Dumbledore, à côté de lui, le dévisage.
– Severus, vous avez bon appétit, ça fait plaisir...
Severus, sur la défensive:
– Oui j'ai faim.
Dumbledore, en souriant:
– Je suis désolé pour hier soir, j'espère que votre amoureux vous a pardonné votre retard.
Severus, entre deux bouchées:
– Non, il m'a fait une scène et nous avons rompu.
– Vous me taquinez.
Severus en soupirant:
– Oui. C'est l'homme le plus compréhensif de l'univers.
– Quand est-ce que j'aurais l'honneur de le rencontrer?
– Jamais.
Dumbledore, en souriant:
– Allez!
– Peut-être que je l'inviterai à venir avec moi à la fête de la remise des diplômes mais j'ai peur que vous n'approuveriez pas. Il est plus jeune que moi.
McGo tend l'oreille et s'immisce dans la conversation:
– Mmh mmh... Plus jeune de combien?
Dumbledore, rassurant:
– Ça n'a aucune importance Severus.
Tu parles!
Severus, sur le ton de la conversation:
– Je l'aime profondément.
McGo s'étouffe avec son verre d'eau. Dumbledore, ému, lui donne des tapes sur l'épaule.
– C'est fantastique, Severus. Ça se voit que vous êtes épanoui.
Murmure d'assentiment de la tablée. Severus se mord la langue pour ne pas rire.
– Oui. Merci de votre soutien. Et désolée pour votre cousin Pomona.
Chourave, d'un ton rassurant:
– Richard s'en remettra... Parlez-nous de cet homme, Severus.
Severus, songeur:
– Il est petit, des yeux comme un lac limpide, fin comme une brindille, trop gentil, très mignon.
Chourave, attendrie:
– Ohhhhhh!
Bibine, ironique:
– Le pauvre! Vous n'en ferez qu'une bouchée.
Severus, placide:
– Va chier, Renée. À moins qu'il me rende aimable.
McGo persiste, ironique:
– Plus jeune de combien?!
– De beaucoup!
Chourave, enthousiaste:
– Vous avez une photo?
– Non, il n'impressionne pas la pellicule... Et si on changeait de sujet?
Dumbledore, d'un ton réjoui:
– Je vous ai vu arriver avec Harry Potter, vous aviez l'air de mieux vous entendre.
Ironie totale! Que répondre?
– Oui. Monsieur Potter et moi avons mis de côté nos différences.
McGo, ironique:
– Vous aurez mis le temps!
– Attention, McGo a mangé du lion aujourd'hui!
– Je vous taquine Severus, je suis contente pour vous et votre petit chéri. Comme vous êtes de bonne humeur, vous pourriez lever les retenues du mardi de Potter.
Severus, en soupirant:
– Ce ne sont pas des retenues, ce sont des cours particuliers. Je les annulerais, s'il me le demande lui-même.
– Je lui transmettrai.
Mêle toi de ce qui te regarde!
Pas envie de jeter Petit Chéri en pâture. Severus, d'un ton affable:
– Pas la peine de vous déranger, je le ferai, la prochaine fois que je le verrai.
– Ça tombe bien, il est juste là... Monsieur Potter!
McGo lui fait signe de venir à la table. On va rire.
Échange de regards mi-figue. Attention chéri, terrain miné.
McGo, ironique:
– Bonne nouvelle, Severus a décidé de faire preuve de générosité et de lever...
– Je n'ai pas dit ça. Monsieur Potter, voulez-vous annuler nos cours particuliers du mardi?
Harry, placide:
– Non, Professeur.
– Bon. Alors je ne vois pas où est le problème.
McGo tire la tronche.
– Potter! Expliquez-moi pourquoi vous voudriez passer vos mardis à faire des potions avec le Professeur Snape!
Potter hausse les épaules.
– Parce que je lui ai demandé.
McGo incrédule:
– Vraiment?!
– Avant j'avais de la peine à me concentrer sur mes études, mais depuis la fin de la guerre, j'ai développé un intérêt particulier pour la science subtile des potions.
Severus, en souriant:
– Monsieur Potter est, sans nul doute, un élève assidu. Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi dévoué à cette matière... A part moi.
McGo, excédée:
– Je ne savais pas que vous étiez philanthrope au point d'aider et de complimenter un Gryffondor, Severus.
– Je sais reconnaître un élève motivé, quelle que soit sa maison.
Harry, innocemment:
– Et puis j'ai failli être envoyé à Serpentard.
Merci, chéri.
McGo, d'un ton pincé:
– Eh bien tant mieux, si vous vous entendez.
Harry, mi-figue:
– Professeur Snape, vous seriez d'accord, en plus des potions, de me donner des cours de Défense contre les forces du mal?
Tu veux du rab, Chéri? Je vais essayer.
– Oui. Vu le curriculum de vos anciens professeurs, ça me paraît nécessaire. Surtout, pour la carrière dont vous m'avez parlé.
Dumbledore, d'un ton réjoui:
– Quel bel exemple de coopération inter-maisons, prenons-en de la graine.
A la fin de l'année, je suis viré.