Chapitre 38: Fred

De retour au Salon, Hermione, avec un regard perplexe:
– Neville, Severus a besoin de toi, seul.
Fred, enthousiaste:
– Oh une partie à trois! Laissez, j'y vais...
Neville se lève en protestant, Georges le retient par le bras. Neville tente de crier mais Georges lui plaque la main sur la bouche.
Georges, sourire en coin:
– Vas-y, je te couvre...

Fred entrebâille la porte de la cuisine. Severus et Harry, les larmes qui coulent.
Fred se glisse à l'intérieur et referme la porte doucement. Harry et Severus le dévisagent, bouche bée. Fred, index sur la bouche rejoint la veillée funèbre.
En faisant mine de prendre sa place entre les deux, il murmure:
– Excusez-moi... Un peu de retard...
Il s'adosse contre le comptoir, pose la main sur sa poitrine et mime des sanglots déchirants.
Un coup de coude à Severus, Fred murmure:
– Qui est-ce qu'on pleure?
Severus, ironique:
– Mon orgueil. On l'enterre aujourd'hui.
– Oh il était vieux! Faaatigué... Plus personne n'y croyait... C'était le moment de le laisser partir...
– J'y tenais...
– Je sais.
Fred reprend les sanglots. Échange de regards amusés, des rires étouffés.
– Laissez sortir...
Fred sanglote de plus belle. Fou rire de l'assemblée.
Fred, satisfait:
– C'est mieux... Passons à l'apéro!
Il embarque le sirop et la carafe d'eau et ouvre la porte avec son coude.
Devant la porte, le comité d'accueil. Fred tend le sirop et la carafe à Georges.
– Libère l'otage et rends-toi utile frérot... Vous autre aussi...
Il leur passe le reste des boissons et les verres.
Ron, seul devant la porte:
– Et mon cocktail?
Fred jette un œil à Severus et Harry, toujours hilare.
– Faudra patienter...
– Mais qu'est-ce qu'ils foutent!?
– Ils se bidonnent...
Ron, en zieutant:
– C'est quoi le gag?
– La mort qui vient frapper sans prévenir.
Fred lui referme la porte au nez.

– Bon les Loulous, fini de rigoler, il est où le thé?
Severus, mi-figue:
– Dans le buffet, laisse c'est bon, va rejoindre les autres... Pas un mot.
Fred, sur le même ton:
– Quoi moi, rapporter que vous avez pleuré comme une fillette? C'est pas mon style!
– Combien tu veux?
Fred, en rigolant:
– Mais laisse tomber, Sevounet! 10'000. J'ai besoin d'une nouvelle paire de grolles, en or massif!
Harry, inquiet:
– S'il te plaît, Georges...
Fred, en criant:
– Georges! Harry te demande!
– Vous pourriez mettre de petites étiquettes.
Severus, en ouvrant le tiroir:
– J'en ai.
Severus qui calligraphie les noms, puis, lui colle l'étiquette dessus. Fred la décolle pour la mettre sur son front.
Georges débarque, étiqueté direct. Il décolle l'étiquette et la remet droite.
– Si c'était juste pour ça, j'aurais pu rester là-bas.
Fred, mi-figue:
– Attends, Sevounet veut nous filer de la tunes pour notre boutique.
Fred murmure à l'oreille de Georges:
– Bla bla bla bla bla bla bla Severus bla bla bla.
Georges, en jouant le jeu:
– Si je m'attendais à ça! C'est stupéfiant! Combien?
Severus leur tend le contenu de son porte-monnaie.
Georges, stupéfait:
– Purée mais qu'est-ce qu'il a fait?! Il a tué quelqu'un ou quoi?!
– T'occupes, on est riche!
Severus ne lâche pas les billets, à Fred:
– Tu ne lui as pas dit. Pourquoi?
Fred, divisé :
– Ça ne regarde personne... Tout le monde le fait... Aboule le fric!
– Non.
Harry murmure à l'oreille de Severus:
– File-lui quand même quelque chose, il nous a aidé.
– Tu te fais extorquer par tes amis.
Severus prend un billet de 20.
George, dégoûté:
– Oh la râpe! Pour couvrir un meurtre, j'aurais donné au moins 50 billets.
Harry murmure tout bas à Severus:
– Eux ce ne sont pas vraiment mes amis.
Severus, à voix haute:
– Alors qu'est ce qu'ils foutent ici!?
Fred, placide:
– L'animation... Et puis on a fait entrer Ron.
Severus lui donne un billet de 100. Fred, stupéfait. Georges, extatique:
– Ouhhhh jackpot! Bien joué, frérot!
Severus, d'un ton blasé:
– Fichez moi le camps... Au salon!
Georges, excité:
– Qu'est-ce qu'on va s'acheter?
Murmure de Georges à l'oreille de Fred.
– Mais non! On n'a pas l'âge.
En cœur:
– De fausses cartes d'identité!

Les jumeaux expulsés, Severus, mi-figue:
– Tu me dois 100 balles.
Harry sort son porte-monnaie.
– Je n'ai jamais dit de leur donner autant. 10 balles ça suffisait amplement.
– Je plaisantais, range-moi ce truc!
– Moitié, moitié?
Severus secoue la tête.
– Non, tu es étudiant. Et puis, je les aime bien. Ils me font rire, surtout Fred. Les sanglots, c'était bon.
– Et les autres?
– Je n'ai pas eu beaucoup l'occasion de leur parler... À part glisser discrètement un compliment à Hermione et proposer du poison à Ron...
Harry, en riant:
– Ah c'était ça... Qu'est-ce que tu vas lui faire?
– Tu verras... Tu voulais le même.