Chapitre 45: Si tu insistes

Severus, la voix voilée:
– Ça n'en finit pas... Il va falloir faire ça en plusieurs fois. Si tu savais comme je suis fatigué de porter ça. Continuons demain, si tu veux bien.
– Oui je suis là pour toi. Toutes les nuits, s'il le faut.
Severus l'embrasse tendrement:
– Merci mon amour que j'aime très très très fort... Va te coucher, je te rejoins...
Harry ne lui lâche pas la main.
– Qu'est-ce que tu vas faire?
– Prendre une douche et lire un bouquin, jusqu'à ce que tu t'endormes, ensuite, je me glisserais subrepticement dans le lit.
Harry, incertain:
– C'est parce que tu veux que je te laisse tranquille? Je peux dormir sur le canapé.
– Mais non, c'est à cause des ronflements.
Harry, en riant:
– Aah, non reste avec moi.
– Pourquoi?
– Je ne pourrais pas dormir sans, ça me bercera.
– /Si tu insistes./
Severus, immobile. Harry le tire par le bras, Severus résiste. Harry, stupéfait:
– À quoi tu joues?
– Je me sens tourneboulé, à l'intérieur. Et si on dormait séparément ce soir, mon amour que j'aime très très très fort?
Harry, déçu:
– Comme tu veux...
– Non, tu ne comprends pas. Il faut insister.
– Allons mon amour, viens avec moi, je vais m'occuper de toi...
Severus, hésitant:
– Je ne sais pas.
– Je ne pourrais pas dormir seul, dans ce grand lit froid, j'ai besoin de ta chaleur.
– Il n'est pas si grand que ça mais tu me tentes...
– Je veux me blottir tout contre toi et arrêter le temps.
Severus, à mi-voix:
– C'est joli. Oui, peut-être.
– Je n'en peux plus, sans toi, c'est le désert. Je crève de soif!
– Je vais te chercher un verre d'eau.
Severus tourne les talons. Harry s'accroche à son cou et lui grimpe sur le dos.
– Allons-y ensemble.
Severus, en riant:
– D'accord.

Dans le lit, Severus s'accroche à lui. La tête blottie au creux de son cou.
– Désolé si je suis collant et très chiant aujourd'hui, mon amour que j'aime très très très fort.
– Pas du tout, j'adore.
– Les ronflements ça donne quoi rrrrrhhh ou RRRRRRHHHH? Si jamais mens-moi pour arrondir les angles, juste pour cette fois.
Harry ronronne doucement.
– Comme ça.
Échange de regards mi-figue. Clin d'œil appuyé de Severus.
– Maintenant, franchement.
– RRRRRHHHH
– Oh punaise, fait chier! C'est à cause du nez, il a été cassé plusieurs fois... J'aurais pas dû te dire ça, c'est gênant. Excuse-moi.
Harry en le serrant dans ses bras:
– Ne t'excuse pas. C'est la vérité, elle me dérange mais c'est la vérité.
– A propos de vérité qui dérange, qu'est ce que je vais dire à Ron s'il se fait jeter?
– Laisse-le parler, ensuite dis-lui que tu compatis. Mais elle va lui dire oui.
– Ça, ce n'est pas certain.
– Elle m'a dit qu'elle avait des sentiments pour lui.
Severus, soulagé:
– You-pi! Un souci de moins... Il faut que j'aille voir ma mère pour m'excuser.
– Qu'est-ce que tu vas lui dire?
– Je t'aime, maman. Désolé d'avoir été un sale con, toutes ses années. Je pensais que c'était pour ton bien, je voulais que tu t'affirmes mais peut-être que je t'ai blessé avec mes paroles. Pardonne-moi?
– Oui c'est bien mais peut-être que je me trompe et qu'elle apprécie les piques.
Severus, dubitatif:
– Mouais... J'espère juste qu'elle ne va pas me répondre, mêle-toi de ce qui regarde, arrête de me prendre pour une gourde, si tu savais comme tu m'as fait du mal, je n'ai pas compris pourquoi tu étais comme ça avec moi alors qu'avec les autres...
Harry, sévère:
– Mais arrête! Elle va te dire, moi aussi je t'aime mon chéri, je sais que tu avais mon meilleur intérêt à cœur, je ne t'en veux pas et je voyais ce que tu essayais de faire, Merci.
– Oh ce que tu me fais du bien!
– A propos des autres, c'est qui?
– Mes cousins, Eline et Valentin. Je les aime bien même si je ne les vois pas souvent. Enfin surtout Eline, elle est toute timide. Valentin, c'est une grande gueule, un peu comme Ron. Ron m'a demandé si on pouvait se voir les deux pour jouer aux échecs.
Harry, lassé:
– Rhhho! Bon d'accord.
Severus, en riant:
– C'est qui que tu ne veux pas prêter, lui ou moi?
– Toi.
– Je suis tout à toi, mon amour que j'aime très très très fort.
Harry ronronne, Severus, en riant:
– Chaton... Moi tu ne m'as pas donné de petit nom. A part Yin, mais ça fait chinois. Fred m'appelle Sevounet.
Harry, vexé:
– Tu aimes?
– Ouh comme tu es jaloux, aujourd'hui. Je n'aime pas les roux, je les vois moutarde. Et puis c'est toi, mon petit... Merde, j'ai redis, petit.
– Appelle-moi comme ça vient.
– Si tu n'aimes pas, je ne vais pas passer le reste de ma vie à t'appeler ''petit''.
Harry, stupéfait, puis franchement:
– Severus, tu veux m'épouser?
– Comment te dire, c'est beaucoup trop tôt, mais j'y songe, parfois, comme avant et maintenant. Je suis bien avec toi. Avant, je n'étais bien avec personne, tu m'as changé, Harry.
– D'accord.
Harry se crapahute. Severus, franchement.
– Mais tu es encore jeune dans ta tête, c'est pour ça que je ne veux pas.
Le téléphone sonne. Échange de regards choqués. Harry prend le portable.
– Merde, c'est Ron.