Chapitre 49 : La déclaration
Harry, titillé:
– Oh oui, Professeur, faites-moi la leçon!
– J'ai cru que vous vouliez être rassuré, Monsieur Potter.
– On peut faire les deux.
Severus, pour lui, tout bas:
– «Ça pourrait remettre les compteurs à zéro. J'ai peut-être un costume dans l'armoire.»
Harry se jette dans ses bras et l'embrasse tendrement.
– Tu m'excites quand tu parles tout seul.
– Tu as de drôle de fantasmes. Je n'avais pas fini de réfléchir, Monsieur Potter... «Avec ou sans lunettes, le Prof ne les mets pas, mais il les adore. Je vais les laisser, ça m'habituera.»
Harry, ravi:
– Oui laisse tes lunettes.
Severus, emprunté:
– «J'en étais sûr.» Monsieur Potter, vous m'avez surpris à l'improviste. Veuillez patientez, un instant, s'il vous plaît, je vais... Je reviens.
– Je vous accompagne, Professeur. Il faudrait pas vous perdre. C'est pourquoi les lunettes?
– Je suis daltonien. 20 points en moins pour Gryffondor pour m'avoir chambré et pour l'indiscrétion. Ne vous inquiétez pas, je connais le chemin. «J'ai été trop loin avec les points? Non il se marre.»
Harry lui prend la main. Severus se laisse conduire jusqu'à la chambre. Harry, impatient:
– Déshabille-toi.
– Non, je ne peux pas. Il faut vous retourner.
Chaton fait mine de regarder ailleurs.
Severus, pour lui, tout bas:
– «Qu'est-ce qu'il attend de moi, que je passe le costume ou que je me mette directement à poil?»
– Mettez-vous à l'aise, Professeur.
– «Ça ne m'aide pas du tout...»
Harry, en riant:
– Comme vous êtes d'habitude, avec toute la panoplie.
Severus, en ouvrant l'armoire:
– «La panoplie... Qu'est-ce qu'on va faire? C'est surréaliste.»
– Vous vouliez me parler, Professeur?
– «Emmerdons-le un peu.» Vous êtes très perspicace, Monsieur Potter. Non, non, je voulais juste vous donner un conseil en passant...
– Je vous écoute, Professeur.
Severus, pour lui, tout bas:
– «Oh comme il lui susurre au Prof. Ah moi il ne me parle pas comme ça.»
Harry, en susurrant:
– Severus Chéri que j'aime tout plein et que je ne veux partager avec personne.
– «Oui je préfère ça... Le Prof va faire semblant de pas avoir entendu.» Je ne comprends rien de ce que vous marmonnez, Potter. Si vous voulez me dire quelque chose, faites-le à haute et intelligible voix.
Harry, à voix-haute:
– Severus.
– Harry Potter, je préfère que vous m'appeliez Professeur.
– Professeur...Chéri-que-j'aime-tout-plein-et-que-je-ne-veux-partager-avec-personne?
– «Le Prof est touché. Qu'est-ce que je dis, moi aussi, je t'aime depuis... Non il n'avouerait pas comme ça.» Monsieur Potter, j'ai un secret.
Harry, à mi-voix:
– Vous pouvez tout me dire, Professeur, je ne le répéterais pas.
– «J'avais raison, ça aide.» J'ai entendu dire, que vous aviez un admirateur.
– Non non.
– «Il joue à l'imbécile ou il le fait exprès? Après ce qu'il vient de me dire, il devrait faire le rapprochement.»
Harry, en riant:
– Stop. C'est beaucoup trop subtil, je ne me doute de rien. Fin du Stop.
– «Bon c'est parti pour le déballage, 20 points en moins pour Gryffondor!» Si si, cet homme me l'a avoué de vive voix. Il ne pense qu'à vous, Monsieur Potter, jour et... nuit.
Harry, conquis:
– Oh oui! Stop. Là c'était moi, l'autre ne voit toujours pas. Fin du Stop.
– C'est un homme désespéré et avide de votre présence... Enfin c'est ce qu'il m'a dit.
Harry, les yeux au ciel:
– Professeur, pourriez-vous cesser de tourner autour du pot et me dire son nom?
– Non. Mais peut-être vous pourriez deviner?
– Il est dans cette école?
– Plus proche encore...
Harry, gentiment:
– Dans cette pièce?
– Oui. Votre... Comment vous l'avez appelé... Professeur Ché-ri... Celui qui vous a malmené parce qu'il avait peur et qu'il voulait vous tenir à distance. Il s'excuse de ne pas avoir su vous transmettre autrement, l'intérêt qu'il portait pour vous.
Harry, touché:
– C'est bien vrai, que vous m'aimez, Professeur?
– Oui, Harry. Pardonnez-moi.
– Je ne peux pas vous en vouloir, Severus.
Severus, gentiment:
– Si vous pouvez, j'ai été infect avec vous. Vous saviez que je vous aimais?
– Non je pensais le contraire.
– Je suis surpris par votre... Vous m'impressionnez par votre courage, Harry. Moi je n'aurais pas osé le faire.
– Vous venez de le faire, Professeur.
Severus, sarcastique:
– Plus ou moins. Vous m'avez coupé l'herbe sous le pied.
– Alors comment vous auriez fait?
– Je n'aurais rien dit et je vous aurez embrassé. Si tu réponds, tant mieux pour moi et sinon, Ou-bli-ette... Tu m'aurais repoussé?
– Peut-être avant les cours d'Occlumancie. Après, j'ai vu la Pensine et j'ai compris, pour mon père. Avant je pensais que tu exagérais.
Severus, franchement:
– Mais c'est le cas. Je n'aimais pas ton père, d'accord. Mais je n'avais pas à... Je me suis défoulé sur toi, quelque fois et d'autre je voulais voir tes yeux me jeter des éclairs.
– Ce n'était pas des éclairs, Professeur. C'était l'amour.
Severus, supplie:
– Retourne-toi. Je suis prêt.
Harry se retourne, Severus, nu.
– Désolé pour le costume, je ne l'ai pas trouvé. Tu es déçu?
– Un peu, j'aurais aimé te déshabiller.
– Mais tu l'as fait, avec tes mots.
Harry, les yeux humides.
Severus, ironique:
– Ne pleure pas, sinon, on est reparti. J'aimerais bien faire l'amour, de temps en temps.
Harry se jette dans ses bras. Basculé sur le lit. Un baiser à cœur ouvert.
Severus, doucement:
– Merci, ça m'a fait un bien fou. Maintenant, on se déshabille, Monsieur Potter.
