Chapitre 51 : Pas si passif

Harry le regarde, incertain:
– Severus, tu n'aimes pas du tout être dessus?
– Disons que chaque fois que je le fais, j'ai l'impression d'être un imposteur parce que je suis passif à 99%.
– Et les 1% c'est pour arrondir les angles?
– Non, le premier soir, c'était un peu bizarre pour moi, ensuite, je me suis pris au jeu et maintenant j'aime assez mener, mais pas souvent... Je crois que c'est parce que je me sens vide donc j'aime bien me faire remplir... Je me demande s'il y a des gens pleins et des gens vides. Je pourrais faire un poème là-dessus... Je la ramène avec ma poésie...
Harry, en riant:
– ''Je t'aime Severus''. Faisons l'amour en se parlant ouvertement. Je me demande si tu es d'humeur à être dessus aujourd'hui. Je ne sais pas si je suis plein ou vide, ça dépend des jours.
– Oui je veux te prendre. La franchise ça me va mais il ne faudrait pas qu'on s'habitue à dire tout ce qui nous passe par la tête.
– Pourquoi pas? Pour moi, on pourrait faire ça toute notre vie, même si tu ne veux pas m'épouser.
– Que tu es pressé de me baguer, je ne vais pas m'envoler. On peut se parler franchement pendant l'amour, le reste du temps filtrons, sinon c'est invivable. Après 2h de préliminaires, il serait peut-être temps de passer au plat de résistance... Tu as de nouveau des éclairs dans les yeux, c'est le coup de foudre? Moi je t'aime de plus en plus. Je vais enlever mes lunettes, même si j'ai l'impression de voir en noir-blanc, elle me font chier pendant l'amour, j'ai toujours peur de t'éborgner, je les remettrais juste après. Est-ce que j'ai fait les courses, pour le lubrifiant?
Harry, en riant, ouvre le tiroir de la table de nuit:
– Oui il en reste. J'aime l'intérieur de ta tête. Tes pensées sont volubiles, d'où vient ce mot? Je l'ai déjà entendu mais je ne suis plus sûr du sens...
Severus lui souffle à l'oreille:
– Abondantes et rapides...
Un baiser échevelé, Severus l'entoure de ses bras et le bascule sur le ventre. Harry, conquis:
– Oui prends-moi! Enfin fais-moi languir, j'adore ça. Caresse-moi partout, si tu veux...
Des baisers sur la nuque, Ses mains glissent le long du dos. Harry ronronne. Severus, gentiment:
– Accio huile. Un massage, Chaton?
Les mains de Severus exercent de douces pressions sur ses épaules et son dos. Le corps d'Harry s'amollit, impression d'être dans un cocon.
– C'est trop trop trop trop bon. Je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime...
– Si c'est ça tes pensées, je veux bien les entendre tout le temps. Moi je demande si je fais ça bien, trop de pression ou pas assez. Par où continuer?
– Tu peux appuyer plus fort. Les pieds, s'il te plaît. Quand je les masse, ça détend tout le reste.
Severus, en riant:
– Merci du tuyau, jamais je n'aurais trouvé. Moi c'est la tête. C'est con mais je me demande si je dois commencer par le pied gauche ou le pied droit? Et si tu me montrais comment tu fais?
Harry lui attrape le pied gauche en riant, Severus, en miroir, suit le mouvement. Massage appuyé de la plante du pied. Harry, au paradis.
– J'ai pris l'habitude de me masser les pieds après les entraînements de Quidditch quand Olivier abuse avec les tours de terrain, je n'ai aucune endurance, ça m'emmerde. Mais je préfère encore quand c'est tes mains qui me touchent. Tu mets quoi dessus, elles sont hyper douces. Oh oui là c'est parfait!
– Je n'ose pas lui avouer que je me suis fabriqué une crème pour les mains.
Harry, en souriant:
– J'en voudrais bien un tube. On change de pied, sinon je vais être trop détendu et m'endormir.
– C'est en bocal, je t'en donnerais... C'est vrai que ça calme. Je faisais de la course à pieds à une époque, c'était chiant mais ça me vidait la tête. Maintenant, je fais des potions. Quand je suis dedans, je ne pense à rien d'autre. C'est presque aussi efficace que de faire l'amour avec toi. Quand tu me prends, ça m'apaise. Quand c'est moi, je me demande tout le long si je fais ça correctement...
Harry se jette à son cou et l'embrasse tendrement. Severus murmure, entre deux baisers:
– A quoi tu penses toi?
– Juste que j'ai de la chance d'être avec toi, en boucle.
– Ça me paraît bien, je vais prendre ça. Apprends-moi!
– Je ne sais pas si tu y arriveras, il faut idolâtrer son partenaire.
Severus, mi-figue:
– C'est fait, ensuite?
– Ensuite tu continues jusqu'à ce que ça déborde de ta poitrine et que ça se répande partout.
Severus l'observe d'un air songeur.
– Et si tu me quittais? Je n'ai pas envie que tu me quittes. Prends-moi la main. Regarde-moi. T'es beau, tu sais. Tu pourrais avoir n'importe qui. Mais tu m'as choisi moi. J'ai de la chance.
– C'est pas mal mais ça manque de fougue.
Severus, le regard brûlant:
– Je te veux... Je ne veux que toi... Je n'ai jamais voulu personne à part toi... Tu me rends fou, en fait.
Harry hoche la tête, d'un ton encourageant:
– Oui et qu'est-ce que tu vas faire?
– Je vais te prendre, encore et encore et encore. Oh oui que j'ai envie de te la mettre à l'intérieur et te faire l'amour jusqu'à plus pouvoir, tu aimerais ça mon chaton?
Harry, ravi:
– Oui c'est ce que je veux le plus au monde.
–Alors allons-y. Je te la mettrais bien direct mais d'abord je vais te préparer.
Severus se badigeonne les doigts, des petit coups à l'entrée.
– C'est moi. Je rentre... C'est chaud. Oh que j'ai envie d'y mettre mon sexe.
Severus le doigte avec enthousiasme. Harry, parti:
– Oh purée purée purée purée purée!
– La purée c'est tout à la fin, je la balance et je repeins l'intérieur. On va faire ça, contre ce mur.
– Maintenant, maintenant, maintenant.
Severus le soulève et l'emporte contre le mur. Un baiser mouillé. Les bras enserrés autour de son dos.
– Je rentre?
– Oui, pitié.
Severus le serre contre lui, une étreinte à suffoquer. Son sexe s'enfonce doucement à l'intérieur.
– Ouh là on est bien!
Des petits coups à l'intérieur puis Severus augmente la cadence.
– Je vais faire durer ça, jusqu'à demain, peut-être même, après-demain.
– Oh oui!
Un baiser dans le cou, des coups de sexe enthousiastes.
Severus, excité:
– Et si tu disais mon nom, pour voir?
– Severus! Oh oui Severus! Prends-moi Severus! Encore Severuuus!
Severus, la tête blottie sur son épaule, un suçon.
– Oh que j'aime te la mettre à l'intérieur. Encore! Et encore! Et encooore! Je vais ralentir, sinon ça va partir.
Severus, taquin, lui souffle à l'oreille:
– Comment je me débrouille?
– Continue je t'en supplie!
Severus, mi-figue:
– Je suis passé à 50%... félicitation Chéri... je peux maintenant te prendre... absolument... quand tu veux!