Chapitre 59: Le funambule
Harry, avide, en le dévorant du regard:
– Mais c'est le mien, personne n'y touche.
Ron, placide:
– Harry rugit et voit rouge dès qu'on déroge à la règle d'or en regardant Severus, son mari, d'un regard énamouré.
Severus, mort de rire:
– Oh mon petit tigre... Bravo, Ron! Je te mets un O pour les poèmes, toujours 0 pour les potions, par contre. Et le tien?
– Ron... tonne... à tue tête... des traits... qui tue la tête.
Severus, enjoué:
– Mmh mmh. Et Hermione?
– Non, celui-là, je le garde pour moi. Secret défense.
Eileen, placide:
– Je n'ose pas demander le mien...
– Eileen a la haine mais sans peine elle se réveille, plus de châtaignes pour la teigne, pourvu qu'elle atteigne la paix.
– Oui, j'ai bien fait de me méfier.
Severus, stupéfait:
– D'où tu sors tout ça, toi?!
Ron, en riant:
– L'inspiration divine? Moi j'y crois, en Dieu. Méfiez-vous, je suis peut-être un envoyé divin débarqué sur terre pour vous dire vos quatre vérités.
Severus, amusé:
– Oh punaise l'ego! Il nous sort trois poèmes et c'est un envoyé divin. Prosternons-nous devant Ron, notre Maître à penser... McGo?
– Mimi mérite une demande en mariage mais Dumbo minaude sans merci, même mortellement amoureux, il demeure immuable... Oh purée! Trop d'informations! Y a une suite, vous voulez l'entendre? J'ai juste des mots... Mirage... Diamant... Miracle.
Severus, scié:
– Ouhhhhhhhhh, ça devient flippant! Dumbledore n'arrête pas de lui mettre la main sur l'épaule! Une fois, il lui a mis la main sur la cuisse, McGo l'a enlevée direct mais j'ai vu.
Ron, franchement:
– Dé-gueu-lasse! Je veux pas le savoir moi. Je refile ce don à... Severus.
– Oui je le veux! Balancez la sauce!
Hermione, placide:
– Ce n'est pas quelque chose qu'on refile, Ron. Peut-être que tu un Seer?
Severus, enthousiaste:
– Demandons à Firenze, lui saura te dire à coup sûr.
Ron, placide :
– Firenze... fait fi du firmament en affirmant: «Le funambule de la phrase fabule des fadaises.» Le flibustier, furieux, fabule mieux. Firenze, affable: «Bienvenue... au... club»?
Severus applaudit.
Hermione, ravie:
– Ohhhhhhhhh! Et Trelawney?
Ron, incrédule:
– Trelawney, la toquée, tombe toujours à côté. Elle entonne un couplet, taratata, taratata, taratata.
Severus, hilare:
– Comme d'habitude, quoi!
Hermione, livide:
– Ouais ça ne m'étonne pas du tout. Quelle truie, celle-ci. Pardon...
Eileen, curieuse:
– Elias?
Ron du tac au tac:
– Il est mort. Je n'ai rien pour lui.
Severus, d'un ton rassurant:
– Oui c'était mon père... Dire que c'est moi qui t'ai écrit cette lettre de merde à Hermione alors que tu aurais pu faire dix fois mieux.
Ron, sans réfléchir:
– Severus, le puceau, persifle sur sa poésie et dépose, sans prétention, sa plume au pied du premier péquenaud pourquoi? ... Eh oh!
Severus, les yeux au ciel, blasé:
– Je n'ai pas de don, moi. Et merci pour le... Puceau! Bande de connards!
Tout le monde se marre. Ron, navré:
– Désolé, je ne sais pas pourquoi j'ai dit ça. Mais il y a une suite, si tu veux... Je crois que ça parle de tes poèmes...
– Vas-y... Crache le morceau...
– Severus crache son courroux car il caresse, sans cesse, les convictions qui l'accablent. Il changera de disque dès qu'il comprendra que la confiance en soi s'acquiert par la pratique.
– C'est noté.
Harry, en riant:
– Il note vraiment.
Eileen, en riant:
– C'est quoi cette histoire de puceau, Severus?
– Adieu Maman, la Colombe et l'Envoyé divin...
Severus boucle le téléphone.
– Ronounet, le Seer, on aura tout vu!
