Chapitre 63: Hermy
Severus, gentiment:
– Qu'est-ce que tu bois, mon petit poussin?
– Un verre d'eau, ça ira très bien. Prends ton temps, moi j'ai rendez-vous avec ta bibliothèque.
Il s'est peut-être fait un film.
Severus, mi-figue:
– Oui je sais que tu la préfères à moi... C'est pour ça que tu viens.
– Non, quand même, Severus.
Severus se dirige vers la cuisine. Fred, affalé, sur la table.
– T'en as mis du teeeeeeeemps! Et qu'est-ce que c'est que ça!? C'est fade! Un peu de fougue!
Severus, en ouvrant le buffet:
– Je fais ce que je peux mais il n'a pas d'humour. Qu'est-ce que je lui dis?
– Ton regard à l'entrée était tooorride, j'ai su que tu en voulais à mon cooorps! Dis-moi que tu me dééésire, mon pouuussin.
Severus, hilare:
– C'est comme ça que tu parles à ta belle?
– J'ai pas de copine.
– Pourquoi?
– Je plais pas.
Severus s'installe à la table.
– Raconte-moi ça.
– Angelinaaaa, pas Jolie, l'autre... Qu'est-ce qu'elle me braaanche. Enfin bon, faut pas rêver.
– Si rêvons un peu... Ça donne quoi?
– Elle accepte ma demande en mariage, pour une fois. On a des triplés. Des fois, je me sens un peu seul juste avec mon frère.
Severus, en riant:
– Peut-être qu'il faudrait lui demander de sortir avec toi, dans un premier temps.
– Tu crois? J'ose pas.
– Non mais tu fais comme d'habitude, ''Me feriez vous l'hooonneur, gente demoiselle, de m'accompagner à un reeendez-vous galant.''
Fred, songeur:
– Il faudrait peut-être que je me débarrasse de mon frère. Quand il est à côté, ça me bloque.
– Tu m'étonnes! Oui prends-la à part, par pitié!
– Un reeendez-vous galaaant. Est-ce que je me mets à genoux?
Severus, franchement:
– Fais-en le moins possible et peut-être qu'elle y croira.
– Ah les femmes! Bon vas-y Sevounet, moi je vais noyer mon chagrin, dans le sirop grenadine.
Celui-ci aussi, c'est le must!
Severus, conquis:
– Est-ce qu'on se voit régulièrement? Parce que j'aimerais bien. Je n'ai pas vraiment d'amis, il me semble.
– Mais oui si tu veux. Je vais te graver mon numéro sur cette table. Appelle-moi quand tu veux. Tu as un canif?
C'est du sérieux, mais il tient un peu à la table.
– Accio agenda. Tiens, note ça là-dedans, plutôt. Bon je te laisse. Courage, il faut croire en toi, tu as du charme et un maximum d'humour.
Severus, gêné, ramasse les fioles et s'en va. Fred, curieux:
– Bon, voyons voir ce qu'il y a, là-dedans...
Dans le salon, Hermy, plongé dans un roman historique. Qu'est-ce qu'il a dit déjà Fred? Tu en veux à mon cooorps... Aucune chance qu'il dise ça.
Severus, mi-figue:
– Il paraît que tu as refait ta vie, avec un dénommé Ron.
Hermy, en riant:
– C'est Fred qui t'as dit qu'on avait été ensemble?
Ah quand même, il rigole! Bon, essayons...
– Oh mais il n'a pas eu besoin de me le dire. J'ai bien vu le regard que tu m'as jeté à l'entrée... Torride.
– Vous êtes de mèches... ''Le regard'': D'abord je me suis dit, il a changé de look, ça doit être l'œuvre d'Harry, ça le rajeunit mais moi je préfère quand il est mieux sapé. Ensuite je me suis dit, il l'a reconnu direct, il est doué. Ensuite je me suis demandé, brièvement, ce que tu pensais de moi en homme, après j'ai pensé à Ron et je me suis dis, de toute façon, je suis une femme et je l'aime.
Okay je n'avais pas capté tout ça. C'est concentré tes regards, ma puce.
Severus, ironique:
– Mais il fut un temps où tu ne pensais qu'à mon corps, je le sais.
– Oh, c'était il y a longtemps... Il y a prescription. En plus c'était plutôt ta tête qui m'intéressait. Comment fonctionnait ton cerveau et tout ça. Il me semble qu'on a un peu le même... Je sais que vous me testez par rapport à Ron.
– Oublions Ron, ma Poussinnette. Dis-moi que tu me désiiires comme au premier jour. Ma voix suave, mes mains fermes sur ton corps de déesse. Ça te mettait au supliiice, tu criais mon nom.
Là, il est dedans! Hermy, à plat ventre de rire.
– C'est pour Harry, le pauvre! Mais maintenant c'est le nom de Ron que je crie, j'ai des orgasmes à faire trembler les muuurs, Severus, mon Grand-Loup.
– Ouhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh! Oui mais bon, il est moins bien quoi moi quand même, physiquement et mentalement.
– Je n'ai d'yeux que pour Ron à présent, fais-toi une raison. Ça ne remet pas en cause ta valeur ni tes qualités intrinsèques, mon Lapounet.
Elle est rigolote celle-ci. Il va prendre son numéro aussi. Intrinsèque, il fallait le placer!
– Oui mais moi, je suis Maaaaître des Poootions et je fais de la poésie, Madame Intrinsèque!
Bon, c'est sa dernière carte, il n'en peut plus. Elle n'en a rien à battre!
Hermy, en riant:
– Oui, je ne te cache pas que c'est impressionnant, enfin les potions. Mais Ron est un Seer, il ne se trompe jamais et il fait des prédictions sous formes d'allitérations. Je fonds!
– La concurrence est trop rude, je retourne dans mon donjon... Tu n'en as vraiment rien à foutre, c'est quoi ton nom?
– Hermione. Mais si, je t'aime bien, Severus...
Fred débarque au salon, une rose plantée entre les dents.
– Mais moi je n'abandonnerais pas si facilement, Hermione, mon amooour! Je t'aime depuis, le premier jooour!
Severus mort de rire. Hermione, placide:
– Ce que vous êtes glands! Désolé Fred, je préfère ton petit frère.
Fred lui prend la main.
– Oublie ce malotru... Ton douuux parfum embrase mon cooooeur.
Fred fait mine de succomber.
Merde son mari qui l'attend sur le palier! Severus ouvre la porte à la hâte.
– Désolé mon chéri mais avec ces 2 zouaves, je t'avais zappé.
– C'est pas grave, j'ai été me branler derrière la haie. Alors, c'est toujours moi?
– Oui, pour toujours.
