Chapitre 80: À Severus
Lizia entre dans le restaurant, en grande discussion avec Georges au sujet de la comptabilité. Heureusement qu'ils sont à l'autre bout de la table ceux-là. Luna et Neville, bons derniers. Un quart d'heure de retard. Empressés, personne ne se tient plus la porte à ce stade.
Harry, placide:
– On pourrait prendre chacun un plat différent et se les passer.
Severus, hilare:
– Tant que chacun garde ses couverts ça me va.
Charlotte, gentiment:
– Non moi je ne fais pas ça. J'aime bien avoir un plat et le déguster jusqu'au bout pour sentir toutes les subtilités.
Draco, en riant:
– Parrain et Harry sont pour l'échangisme mais parrain veut garder ses couverts, qu'est-ce que ça signifie? Ron?
Ron, hilare:
– Moi je veux bien échanger les plats aussi. Je trouve que tu pousses un peu loin la métaphore. Peut-être qu'il veut juste remettre le couvert?
Severus, taquin:
– Parlons compta, plutôt... Qui est contre l'échangisme?
Luna, gentiment:
– Moi je suis végétarienne et ça me stresse de partager mon plat.
Draco, sérieux:
– Moi je ne vais pas le faire non plus, c'est contre l'étiquette.
Fred, gentiment:
– Moi je vais faire comme ma chérie, j'ai déjà goûté tous les plats de toute façon.
Georges, en riant:
– Idem.
Lizia, mutine:
– Moi j'hésite, qu'est-ce que vous allez faire Monsieur Snape?
Harry, lassé:
– /Encore une qui en veut à ton corps, je n'en peux plus, tu es trop populaire. Gustave pourrait activer avec ces bagues. Plus que 13 jours!/
– /Du calme, chéri, c'est pour m'embêter./ Je vais échanger aussi mais je vais faire ça du moins épicé au plus épicé, sinon, je ne sentirais plus rien.
Lizia, conquise:
– Ah vous parlez Fourchelang en plus! Je vais faire la même chose. Ça me paraît sensé.
George soupire. Severus, lassé:
– Mme Scamander, vous pourriez m'accompagner dehors, deux minutes? Chéri, je te laisse commander pour moi.
Severus se lève, Lizia suit docilement.
Severus, mi-figue:
– Éloignons-nous un peu, tout le monde nous regarde. Marchons par là-bas... Que dire, mon mari est très jaloux et votre futur conjoint n'apprécie que moyennement la dévotion que vous me portez. Moi je suis flatté, même plus que flatté.
– Vous me trouvez trop démonstrative, c'est qu'avant Georges m'a dit que vous me trouviez froide.
Il va lui faire un câlin, tant pis. Elle rigole.
– L'amour fou, c'est en privé, c'est ça? Se retenir devant les autres, c'est noté.
– Amour fou, c'est plutôt, une admiration tenace et réciproque, non?
– Si je vous l'accorde mais c'est pour charrier un peu Georges. Il m'agace. Moi je l'ai attendu, lui pas. Qu'il rame un peu.
Severus se marre.
– Je ne vous savais pas rancunière Mme Scamander. Mais je comprends, oh je comprends. Seulement devant mon mari, pitié ne faites pas ça.
– Entendu, désolée. Rentrons... Attendez qu'est-ce que vous entendez par admiration réciproque, Monsieur Snape?
– Renvoyer 6x des ingrédients! Moi je prends ce qu'on me donne. Chapeau Madame!
– Heureusement que je suis là.
Severus, en riant:
– Oui, on peut dire ça... Ahh l'homme invisible qui me tient la main. Tu veux aller faire un tour, chéri?
Harry, gentiment.
– Non, c'est juste qu'ils nous ont servi nos plats. Je t'ai fais une liste du moins épicé au plus épicé, on attend sur toi.
Severus, amoureusement:
– Merci, mon amour.
Lizia, épouvantée:
– Je vous laisse... Pardonnez mon impudence.
Elle part en hâte.
Severus murmure:
– Harry montre-toi.
Harry redevient visible.
Severus, langoureusement:
– Je t'aime mon amour.
– Moi aussi, je t'adore. Tout le monde t'adore tu sais.
– Oui, je vois même si je ne comprends pas pourquoi. Enfin, peu importe. Je suis verni, c'est l'important.
Harry, gentiment:
– C'est parce que tu as aidé tout le monde. Lizia avec sa boutique, Charlotte avec son job et Fred, Fred en potions et avec Charlotte, Ron avec Hermione. Georges indirectement avec Lizia. Et les autres, je ne sais pas...
– Les autres c'est toi qui les a aidés, Neville et Luna à se mettre ensemble. Pour Ron et Hermione, moitié moitié. Allons-y...
Severus, curieux:
– C'est quoi le plat que tu as préféré, mon chéri?
– Le curry de crevettes, c'était épicé, j'ai bien aimé, mais c'est peut-être parce que c'est le premier plat que j'ai goûté, j'ai tendance à rester sur ma première impression. Et toi?
– Biryani d'agneau... C'est permanent cette histoire de rester sur la première expérience ou pas?
Harry sourit et hoche la tête.
Draco, placide:
– Trouvez une chambre et vite. Moi le mien, c'était mitigé. Et toi?
Gregory, franchement:
– Moi je lécherais bien l'assiette.
Charlotte hoche la tête et murmure à Fred:
– Moi aussi, merci Roudoudou pour le choix, c'était délicieux.
– Tant mieux, ma douce.
Clin d'œil de Fred.
Draco, livide:
– Ron, tiens ton frère un peu, il part en vrille.
Ron, satisfait:
– Moi j'aime assez le voir comme ça. D'habitude c'est Georges qui baratine. Et toi t'es juste jaloux, détends-toi.
Draco, en rougissant:
– On se fait du pieds, c'est mon maximum. Le reste ultra gênant.
Severus, gentiment:
– Draco vient d'une famille d'aristo, c'est pour ça. Changeons de sujet, je voulais dire merci à tout le monde. Sans vous, je serais probablement tout seul chez moi à composer un poème sur la misère du monde ou pire le suicide. Alors merci à ceux qui m'ont épaulé et qui m'ont fait sortir de ma coquille. Je vous aime.
Fred, en larmes. Georges, placide:
– Moi je ne me sens pas vraiment visé, donc je vais dire au nom de tout le monde, merci à Severus, l'idole de cette table.
– Si si, toi tu m'as trouvé un job. Je t'en suis éternellement reconnaissant.
Georges lève son verre.
– C'est bon, c'est bon... On allait pas te laisser à Poudlard dépérir dans ton donjon quand même. À Severus!
Tout le monde, en cœur: – À Severus!
