Chapitre 86: Aéromancie
Courbaturé par les émotions de la journée, envie d'une douche chaude, Severus se déshabille et entre dans la baignoire. L'eau coule et efface tout. Envie de traîner dans ses quartiers avec son chéri. Il faudra juste verrouiller la porte et la cheminée. Envie de passer la nuit avec, il le relâchera avant les cours. De toute façon, Ron et Neville sont au courant. Après la douche, le pyjama, il se glisse dans le lit avec un bouquin et attend.
McGo n'en finit pas avec ses explications, c'est loooong! Un quart d'heure, qu'elle les retient. Il va faire mine de ranger ses affaires. Coups d'œils insistant à l'horloge. Elle a compris, elle abrège. Harry s'en va en courant. Devant la porte, le mot de passe murmuré à la hâte. Il retrouve son mari alangui dans le lit, à moitié endormi.
Harry, en riant:
– J'arrive, ne bouge pas.
– Mmh Mmh...
Dans la salle de bain, envie de se faire couler un bain. Il patauge, un quart d'heure, puis vole le peignoir de Severus et se glisse dans le lit. Son mari l'enlace et l'embrasse tendrement.
Harry, conquis:
– Mmmmmh! Raconte-moi encore ta semaine.
– Où est-ce que j'en étais resté, je crois que je pleurais tout seul dans le pieu, comme un imbécile. Je pensais que je ne te reverrais jamais. Je peux être un peu dramatique, de temps en temps. Et toi qu'est-ce que tu faisais?
Harry l'embrasse gentiment, puis, en riant:
– J'étais occupé à tenter de révolutionner le monde sorcier et surtout à écrire à Dumbledore pour qu'il nous laisse nous voir. J'aurais mieux fait de t'écrire à toi. Severus, mon amour, et si je me glissais dans ton lit, toutes les nuits?
Severus le serre contre lui.
– J'aurais dit oui, oh pitié oui. Ne révolutionne pas trop, après ça va peut-être me donner envie de rester mais même là, avec les élèves, ça me fatigue. Toutes ses interactions humaines, je dois être un peu autiste.
– De toute façon, tant qu'on aura pas installé l'électricité dans ce château, la technologie nous échappera. Je vais demander un devis. J'étais un peu jaloux du défilé chez mon autiste préféré. Ils voulaient quoi tous?
Severus rigole.
– Me demander des conseils sur l'amour et le sexe, deux sujets que je maîtrise totalement. Je ne sais pas pourquoi ils viennent chez moi. Draco parce que je suis son parrain, les deux autres parce que je suis le prof et Neville, aucune idée!
Harry se blottit contre lui:
– Il pense que tu es un homme sensible et que tu as de l'expérience.
– Peut-être que je vais mettre une plaquette à l'entrée de mon bureau. Je suis puceau et autiste, ne me demandez rien.
Neville: ''Luna ne veut pas coucher avec moi, qu'est-ce que je fais?''
Moi: ''Rien à faire, tu attends qu'elle soit prête.''
Lui: ''C'est un être éthéré, un ange, et si elle ne voulait jamais coucher?''
Moi: ''C'est surtout une ado qui meurt de trouille, rassure-la. Le reste c'est soit une façade, soit une imagination débridée.''
Harry, en riant:
– Tu es terre à terre et tu leur dis la vérité, ça les calme. Et les autres compliments, dans la boîte?
– ''Chapeau, l'artiste, Dean'', j'ai ri une bonne demi-heure... ''Vous devriez devenir Directeur de cette école, Nott'', j'ai angoissé pendant une bonne heure... ''Le cours était moins ardu que d'habitude. Vincent'', ''Une tirade décalée sur la chenille qui devient papillon de Seamus'' celle-là je l'ai affichée aussi à côté du mot de Lavender. Les autres, aucun intérêt.
– Tu aimes les mots, n'est-ce pas, et les tirades...
Severus, gêné:
– Oui, j'avoue que j'adore ça. Draco, je ne t'ai pas dit mais je lui ai fait un serment sur l'alcool aussi, ça a duré une heure de plus. Lavender et Hermione voulait mon avis pour Parvati, je leur ai dit, débrouillez-vous...
Lavender: ''Mais c'est vous le Prof et c'est à vous qu'elle a écrit!''
Moi: ''Répondez-lui. Nott est un abruti à mon avis, Ron a prédit: Parvati et Zabini, ami indécis, amant indécents. Je vous suggère de transférer votre affection.''
Hermione a rigolé, Lavender a noté.
Harry, songeur:
– Tu es franc et tu ne t'embarrasses pas de chichi. Avec toi, c'est clair et net. Tu connaîtrais un électricien qui n'a pas peur des défis extrêmes?
– Hélas non... Je nous ai fait des sandwichs pour le souper. Pas envie de bouger ni de voir qui que ce soit, à part toi.
– Qu'est-ce que j'ai de plus ou de moins que les autres?
– Tu es mon mari, je t'aime, à toi, je peux tout dire. Tu me mets à l'aise et tu me mets en joie quand tu me parles.
Harry, jovial:
– La divination: Je suis arrivé en retard, j'ai dit que j'avais eu un accident dans les escaliers et que j'avais échappé à la mort de justesse. Parce que Trelawney, à chaque cours, elle prédit que je vais mourir. Là, elle a juste rigolé et elle m'a demandé de m'asseoir. Draco m'a collé pendant tout le cours. On a déconné un peu et la prof nous a demandé. *Draaaaco et Harryyyy, une prédictiooon peut-être?* Alors je lui ai dit: Le Professeur Snape va se marier. Draco a ajouté: Avec un petit con de Gryffondor à mon avis. Et je lui ai répondu: Pas du tout, c'est un Serpentard. Il sera très heureux avec et il aura deux enfants mais d'abord il va profiter de la vie avec son chéri... Et maintenant, tout le monde croit que c'est Draco ton fiancé... Après Trelawney m'a demandé le nom alors j'ai refilé la patate chaude à Ron. Il a fait un esclandre et il a dit: Sybille, sibylline, poursuit sa mascarade et son escroquerie jusqu'au soir. Ensuite, elle se transforme, soulagée. Imposteur, difficile sacerdoce... Après ça, Trelawney a fait un burn out et a menacé de démissionner. Lavender a tenté de la réconforter en lui disant qu'elle avait le troisième œil. Mais Trelawney a répondu: *C'est ce que Dumbledore dit toujours. J'ai fait une prédiction dans ma vie. La seule! Il me garde sous le coude au cas où ça se reproduirait mais moooi j'en ai ma claaaque!* Alors Draco s'est foutu de la gueule de Ron et il a dit: Ron le régurgiteur de graillons ne fera pas la grève tant qu'il n'aura pas gavé toute la galaxie et fait démissionner toute la faculté... Alors Trelawney a viré, elle nous a dit que l'Aéromancie c'était l'art de lire dans les nuages et que la classe se ferait à l'extérieur parce qu'elle avait besoin d'air. Malefoy a dit: Mais on se les pèle dehors, Madame! Et Trelawney a répondu: *Riiiien à fouutre!* Après, c'était surréaliste, on s'est couché dans l'herbe et on a regardé les nuages. Moi j'aime assez, j'ai vu nos deux enfants, Clotilde et Jeannot lapin. L'un n'aura pas de magie malheureusement, ce sera le mien mais l'autre finira Ministre de la magie.
Severus, stupéfait:
– Pourquoi Jeannot lapin!?
– Il aime bien les lapins en peluche, c'est le mien. Et Clotilde c'est la tienne.
Severus, gentiment:
– Et qu'est-ce qu'il va nous faire Jeannot lapin, le cracmol?
– Conducteur de bus.
– La mère c'est Charlotte?
– Pour moi oui, pour toi, Hermione. Elle aura changé d'avis à cette époque.
Severus, sérieusement:
– Changeons tout ça, ça ne me va pas. Moi et Hermione, très mauvaise idée, aucune fantaisie ce gosse! Pauvre Clotilde! Et toi et Charlotte, si ça donne Jeannot le conducteur de bus, non! Exclu!
Harry hausse les épaules, puis, se met à pleurer. Severus le console.
– Désolé, ça m'a paru un peu anti-climatique. Tu t'étais attaché, je suis sûr.
– On avait l'air heureux. Il faut que je fasse le deuil.
– Mais non, mais non, on peut, mais, à mon avis, tu as vu un futur possible, il y en a probablement d'autres. Ministre de la magie, au secours!
Harry, en riant:
– Ouais bon, c'est vrai que des fois, on se fait un peu chier aux dîners. L'un avec ses modèles de bus et l'autre avec ses réformes. On est content quand ils sont partis.
Severus, mort de rire.
– Tu es extraordinaire chéri, tu vois passer trois nuages et tu brodes toute notre vie. Interdiction de regarder dans le ciel à partir de maintenant. Ça existe Aéromancien? Peut-être si l'électricité ne passe pas... On va te faire faire un petit stage avec Firenze. Tu iras avec Ron et Charlotte. Trop de Seer, il ne doit en rester qu'un.
– Charlotte devine ce qui existe déjà, elle ne prédit pas le futur, à mon avis. Ron, si. Moi Bonimenteur surtout, je suis juste intuitif, j'ai vu un lapin et un bureau et j'ai brodé.
Severus, mi-figue:
– Ah ça pour broder! C'est de la broderie professionnelle mon Chouchou.
– Draco a tout noté, si tu veux. Il s'ennuyait à côté. Lui les nuages, ça ne lui parle pas. J'ai dû rendre mon résumé à Trelawney mais j'ai dupliqué la feuille.
– Couchons, tu m'émoustilles avec tes histoires. Toi tu gardes ton peignoir et je vais juste descendre mon bas de pyjama, envie de faire l'amour douillettement dans les plumes. Ensuite, envie de te serrer fort et de ne plus jamais te laisser repartir, à part, peut-être, demain matin...
– Mmmmmmmh! Tu dis des choses si douces pour quelqu'un qui n'est pas sentimental, mon cœur.
Severus, doucement:
– Jamais dit que je n'étais pas sentimental... Tu dois confondre avec quelqu'un d'autre. Quelqu'un qui ne pleure pas l'absence de son amour dans le pieu et qui prend virilement son mari. Moi, je suis juste une femmelette. C'est toi l'homme ici.
Harry, ironique:
– C'est la carrure, c'est ça? Tous ses muscles et cette masculinité qui me caractérise. La testostérone à l'état pur. Brut et sauvage comme un étalon au galop mais j'ai mes failles aussi, Severus. Je pleure parfois et en moi sommeille une frêle jouvencelle prête à être déflorer par un beau mal viril comme toi, Monsieur Snape.
Severus, mort de rire.
– Toi t'es vraiment un cachottier. C'est la plus belle tirade que j'ai jamais entendue.
– J'étais dedans, c'est vrai, mais la plupart de temps, je me gêne. Savoure quand ça sort...
Severus, décidé:
– Je vais me faire un cahier avec tes tirades... J'ai déjà ''Le Flegme légendaire'', ''Le Costume du Chat Botté'', ''Les deux Boulets de gosses à dîner'' et celle-ci je vais l'appeler: ''La frêle jouvencelle''. Je repasserais la scène plus tard, là on est occupé. Où j'en étais? Ah oui, le mal viril... Mon cul! Je vais faire ça comme d'habitude, prestement mais tout en douceur. Mais d'abord, je vais t'embrasser un peu partout. Et je vais te préparer en même temps.
Des baisers, l'index s'insinue à l'intérieur.
Harry, parti:
– Oh oui, oh oui, oh oui! Continue mon chéri, bien au fond. Je n'en peux plus, je veux ton sexe. Remplis-moi de ton amour.
– Mmh mmh. Solitude et désespoir, tu prends aussi, parce que c'est ce que j'ai ressenti toute la semaine. Tu transformeras en ce qu'il faut. Le fond c'est de l'amour. Un deuxième doigt, mon poussin?
– Oui et caresse-moi les fesses, continue à m'embrasser surtout.
Severus, franchement:
– Je ne peux plus m'arrêter de toute façon. J'aime bien avec les doigts, mais j'ai hâte de mettre mon sexe. Il aimerait se retrouver son fourreau, on y est bien en sécurité, il aime. Le problème après, c'est qu'il n'a plus envie de ressortir.
– Pas grave, laisse-le à l'intérieur, je me branlerais 5'000 fois pendant ce temps. Oh mets-la moi, je t'en conjure.
– D'accord, d'accord. Je me mets dedans, un baiser d'abord, un baiser pendant, un baiser tout le long. Oh oui, on est bien. Je vais rester là un petit moment. Et il se branle et il se branle et il se branle. Quel branleur ce mari. Tu veux que je bouge mon cœur, je peux plus bouger. Figé de joie. Si si branle-toi, je plaisantais parce que j'en branle pas une. Ce moi le branleur de mari.
– Prends-ton temps et savoure.
– Encore un bisou, s'il te plaît, chéri. Je vais juste m'avancer vers toi, de façon répétée, m'éloigner je ne peux pas.
Harry, conquis:
– Ça va aussi. C'est délicieux, mon cœur! Oui viens vers moi. Plus près encore.
– Ooohhh, je crois que j'ai enfin trouver la technique qui me convient. Deux ans plus tard ou presque... Severus l'élève assidu, dernier de la classe... Tu parles d'un Serdaigle... Je vais me rapprocher encore un peu, je sens que tu t'éloigne. Pars pas!
Severus lui agrippe le bassin. Lui à deux doigts de jouir, il ralentit. Harry, franchement:
– Je déteste quand tu te déprécies, ça me rend marteau!
Harry l'embrasse pour le faire taire. A bout de souffle, il continue, ça lui apprendra à dire des conneries. Severus, enflammé:
– Je me tais, je me tais, désolé. T'es tout proche, juste un peu encore. Fais-moi écouter ton cœur, qu'est-ce qu'il bat vite. On va voir si on peut accélérer la cadence. Non branle-toi pas, je te prendrais dans la bouche après, trop envie!
– On peut faire les deux, moi la période réfractaire, mon pénis y est réfractaire. Peut-pas m'empêcher de me branler, désolé. Trop excité. Oh oui comme ça, tout près, tout près, tous près!
Severus, excité:
– Toi t'en es où?
– Quand tu veux! Je suis prêt.
– Alors on ralenti... Moi, je savoure cette fois-ci. Qu'est-ce que tu veux faire ce week-end?
Harry, en soupirant:
– On pourrait aller chez toi, on serait tranquille. Ici c'est le défilé de cons, Dieu sait ce qu'ils vont encore trouver ce week-end pour te faire chier! Je te préviens, je ne suis pas très actif en hiver et je m'empâte un peu.
Severus, mort de rire:
– Tu as raison, tirons-nous d'ici! S'empâter, tout un programme, tu vas arriver à 60kg tout mouillé.
– L'été je fais du sport, alors je reperds tout et là, je suis à 57 quand même.
– Oui ça te va bien, un peu de chair, moi j'adore tes fesses, elles sont extra-ferme. Je suis un peu jaloux mais vu que j'ai plus du double de ton âge il ne faut pas que je me fasse d'illusions. Je me perds, il faut que je m'approche de nouveau. Oh oui! On est si loin là. Il faut que je te fasse l'amour pendant que je bande encore. Après c'est toi qui prendra le relais.
Harry, fâché:
– Tu dis n'importe quoi! T'es jeune Severus! Tu te rends plus compte à cause de moi mais tu es jeune.
– Tant mieux si tu penses ça. Ça m'arrange. Tu perds rien, à 18 ans, de toute façon, j'étais pas terrible. Je me suis vivement amélioré, on va dire. Je voudrais pas revenir en arrière. Par contre, je vais aller en avant. Encore, encore, encore, encore, encore, encore, encore. Oh oui encore! Je n'en peux plus je vais jouir. Désolé, chéri. Trop de plaisir.
– Attends-moi je te rejoins...
Harry se branle avec abandon. Severus à deux doigts de jouir. Harry, excité:
– Lâche la purééée!
– C'est fait, c'est fait, c'est fait, c'est fait, c'est fait! Prends-moi dans tes bras, ma frêle jouvencelle adorée.
