Chapitre 89: Le cahier

Harry se déshabille. Il va en faire autant. Severus l'enlace. Des bisous dans le cou, les mains se promènent sur son corps. Sans parole, c'est étrange, Severus n'aime pas tellement.
– Parle-moi, j'ai besoin que tu me parles...
Harry, volubile:
– Après les cours, j'ai eu mon entraînement de Quidditch, je songe à quitter l'équipe... Ça ne m'intéresse plus tellement mais bon, au moins ça me défoule. C'est ce que je me dis chaque hiver, quand on se les pèle sur ce maudit terrain. J'ai fait 2-3 belles prises, j'ai été dîner dans la grande salle, discussions inintéressantes, tu m'as manqué. Comme tout le monde me soûlait, je suis venu directement dans tes quartiers, j'ai squatté ta baignoire pendant une heure et j'ai essayé de me raconter des histoires avec la mousse. Quand il n'y a plus eu de mousse, je suis sorti du bain. J'ai été dans ton bureau et je me suis demandé où tu rangeais mes lettres. Moi, tous mes souvenirs de toi, je les mets dans un coffre sous mon lit. J'ai fait ''Accio lettres de Harry Potter'' et un classeur noir m'a volé dans les mains. Il n'y avait pas d'étiquette dessus. Je l'ai ouvert, tu avais classé toutes mes lettres dans des fourres, de la plus récente à la plus ancienne. Moi je les ai relues dans l'autre sens et j'ai failli pleurer de honte parce que je me suis trouvé légèrement naïf et surfait dans mon affection. Et aussi parce que les premières, tu as corrigé l'orthographe.
– Excuse le vieux con que j'étais! Ça m'a passé après! Pardonne-moi mon amour! J'étais un peu frustré à l'époque. Les premières, je les avais même notées avec des remarques dans la marge. Après j'ai revu ça, plus tard, et j'ai tout tracé en noir. Je suis inexcusable.
– Ah c'était ça, je me demandais ce que c'était ces carrés noirs! Oui, je te pardonne. J'ai lu la dernière et je me suis dit, ça fait un moment que je ne lui ai plus écrit. Alors je t'ai fait une lettre et je l'ai mise dans la première fourre. Et je me suis demandé et lui? Il ne m'a jamais écrit ou alors il l'a fait et il n'a pas osé me les donner? J'ai fait ''Accio lettres de Severus Snape à Harry Potter''. Et là, un cahier, noir, toujours sans étiquette, m'a volé dans les mains mais je n'ai pas osé l'ouvrir. J'ai pris un de tes livres, c'était barbant au possible, ça parlait du désert. Et chaque deux secondes, je repensais à ce cahier.
Severus, scié:
– C'est mon cahier de branlette, prend-le, garde-le, je te le donne, il est plein.
– Je m'imaginais à quoi ça pouvait ressembler... Je me suis dit, peut-être que c'est des réponses à mes lettres ou peut-être c'est des poèmes ou peut-être il y a juste une page ou peut-être c'est des insultes. Pourquoi il m'a jamais parlé de ce cahier? Peut-être qu'il contient un terrible secret? Bref, j'étais dans tous mes états.
– Moi je l'aurais ouvert directement mais toi tu aimes te torturer l'esprit apparemment... À la fin, tu l'as ouvert au moins?
Harry, doucement:
– Pas tout à fait, j'ai pris le cahier et j'ai demandé, quelque chose de pas trop dur pour commencer et j'ai ouvert à une page au hasard, c'était un texte... ''Potter, tu me tends la bite!'' c'est tout ce que j'ai réussi à lire, après, j'ai dû aller me branler. Après j'étais calmé mais je n'osais pas le rouvrir. Je me suis dit que faire avec ce cahier? C'est pire que ce que j'imaginais. Il va falloir que je lise une ligne à la fois. Je me suis dit qu'à la fin, ce serait peut-être moins pire. Alors j'ai entrouvert, vers la fin mais j'ai lu ''Harry mon petit poussin, tu transformes ma baraque en nid douillet. Avant toi, c'était un arbre en friche.'' Et je me suis dit, non c'est presque pire. Alors j'ai mis le cahier sous l'oreiller et j'ai posé ma tête dessus.
Severus, touché:
– Prends ce cahier et lis-le, c'est pas du Shakespeare, je te préviens. Et la moitié c'était avant qu'on soit ensemble pour me défouler de mes désirs pervers sur mon élève préféré. C'est assez graphique et à la fin c'est sirupeux, je crois même qu'il y a un endroit où j'ai écrit ton nom et j'ai fait des cœurs sur toute une page. Je ne te l'ai jamais montré parce que j'avais trop honte. Mais tu l'as trouvé, tant mieux pour toi, profite! Tu veux que je te lise une page, la première?
– Oui!
– Bon ça va les premières, c'était il y a longtemps, il y a prescription. Pour les dernières, j'aurais plus de peine vu que c'est plus récent... Voyons cette merde, je vais rougir, probablement... Potter, alors comme ça, on a fait de la muscu pendant les vacances?
Harry, mort de rire:
– C'était surtout du jardinage intensif et repeindre cette saleté de clôture mais merci chéri d'avoir remarqué!
– Je suis ton fan numéro un, tu verras. Reprenons... Ça doit affoler les minettes...
Harry, hilare:
– Moins que tu penses!
Moi j'avoue que ça me file la trique. En cours, impossible de débander. Planqué derrière le bureau. Dieu sait les autres cours, il va falloir que je me branle avant. Ou alors tu pourrais peut-être m'aider?
Harry, excité:
– Tout ce que tu veux, mon amour!
Potter, sous le bureau! Votre prof bien aimé, vous réclame. Et toi tu dirais non, bien sûr. Faudrait que je te supplie encore...
– Mais non! Si tu me demandes comme ça, je viens. Même pas besoin de demander...
Alors je te supplie, viens s'il te plaît, je n'en peux plus, tu me rends marteau.
– Mon pauvre chéri!
Pense à quelqu'un d'autre s'il le faut. Moi je penserais à toi parce que je suis désespéré, parce que je te veux désespérément. Sinon une retenue, vas-y rapplique toi. Pense à Dean Thomas et suce-moi. Ma bite, elle est bien, tu verras... Ça fait combien de pages cette merde!?
– Pourquoi Dean Thomas?! Aucun intérêt!
Severus secoue la tête en riant.
– Continuons ce fabuleux argumentaire sur mon sexe... Ni trop longue, ni trop courte. Tu y trouveras peut-être ton beurre. Oui déboutonne-moi, oui prends-la dans ta bouche. Pour les autres, branlez-vous, page 344, moi je me fais sucer par mon petit chou. Mon petit chou, tiens, déjà... Les ingrédients sont au tableau, débrouillez-vous un peu. Moi, je ne peux plus bouger. J'ai la tête dans les étoiles et ma bite elle est dans sa bouche. Il s'applique, dis donc, il la prend tout au fond et le gland, il le suçote doucement.
– Tu te branlais quand tu écrivais ça?
– Oui de la main gauche... Et si je lui gicle dans la bouche? Ça ferait désordre, retenons-nous. La bienséance toujours, Professeur Snape.
Harry, attendri:
– Il est mignon, tu ne trouves pas?
Severus, ironique:
– Un sacré puceau celui-là. Tu n'en tirerais rien du tout... Il fait genre, je me retiens mais tu l'aurais pris dans ta bouche, il serait parti direct. Écoutons-le encore... C'est dur de se retenir, surtout avec ta langue sur mon gland et quand tu le prends entre tes lèvres et que tu le presses. Oui c'est difficile. Oui tète-le un peu, ça va me faire venir.
– Il y a des instructions! Sacré Severus! Continue moi j'adore...
Mais tu ne veux pas me faire venir, tu veux faire durer le plaisir, alors tu me suces tout doucement...
Harry, en riant:
– C'est tout moi, ça, jamais impatient!
Tu as oublié que c'est moi, à ce stade, tu fais ça amoureusement. Déni activé!
– Plutôt estime de soi dans les chaussettes. Aïe aïe aïe, si tu savais...
Ou peut-être pas, peut-être que je ne te déplais pas tant que ça. Mais pense plutôt à Dean Thomas. Moi, je ne peux rien te donner. Quoique si tu me suces comme ça avec autant d'enthousiasme, je peux faire une exception. Harry Potter bouffe-moi le gland, libère-moi avant la cloche. Oui comme ça! Oh ça coule entre tes lèvres. T'en goûte un peu de mon sperme, il n'est pas si amer, je ne suis pas si amer que tu crois, mon petit chou. Ensuite, tu me regardes dans les yeux. Toutes les rivières du monde à l'intérieur. Je me noie. Fin de la scène.
Harry hoche la tête.
– Une autre! Tu les relis des fois?
– Non jamais, je les écrivais et je me branlais... Je te lis la suivante. Qu'est-ce que t'en pense en vrai?
– Ça m'excite, le Prof qui fantasme sur moi!
Severus, en riant:
Monsieur Potter, ça se gâte... Votre devoir est trop succinct, vous n'avez rien écouté en classe comme d'habitude. Je vous ai quand même mis un A, moins je n'arrive pas à vous mettre. Ce que j'ai envie de te la mettre. Je me demande ta réaction si tu lisais ça. Mais c'est vrai que j'ai envie de te la mettre. Allez ce devoir est inadmissible, retenue!
– Mmmmh! J'ai hâte.
Au lieu d'astiquer les chaudrons, tu vas astiquer le Prof. Il est dur comme de la fonte. Toi docile, pour une fois. D'accord mais moi qu'est-ce que j'y gagne. Ben je continue de te donner des A pardi. Et si tu fais ça vraiment bien, peut-être j'augmente la note un brin. Alors tu t'installes sur mes genoux et tu m'embrasses. Tu y tiens à ton O.
– C'est n'importe quoi! Moi à ce stade, je pense: ''Mon plan diabolique est en marche, je vais enfin le séduire cette fois-ci, lui il divague sur ma note, pourquoi pas, laissons-lui ses illusions. Je vais lui rouler un patin d'enfer, parce qu'il me fait bander comme un taureau. Applique-toi Harry et si on se frottait un peu sur ses genoux.''
Il y met du cœur, peut-être que la note est accessoire finalement.
– Toujours ce doute ténu qui subsiste, j'adore! ''Sa langue contre la mienne, presque un combat, tranchante, je ne vous veux pas de mal Professeur, détendez-vous.''
Oh que c'est sirupeux, il va m'avoir c'est sûr. Qu'est-ce que vous faites Monsieur Potter?
– ''Je vous séduis, Professeur, mais rendez-moi votre langue, je n'avais pas fini.''
Pas de réponse, il rougit un peu. Peut-être qu'il avait oublié où il se trouvait ou plutôt avec qui. Tant pis, embrassons-le encore, montrons-lui qu'on n'est pas si froid, finalement.
– ''Oui tu me fais oublier le temps, toi, je ne t'oublie pas, il n'y a que toi qui m'excite, mon Professeur adoré. Embrasse-moi encore et encore et encore...''
Il me repousse, ça vaut bien un O, je lis sur ses lèvres closes.
– ''Il lit mal, c'est juste pour respirer un brin. Histoire de ne pas suffoquer de joie. Et si je t'embrassais, au creux du cou? Et si je t'embrassais partout? C'est moi qui veut te faire dire Oh! Un Oh, choqué, avec le sourire qui va avec.''
Insuffisant, je lui dis. Comme d'habitude.
– ''Oui, je sais bien que tu en veux encore, je sais bien que t'en veux toujours plus. Severus!''
Severus, vous êtes injuste, il me dit. Et il se blottit contre moi.
– ''Oui et on va se frotter contre lui aussi parce que vu le déni, il faudra bien ça. Allez frottons-nous!''
Harry lui grimpe sur les genoux, l'enlace et se frotte. Lui blottit sa tête contre sa nuque et soupire.
Je reste impassible. Il faut pas charrier.
– ''Si charrions un peu... Professeur vous ne m'aimez plus?''
Severus lui mordille le lobe de l'oreille et le suce.
Il est déçu, je le sens. Enlaçons-le.
Severus referme ses bras autour de lui et le serre fort.
– ''Ah quand même!''
Harry l'embrasse, un baiser humide, grand renfort de gémissements.
Et si on passais à la suite du programme, Monsieur Potter?
Severus l'embrasse tendrement, les mains blottie dans ses cheveux.
– ''Tout ce que vous voulez, je suis à vous, Professeur Severus adoré.''
Severus lui fait un suçon dans le cou.
Déboutonnez ma tunique, si vous osez.
Les deux mains sur ses fesses qui les pelotent.
– ''Je n'ose point, frêle jouvencelle que je suis''.
Severus se marre. Un bisou amoureux sur le front.
Les mains qui tremblent et si je l'aidais?
Mains dans les mains, douces caresses, elles se cherchent et tantôt se pressent.
– ''Merci mon amour, trop excité pour te déboutonner''.
Severus lui gémit à l'oreille.
Il a retiré sa main. Non, il déboutonne plus bas. Le pantalon, direct.
Sexe contre sexe, Harry se frotte. Le tube de lubrifiant, Severus lui badigeonne le sexe. Harry frotte ses deux doigts dessus pour les enduire et les enfonce à l'intérieur. Gémissements ravis. Des vas et vient.
– ''Sans doute que j'en ai marre de pavoiser, Monsieur Snape''.
Severus lui empoigne le sexe et l'enfonce à l'intérieur.
– AAhhhhh! Comme vous y allez, Monsieur Potter, je ne suis pas un homme facile.
Severus ondule et agrippe ses fesses pour les presser contre lui. Harry, en liesse.
– ''Je sais, je sais, vous êtes très renfermé, ne vous inquiétez pas, on va y aller doucement''.
Des coups de reins francs.
– OOOOOOOOOOOOOH! Il n'écoute rien et le déboutonne quand même. Il se passe la langue sur les lèvres. Est-ce qu'il me désirerait?
Harry le plaque sur le lit et s'agrippe aux montants. Des coups de reins déchaînés.
– ''Non c'est sans doute votre imagination débridée, Monsieur Snape. Bien sûr que je te veux! Fais-moi goûter ta merveilleuse bite.''
Severus l'embrasse en gémissant.
– ''À moins que tu préfères te branler et que je te regarde, mon cœur?''
Severus hoche la tête et attrape son sexe. Il se branle gentiment. Harry continue les coups de reins.
Le sexe à l'air, que va t'il faire?
– ''Tout ce que tu veux, mon coeur, tout ce que tu veux!''
Harry ralentit et prend le sexe de Severus entre ses mains. Il le branle amoureusement.
Severus, parti:
– J'en peux plus, j'en peux plus, j'en peux plus, j'en peux plus... Il le prend dans ses mains et le branle. Il fait ça délicatement.
– ''Pour une fois qu'on est d'accord, délicatement, c'est un trésor, je l'aime ta bite, j'aime tout reste, mon amour, ma moitié, mon mari'
– AAAAAAHHH AAAAAAHHH AAAAAAHHH AAAAAAHHH AAAAAHHH Ne pas partir trop vite... Trop tard!
Harry l'embrasse amoureusement. Severus ondule sous lui. Deux coups de reins et il est parti.
– AAAAAAHHHHHHHHH AAAAAHHHHHHHHH AAAAAHHHHHHHHHH AAAAHHHHHHHH Oh purée, on a tout donné là! Comment ça finit? ''Pars quand tu veux, mon chéri, j'aime bien quand tu jouis avant moi.''
– Ah oui? J'ai adoré aussi, détrompe-le, faisons ça tout le week-end. Sa main, de plus en plus ferme, enserre mon sexe.
Severus embrasse son visage, une nuée de baisers.
– ''Laisse-toi aller mon chéri, je veille sur toi.''
Il me regarde intensément, l'embrasser pour divertir l'attention.
Harry le dévore des yeux. Severus sourit et plonge dans son regard. Intimité sublime.
– ''Voulez-vous m'épouser, Professeur? Je suis tombé amoureux de vous pendant cette retenue. Je ne peux plus me passer de vous maintenant''.
Severus hoche la tête.
Merde, il jouit déjà. Le sperme qui coule sur sa main. Potter se lèche les doigts.
– ''Oublions-le O et marions-nous, Professeur''.
Potter, satisfait, le O c'était une excuse, Professeur. A demain...
– ''Mmmhhh, pourquoi pas ce soir?"
– Pourquoi pas tous les soirs?