Chapitre 98 : Les bagues
Harry, enthousiaste:
– Les bagues, les bagues, les bagues, les bagues!
– Ah c'est aujourd'hui, j'avais presque oublié. Il a dit deux semaines mais peut-être qu'il a arrondi. Passons voir quand même mais si elles ne sont pas prêtes ne le braque pas.
– Si si, je sens qu'elles sont prêtes. Allons-y.
Severus, en riant:
– Il est 7h30 mon amour, rendors-toi. Il doit ouvrir vers 9h00.
– Je ne pourrais pas me rendormir, je suis trop excité. Tu me montrerais un souvenir où tu te branles et où tu écris dans ton cahier?
– Si tu veux, mon curieux de mari. On en était resté où, je te montre le prochain... Moi je ne veux pas revoir ça, je te le mets dans la pensine, débrouille-toi. Pendant ce temps je vais redormir un brin.
C'est lequel le prochain? Oui ça va, faisons ce souvenir-là, jusque là.
Severus sort le filament et le met dans la pensine.
– Et voilà chéri, bonne nuit!
Severus se tourne de l'autre côté. Harry l'enlace.
– Merci. Désolé si je suis trop curieux mais j'avoue que j'aimerais tout savoir de toi.
– Gardons un peu de mystère quand même, ça m'arrange. Mon passé n'a pas toujours été glorieux. Mais le branleur tu peux regarder. C'est pas très intéressant, je t'avertis.
– Mais si! Merci mon ange! T'es sûr que tu ne veux pas voir?
– Mes délires de branlette n'intéressent que toi!
Poudlard, 19h30, le Maître dans sa chambre. J'aurais cru qu'il faisait ça à son bureau. Allongé sur son lit, en pleine lecture. Robinson Crusoé, page 153. Il soupire un peu. Les cheveux, ça ne va vraiment pas, ça cache le visage. Il finit la page, un marque-page planté au milieu et il dépose le livre sur sa table de nuit.
Il ouvre le tiroir, son cahier, sa plume et le lubrifiant. Il ne se déshabille pas, il descend juste le bas de son pyjama. Il doit faire froid ou alors il est un brin flemmard. Du lubrifiant sur la fusée étalé avec la main gauche, l'autre il la garde clean pour écrire. Un sort de silence. Le cahier posé à sa droite, il s'adosse contre le lit et écrit.
''Potter, Potter, Potter...''
Quelques allers et venus de la main gauche sur la fusée et il est parti. 3...2...1...0
Il continue à écrire: ''Vous me décimez, même dans mes quartiers, vous vous insinuez dans mes pensées. Une plaie indélogeable, mais ce que vous me faites bander!''
On va lui répondre, même s'il ne m'entend pas:
– Toi aussi tu me fais bander, Severus! Tu m'excites à mort!
– Mmmmh. Ahhh!
Oh et les bruits!
La main gauche qui le branle, enthousiaste. Il écrit: ''Et si vous étiez avec moi dans ce lit? Qu'est-ce que vous me feriez? La vie impossible, j'en suis persuadé. Toujours plus, toujours plus, toujours plus!''
– Oui c'est vrai que je veux tout savoir de toi mais le sexe c'est plutôt toi qui en redemande, mon coeur.
– Ahhh! Tu me tues, Potter.
Il repart, cinq, cette fois. Je me demande jusqu'où il va aller? Il faut que j'arrête de compter, ça le gêne. Il écrit: ''Mais c'est moi l'obsédé de service, qui ne fait que me branler, encore et encore et encore. Tu pourrais m'aider de temps en temps.
– Je le fais, mon chéri. Tous les soirs, tu hurles et tu jouis, jouis, jouis, jouis encore. Jusqu'à ce que tu me supplies d'arrêter. Et après, tu dors, comme un loire. Et le lendemain, on recommence. Moi j'adore ça! Alors lâche-toi.
– Ohhh! Que c'est bon, Potter!
La voix, c'est plus tout à fait la même non plus. Maintenant, elle est moins amer, plus douce. Tu dois être plus heureux, tant mieux. Il écrit: "Que c'est bon de t'avoir à côté de moi! Ta main sur mon sexe qui me branle, jusqu'à ce que je jouisse dans tes mains, au moins dix fois de suite.''
Il ferme les yeux:
– Ohhh oui Potter! Ohhh oui Potter!
Je me demande où je suis, en ce moment. Si je pouvais, j'irais me chercher, juste pour assister à la scène. Ça accélérerait le rapprochement.
Il part fort. Un sort de nettoyage et il remonte son pyjama. Le cahier, abandonné. Il ferme les yeux et se glisse sous la couverture. Tu pourrais continuer, tu sais... Un léger sourire, il est mignon quand même. Je l'aime mon Professeur. On va en profiter pour le regarder dormir. Mais non ça coupe! Retour à la réalité.
Severus ronfle légèrement. Harry se glisse dans le lit et l'enlace.
Severus, dans les vapes:
– Ah t'es là... Ça a été? C'est ce que tu espérais?
– Oui mais tu aurais pu me laisser regarder la suite.
– La suite, c'est ça, je dors, au moins une demi-heure. Regarde-moi si tu veux...
– Et après tu recommençais?
Severus, en riant:
– Je relisais un peu, jusqu'à que ça me lasse, ensuite oui je recommençais, jusqu'à 23h, après une douche et au pieu. La vie fascinante de Severus Snape, Maître des Potions et branleur professionnel.
Harry se marre.
– Vu comme tu apparais en public, je t'imaginais beaucoup plus réprimé.
– Oh c'est un genre que je me donne pour que personne ne découvre mon terrible secret. Ça t'a fait quoi de me voir?
– Plaisir mais j'aurais voulu pouvoir te parler et te toucher et surtout aller me chercher pour que tu te sentes moins seul.
Severus, intrigué:
– Et mon Sauveur adoré, pendant ce temps, est-ce qu'il se branlait sur moi?
– Tout le temps... Tu veux voir?
Severus se retourne vers lui. Yeux dans les yeux. Severus, sourire contrit:
– Je t'avoue que oui. Legi-li-mens...
La photo, il ne sait pas où il l'a dénichée. Sans doute un coup de Colin Crivey. Elle a l'air d'avoir bien servie en tout cas. Plus visuel, son chéri, il pourrait lui en donner d'autres.
Qu'est-ce qu'il murmure? Son prénom, en boucle. J'espère qu'il a verrouillé la porte de la chambre et fait un sort de silence. Lui, il fait ça à sec et déshabillé. Quel âge il a. Mieux vaut pas savoir. Ça devait être après le jardinage.
– Severuuuuus!
Oui mon chou, ce que t'es mignon. Après la photo, il la blottit contre sa poitrine. Insoutenable.
Severus se retire de son esprit.
Un câlin à étouffer. Harry s'agrippe. Ouf, il se sent un peu mieux.
Severus, franchement:
– C'est affreux de nous voir, en fait. J'ai de la peine pour nous. Heureusement que ça finit bien. Si tu veux d'autres photos, mitraille-moi, je n'aime pas poser.
– Je les prendrais chez toi, quand je pourrais recharger mon portable. On pourrait voler un retourneur de temps et nous prévenir. Moi j'irais te voir et toi tu irais me voir. A quel âge tu me prendrais, 15-16?
– On ne peut pas. Plutôt 17-18 mais je te dirais avant que tu me plais et que tu peux m'envoyer des lettres sans autre et les signer. Et toi tu me dirais quoi?
Harry, en riant:
– Je te dirais que tu peux te branler bien plus que trois fois de suite, je te dirais ensuite d'arrêter de te branler et d'aller me chercher, de me mettre en retenue et de m'embrasser, je n'attends que ça. Sinon tu peux aussi me filer ton cahier moi je me branle sur ta photo, donne-moi d'autres photos, au moins.
– Où est-ce que tu l'as dénichée?
– J'ai payé Colin pour en faire. T'es pire qu'un animal sauvage. Il y en avait une de potable, c'est tout.
Severus, gêné:
– Le Safari. Je lui ai peut-être dit que s'il continuait à me pister, je lui ferais bouffer son appareil-photo.
– Oui ça te ressemble bien! Parle-moi encore de toi, à l'époque?
– Frustré, amer et désespéré. C'était à peu près mes trois émotions principales. J'alternais.
Harry, scié:
– Quelle horreur! Allons te sauver. Et si je te faisais juste un mot? Les conséquences seraient moindres.
– Non, on ne va pas s'amuser à ça. Assumons. Moi j'assume. A 18, tu étais prêt moi c'était plutôt 38. Avant, je ne m'y risquerais pas. Chéri, il est 9h00...
– Les bagues!
Dans la bijouterie, les mains soudées.
Gustave, mi-figue:
– Ah vous êtes revenus... Je les ai finies ce matin. J'avais l'intuition que vous viendriez. J'ai un peu changé les plans. Moins de zircons, plus de diamants, mais je vous les fais toujours à 200 vu que vous épousez l'étudiant. Severus, je vous laisse essayer la vôtre. Main droite ou main gauche?
Harry, franchement:
– Mettons les à droite, qu'il n'y ai pas de doutes. Et la mienne?
Gustave, amusé:
– Un à la fois...
Severus enfile sa bague, une aura autour de lui. Qu'est-ce que c'est que ce truc?!
Gustave, en riant:
– Comment vous vous sentez?
– Casé. Qu'est-ce que vous avez fait?
– Un sort. Voyons celle de l'étudiant.
Harry enfile sa bague et se met à pleurer, ça soulage.
Gustave, scié:
– Comment tu te sens?
– Protégé et aimé, disons très aimé, le plus aimé du monde.
– Ça vous convient?
Severus, curieux:
– Oui mais j'aimerais bien savoir ce que vous avez fait.
– J'ai dit, que cet amour se manifeste par la magie sur ses bagues. En général, ça fait les sorts appropriés. Et ça se met à jour, petit à petit.
Harry, ravi:
– Génial ! On peut avoir la liste des sorts?
– Ça vous regarde, moi je n'ai pas fait l'inventaire. Demandez à Severus de les examiner.
Severus, touché:
– Merci pour ce travail d'orfèvre, Gustave.
– Oh moi, vous savez, je ne fais que rendre visible l'invisible et un amour comme le vôtre, on en rencontre pas à chaque coin de rue.
Dans la rue, Harry, guilleret:
– Je me sens tellement soulagé, comme si un poids s'était enlevé de ma poitrine. Et toi?
– Moi je plane et tellement de joie, je ne sais plus quoi en faire. Envie de... Ohhh oui ça soulage! Serein, ça doit être ça et j'ai moins envie de me branler, ça fait du bien. Faisons un inventaire détaillé quand même, ça m'intrigue. On rentre.
Harry lui saute dans les bras. Apparition, dans son salon. Les deux se laissent tomber dans le fauteuil. Harry sur ses genoux, il l'enlace.
Severus, conquis:
– Oh ce que je t'aime!
– Moi aussi je t'adore. Je t'aime, je t'aime, je t'aime.
– Moi c'est plus franc et toi moins avide que d'habitude. On commence par laquelle?
– La tienne...
Severus, intrigué:
– Révèle tes secrets... Oh purée! C'est quoi tout ça! Y a des trucs, je ne sais même pas ce que c'est. On est mal barré.
– Essayons de les lire autrement par intuition. Je vais lire la tienne. La bague représente mon amour pour toi et ce que je souhaite pour toi du fond du cœur. Je t'aime, j'ai envie que tu le sache alors ça doit déborder de partout, je n'ai pas envie que les autres hommes t'approchent, ni les autres femmes d'ailleurs, ils savent juste que tu es casé. J'ai envie que tu te sentes protégé, comme dans un cocon. J'ai envie que tu sois heureux, la joie ça doit déborder de partout aussi. Et la paix, j'ai envie que tu sois en paix, tu mérites d'être en paix. Une protection optimale, contre à peu près tout. Une estime de soi, maximum, j'ai envie que tu sois fier de toi. Et la bague on la garde toute la vie ou jusqu'au divorce. Ça doit être à peu près tout. La tienne est plus chargée encore, peut-être que tu pourras me donner des idées.
Severus, ému:
– Oh chéri! Pas étonnant que je plane! Non ne touche à rien, pitié! La mienne, c'est que j'ai chargé les sorts de protection au maximum. L'amour est peut-être un poil moins possessif mais tu as raison, soudons la bague, en cas de disputes. J'ai chargé aussi pour la fidélité, je ne veux que toi, juste toi et je veux que tu le saches. Le reste des petits détails techniques, sois-moins imprudent avec ta vie, elle est précieuse, crois en toi davantage, tu es capable du meilleur, un petit coup de pouce pour les potions, ça devrait être plus facile. Sinon tout ce que tu veux, mon coeur...
– Ahhhhh! L'extase totale. Allons au lit, allongeons-nous, mains dans la mains, et ne faisons rien.
– D'accord.
