Chapitre 102: Un peu de magie
Nul ces bouquins! Écrit par des psychopathes pour des psychopathes! Il ne veut pas la tuer la sienne, juste l'amadouer. Là c'est plutôt ''les 100 meilleurs façons d'occire sa bien aimée, sans qu'elle ne se doute de rien.'' Est-ce qu'il faudrait qu'il fasse comme avec Severus, au premier cours de potion, hocher la tête d'un air intéressé tout en écoutant à moitié. Ça n'avait pas été un gros succès. Au deuxième cours, il l'avait interrogé et il avait bien vu qu'il n'avait pas tout compris. Allons-y, on improvisera. Le nœud papillon qu'elle nous a offert, on change la couleur, jaune avec des cœurs orange sinon ça jure.
Il frappe à sa porte. Elle n'ouvre pas. Il ouvre la porte, au bout de cinq minutes quand même. Elle débarque dans le salon, un flingue braqué sur lui. À tous les coups c'est un briquet mais levons les mains quand même.
Charlotte, mi-figue:
– Ah c'est toi, j'ai cru qu'on me cambriolait.
On va laisser les mains levées. Elle rigole, pose le flingue sur la table du salon et lui tape dans les mains. Il l'attrape et la porte jusqu'au lit. En quoi c'était prévu ça?! On avait dit improviser mais quand même. Mais bon, elle est chou dans sa robe moulante et il aime assez les jeux de rôles.
– Chère Madame, vous m'avez percé à jour, je venais vous cambrioler mais dès que je vous ai vu dans votre robe, je n'ai plus pensé qu'à votre corps sublime.
Elle hurle:
– À moi! Au viol! À l'assassin!
Un petit sort de silence pour les voisins. On en était où?
– Mais si vous préférez, on peut prendre un verre avant, je sens que mes tactiques d'approches vous paraissent un tantinet intrusives.
On la pose sur la lit comme un paquet. Elle, les jambes écartés:
– Je n'ai jamais vu de ma vie un malotru pareil! Prenez-moi Monsieur, sans ambage.
Des coups à la porte.
Charlotte, placide:
– Encore un jaloux de notre amour!
Ou un voisin inquiet.
– Ne t'inquiète pas ma loute, je vais l'éliminer.
On la laisse là, on prend le flingue, même pas un briquet, un pistolet à eau. Voyons si le voisin a de l'humour. Il ouvre la porte, le flingue braqué sur sa tempe.
– Oui?
Le voisin, placide:
– Vous pourriez faire moins de bruit, s'il vous plaît? Enfin, je veux dire, ne vous suicidez pas avec ce pistolet à eau, c'est dangereux.
– Vous ne nous entendrez plus, enfin surtout moi. Adieu.
Et il claque la porte.
Il ouvre la porte de la chambre, pas un cats.
Charlotte, sous le lit:
– Hi hi hi, il ne se doute de rien.
Elle est complètement barrée, il adore.
– Ciel, on l'a kidnappée pendant mon absence! Profitons-en pour se branler. La, la, la, la!
– Ouh je me trouve dans une posture délicate, que faire!? Je sais, je vais imiter le son de la chouette et quand il regardera par la fenêtre, j'en profiterais pour sortir de ma cachette. OUH! OUH! OUH!
Fred, mi-figue:
– Tiens, Colette la chouette qui passe, aucun intérêt. Je préfère me blottir dans ces draps moelleux en attendant que les kidnappeurs se fatiguent de ma douce Harpie.
– Hi hi hi. Mon plan tombe à l'eau.
Un roulé-boulé et elle sort du lit.
Fred, allongé sur le lit, la tête penchée:
– Ah vous étiez là ma douce mais cessez ces galéjades et venez m'embrasser.
– C'est un affreux quiproquo j'en ai peur... Vous ne m'attirez pas du tout.
– Attends, ne sommes-nous pas au 9 rue de la palissade?
Charlotte, choquée:
– Ah non, c'est en face, la fenêtre là, avec la brune au piano.
Une fillette de 8 ans.
– Tout à fait mon âge mental! J'y vais.
C'est au 4ème étage.
Charlotte, blasée:
– Non mais attendez! Habillez-vous un peu dignement quand même.
Il enlève son nœud papillon et le lui lance.
– Voilà, à toute à l'heure, enfin ne m'attendez pas!
On va y aller, juste pour voir, si elle vient le chercher.
Charlotte, dépitée:
– Et moi qui m'attendait à passer une soirée rocambolesque avec mon doux mari. Mais bon allez-y et jouez-moi un petit air.
Arrêté à la porte d'entrée, Charlotte ferme la porte à clef et la jette par la fenêtre.
Fred, blasé:
– Oui enfin, c'est pas ça qui arrêtera le grand Arsène Lupin, roi des cambrioleur, Alohomora.
– Pff! Ces magiciens, que c'est chiant!
Ramenons-la dans la chambre. Un sort pour sceller la porte.
Charlotte, naïvement:
– Quelle obsession pour mon corps, moi je voulais juste regarder un film, c'est tout.
– J'ai déjà vu Carnage 1 à 150... Je préfère t'enlever ta robe.
Charlotte, taquine:
– On ne pourra rien faire, j'ai mes règles. À moins que tu veuilles voir rivière de sang, volume 1.
– On peut faire ça, sous la douche.
– On ne peux pas, on est coincés ici, à cause de toi.
– Alohomora.
Charlotte, blasée:
– C'est tout ce que tu sais faire?
Un sort de lévitation, ça va la calmer. On la laisse flotter un brin et on va allumer la douche. Finalement, il s'en sort pas mal mais il préférait les jeux du début, là ça devient sadique. Retour à la chambre, Charlotte boude.
Fred, gentiment:
– Et si tu essayais de nager jusqu'à la douche?
– Je n'avance pas.
On va arranger ça. Évitons les murs quand même. Dans la salle de bain, il la remet à terre et verrouille la porte.
Elle, placide:
– Alohomora. Rhhho ça ne marche pas. Je suis coincée ici.
Heureusement qu'il a des pouvoirs et elle pas, sinon, il serait foutu. Déshabillons-nous.
Charlotte, boudeuse:
– Tu es sûr que tu veux de moi? Je doute, tu ne m'as pas séquestrée dans toutes les pièces.
– Pas eu le temps.
– Tu aurais dû venir plus tôt.
– Je me renseignais sur ta race, apparemment, ils veulent tous vous exterminer, sauf moi.
Charlotte, lassée:
– Tu écriras un vrai livre, toi. Je compte sur toi.
– Oui ma chérie, je vais essayer.
Il la déshabille, elle se laisse faire. Charlotte, gentiment:
– Tourne-toi.
Il entre dans la douche et ferme la porte. On va en profiter pour se doucher, elle a viré tous ses produits reste le gel douche à l'hibiscus. Prenons ça. Quelle journée bizarre! Quelle femme bizarre! Exactement ce qu'il lui faut. Sans ambage, c'est joli mais ça veut dire quoi?
Elle frappe à la porte de la cabine. Il lui ouvre.
– T'as fichu quoi avec mes produits, ma chérie?
– Je n'étais pas sûr que tu reviennes alors j'ai tout mis dans le meuble sous l'évier. Chaque fois que je les regardais, ça me donnait envie de pleurer.
Fred, franchement:
– Je peux dormir ici? Pas dans la douche, dans le lit. Tu dors, sous cette forme?
– Pas beaucoup et je regarde la TV très fort. Évidemment que je dors et que tu peux dormir là! Tu vois, même sans toute la quincaillerie, tu te débrouilles. Moi tu m'épates. Bon, tu te pousses.
– Avant que j'oublie, on va remettre mes produits en place. Passe-les moi, s'il-te-plaît.
– Booon. Accio merdier! Tu pourrais me donner un peu de magie quand même!
Pourquoi pas essayons. On va lui prendre les mains et lui en donner un peu, un tout petit peu pour commencer.
Charlotte, paniquée:
– Qu'est-ce que tu fais? Arrête ça!
Voilà ça devrait le faire. Ouh, je me sens bizarre. Je vais m'asseoir. On coupe l'eau.
Charlotte, livide:
– Mais qu'est-ce que t'as foutu!?
– Aucune idée, j'ai improvisé. C'est en train de passer, t'inquiète. Essaie voir, accio merdier?
– Accio gel douche de Frédérick.
La porte s'ouvre, le gel douche vole dans ses mains.
Charlotte, sciée:
– Alohomora.
La porte s'ouvre.
On va se relever quand même. Pas très vaillant. Il ne va pas le refaire.
– Il faut que je m'allonge.
Dans la chambre, Charlotte soulève la couverture et le borde.
– Comment tu te sens? Tu vas mourir?
– Non, non, il faut que je dorme. Ça ira mieux demain, bonne nuit.
Son mari dans les vapes. Qui appeler? Severus! S'il te plaît réponds! Réponds! Réponds! Réponds!
Severus, inquiet:
– Oui Charlotte? Tu penses fort, inutile de me hurler dans le cerveau. C'est Frédérick, il est mort?
– Peut-être ou alors je l'ai vidé de sa magie, je ne sais pas. Je lui ai fait une plaisanterie, tu pourrais me donner un peu de magie quand même. Alors il l'a fait. Et après, je pouvais faire des sorts mais lui il est tombé sur le lit, il est pâle et j'ai peur. Tu peux venir!?
Apparition. Elle, toute nue. Severus, gêné, ferme les yeux.
Charlotte, curieuse:
– Ça ne t'a jamais titillé les femmes, Severus?
Il ouvre un œil et se retourne vers le lit.
– J'aurais bien aimé, à l'époque, j'ai essayé avec plusieurs, jamais excité.
– Ah bon. C'est quoi toutes ses potions?
– Pour le remettre d'aplomb, mais on va y aller mollo. J'ai tendance à avoir la main lourde quand je suis paniqué. Tu nous referais un petit sort pour tester?
– Accio peignoir.
Le peignoir vole dans ses mains. Charlotte l'enfile.
– Quelle idée à la con j'ai eu!
Severus, placide:
– Du calme. À mon avis, il t'a donné une partie de sa magie mais il va se remettre et ça va revenir comme avant, dans quelque jours, mois, je ne sais pas, ça dépend de combien il t'a donné. Moi, je vais lui donner des potions pour régénérer sa magie et lui faire reprendre conscience. C'est quoi ce lit? Vous dormez comment là-dedans?
– L'un sur l'autre, en général.
– Le mien, il aime se vautrer, il détesterait. On va lui donner une goutte de chaque et après on augmente.
Charlotte, navrée:
– Pauvre Frédérick. Il voulait m'en donner un petit peu mais il a été trop généreux. Comme d'habitude!
– Oui c'est son trip, passons directement à trois gouttes.
Severus fait boire Frédérick.
Charlotte se place devant lui et ouvre le peignoir.
– Comment tu me trouves, franchement?
Coup d'œil mi-figue de Severus.
– Moi je les aime plus fin et avec un... Mais très jolie.
Fred reprend conscience.
– Oh Severus! Je crois que j'ai un peu déconné.
– C'était un essai, pourquoi pas. Mais ne recommence plus jamais ça, s'il te plaît. Je vais te faire un sort de diagnostique. Ah oui quand même! Tu lui as donné la moitié de ta magie.
– Mais, je voulais juste lui en donner un tout petit peu. Je dois être nul comme sorcier.
Severus, en riant:
– À peut près aussi nul que Dumbledore, si tu arrives à faire ça... Ta magie va se refaire petit à petit, mais ça prendra du temps. Et pour elle, je ne sais pas si ça va tenir.
Charlotte, sciée:
– Je dois avoir une baguette dans un de ces tiroirs. Ah la voilà! Wingardium leviosa. Ah oui, ça marche!
La couverture se soulève. Frédérick à poil. Severus détourne la tête en rougissant.
Charlotte, en riant:
– Oups et lui tu le trouves comment?
– Mieux que toi...
Un geste de la main de Severus, la couverture retombe.
– Mais je n'ai d'yeux que pour mon mari. Par contre, fais attention à ta femme, elle drague tout ce qui bouge, même moi.
Frédérick, choqué:
– Qu'est-ce qu'elle a fait? Désolé Severus!
– Oh tu sais moi, les femmes, aucun intérêt...
Charlotte, mutine:
– La jalousie est à son comble, battez-vous pour moi, je prendrais le vainqueur.
Severus, en riant:
– Elle est totalement à la masse, qu'est-ce que tu lui as donné?
– Oh elle est comme ça naturellement. S'il te plaît, tiens-moi la main un peu, jusqu'à ce que je m'endorme.
Charlotte, en riant:
– Je vous laisse. Prenez votre temps... Mais personne ne me retient en plus! Rhho bromance à la con!
Charlotte ferme la porte.
Fred soupire et attrape la main de Severus.
– Elle va me tuer, celle-ci. Même pas un merci.
Charlotte, à travers la porte:
– MERCIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII!
– Elle écoute à la porte, tue-la.
Severus, en riant:
– Dure journée?
– Gustave m'a dit que pour la gérer, j'aurais besoin de trois bijoux au moins, ton bracelet, une montre avec mon frère et la bouche d'oreille. Et les siennes c'est encore mieux, c'est des cœurs mais en fait, ça peut se transformer en piques. Je suis foutu, achève-moi.
Charlotte, à travers la porte:
– Ouinnnnnnnnnnnn personne ne m'aime, je suis un bouleeeeeeeeeeeeeet!
Severus, scié, lui murmure à l'oreille:
– Je vais te faire apparaître chez moi mais il faudrait qu'on t'habille un brin.
– Les pyjamas sont dans ce casier, sinon sauve ta peau, Severus.
– Et te laisser avec la sangsue, aucune chance!
