Chapitre 103: Le challenge
Severus fouille dans le casier. Trouver un bas et un haut de pyjama qui vont ensemble dans la ménagerie, les canards et les tigres conflit d'intérêt, motif écossais, il peut broder.
– C'est quoi ces pyjamas!? Et les caleçons ils sont où, je suis sûr que c'est pire encore!
– Chacun ses goûts, moi je les aime absurdes. Le casier, à côté. Et toi c'est quoi ton trip?
– Gris tout est permis. J'en ai même un de Batman avec le logo en noir.
Fred, dans les vapes:
– Jamais compris pourquoi ils t'appelaient la chauve-souris, la cape peut-être... Si tu trouves celui avec les singes, je fais des beaux rêves avec.
– Non ça va empesentir de connerie mon appartement. Qu'est-ce que tu penses du coq, tu arriverais à l'heure demain au boulot?
– Je ne fermerais pas l'œil. Les licornes, c'est notre seule issue.
– Oui c'est jolies les licornes, va pour les licornes. Je te prends le bleu. Tu pourrais l'enfiler tout seul, je te le mets à tes pieds.
Fred, en riant:
– Dis tout de suite que tu ne veux pas voir mon zob.
– Je te dis tout de suite que je l'ai déjà vu tout à l'heure et que ça m'a suffit.
– Oui enfin, c'est pas les deux secondes ou elle a levé le duvet...
– Si si, tu serais étonné, je l'ai bien vu.
Fou rire. Frédérick enfile le caleçon.
– J'ai tout donné, mets-moi le reste, s'il te plaît.
Severus soulève le duvet et l'habille.
– Belle carrure, vous êtes tous jeune et bien foutu, je vous emmerde. Il fut un temps où j'étais comme vous mais depuis trente ans, je me suis empâté et j'ai un petit bide. Harry dit qu'on ne voit rien mais moi, je le vois. Comment je fais ça? Je grimpe sur le lit et je te prends dans mes bras? Si tu te pousses un peu, j'y arrive. Je précise que si je bande, ce n'est pas contre toi.
Fred, en riant:
– Bof, je serais plutôt flatté. Moi je ne sais pas si t'arriverais à me faire bander, peut-être si tu te frottes contre moi et que tu me dis des mots doux.
– On ne va pas essayer, restons courtois et professionnel.
– Moi ça m'intrigue.
– Bon pour la beauté de la science...
Severus avance sa main et la pose sur son sexe. Réaction minime. Il enlève sa main, le sexe rigide.
– Tu m'expliques?
– Euh joker, tu as enlevé ta main et je me suis dit dommage. Et moi si je fais la même chose?
Fred approche sa main, il bifurque au dernier moment et la lève, son sexe suit.
Severus, rire gêné.
Fred, satisfait:
– Perdu, je n'ai même pas eu besoin de le toucher.
– 1 à 0, c'est tout, mais si je fais ça...
Je vais juste approcher ma main et faire mine de le caresser. Son sexe debout. Bingo!
Severus, joueur:
– 1 à 1, la balle au centre.
– Rien qu'en parlant...
– Impossible, tu vas me faire rire mais donne tout ce que tu as. Allons chez moi.
Les deux s'enlacent. Deux érections. Apparition.
Severus, placide:
– On va s'éloigner un brin et se calmer. On va jusqu'à trois, c'est tout. Le deux en parlant. le trois avec un geste non-sexuel. Et après, on évite les lits.
– Pensons à McGo, moi ça me fait débander direct.
– Moi je vais penser à Dumbledore, beeerk! C'est bon.
– Je commence pour le deux, j'ai une idée.
Fred se penche et lui susurre à l'oreille:
– Ménage à trois.
Gros fantasme, son sexe se réveille.
Fred, scié:
– Nooon!? Moi et Harry, c'était un gros coup de bluff.
– Lui n'est pas contre, il a un gros appétit 2-1.
Fred, amusé, à son sexe:
– Gouzi, gouzi, gouzi.
– Ne refais plus jamais ça, il va s'attacher. Tais-toi un peu, je dois me concentrer.
Fred, mort de rire.
Ce serait plus facile s'il avait le bracelet, qu'est-ce qu'il peut bien lui trouver Frédérick? Il lui a dit qu'il se sentait protégé. Severus se penche, pose la main sur sa nuque et l'attire à lui, un baiser amoureux sur le front.
Fred, scié:
– 2-2 mais c'était la trois avec le geste. McGo McGo McGo. Tu es prêt?
– Non, deux secondes, te faire bander ça m'a fait bander. Dumble... Beerk! C'est bon.
Fred, taquin, approche sa main, un regard langoureux et juste une mèche qu'il remet en place.
Severus, paniqué:
– Merde même ça, ça marche!
– C'est un classique tu veux dire, le coup des cheveux. 3 à 2, je sens que tu sèches pour les mots, pourtant, c'est facile pour toi.
– En quoi c'est facile? Je ne sais pas quoi te dire.
– Avec ta voix, tu peux dire n'importe quoi, ça marche.
Severus ferme les yeux et se penche, front contre front, il murmure:
– Je suis emprunté, tu m'excites trop.
– Oui c'est un mensonge mais 3 à 3. McGo McGo McGo, heureusement qu'il y a McGo.
– Mais si tu m'excites, sinon je ne banderais pas... Dum... Beerk!
– J'ai un dernier challenge pour nous départager par sms. Celui qui perd paie les bracelets.
Severus, en riant:
– D'accord, quelle est la limite de caractères?
– 5'000 mais celui qui y arrive en un mot gagne.
– Tu bluffes!
– Totalement! Non j'ai une idée! Accio portable.
Fred écrit, pas très long ce mot, méfions-nous. Message reçu.
Message de Fred: Gouzi!
Forcément son sexe réagit, tout content et s'étire. Ne t'attache pas c'est la dernière fois.
Severus, blasé:
– Salopard, je t'ai dit d'arrêter ça! 4 à 3. J'ai une idée...
Severus écrit, il fait trois plombes, méfions-nous. Message reçu.
Message de Severus : Bande!
Le sexe se lève, docile.
Fred, hilare:
– L'autorité! 4 à 4. Pour le 5ème point, baise-main.
– Facile, je commence.
– Attends McGo McGo McGo McGo! Laisse-moi pas tomber McGo!
– Débande!
– Merci Severus. C'est fait. Vas-y.
Je me demande si c'est de la triche ce que je veux faire.
Severus, placide:
– Toi, commence, moi je me tâte. D... Beerk!
Fred, sourire en coin. Je sens que je vais encore me faire avoir. On avance la main.
L'index! Un bisou révérencieux dessus. Je suis ému mais est-ce que ça me fait bander? Pour une fois, non! Ouais bon s'il le lèche. Eh merde, j'aurais dû commencer!
Severus, mi-figue:
– Tu t'en tires à bon compte mais moi si j'arrive sans lécher, j'ai gagné.
– Je pensais que le bisou suffirait... Je perds la main.
– Mais non, ça m'a fait penser au cours et à quand tu étais mon élève, c'est tout. Après quand tu l'as léché, j'ai oublié le Prof. Mais c'est ce que je voulais faire et je n'ai pas osé. Je me disais que c'était de la triche. Voyons si j'y arrive sans.
Courtisons-le comme un gentleman. On lui prend la main et on l'embrasse du bout des lèvres, aussi langoureusement que possible.
Fred, à regret:
– Tu as gagné. Ah ça me rappelle le bon temps ou Charlotte n'était que douce et aimable. Au moins maintenant, elle a un peu de magie et elle sera moins frustrée.
– Ne me refais plus jamais ça ou alors appelles-moi avant. Je fais le sort et je te dis stop. Tu lui as donné beaucoup trop de magie. Tu as vu ton état. Tu donnes trop, Frédérick, à tout le monde. Moi je vais te mettre une intention sur ton bracelet, je respecte mes limites!
– Merci! Je suis un peu un cas social en ce moment. Rentre seulement voir Harry. Je lui parlerais pas trop de notre concours même avec vos bagues.
Severus, franchement:
– Oui c'était osé, même pour nous. Tu n'es pas un cas social Frédérick. Jamais. Je vais te laisser des potions, si tu ne te sens pas mieux demain, envoie-moi un message. Et dors bien avec les licornes.
– On dort toujours bien avec les licornes, à moins que je fasse des rêves mouillés en pensant à ta corne.
– Imbécile, gouzi gouzi gouzi! Qu'est-ce qu'on fait vendredi? J'ai un symposium de potions que je n'ose pas te proposer.
– Ohhh! Va pour le symposium que tu n'oses pas me proposer. J'espère qu'ils ont des petites étiquettes et que je vais pouvoir me choisir un nom en bois.
Severus, en riant:
– Peut-être que c'est la première fois que je vais me marrer à l'un de ces trucs. Et pour Charlotte, laisse passer un jour ou deux. Elle va se calmer.
– Tu peux verrouiller la porte avec un sort de niveau trois, s'il te plaît?
– Oui je te mettrais les contre-sorts sur une feuille. Elle t'a soûlé à ce point?
– On a fait un jeu de rôle c'était rigolo, mais là j'ai tout donné, j'ai besoin d'une pause. Je voudrais pas t'affoler mais il y a ta bague qui clignote.
Severus, mort de rire:
– Harry doit s'impatienter. Il a mis tout de sorte de trucs dessus. Bon j'y vais. Bisous sans gouzi.
– Moi bisous avec gouzi, rien à foutre!
– Il apprécie. Courage pour Charlotte, ça va s'arranger.
